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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 10:53

 

 

 

 

 

 

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6 juin 2021 7 06 /06 /juin /2021 11:44

 

 

 

Dans les drames profonds qui frappent l’univers, on voit peu à peu un côté surnaturel. Quarante jours de pluie, et on reparle du déluge. Les garçons qui naissent reçoivent le prénom de Noé par des parents sûrs d’engendrer là le futur sauveur des ratons laveurs et des vers de terre en couple.
Les feux en Australie, la Covid, la violence des tempêtes ? On reparle des plaies d’Égypte. Mamema dit : « Un mer sin im réjéland gewann » (de plus, nous étions dans le pays de la pénitence). En fait, il n’y a pas beaucoup de péchés à faire quand on est confiné chez soi. Nous sortons d’une bonne année de rédemption par la fabrication de pain, par le muselage de l’adultère et par l’ingestion forcée de feuilletons aussi vieux que la grand-mère de Mathusalem. C’était une forme de paradis originel exempt de pommier, où même le Serpent était maintenu à distance par les règles du « Mach di eweg ! Du bloosch mer de virus ins Gsicht » (Tire-toi ! Tu me souffles le virus dans le visage).
Et voilà que Dieu a remis le pommier dans le paradis. L’Île de la tentation est ressortie des profondeurs de l’Atlantide. Tout est ouvert ! Tout est permis !
Béatrice a préparé ses billets pour aller les jouer au Casino. « Als ebs wie d’Junge nit bekomme » (pas de raison que tout mon argent aille aux gosses).

Tous les péchés sont à nouveau permis
Lili a enfin pu troquer ses pantoufles du Dr  Scholl contre des stilettos et arpente les rues pour se ruer dans les boutiques de mode, afin de redevenir « sortable », loin du pyjama « hello Kitty » du télétravail. C’est la fête aux biftons jetés par la fenêtre !
Berny rêve de parfaire ses tablettes de chocolat dans sa salle préférée, dans une explosion de phéromones loin du rameur à domicile coincé dans son ministudio, juste devant son bar le privant du péché d’alcoolisme. Il rêve de ses débordements de fitness et de mojitos.
Tous les péchés sont à nouveau permis. Alice dit : « Hop ! Fin du couvre-feu ! Mon Lulu va de nouveau traîner dans les bars à lorgner des filles aux jambes aussi hautes que les tabourets du comptoir. Je vais pouvoir remettre mes cornes ». Mesdames, votre Jules renoue avec ses vices. Les bars. Les sorties arrosées. Les nuits sans horaire fixe pour rentrer. Messieurs, votre Louloute vous fera à nouveau couler des litres d’adrénaline à faire chauffer la carte bleue dans des lieux pourtant estampillés « non essentiels » !
Le jardin d’Eden est redevenu un jardin Pierre Perret. Un jardin pour y faire des bêtises. Et tant pis pour les genoux en sang ! Il y a du mercurochrome.

 

 

Huguette Dreikaus ? 
non ....ce n'est pas moi....

 

 

 

 

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31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 11:21

 

 

 

 

 

À l'école, on apprend d'abord la leçon,
puis on est mis à l'épreuve.
Dans la vie, on est d'abord mis à l'épreuve
et après on apprend la leçon. 

 

 

 

 

 

une pensée pour ma soeur  :  
4 ans qu'elle est partie....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 16:03

 

 

 

 
Marie-Luce chez  Overblog..... 
 
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25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 11:31

 

 

 

 

 

Depuis peu, j’ai un regard ascensionnel. Je regarde vers le haut. Pas loin. Je ne suis ni astronome ni assez férue de voyages interplanétaires pour essayer de voir Pesquet tourner autour de la Terre. Pesquet ? Celui qui va à 400 km dans l’espace pour voir la tour Eiffel. Mamema dit : « Lach nit ! (Ne rigole pas !) Nous, on va bien au Mont Sainte-Odile pour voir les Alpes ». Bref, je regarde vers le haut et je regarde l’épée de Damoclès qui se balance au-dessus de mon futur crâne. Diss Schwert bambelt. Confucius dit : « L’intensité du balancement de cette épée est l’échelle de Richter du danger de mort qui nous menace. »

