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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 17:09

 

 

Fermez vos cœurs avec plus de soins que vos portes.

* - Quel est le meilleur gouvernement ? Celui qui nous enseigne à nous gouverner nous-mêmes.
*- Celui qui ne connaît pas les langues étrangères ne connaît rien de sa propre langue.
* - Tout est plus simple qu’on ne peut l’imaginer et en même temps plus enchevêtré qu’on ne saurait le concevoir.
* - Celui qui joue avec la vie n’arrive jamais à rien.
* - Tout ce qui est sage a déjà été
pensé : il faut essayer seulement de le penser encore une fois.

* - Qu'est-ce que la poésie ? Une pensée dans une image.
-
*- Des habitudes, tant qu'il te plaira, mais non une habitude.
* - La mauvaise volonté défigure tout.
* - On a toujours assez de temps quand on en fait un bon usage.
* - Veux-tu vivre heureux ? Voyage avec deux sacs, l'un pour donner, l'autre pour recevoir.
* - L'air frais des champs ; voilà notre vraie place ; il semble que là l'esprit de Dieu entoure l'homme de son souffle, et qu'il soit soumis à une influence divine.
*- La femme est l'unique vase qui nous reste encore où verser notre idéalité.

 

 

 

Johann Wolfgang von Goethe 
1749 - 1832 Ecrivain et savant allemand

 

Fermez vos cœurs avec plus de soins que vos portes.
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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 12:30

 

 

 Cui-cui, viens sur ma branche !


Ce sera mardi : la Saint-Valentin approche ! La ville de Strasbourg ne s’y trompe pas. Elle échafaude des chapiteaux qui sont les chalets de février, mais doivent remplir le même rôle : vendre des nuitées à des amoureux du monde entier venus roucouler pendant des soirées de slows langoureux après avoir acheté parfums, bijoux et Eros en chocolat dans les boutiques décorées de colombes blanches et de cœurs rouges. Même des pains d’épices personnalisés circulent dans les sachets roses.

Je vous le dis : on est dans une variante de Noël sauf qu’à la Saint-Valentin on n’entend pas les clameurs de : « Laïcité ! Saints de tous bords restez au ciel ou dans vos catafalques ! »

Il est vrai que le terme Saint-Valentin est devenu un nom tellement commun qu’on ne cherche même plus à savoir quelle a été sa vie. On oublie que le pauvre Bienheureux a été décapité comme on oublie que le mot « con » désigne en fait le sexe de la femme.

On ne connaît ni le jour ni l’heure
Les ornithologues revendiquent cette date. C’est celle de l’accouplement de tous les oiseaux. « Viens sur ma branche, l’amour t’appelle ! » Pour eux c’est une fois par an, ce qui ne les empêche pas de gazouiller les autres jours.

Je trouve étonnant que le marketing forcené des chargés d’événementiel n’ait pas encore lancé le concept d’une nuit de la Saint-Valentin à passer dans une maison dans les arbres avec comme slogan : « Coït, Coït ! Viens sur ma branche ».

Tout est possible. Le marché est ouvert. Les sites de rencontre sont de la partie. Ils organisent des soirées pour « Trouver l’amour de sa vie ! » autour de canapés au gingembre et de mojitos mixés avec une « Formule magique des marabouts d’Afrique. »

On n’a donc pas besoin d’avoir déjà un amoureux en venant à la fête des amoureux, comme on n’a pas besoin d’être mort pour aller au cimetière.

Et l’amour dans tout ça ? Il n’est ni dans un slow, ni dans une bague en diamant, ni dans les plans Q et encore moins dans les prés. Entrer en amour c’est comme entrer dans la vie ou dans l’au-delà : on ne connaît ni le jour ni l’heure.
Appelez-moi Rustine !
« Quoi ? Aimer c’est vivre ensemble ? Pouah ! » Dans le pays des petits deux-pièces mis sur le marché par les talents de vendeurs de produits de défiscalisation proposés aux petits revenus, on ne veut pas partager son espace, débattre sur le choix des papiers peints, attendre son tour pour la douche, se prendre le chou au sujet des sorties du week-end. Alors c’est le chacun pour soi. « C’est chouette ! Quand mon Loulou vient chez moi il est rasé, il a des chaussettes propres qui traînent chez lui quand elles sont sales. Et il m’apporte même des fleurs. »

Et ceux qui vivent ensemble : l’amour est-il toujours le troisième dans le couple ? Pas sûr. Comme dit Quentin : « Avec Lola nous vivons ensemble. On s’aime bien. Et puis c’est pratique. A deux on a un logement plus grand. Chacun a sa chambre avec salle de bains. Si je veux aller au cinéma avec quelqu’un, elle est là, quand les hormones réclament leur dû elle est là aussi ». Hopla ! Appelez-moi Rustine !

