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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 15:31

 

 

 

Relisez le chapitre 24 de Matthieu ! Puis lisez les journaux ! Il y a une étrange coïncidence. Nous avons la guerre et la pandémie. La planète est en danger, les eaux et l’air sont en détresse. Des centaines d’espèces animales disparaissent. Les gens s’insultent et s’invectivent sur les réseaux sociaux. La terre s’assèche et tremble.
Si, au milieu de tous ces signes, j’entends une trompette résonner, je me dis : « On y est, c’est la fin du monde. » Heureusement que le temps du trompettiste Maurice André est révolu. Celui de Walter Scholz aussi. Le danger est donc circonscrit de ce côté-là !
Notre curé chantant, le père Duval, nous donnait un bon conseil : « Tiens ta lampe allumée ! » Il faut être prêt. Les gourous de la parousie et les philosophes du Dernier Jour nous en conjurent : « Vivez chaque jour comme si c’était le dernier ! » C’est donc un appel à une vie de fêtes et de réjouissances diverses. On nomme cela la Stromae-attitude « quand c’est fini, alors on danse…, alors on danse ». OK, mais il faut aussi du temps pour faire son travail, son pipi, ses courses ! Vous me direz : « Si c’est la fin du monde dans huit jours, je ne travaille plus et je ne fais plus de courses ». Il vous restera donc comme seule activité de faire pipi !
Cependant, la fin du monde n’est peut-être pas si proche que cela. Alors ? Alors on se trouvera fort dépourvu à l’heure où la planète sera sauvée. Avec des années de : « J’ai fait pipi et je me suis lavé les mains » sur son CV, on ne va pas loin.
On m’appellera « la nouvelle Ève »
La fin du monde est peut-être pour demain, mais ce n’est pas sûr. Et vous, que feriez-vous le dernier jour ? Le jour ultime ? Lili dit qu’elle ferait des photos avec tout ce qui se passe et qu’elle mettrait tout sur Facebook. Comme à l’accoutumée. Avec la photo de son ultime café du matin en sus. Jason continuerait à chasser les Pokémon et Mamema ferait le ménage « ass suufer isch wann se komme » (il faut laisser une maison propre quand l’heure sonnera).
Les gens ne comprennent rien. Martin Luther disait : « Je planterais un pommier ». Le pommier ! L’alpha et l’oméga ! Un pommier ! Celui par qui l’aventure humaine a commencé et avec lequel elle va donc finir.
Et moi ? Je savais que vous alliez me poser la question. Moi, le jour de la fin du monde, je prends un transat et un livre zen pour des moments de quiétude totale à l’ombre du pommier de Martin. Dans l’espoir qu’on sera en automne. Je croquerai alors une pomme et tout pourra recommencer. On m’appellera « la nouvelle Ève ». C’est très bien ! C’est le nom d’un cabaret.

 

Huguette Dreikaus ?

  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

 

 

 

 

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14 mai 2022 6 14 /05 /mai /2022 06:43

 

 

 

 

 

 

 
Marie-Luce chez  Overblog..... 
 
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12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 10:26

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 mai 2022 7 08 /05 /mai /2022 15:50

 

 

En ce temps-ci, les esprits sont échauffés par les peurs paniques au sujet du climat, de l’environnement, de la santé, de la guerre. Nos amis et connaissances sont aussi des militants et pas forcément dans le même camp que nous. Les apéros, c’est spritz, dips végétariens et invectives : « Tu ne vas pas me dire que tu es d’accord avec cette réforme ? Tu ne vas pas bien dans ta tête ? », et hop ! La bataille fait rage, toutefois sur fond de soupirs d’aise, « Ohhhh, cette sauce, quel délice ! »
« Huguette, tu penses quoi d’une femme Premier ministre ? » Je pourrais partir sur une tirade du genre : « Le talent n’est pas lié au sexe de la personne. Le talent n’est pas logé dans cette extension de chair propre au mâle ». Mais je dis : « Je vais vous inviter pour des tomates farcies ».

