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21 novembre 2022 1 21 /11 /novembre /2022 12:29

 

L’ère présente est une ère de retour. Comme un retour aux paradis perdus. Comme on recherche son sang mis en réserve pour avoir plus de chance lors d’une opération, on recherche dans le passé ce qui pourrait apporter du mieux-être dans la vie actuelle. C’est le retour d’Intervilles pour que les conflits entre villes soient moins sanguinolents que le conflit entre Moscou et Kiev. C’est le retour de la lampe de poche pour éviter le gaspillage de cette énergie électrique, bien plus essentielle pour les couveuses et le fonctionnement des usines que pour éclairer les beautés architecturales, qui ne perdent rien de leur beauté si on ne les regarde que sous la lumière du jour. Mamema dit «  üsser de Millichzahnle kommt alles widder zeruck  » (à part les dents de lait tout revient un jour).
Noël est totalement dans ce contexte. On sort les recettes centenaires pour faire les bredele. D’aucunes sont obligées de les retranscrire en alphabet français parce que les Urgrossel (arrière-grands-mères) les ont écrites en alphabet gothique. J’ai sorti les boules de sapin en verre, celles qui ornaient déjà le sapin de mes arrière-grands-parents. Et voilà que j’entends cet appel à la radio « Opération boîte à chaussures. Mettez cinq cadeaux dans une boîte à chaussures pour les plus démunis ». C’est le retour d’un objet culte de mon enfance.

Des bredele qui sentent le cuir…
Une boîte à chaussures c’est quoi ? C’est un contenant rectangulaire en carton rigide ! Elle contient des chaussures et après son usage premier, elle est prête à recevoir tout autre contenu, non liquide ! Les «  Schuhlaade  » c’était le Ikea de l’époque : le rangement facile et gratuit de surcroît. Maman y rangeait les factures. Papa y rangeait ses «  zahldaastreife  » (bulletins de salaire). Mamema y rangeait ses médicaments. Pour babeba, elles étaient des cercueils pour les petits animaux morts et des sources de vie nouvelle puisqu’elles abritaient toutes ses semences… végétales.
Le message radio dit « Mettez cinq cadeaux dans une boîte à chaussures pour les plus démunis ». C’est également redondant. Nous avons toujours expédié des bredele aux expats pour Noël. Pourtant c’est une opération risquée à cause des odeurs. Il ne faut pas oublier que dans les boîtes à chaussures il y avait des chaussures. En principe elles sentent le cuir. Des bredele qui sentent le cuir, ce n’est pas la panacée. Mamema dit «  muesch stoffschlappe laade namme  » (il faut prendre des boîtes de pantoufles en tissu). Comme dirait Confucius, « les odeurs restent mais celles qui ne sentent rien sont supportables ».

 

Huguette Dreikaus ?

  non ....ce n'est pas moi.... mais toutes les deux... alsaciennes  ....

 

 

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17 novembre 2022 4 17 /11 /novembre /2022 12:20

 

 

 

 

 

  * Le courage de la goutte d'eau,  c'est qu'elle ose tomber dans le désert. (Lao She)
 
* Le devoir est plus léger  qu'une plume et plus lourd qu'une montagne. (proverbe japonais)
 
* Le fonctionnaire doit penser d'abord à son service, ensuite à ses appointements. (Confucius)
 
* Le fruit mûr tombe de lui-même.
 
* Le gouvernement doit être doux, et les ordres sévères.
 
 * Le grave est la racine du léger
 
* Le malheur n'entre guère que par la porte qu'on lui a ouverte.
 
* Le mariage est comme une place assiégée : ceux qui sont dehors veulent y entrer, et ceux qui sont dedans veulent en sortir.
 
* Le moment donné par le hasard vaut mieux que le moment choisi.
 
* L'encre la plus pâle vaut mieux que la meilleure mémoire.
 
* Le passé a plus de parfum qu'un bosquet de lilas en fleurs.
 
* Le pauvre devine ce que donne la richesse, le riche ne sait pas ce que signifie la pauvreté
 
* Le père sème, le fils récolte.
 