Mardi, c’est la Saint-Valentin. C’est le jour des Amoureux. Envoyez toujours vos « Je t’aime » dans la bonne direction.

 

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

 Cui-cui, viens sur ma branche !
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 16:31

  

 
 
"La vie est un éternel problème, et l'histoire aussi."
Gustave Flaubert

 

"Mourir n'est pas un problème, c'est à la portée du premier venu."
Pierre Desproges

 
 
 

"Aimer beaucoup et demander peu, un problème difficile à résoudre."
Anne Barratin

"Seul un esprit inoccupé peut avoir la fraîcheur voulue pour comprendre un problème."
Jiddu Krishnamurti


 
 
 
 "La vie est un mystère qu'il faut vivre, et non un problème à résoudre."
Gandhi

 

"La réponse est souvent à côté du problème, il suffit de réfléchir."
Henri-Frédéric Amiel

 
 
 
 "Problème : combien faut-il de pauvres pour faire un riche ?"
 Robert Sabatier

 
 
"Il y a bien moins de difficulté à résoudre un problème qu'à le poser."
 
Joseph de Maistre
 
 
 "L'homme est un problème à résoudre sans qu'il y ait de solution à trouver."
 Robert Sabatier

 
 


 
Quand un problème ne se pose plus, c'est qu'il a trouvé, en son état de vol, sa solution idéale."
Pierre Dac
 

     

Un problème cache toujours un autre problème.
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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 12:13
Marie-Luce
 
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Marie-Luce
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 11:30

 

 

La transgression du septième jour.

Le Chiffre 7 relève du sacré. Il nous rend attentif aux péchés capitaux, nous raconte des histoires magiques de sept nains, de bottes de sept lieues, d’un ogre qui a dévoré ses sept filles. Le repos du septième jour est d’essence biblique.

Les défenseurs de ce repos le clament : « C’est un jour de repos instauré par Dieu, pas par la CGT ». Et les prophètes de malheur de s’écrier : « quiconque ira à l’encontre du repos dominical de l’humanité sera puni » (Heb. 4, versets 10 et 11).

Et voilà que le septième jour est néanmoins un jour de transgression ! Les magasins ouvrent le dimanche matin. Jubilation générale !

« Chouette, je vais pouvoir acheter des oignons le dimanche ! » La phrase est si exclamative qu’on imagine à quel point ce besoin d’oignons achetés le dimanche faisait partie de nos fantasmes profonds.

Pour le bien de tous

Guilaine pérorait devant la machine à café : « Enfin, je peux acheter mes yaourts nature, mon müesli et mes collants le dimanche sans avoir à respirer des vapeurs d’essence », méprisant ainsi la station-service de son quartier qui a de quoi dépanner les mal organisés du dimanche avec du sel, des œufs, de la pâte feuilletée et du papier toilette.

Pour camoufler son addiction aux revues « trou de serrure » offertes à la lecture dans son hyper, Lucie la bigote dit à sa mère : « J’irai, mais après la messe, bien entendu. Comme notre Seigneur a dit de passer le dimanche dans la contemplation. Je contemplerai donc les pantoufles dans les rayons et les nouvelles toilettes des princesses de ce monde dans les magazines. Ce sont des œuvres issues d’enfants de Dieu ».

La transgression est toujours raisonnée. À tel point qu’elle peut paraître raisonnable. Du moins a-t-elle raison des scrupules des politiques. « C’est pour le bien de tous ».

Ne serait-ce pas aussi un bienfait pour la longévité du couple ? Reine, psy conjugale, a parlé dans une de ses conférences du problème majeur du couple : « Ils ne se voient plus. Chacun a son travail. Quand elle est à l’aquagym, lui est à l’entraînement de foot. Quand elle joue de la clarinette à la fête de la salle polyvalente, lui a son match de foot. Le seul moment fort est celui des courses, quand l’un pose sa main sur la main de l’autre pour pousser le chariot ».

Donc, si pousser ensemble le chariot est un moyen fort d’exprimer son amour, il faut multiplier les occasions de le pousser ensemble.