Négocier un virage
C’est ce qui s’appelle « négocier un virage ». Aller de la rue des Batailles à la rue de la Paix dans le Monopoly des conversations. La tentative de pacification par la tomate farcie. Ça passe ou ça casse. « Tu vas nous faire des tomates farcies ? Maman était la reine des tomates farcies » ; « Moi, je fais rôtir la farce d’abord, c’est meilleur » ; « Tu prends des petites tomates ? J’adore quand les tomates sont petites » ; « Pour la farce, tu prends uniquement de la viande hachée ou tu rajoutes de la saucisse à frire ? » Et chacun de raconter sa recette préférée et d’évoquer sa maman ou sa mamema. Un moment de paix avec de l’émotion.
Et là, une voix s’élève : « C’est quoi ça ? Vous passez un cochon par la moulinette pour pouvoir bouffer des tomates farcies ? » L’orage menace.
Je re-négocie le virage : « Nos mères faisaient ça ! Moi, je les farcis au riz avec des aromates et des crevettes. » C’est le moment où je sens une adhésion totale de mon auditoire. « Tu me donnes la recette ? » À partir de cet instant-là, tu dictes ta recette en prenant soin de ne heurter personne : « Vous mettez les épices ou les herbes que vous aimez ». La tomate farcie devient alors terrain de la liberté d’expression et de tolérance ; « Tu mets du basilic ? Je comprends ! Moi, je mets plutôt du curry. Le riz au curry, c’est une merveille ». Au milieu de ces phrases exclamatives, je lance même une ode à la tomate, ce fruit qui se laisse vider de sa pulpe pour accueillir un amalgame étranger en son sein. La tomate devient un thème philosophique. Le public est conquis. On est loin de la politique, loin du bilan carbone et surtout loin des disputes. Le consensus est né de la tomate farcie.
Du coup, on se retrouvera tous les vendredis soirs chez l’un puis chez l’autre pour déguster « ses » tomates farcies.
Ne le dites à personne, mais je déteste les tomates farcies.

 

Huguette Dreikaus ?

  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

 

 

 

 

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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 15:24

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 avril 2022 1 25 /04 /avril /2022 10:33

 

 

 

 

Dans le temps, mon index, je le levais à l’école pour manifester publiquement que j’avais trouvé la réponse à la question, le résultat de l’addition mentale, ou pour faire remarquer que j’avais envie de faire pipi. J’avoue aussi que très souvent, il disparaissait dans mon nez pour aller à la chasse aux crottes, une activité biologique pas très élégante mais tellement agréable. Ceci dit, l’index a également un rôle intellectuel. Il nous aide à acquérir un savoir universel et surtout littéraire puisque, mouillé, il nous permet de tourner les pages du livre.
Je reconnais plein de qualités à mon index. Il est indispensable dans ma vie. Sans lui et sa collaboration avec le pouce, je ne pourrais pas tenir de stylo pour écrire, de crayon pour dessiner, de fourchette pour manger et je ne pourrais pas ramasser ce qui est tombé par terre.
Je m’arrête là car vous avez compris que je suis index addict. Je le suis de plus en plus. La faute à ces portables nouvelle génération ! L’information mondiale, les cours de la Bourse, les états d’âme de ta cousine Lou, les photos de ton ex, les bonnes occases du Bon Coin, les promos de toutes les enseignes, tout est à portée de ton index avec lequel tu « scrolles ».
Je suis devenue une scrolleuse enragée. En deux trois coups d’index, je me fais une image des faits d’actualités. Je sais tout sur les risques d’inflation, le prochain film des Tuche, la guerre en Ukraine et le bicarbonate de soude.