*  Le plus beau lendemain ne nous rend pas la veille.

 

 

 

 

 

 

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10 novembre 2022 4 10 /11 /novembre /2022 12:31

 
 
 
 
 
 
 
 
Marie-Luce chez  Overblog..... 
 
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9 novembre 2022 3 09 /11 /novembre /2022 13:41

 

Nous entrons dans la pénombre. La nuit redevient noire. On a atteint ce point où, comme on dit au casino, « rien ne va plus ». À force de jouer à la roulette russe avec les énergies et avec Poutine, on a eu le coup de Trafalgar. 23 h : les autorités coupent la lumière.
Je suis en train de redécouvrir le noir absolu. Celui de la campagne de mon enfance. Sans éclairage de rue. Sans affichage digital lumineux de l’heure sur un réveil. Sans être éblouie par le frigo qui allume ses spots et votre mauvaise conscience à chaque ouverture de porte. Sans les manifestations lumineuses du portable qui annonce l’arrivée de messages nocturnes envoyés par quelque âme en peine ou par un marchand de panneaux photovoltaïques, – comme si à une heure du matin on avait un désir irrépressible de panneaux photovoltaïques ! Je coupe toute source lumineuse. Je reste dans le noir absolu. Il est fascinant…

La nuit totale vous enveloppe et vous protège
Dire que papa Eugène m’enfermait dans le noir, pour me punir de mes excès de créativité en matière de conneries à faire. Je n’ai pas peur du noir. La nuit totale vous enveloppe et vous protège. C’est la lumière dans la nuit qui vous fait repérer et fait de vous une cible. Dans le film Lili Marleen , le soldat qui allume sa cigarette dans l’obscurité de sa mission secrète se fait abattre par balle. Dans les polars des années 60 et 70, c’est dans la lumière des cabines téléphoniques, où ils voulaient appeler de l’aide, que les fugitifs se faisaient assassiner. Cette scène est un poncif des feuilletons. Maman Madeleine me donnait une lampe de poche pour aller chercher du lait chez les « Duschehanse ». Je ne l’allumais jamais. Trop la trouille de me faire repérer par les tireurs de queue-de-cheval et autres sadiques qui vous faisaient des « frites » sur les jambes nues.
C’est extraordinaire, les émotions qu’on ressent dans le noir. Les odeurs. Les ombres. La fascination des ombres. Deviner le monde. Et comme « im Dunkeln ist gut munkeln » (autrement dit la tendresse – et plus si affinités – se manifeste plus fort dans le noir), sans le noir absolu, je ne serais pas de ce monde. Papa, même marié, n’avait pas le droit de voir maman nue. Ouf, il n’y avait aucun rayon lumineux la nuit de ma procréation…
Mamema dit «  Wann s’nie dunkel daad ware kennt mer nit dee scheene Momente hann mit Liechter  » (sans l’obscurité, nous ne pourrions pas vivre tous ces moments lumineux et heureux). Si on ne fait pas le noir absolu un soir d’anniversaire, on ne ressent pas de la même façon l’arrivée du gâteau hérissé de bougies. Comme dit Confucius, « la nuit noire c’est bien, surtout quand elle est suivie d’un matin clair ou carrément ensoleillé ».

 

 

Huguette Dreikaus ?

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31 octobre 2022 1 31 /10 /octobre /2022 12:21

 

 

 

 

 