Et le dimanche matin est idéal parce que le samedi, elle a ménage et repassage tandis que lui a vidange-graissage et lavage de la voiture.

Que le curé dise la messe dans la galerie marchande

Vive le chariot de supermarché ! Vive l’amour ! Vive la longévité du couple !

Mamema dit : « Le curé n’a qu’à dire la messe dans la galerie marchande, il aura plein de monde ».

Oui, et si en plus un dentiste s’installe à la sortie des caisses, on pourra enfin traiter là ces rages de dents qui ne surviennent jamais que le dimanche matin.

 

 

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

La transgression du septième jour.
Hébreux 4 : 10-11
 10  En effet, celui qui entre dans le repos de Dieu, se repose, lui aussi, de son travail, comme Dieu s’est reposé du sien.     11 C’est pourquoi, cherchons de tout notre coeur à entrer dans ce repos. Ainsi personne ne tombera en suivant le mauvais exemple de ceux qui n’ont pas obéi.

 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 11:00

 

 

Jean Tenenbaum,  dit Jean Ferrat,
 26 décembre 1930  -  13 mars 2010  
 auteur-compositeur-interprète français.

Deux Enfants au Soleil - Jean Ferrat

La mer sans arrêt
Roulait ses galets
Les cheveux défaits

Ils se regardaient
Dans l'odeur des pins
Du sable et du thym
Qui baignait la plage
Ils se regardaient
Tous deux sans parler
Comme s'ils buvaient l'eau de leurs visages
Et c'était comme si tout recommençait
La même innocence les faisait trembler
Devant le merveilleux
Le miraculeux
Voyage de l'amour

 


Dehors ils ont passé la nuit
L'un contre l'autre ils ont dormi
La mer longtemps les a bercés
Et quand ils se sont éveillés
C'était comme s'ils venaient au monde
Dans le premier matin du monde

La mer sans arrêt
Roulait ses galets
Quand ils ont couru
Dans l'eau les pieds nus
À l'ombre des pins
Se sont pris la main
Et sans se défendre
Sont tombés dans l'eau
Comme deux oiseaux
Sous le baiser chaud de leurs bouches tendres
Et c'était comme si tout recommençait
La vie, l'espérance et la liberté
Avec le merveilleux
Le miraculeux
Voyage de l'amour

 
Claude Delécluse - Jean Ferrat
1961
 
Deux enfants au soleil est le premier 33 tours 25 cm
de Jean Ferrat.  
    

 

Deux Enfants au Soleil - Jean Ferrat
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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 12:04

 

 

Le temps passe comme un caillou dans la chaussure.

 

 


    - Un homme, ça passe sa vie dans seulement deux endroits : soit son lit, soit ses chaussures.

    C'est la chaussure qui fait l'homme. Cirée en crachant dessus, jusqu'à qu'on se voie dedans.
Ken Bruen

    Comme faîtes-vous pour porter ces chaussures ? vos orteils sont comme dans un goulag. c'est une honte, vous êtes la Staline de vos pieds.  David Foenkinos

Le temps a fait son œuvre, me direz-vous et vous avez raison, mais nous portons tous encore la poussière de la dictature sur les chaussures, vous aussi, même si vous ne le savez pas.   Almudena Grandes

“J’ai toujours les pieds sur Terre, je porte juste de plus jolies chaussures.” Oprah Winfrey

“Porter des chaussures de rêve, c’est commencer à les réaliser.”
Roger Vivier

“Donner à une femme de belles chaussures et elle pourra conquérir le monde” Marilyn Monroe

“Je passe la plupart de mon temps à porter des trucs inconfortables, donc pour moi, c’est des baskets ou rien.” Cara Delevingne

“Je ne peux pas me concentrer avec des chaussures plates.” Victoria Beckham

“Quand je vois une paire de chaussures que j’adore, peu importe qu’ils aient ma taille ou non, je les achète !” Keira Knightley

“Comment voulez-vous avoir un train de vie élevé sans avoir des hauts talons ?” Sonia Rykiel

 

 

Le temps passe comme un caillou dans la chaussure.
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 11:20

 

 

 À prendre ou à lécher ?

Aujourd’hui , c’est la journée mondiale du câlin. C’est le moment de se promener dans les rues avec sa pancarte « Hug me ! » qui est un appel en espéranto à se faire serrer fort et léchouiller par le premier venu. Quand on lit les températures sur les thermomètres, on peut se dire : « Ce sera une journée gla-gla-gla-glamour ».