Baromètre de l’amour
C’est inouï ! En deux ou trois coups d’index, t’es dans l’intimité de Will Smith, de Florent Pagny ou d’Helene Fischer. En pratiquant le scrolling sur smartphone, tu trouves le monde entier sur ton écran avec ses monuments et ses beaux paysages. Tu peux même voir à quoi ressemble la maison de ce Didier que tu as rencontré pendant les vacances et dont tu connais l’adresse. Merci Street view !
Je vais arrêter le scrolling. Il est délétère pour moi. Le scrolling est incompatible avec cette jalousie qui ronge tous les êtres en mal d’affection.
Scroller sur les réseaux sociaux est pour moi le baromètre de l’amour. « Qui like mes posts ? Tiens, plus aucun like ni commentaire de la part de Wilfried, de Pierre-Édouard et de Lysianne ! Encore trois que j’aime et qui me quittent ! »

Je mets le scrolling à l’index
Le désespoir naît sous l’index du scrolleur. Aussi et surtout si on scrolle sur Instagram. Là, tu peux regarder des photos où tu vois des gens que tu aimes en belle compagnie, et toi tu n’y es pas ! Tu as le cœur brisé. Illico. En mille morceaux. Tu as un goût de sang dans la bouche comme si tu étais en train de faire une hémorragie interne.
Je quitte donc le monde du scrolling. Je mets le scrolling à l’index.

 

 

Huguette Dreikaus ?

  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

 

 

 

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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 11:15

 

 

 

Être femme  c'est être :
Poupée à la naissance ;
Princesse à 15 ans ;
Belle à 25 ans ;
Passionnée à 35 ;
Inoubliable à 45 ;
Dame à 60 ;
Spéciale à 75
 magnifique toute sa vie ...
Etre femme
c'est pleurer en silence
les douleurs de la vie
sourire ...
C'est trébucher,
tomber,  se
remettre sur ses pieds ;
Etre femme
c'est être choisie
pour apporter la vie
au monde !

 

 

Et n'oubliez pas :  la femme était sortie du flanc de l'homme, et non de ses pieds pour être piétinées, ni de la tête pour être supérieure... mais de ses côtes pour être égale, sous le bras pour être protégées et du côté du cœur pour être aimée.

 

 

 

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15 avril 2022 5 15 /04 /avril /2022 10:33

Imagine un moment que tu serais né en 1900. Quand tu as 14 ans commence la Première Guerre Mondiale et celle-ci se termine quand tu as 18 ans avec un solde de 22 millions de morts. Peu de temps après, une pandémie mondiale, la grippe espagnole,  tue 50 millions de personnes.
Tu en ressors vivant et indemne, tu as 20 ans. Puis à 29 ans, tu survis à la crise économique mondiale qui a commencé avec l'effondrement de la bourse de New York, provoquant l'inflation, le chômage et la famine. À 33 ans, les Nazis arrivent au pouvoir. Tu as 39 ans quand commence la Seconde Guerre Mondiale et elle se termine quand tu as 45 ans. Pendant l'Holocauste, 6 millions de Juifs meurent.
Il y aura plus de 60 millions de morts au total. Quand tu as 52 ans commence la guerre de Corée. Quand tu as 64 ans, la guerre du Vietnam commence et se termine quand tu as 75 ans.
Un enfant né en 1985 pense que ses grands-parents n'ont aucune idée à quel point la vie est difficile, mais ils ont survécu à plusieurs guerres et catastrophes.
Un enfant né en 1995 et aujourd’hui âgé de 25 ans pense que c’est la fin du monde quand son colis Amazon prend plus de trois jours à arriver ou quand il n’obtient pas plus de 15 « likes » pour sa photo publiée sur Facebook ou Instagram ...
En 2020, beaucoup d’entre nous vivons dans le confort, avons accès à plusieurs sources de divertissement à la maison, et pouvons grâce aux aides gouvernementales survivre paisiblement à une nouvelle pandémie.
Mais les gens se plaignent parce que pendant plusieurs semaines ils doivent rester confinés chez eux.  Ils ont pourtant de l'électricité, le téléphone, de la nourriture, de l'eau chaude et un toit sur la tête. Rien de tout cela n'existait autrefois.
Mais l'humanité a survécu à des circonstances beaucoup plus graves et n'a jamais perdu leur joie de vivre. Et depuis des jours, nous nous plaignons parce que nous devons porter des masques pour entrer dans les supermarchés, faire les boutiques, prendre le transport en commun.  Il serait peut-être temps d’être moins égoïste, d’arrêter de se plaindre et de chialer.