Il était une fois un conte qui errait tout seul en ville. Le destin l’avait jeté là, dans la rue, loin des foyers chaleureux où de tendres parents racontaient de douces histoires de leur progéniture.
Son histoire à lui, il ne s’en rappelait plus, tant ce temps-là était loin pour lui…
Dans la rue, il croisait parfois d’autres livres oubliés, tel Dico, un vieux dictionnaire de 1936, inusité car soi-disant dépassé. Il trouvait également Le passe-temps, un journal de quelques jours, dont les nouvelles plus très fraîches, l’avaient rapidement condamné à la rue. Les voici justement qui bavardaient :
- « Je croyais bien que j’allais reprendre du service, grâce à un collectionneur de bons mots, pour qui mon année de sortie était gage de qualité… » dit Dico.
- « Tu veux sans doute parler d’un antiquaire, une de ces personnes dont le magasin est encombré d’objets anciens… » précisa Le passe-temps.
- « Oui, cela même… J’avais repéré une belle bibliothèque sur laquelle j’aurais pu siéger, malheureusement, il paraît que ma reliure n’était pas assez belle… Comme si c’était ma jaquette, l’important ! » râla le vieux dictionnaire.
Le conte sans nom les salua :
- « B’jour les liv’s ! Ça va t’y ? » lança-t-il, gaiement.
- « Mouais, ça va… » répondit grognon, le dictionnaire, « mais combien de fois faudra-t-il que je te répète que l’on ne dit pas « ça va t’y ? », mais « ça va ? ». Ce n’est pas français, formulé ainsi… »
- « D’accord, d’accord… » acquiesça le conte, « t’es de mauvais poil, on dirait… ? »
Le journal s’ouvrit et s’adressa en cachette au conte.
- « T’inquiète pas, vieux ! ça va lui passer… C’est juste qu’il s’est essuyé une grosse déception, avec un antiquaire qui ne le trouvait pas assez vieux… » chuchota-t-il, discrètement.
Dico bougonnait toujours. Cette fois, c’était à cause de cette humidité qui lui gondolait ses pages.
- « Vite, Passe-temps ! De l’air pour sécher mes feuilles… » ordonna Dico avec autorité.
Aussitôt, le journal se plia, façon éventail, et s’agita contre les pages nombreuses de Dico, histoire de les sécher avec son air. Bientôt, celles-ci retrouvèrent leur aspect d’origine. Dico en vérifia quelques-unes.
Côté « OR », ça allait bien : « orthographe était parfaitement lisible, ainsi que sa définition. Une autre page, celle des « AL ». Oui, « alphabet » était bien écrit, et pas une lettre ne manquait à l’énumération qui suivait… Tiens, « CO », conte.
- « Hey, conte ! J’ai trouvé ta définition… Veux-tu que je te la lise ? » s’amusa Dico, en continuant, « alors : « histoire destinée aux enfants, et aux plus grands, qui fait rêver… » »
Dico s’interrompit. Pas possible… Ce conte-là en face de lui, tout défraîchi, la page tombante et l’air miséreux, ne pouvait pas avoir fait rêver… Puis, il reprit sa lecture : - « qui invite à imaginer… »
Hum-hum… Une imagination triste, noire alors, car ce conte-là n’avait rien d’avenant.
- « pleine de magie et de poésie. »
Dico s’arrêta. De la magie ? Mais non… Aucune étoile ne brillait sur lui ! Quant à la poésie… Poussiéreuse alors… Car franchement, ce conte-là, avachi ainsi dans la rue, n’évoquait pas vraiment ni vers, ni rimes, ni muse, ni métaphore… Dico eut alors un doute.
- « Mes définitions ne mentent jamais… relève-toi, Sans nom, que je vérifie si tu es bien un conte... ! »
- « Voyons Dico, tu exagères, c’est notre ami, nous le connaissons… Bien sûr que c’est un conte. ! » protesta Le passe-temps.
- « Dans ce cas, qu’il me montre sa première page. Ses premiers mots doivent être : « Il était une fois »… »
Le conte eut un soubresaut. S’ouvrir ? Ah non alors ! Cela faisait des années qu’il ne s’était prêté à cet exercice… Il ne pouvait plus.
- « Ouvre-toi, que diable ! » gronda Dico, décidément très en colère ce jour-là.
Passe-temps essaya de s’interposer, mais face au poids des mots conséquent de Dico, ses frêles feuilles ne purent résister…
- « Allez, Sans nom, ouvre-toi, qu’on en finisse ! Tu avais raison, il est de mauvaise humeur… Exécute-toi, peut-être qu’après, il sera rasséréné… »
Le conte sans nom jeta un regard éperdu autour de lui. Dico le fixait, d’un air déterminé.
- « Très bien, très bien… Je m’ouvre. Alors page 1, c’est le début, on est d’accord ? Voilà, voilà, ça vient… Houps, comme c’est sale ! Je suis désolé, je ne savais plus que c’était collé, ici ! Ho hisse ! Ça y est ! Ça se décolle… Ouf, voilà ! »
Le conte était enfin ouvert, à sa première page. Dico s’approcha pour lire.  - Passe-temps, l’éventail ! Epoussète-moi tout ça, que j’y voie clair… »
Quelques instants plus tard, la page 1 était redevenue toute blanche, après toutes ces années de fermeture. Dico commença à réciter :
- « Il était une fois, dans un monde merveilleux, trois livres dans la rue qui firent une rencontre… »
A cet instant précis, un enfant arriva, accompagné de ses parents.
- « Papa, maman, regardez ce que j’ai trouvé ! Un conte pour les enfants ! Chouette… Et là, un gros dictionnaire, super ! Et aussi, un vieux journal… Génial ! Papa, maman, je peux les ramener à la maison ? »
Ce fut le début de nouvelles aventures pour le conte, qui retrouva son nom, le dictionnaire et le journal. Ceux-ci ne furent plus jamais dans la rue. Ils trouvèrent un foyer confortable, bien au chaud, chez le petit garçon, qui allait devenir plus tard, un très grand antiquaire…