Les sentinelles anti-épidémie prêchent la prophylaxie et crient haro sur la promiscuité. Ils prônent une vie d’ermite dans un environnement aseptisé et stérile sans contact humain autrement vécu qu’à travers l’écran de l’ordinateur pour y rencontrer les amis virtuels de Facebook et se délecter des images de pot-au-feu et de chats en pyjamas.

Si on y réfléchit bien c’est devenu la vie de la majorité des humains, même en dehors des dangers de contagions bactériennes ou virales.

Les multi-câlinés au physique si avantageux que les créateurs de vêtements et autres chaussures en tirent avantage pour vendre leurs produits se lamentent : « Ah non ! On va encore se faire sauter dessus par tous les frustrés, tous les Shrek et tous les thons qui n’ont que leur chat, leur chien ou le capot de leur voiture à peloter ! »

Kevina dit : « Moi j’emmène une bombe de parfum Chanel. J’en spritze sur tous ceux qui m’approchent. J’ai horreur des stinkers ! »

Remettez vos doigts par paquets de cinq
Les psychiatres prônent le rapprochement physique de ces humains qui ne se touchent plus tant ils ont les doigts collés sur les appareils à fonctionnement digital ou fichés dans leur nez pour la chasse aux croûtons obstructeurs.

Le doigt serait-il devenu un objet utilisé uniquement pour un plaisir égoïste ? Il n’est pas fait pour cela. Sortez vos doigts de votre nez ou de tout autre méat ! Remettez-les par paquets de 5 ! Tendez vos mains ! Serrez d’autres mains ! Tirez sur les bras qui s’y rattachent et mettez-les autour de vous !

Et voilà un beau câlin. Bon pour la santé mentale. Bon pour le moral ! Hmmmmm !

Le câlin : « C’est indécent », dira Marie-Berthe qui vit dans un monde où on ne salue que les personnes dont la fréquentation a été validée par les parents au nom de l’ISF et d’un pedigree idoine.

« Roulez-vous des pelles ! » dira Dakota, pur produit de 1968 qui a fait l’amour souvent pour éviter la guerre.

Écoutez votre for intérieur
« Serrez-vous les uns contre les autres ! », dira Marie-Ange la kiné pétrie de méthodes chinoises.
« Vas-y ! », vous dira votre for intérieur qui se souvient avec délice des caresses de votre maman, de la douceur de ses mains quand elle vous enduisait d’huile d’amandes douces.
Écoutez votre for intérieur ! Fichtre ! Y en a marre des Klugscheisser (des néo-penseurs qui trempent leur plume dans le négationnisme).
Les Klugscheisser sont partout. Ils veulent éliminer Noël au cri de : « Respectez les athées ! ». Ils veulent vous inhiber avec leurs prophéties : « Méfiez-vous des inconnus, un serial killer va aussi faire ses courses au centre commercial et se déplace en tram avant d’être incarcéré ».
Silence ! La vie, c’est maintenant. Hic et hodie (ici et maintenant). C’est le jour des câlins. Et puis c’est tout !

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

 À prendre ou à lécher ?
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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 11:00

 

 

 




 
 
 
Toto revient de l'école
 avec son bulletin.
Des zéros partout.
- Quelle excuse vas-tu
encore me donner?
soupire sa mère.
- Eh bien ! j'hésite entre l'hérédité et l'environnement familial.
Deux enfants passent devant un panneau "Ralentir, école" :
- Ils ne croient tout de même pas qu'on va y aller en courant.
 
 
 
La maman de Toto gronde :
- Comment as tu pu dire
à Tante Ginette
qu'elle était si bête ?
Vas vite la retrouver
et lui dire que tu regrettes !
Toto s'exécute et va voir
sa tante :
 - Tante Ginette,
je regrette que tu sois si bête !
Une maman à sa petite fille :
- Écoute, si tu es sage, tu iras au ciel, et si tu n'es pas sage, tu iras en enfer.
- Et qu'est-ce que je dois faire pour aller au cirque ?
 
 

Un père se fâche après son jeune fils.
-Mais enfin, qu'est-ce que je dois faire pour que tu cesses,
une bonne fois, de jouer avec les allumettes ?
- Je ne sais pas, moi, répond le gamin. Peut-être m'acheter un briquet
 
Tu aimes aller à l'école ? demande une dame à un gamin.
- Oh ! oui ! répond-il, j'aime bien y aller. J'aime bien en revenir, aussi.
La seule chose qui m'embête, c'est tout le temps qui passe entre les deux.
 