«Auteur inconnu »

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10 avril 2022 7 10 /04 /avril /2022 13:14

 

 

* Oschterputz = le nettoyage de printemps à Pâques

Aujourd’hui ce sont les Rameaux. On ne fête plus les Rameaux. On ne voit plus la petite branche de houx ou de buis coincée dans la salle à manger derrière le tableau du Sacré-Cœur de Jésus et derrière le portrait du grand-père en uniforme, qui louche. On attend Pâques.
Tous les rituels de Pâques ont changé. Fini le Hase- pfeffer (civet de lièvre au poivre) en l’honneur du lapin champion dans son rôle de reproducteur honoré pour assurer la pérennité des espèces animales. Il est remplacé par le gigot de sept heures, mais plus encore par une potée de légumes au cumin et au gingembre.
J’attends Pâques. Avant, c’est le temps du Oschterputz *. Temps béni de la purification totale. Je purifie mon corps. La nature fait cadeau en ce temps-là des meilleurs produits pour ce faire. Par ici le pissenlit détox qui libère mon sang de toute impureté. Par ici aussi l’asperge dyalisante qui booste mes reins et remplit ma vessie. Je fais le ménage dans mon « dheim » (à la maison). Munie de balai, serpillière, plumeau, chiffons et de mélange décrassant à base de bicarbonate de soude, de vinaigre blanc et de citron vert, je m’attaque à la crasse. Cette crasse qui s’installe à l’insu de notre plein gré, le calcaire par exemple qui envahit ma cuisine et ma salle de bains comme s’il voulait y former les nouvelles falaises d’Étretat. On n’est pas à l’abri de l’enfouissement, comme les cités anciennes englouties par les poussières, faute d’avoir été frottées en leur temps par des lingettes humides. Si on ne fait pas le ménage régulièrement, on peut être condamné à retrouver ses meubles en frottant le sol avec une brosse à dents comme le font les archéologues. Ich putz ! (Je nettoie !)

Télé-transportation dans le passé
Je fais le Oschterputz * aussi chez mamema. Dans son capharnaüm. Mamema, elle habite dans un musée qui a fusionné avec la petite boutique des horreurs. Mamema a des pots de Betschdorf d’une rare beauté qui avoisinent avec des fleurs en plastique en pot en plastique. Mamema est la reine de la végétation lavable. J’aime ranger chez elle. C’est un voyage. Sur ses armoires, posés là pour absorber la poussière superficielle, de vieux journaux pris dans une pile du grenier. On change de journal chaque année. Là, j’ai mis en place les DN du 22 mai 1991 qui annonce l’assassinat de Rajiv Gandhi. Quel beau rappel de l’histoire ! Une forme de télé-transportation dans le passé, l’époque d’un autre ordre mondial.
J’aime ces transports-là. J’aime ces retours vers le futur. J’ouvre les parfums avant de nettoyer les flacons. Je hume le « Soir de Paris » des années 50. Il est devenu rance. L’odeur des parfums change comme celui des humains. Je hume ma poupée en chiffons. Elle est toujours là dans une boîte à chaussure qui sent toujours le cuir. Ma poupée sent le cuir. Peu importe. C’est ma poupée. Mon amour pour elle est intact. Je la vois une fois par an, mais quand on aime, on ne compte pas. À côté de la poupée, dans la boîte à chaussures, il y a un mouchoir. Un mouchoir du dimanche de maman. Blanc avec une dentelle blanche autour et le prénom de maman brodé dessus, « Madeleine ». Il est là à point pour essuyer mes larmes d’émotion. Il est là à point pour le Oschterputz * de mon Traanesackele (canal lacrymal).

Huguette Dreikaus ?

  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

 

 

 

 

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6 avril 2022 3 06 /04 /avril /2022 15:02

 

 


JEUNE

VIEILLIS

PAS

 

 

 

MAIS

JEUNE

RAJEUNIS

PAS

NON PLUS

 

 

 

 

 

 

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Texte Libre

deytsc

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