Ceux qui n’iront plus à la Coopé
Le syllogisme dit que Socrate est mortel et que le chat est mortel et cet axiome nous suffit. On est navré pour Socrate, on est défait moralement en ce qui concerne le chat en pensant au sien, mais grosso modo, on se dit : « C’est la vie ». Personne ne songe vraiment que la mort fait partie intégrante de la vie. On lit les avis mortuaires dans le journal avec optimisme, car l’âge de ceux qui -  comme dit Mamema  – n’iront plus à la Coopé est plus proche de celui de Mathusalem que de celui d’Abel tombé sous les coups de son frère.
Je regarde au-dessus de moi et je la vois, cette épée de Damoclès. Et pourquoi ? Parce qu’il y a de plus en plus de voix qui s’élèvent pour me signaler qu’elle est présente et qu’elle « bambel » (pendouille). Quand je dis qu’il y a plusieurs voix qui m’ont avertie du danger imminent qui me guette, je ferais mieux de parler d’une chorale. Le docteur avant l’opération : « Une hémorragie peut être fatale ». La copine délicate : « J’ai vu trois personnes de ton âge dans les annonces mortuaires ». L’assureur : « Vous avez une convention obsèques ? » Le voisin amoureux des chats : « Je prendrai soin de Shah et de Pacha quand vous ne serez plus là ». Le banquier : « Je peux vous donner d’excellents conseils pour gérer votre succession ». J’ai même ouï une voix teintée par mon ADN me dire : « Tu donneras la maison à qui ? Faut y réfléchir ! »
J’ai à nouveau 20 ans
Il m’arrive alors parfois de fermer les yeux, comme si l’inéluctable était là. Même pas peur. Je prie. Je prie. Je prie souvent et beaucoup. J’écoute le psaume 91 sur Youtube. Puis, j’entends « bim » sur mon téléphone… C’est un SMS : « Je t’aime ». Et j’ai à nouveau 20 ans. Je connais ma fin du chemin, mais alors, après avoir lu ce message, je chante sur un air de Brassens : « J’ai encore 20 ans, mon vieux Corneille, et je t’emm… en attendant ! »

 

Huguette Dreikaus ? 
non ....ce n'est pas moi....

 

 

 

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21 mai 2021 5 21 /05 /mai /2021 11:44

 

 

 

 

Là où le silence se fait, l'arrogance se tait.
 
A Laugier

 

 

 

 

 

 

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16 mai 2021 7 16 /05 /mai /2021 11:43

 

 

 

Rangés les chapeaux baroques et les brodequins à boucle, finis les meurtres dans des maisons bourgeoises où les cadavres gisaient sur des tapis orientaux de luxe devant des bibliothèques somptueuses, reléguées les tasses à thé et les affaires conclues effectuées par contemplation méditative et jeu de déductions ! Miss Marple is out !
Les enquêtrices nouvelles sont arrivées. Capitaine Marleau ou Morgane Alvaro versus Miss Marple, c’est Meghan Markle ou Sarah Ferguson versus la Queen Elizabeth ! Ça coupe le souffle !
Les Sherlock à œstrogènes que le destin a classées dans la catégorie « hors normes » séduisent le grand public. Les audiences qui vont au-delà des six millions de téléspectateurs, soit 10 % des Français, la capitaine Marleau y est entrée de plain-pied. La série a passé au rebut les athlètes de Koh-Lanta qui, dorénavant, avalent des couleuvres et traversent des lacs infestés de crocodiles pour rien si ce n’est pour être humiliés dans les médias en étant placés derrière une capitaine de gendarmerie qui boit la bière à la bouteille, qui salue les légistes à coups de « cotons-tiges », se défend à coups de pied dans les « valseuses » et résout les énigmes sans avoir à rester en équilibre sur un poteau qui file des échardes.
La France confinée, coincée entre ses quatre murs de 19 h à 6 h et dans un rayon de 10 km en dehors de cet horaire a besoin d’une autre liberté : celle du langage, celle des mœurs, celle du corps. Capitaine Marleau combine les trois. Morgane Alvaro aussi.
Morgane Alvaro ! Miss HPI (haut potentiel intellectuel) ! En audience, elle a broyé le couple Deneuve et Depardieu avec un score de dix contre un. Deneuve et Depardieu dans Potiche sont allés à la cave comme le vase moche de tata Juliette…

Colombo peut mettre son cigare dans le cendrier
Il faut se méfier des rousses. Les rousses déchirent ! C’est le syndrome Pippi Langstrumpf (Fifi Brindacier), la rouquine qui soulève des chevaux, et le syndrome Mylène Farmer qui affole tous les mâles. Mamema disait : « Roti sin andersch » (les rousses sont différentes). Une fois de plus, le pouvoir des rouquines est démontré. Morgane, en plus de prendre la tête des sondages de Médiamétrie, affiche un QI de 160. C’est une HPI doublée d’une overdose de perspicacité. Fa-ra-mi-neux ! Et comme elle met le commissaire Karadec dans les choux ! Dans les épisodes de Capitaine Marleau et ceux de HPI, le mâle n’est pas dominant ! Franchement, ça fait un bien fou à nous les femmes, surtout quand on voit tous les jours s’allonger la liste des femmes tuées et violentées par leurs conjoints.
Colombo peut mettre son cigare dans le cendrier et son imper dans la poubelle à textiles. La relève est là. Les intrigues nouvelles sont arrivées. Les biberons sur la table de Morgane remplacent les théières posées sur le guéridon de Miss Marple. La chapka de Marleau remplace l’imper de Colombo et la pipe de Maigret.
Hélas, on ne remplacera que difficilement les textes d’Audiard dits par le commissaire Maigret, en particulier cette phrase qui est un monument de la philosophie du crime : « La culpabilité d’un seul n’exclut pas la responsabilité de tout le monde. »

 

Huguette Dreikaus ? 
non ....ce n'est pas moi....