 

 

 

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29 octobre 2022 6 29 /10 /octobre /2022 11:19

 

 

 

 

Ma petite voix me dit « Voyons Madame, la télé émet 24 h sur 24, 7 jours sur 7, il faut des émissions ». Je dirais : « Faites-en, faites de la vraie création ! ».
Assise devant ma télé l’après-midi pour un repos essentiel, je suis gavée de toutes ces multiples redifs. Tous les jours, sur les chaînes de “l’entertainment”, ils passent les mêmes épisodes de Monk, de Barnaby , de Poirot , de Mongeville. Les mêmes. Il y a des gens tués dans un des épisodes de ces feuilletons qui doivent vivre leur mort tous les jours. La malédiction du Hollandais volant. Même les Rosenheim-Cops radotent ! À pleurer.
Alors, comme dit l’adage, « à défaut de grives on vous sert des merles ».
La réalisation et les stars coûtent trop cher ? On fabrique des stars ! À moindres frais. Des quidams triés sur le volet qui auront ainsi le quart d’heure de gloire que prophétisait Andy Warhol. Tout devient show.
Histoire de faire rigoler ou pleurer dans les chaumières, moult émissions culinaires sont devenues des cook-shows avec des stars de la marmite qui s’exercent dans l’art du Tischlein Deck dich (ndlr : la Petite-table-sois-mise des frères Grimm).
Hocus pocus, Kévin Muller doit surprendre à l’instar du David Copperfield de la cuisine, le petit Mariotte qui te fait un bout de banquet en 3 minutes. Et puis il y a Un dîner presque parfait , cette arène où se bousculent des candidats-gladiateurs exposés, comme les premiers chrétiens, aux sarcasmes du public et aux quolibets de ceux qui se sont rempli la panse et vomissent du fiel. C’est du grand art. Allez, tirez sur le baudet candidat !
Mamema dirait : « Muss das sein ? » (est-ce que tout cela est nécessaire ?) On dirait. Sinon tous ces producteurs ne pourraient pas programmer toutes ces mises à mort morales. Il faut cesser ce ball-trap où l’on tire sur des pigeons fragiles comme l’argile.