Ah ces petits !
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 16:00

 

 

La chasse aux degrés !

Ce début janvier nous surprend. Rien n’a été prévu. Il y avait déjà dans la presse et à la radio les messages pour nous emmener acheter des serviettes-éponges au kilo, des draps de bains qui nous feraient poser nos fesses dénudées sur les héros de Star Wars ou des draps « Hello Kitty » , le botox nocturne des ménagères de plus de 50 ans.

Il y avait déjà dans les vitrines les galettes des rois et sur les pages de Google leurs recettes si diverses qu’on en trouve pour toutes les castes de la gastronomie, même des galettes sans gluten ou des galettes à la frangipane de carottes.

Tout était planifié. Le coup d’envoi de cette chorégraphie textilo-pâtissière devait être donné par la baguette du Maestro veillant à la bonne exécution du Radetzky-Marsch résonnant dans le monde entier le 1er janvier à midi.

Et voilà que le thermomètre veut nous montrer sa toute-puissance. Il repousse son mercure jusqu’à moins 10, voire plus. À la une des bulletins d’information parlés, écrits ou télévisés, il y a surenchère. On lit et on entend des chiffres négatifs atteignant le chiffre d’alcool du Sidi Brahim ou de cet apéritif anisé qui a donné son nom à un circuit automobile.

La température de la météo n’est pas forcément la température ressentie

Et voilà que tout change ! À la maison, le grand-père ne se lamente pas, comme à son habitude, sur les nouvelles hausses prévues de cette EDF qui est devenue Engie. Non, le grand-père, à la vue des températures proches de celles de la Sibérie, évoque encore et encore ses années de soldat en Russie. Il se revoit dans un uniforme blanc posé dans une tranchée une-place , essuyant des tirs d’obus et concluant : « J’ai eu chaud »… Comme quoi, la température de la météo n’est pas forcément la température ressentie. Je l’ai remarqué moi aussi quand je me suis retrouvée en sueur dans les rues où le thermomètre marquait – 8. Le virus de la grippe est plus fort que les flux d’air froid.

À la boulangerie où Maria vend les vieux Stolle et les vieux bretzels du nouvel an broyés en chapelure pour enrober les cordons-bleus et pour faire des marikknepfle, on entend la Jeanne faire la météo des pieds : « Min Krànau macht Weh ». Plus fort que toutes les stations météo, le cor au pied de la Jeanne annonce le temps à venir.

Lucienne reprend ce qu’elle a entendu à la radio : « On attend – 18 ». Diantre ! Comment ose-t-on dire cela ? On attend un enfant, on attend le Messie, on attend une prime, on attend son chéri mais on n’attend pas – 15 ! Ces températures-là, on ne les attend pas. On les subit.

Paul, venu chercher son pain-spécial-diabétique, donne une recette pour lutter contre le froid : « Moi, je mets du papier journal sur la poitrine, toute l’épaisseur du journal ». Hopla ! Paul se promène avec les reportages sur la grippe aviaire, les résultats des votes à l’Eurométropole et les annonces mortuaires sur son cœur. Maria raconte qu’elle met de la graisse d’oie chaude sur ses seins pour protéger ses poumons.

Qui aura le remède idéal ?

Nous sommes à présent noyés dans les conseils. Qui aura le remède idéal ? C’est parti, je vous les livre pêle-mêle. Marche en groupe : ceux qui marchent au bord du groupe réchauffent ceux qui sont au milieu et à trois, on change la disposition du groupe. On appelle cela la Marche des pingouins. Sinon : marchez derrière une personne de forte corpulence qui vous servira de coupe froid (si quelqu’un marche derrière, vous faites une visite chez une diététicienne).

Vous pouvez aussi profiter des 26 °C des magasins et faire du lèche-étalage au lieu de faire du lèche-vitrines.

Pardon ? Si les températures négatives ont changé ma vie ? Oui ! Je marche à pied. Je fréquente le commerce de proximité. Je limite les achats. Je bois l’eau du robinet méprisant les six-packs de magnums d’eau minérale. Je n’ai pas de voiture. Enfin… je n’arrive plus à la sortir du garage et de la cour. Le froid a paralysé l’ouverture automatique des portails.

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

La chasse aux degrés !
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deytsc

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