 

 

 

 

 

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9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 12:59

 

 

 

 

 

 

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4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 10:15

Riedseltz Bas-Rhin : Une page des Dernières Nouvelles d'Alsace dans le nid !

 

 

« Du liebes Kind, komm geh’   mit mir ! / Gar schöne Spiele spiel ich mit dir » (Cher enfant, viens donc avec moi ! / Je jouerai à de très beaux jeux avec toi) Goethe, Erlkönig , le Roi des Aulnes.
C’est une invitation au jeu que je vous lance. Jouer, c’est vivre une vie qui n’existe pas encore. Petit, on joue à la maman, à l’infirmière, à l’astronaute ou au pilote de Formule 1, pour se projeter dans un avenir où on ne sera plus emballé dans des couches ou vissé sur une chaise devant un exercice de maths. Jouer, c’est aussi vivre une vie qui n’existe plus.

Alors, jouez avec moi ! Maintenant.
On va jouer au bistrot. Six mois sans bistrot, c’est risquer d’oublier. Nous risquons d’oublier ces tablées de potes ou d’anonymes où on avalait jus de houblon, de treille ou d’anis, et où on crachait son fiel sur l’incapacité des politiques, la nullité des joueurs de flûte et la malhonnêteté des banquiers, pour le salut de son moral et pour le maintien des gamma-GT.
On risque d’oublier ce coin de bar où on racontait son chagrin d’amour tout en croquant des cacahuètes au rythme du Gondolier de Dalida devant un verre de blanc gommé quand Wirts-Suzanne (la patronne) devenait, pour les mélancoliques du zinc, ce que le Dr   Kroger était pour Monk.
Antoine, Lucien et moi, on joue au bistrot. Lucien a fait un faux comptoir comme au théâtre, et dans un cadre de bouteilles remplies d’eau colorée mais avec de vrais seidel à la pression, nous refaisons cette ambiance, figée par la pandémie comme Pompéi a été figée par l’éruption du Vésuve. Les conversations sont invariables « Diss isch der e Welt » (Dans quel monde vivons-nous !) et là, nous chantons en chœur la litanie mortuaire pour les cerisiers gelés, pour les oiseaux mazoutés, les villages engloutis. Suit le rosaire solidaire pour le deuil d’Elizabeth, les échecs du Racing et la morbidité des gros. Le tout ponctué par « Bring mer noch e seidel » (Encore un demi, stp.) ou « Hesch e bretschdel ? » (As-tu un bretzel ?)

Faire semblant pour ne pas sombrer
Avec Irène et Astrid, je joue à Schuhlaade (magasin de chaussures). Emmaüs a rendu possible l’acquisition de miroirs obliques à poser sur le sol, d’affiches, et le show peut commencer : « Elles sont belles, ces chaussures ! Vous les auriez aussi en bleu ? Bleu pas trop clair, pas trop foncé, pas trop fluo ! Des chaussures bleues, vous voyez ». Comme dans la vraie vie, on fait ch… celle qui joue la vendeuse, pendant deux heures, comme pour de vrai. Cette dernière, à son tour, nous assène des « Un mit dem, (Et avec ça), je vous mets des lacets ? » - « Un mit dem, je vous mets du cirage ? » Ces jeux de rôle sont une thérapie contre le désespoir. Faire semblant pour ne pas sombrer. Comme Josée qui achète toujours un beefsteak pour son mari disparu, « Er isst diss gern » (Il aime bien ça), et qui suspend encore et encore de nouvelles chemises d’homme dans l’armoire de leur chambre.
Venez jouer avec moi ! On peut aussi jouer à « voyager dans un avion ». Y jouer, c’est croire qu’on le vivra bientôt pour de vrai. 
Il n’y a donc qu’une chose à laquelle je ne jouerai jamais : c’est au docteur.

 

Huguette Dreikaus ? 
non ....ce n'est pas moi....

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 avril 2021 5 30 /04 /avril /2021 23:07

 

1er mai   Fête du Travail  ?
Mais ce jour porte vraiment mal son nom :
pas la tête à travailler !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Texte Libre

deytsc

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