Miss Waedele 2019 court les castings
Le pompon, c’est L’amour est dans le pré.
On est revenu au temps des « Jacques », au XIV siècle. Un Jacques, membre de la Jacquerie, était alors synonyme de benêt. C’est d’ailleurs resté en Alsace où l’on taxe de « Jacob » un être peu futé si on ne va pas jusqu’à le traiter de Jockel.
Que fait la Haute autorité des instances agricoles pour faire stopper cette mise au pilori de ses ouailles ? Et si on remplaçait cette ineptie par la projection de films sur le monde rural comme Le Petit paysan ou La vache  ? Ou les films de Pagnol ? Cindy s’insurge : « Ah non, avec L’Amour est dans le pré , je me marre. Surtout ce Thierry qui a parlé du kiki qu’on met dans le trou ». À mourir de rire.
C’est parti pour le show. Ma cousine va être dans une émission de speed dating. La famille est contaminée. Elle m’a dit : « Ce serait bien que je puisse faire Cristina Cordula pour être sublaïme  ».
La fièvre gagne. La fille de Lili, Miss Waedele 2019, court les castings. Peu importe que ce soit pour un jeu, un reality show ou pour vendre le bracelet de sa mémé dans Affaire conclue. Lili dit : « Pourvu que la France entière voie comme ma fille est belle. »
Confucius dirait : « Tant qu’il y aura un public… ».

 

 

 

Huguette Dreikaus ?

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24 octobre 2022 1 24 /10 /octobre /2022 15:45

 

 

 

 

The Sound of Silence
 Simon et Garfunkel 1964

 

 

 

 

 

 

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19 octobre 2022 3 19 /10 /octobre /2022 11:58

 

du dictionnaire

 

Vous pouvez vous moquer d’Elizabeth Montgomery, la « sorcière bien-aimée » qui avait tout et tout de suite en remuant le nez. Vous, vous n’avez même plus besoin de nez élastique ou de pouvoirs surnaturels ! Il vous suffit de cliquer sur un de ces appareils connectés aux miracles. Lili me dit : « J’aimerais bien savoir la tête qu’elle a maintenant, Sophie Marceau » ? Je lui dis de cliquer dans Google images : « Sophie Marceau maintenant ». Quinze secondes après elle avait la photo, Hocus Pocus.
Il est loin le temps où Panini nous permettait de voir la gueule des stars du ciné et du foot rien qu’en ouvrant un album. Oui mais… Il fallait des mois et des mois pour le remplir cet album, il fallait des visites à tous les kiosques du coin, il fallait des moments d’échanges et de trocs sans concession avec les copains de l’école. Ce n’était pas une sinécure et puis il fallait donner six Mylène Demongeot pour avoir un Alain Delon.
À l’heure actuelle, avec un PC et une imprimante, tu as toutes les figurines que tu veux. En un temps record. Tu peux même en imprimer des centaines pour en tapisser ta chambre.

Du timbre au clic
Incroyable ! Les langues ne lèchent plus ! Les albums d’images comme l’album Suchard avec les icônes retraçant la Bible sont out ! Les timbres sont autocollants et la Coopé n’a plus ses coopé-timbres. Dieu ! Ce qu’on pouvait lécher les timbres et les coller soigneusement soit pour la ristourne soit pour le cadeau de Noël. Sou par sou, timbre par timbre, tu attendais onze mois pour voir arriver le lot de trois casseroles ou les draps molletonnés si doux aux fesses. Exit tout ça ! Clique sur Amazon et tu l’as chez toi le lendemain et sans frais.
On n’a plus le temps de rêver
Le countdown pour l’obtention d’une chose prend son départ dans le désir encore inconscient. Tu n’as même plus le temps de rêver à un beau tapis, de l’imaginer chez toi. Plus le temps de faire grandir le désir : tu as commis l’erreur de cliquer sur les tapis de Google images et, depuis, ton tapis te harcèle dans des myriades d’algorithmes qui apparaissent sur ta page de news, sur le document historique que tu as ouvert pour te renseigner sur la vie d’Elizabeth II.
Ton tapis apparaît même sur le profil Facebook de Lucie Oberstrumpfmeyer, celle qui t’a rayé la voiture sur le parking de la salle de fitness. Et hop. Deux jours après tu as le tapis. Comme dirait mamema «  ass de Ruh hesch  » (tu l’achètes pour avoir la paix !). Il est où le bonheur ? Il est où ?
Cette mainmise sur le temps, c’est gore ! « Le passé c’est vieux et ridicule ». « Le futur c’est maintenant ». C’est le «  nunc et hodie  » des Romains (maintenant et aujourd’hui). Mettez au rancart la nostalgie et les rêves à la con.
La fille de Lili a pleuré. Elle est enceinte de trois mois mais elle ne peut pas rêver son enfant. Elle sait déjà que c’est une fille. Elle a son bulletin de santé génétique. Elle a même son horoscope calculé par une sœur du gynéco. Mamema a dit «  Lonn doch d’litt warte !  » (permettez aux gens d’attendre).
Comme en ce moment aux abords des pompes à essence…

Huguette Dreikaus ?

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15 octobre 2022 6 15 /10 /octobre /2022 11:44

 

 

 

 

Connaître les autres, c'est sagesse.
Se connaître soi-même,
c'est sagesse supérieure.

Lao-Tseu

 

 

 

 

 Fanny...

Quand on voit un cheval
il ne faut pas penser homme
il faut penser cheval.
Aimer le cheval,
c'est comprendre l'animal,
pas s'en servir
pour satisfaire son ego.

 

 

 

 

 

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11 octobre 2022 2 11 /10 /octobre /2022 15:30

 

 

Nous sommes en pleine crise énergétique ! Personne ne le niera. Le cri « Ce n’est pas Versailles ici » retentit près de myriades d’interrupteurs. Le chauffage est à 19° et les charges risquent de coûter autant que le loyer. Les boulangers sont en crise : le prix de la baguette s’envole. Les panneaux photovoltaïques sont présentés comme l’arche était présentée à Noé. Le peuple se pose des questions sur la gestion de cet hiver aux paramètres nouveaux qui s’annonce et voilà que, du haut de l’État, de la plus haute sphère de l’État, de la Présidence, est édictée la règle d’or de notre salut : porter des pulls à col roulé ! Photos à l’appui, notre Président et son ministre de l’Économie et des Finances s’en font les chantres. Incroyable ! Nous voilà dans une crise sans précédent et la solution est chez Kiabi, dans le catalogue de la Redoute ou sous les aiguilles à tricoter de Germaine.
Et moi ? Comme je kiffe ce retour inopiné à mes jeunes années ! Les années où on portait des sous-pulls à col roulé orange sous des tricots de style irlandais. C’était rock’n’roll. Mick Jagger en portait. Marcello Mastroianni séduisait à donf avec son col roulé ! Même Daniel Craig l’arborait dans Spectre. Nous les filles, on cachait des suçons sous notre col roulé, preuve de notre sex-appeal ou preuve que le flirt qui nous accompagnait au cinéma n’était pas intéressé par le film. Et comme le smartphone n’existait pas…

Accessoire de mode
Vous allez me dire : « Elle fait l’apologie du col roulé où je me trompe ? » Halte-là. Je fais l’apologie du col roulé en tant qu’accessoire de mode ! Mais là, présentement, en ce mois d’octobre 2022, le col roulé nous est présenté comme le sauveur absolu capable de nous libérer des affres de la régression énergétique et économique. Mamema dirait «  Jo ich mein’s au ! Hop mer laït au e kruttblatt uff wann mer arthrose hett  » (N’importe quoi ! hop, en attendant, on pose aussi une feuille de chou sur un point d’arthrose).
Tout est dans la foi. On a bien les pastafaristes, les adorateurs du spaghetti qui se promènent avec une passoire sur la tête ! Pourquoi pas les Turtelnecks qui croiraient porter le salut du monde autour de leur cou ? Nous sommes dans une époque charnière et nous brandissons des amulettes diverses pour conjurer le sort. Les musées populaires auront à refaire leur catalogue ! Sortez-en les bouillottes, lampes de poche, chaufferettes, poêles à bois, kacheloffe et pulls à col roulé ! Mettez-y les radiateurs électriques, les avions et voitures si désastreux pour le bilan carbone !
Les temps changent. Mais une chose est sûre : le col roulé n’est pas le sésame de la chienlit. La nature belliqueuse de Poutine n’est pas soluble dans ce supplément de laine ! En outre : porter un pull-over à col roulé ne me donne pas assez de force dans les mains pour me permettre d’ouvrir mon pot de confiture.

Huguette Dreikaus ?

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