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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 15:33
D’avant en arrière et de gauche à droite.

Et si l’ultime façon de trouver le bonheur était dans ce mouvement de va-et-vient du corps de gauche à droite et d’avant en arrière ? C’est la question que je viens de me poser en voyant les mines réjouies et les yeux pétillants de tous ces « schunklers » rassemblés dans les tentes de la Wiesn à Munich pour célébrer le Oktoberfest.

Un retour à la prime enfance

Les bras gauches se glissent sous les bras droits les plus proches et les bras gauches se glissent sous les bras droits, et la liesse est là ! Le « schunklage » chasse les tracas qui semblent solubles dans ces oscillations horizontales et verticales. C’est un retour à la prime enfance, celle dont Freud dit qu’elle imprime en nous nos comportements définitifs. Mais si ! Souvenez-vous de ces moments dans les bras de votre maman quand elle vous berçait de gauche à droite pour effacer vos cauchemars, calmer vos bobos et réprimer vos chagrins : « Nina bubbele, koch im Kind e suppele ».

Et quand votre taille met fin aux séances douces dans les bras de maman, on vous pose dans la nacelle d’un cheval à bascule ou sur la croupe d’un Donald flashy en PVC qui se met en branle pour un euro à insérer dans sa fente et qui vous attend dans le couloir d’entrée des centres commerciaux. Le rire naît de ce mouvement d’avant en arrière et d’arrière en avant ! « Bascule avec moi ! », chante Marc Lavoine pour signifier avec pudeur son envie de démontrer son amour absolu, celui qui n’a d’autre forme d’expression ultime que ces va-et-vient d’avant en arrière qui impriment des formes de corps agglutinés dans l’herbe des prés, dans le coton des draps et dans la moleskine des sièges des voitures.

Vivre, c’est savoir goûter ces mouvements simples d’avant en arrière et de gauche à droite. Se laisser bercer ou se laisser secouer. Vivre, c’est bouger. Pouvoir bouger jusqu’au bout, c’est aussi savoir répéter ces mouvements d’avant en arrière et de gauche à droite encore et encore jusqu’à la douleur dans ces séances qui nous font clamer devant tout auditoire réceptif ou captif : « Je fais du sport ». Et il y en a, des adeptes de cette nouvelle culture du corps. C’est la « fit- ness » : celle qui se décline en pompes (« en haut, en bas ! ») et en pédalages dans le vide, jambes tendues (« en avant, en arrière »). Il paraît que même ce « schunklage »-là, pratiqué dans des ensembles fluo et dont vous sortez perclus de courbatures, libère des endorphines qui vous apportent le bonheur. Du moins finirait-on par atteindre ce point suprême où on ne ressent plus la douleur.

Lili dit : « Moi, je ne ressens plus la douleur d’être au boulot quand je me balance sur ma chaise ». Bon sang, mais c’est bien sûr ! La chaise de bureau ou la chaise d’écolier qu’on actionne d’avant en arrière et d’arrière en avant permet à notre esprit de s’évader de l’atmosphère en ces endroits où on se sent oppressé ou opprimé.

Finalement, ce n’est pas pour rien qu’on a inventé le rocking-chair, ce fauteuil qui nous permet de goûter des moments de calme bercés d’avant en arrière et d’arrière en avant.

« Je m’en balance ! »

Et moi ? Moi, j’aime les mots. La force des mots ! Alors, devant les tracas de la vie, j’ai une formule magique pour ne pas en souffrir. J’ai un pneu crevé ? « Je m’en balance ». On dit du mal de moi ? « Je m’en balance ! » Il m’a quittée ? « Je m’en balance ! ». Je m’en balance d’avant en arrière et de gauche à droite.

Huguette Dreikaus

 

 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

 

 

 

 

D’avant en arrière et de gauche à droite.
23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 12:56
Et voilà...

L’amour n’est pas quelque chose que tu trouves.
L’amour est quelque chose qui te trouve.
 

Et voilà...
21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 10:42
Marie-Luce
 
Marie Luce
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Marie-Luce
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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 15:45

 

 

 

 

à toutes fins utiles...

Vieillir, c'est chiant.
J'aurais pu dire : vieillir, c'est désolant, c'est insupportable, c'est douloureux, c'est horrible, c'est déprimant, c'est mortel.
Mais j'ai préféré "chiant" parce que c'est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.
Vieillir, c'est chiant parce qu'on ne sait pas quand ça a commencé et l'on sait encore moins quand ça finira.
Non, ce n'est pas vrai qu'on vieillit dès notre naissance.
On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant, invulnérable. La vie devant soi.
Même à cinquante ans, c'était encore très bien. Même à soixante. Si, si, je vous assure, j'étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme.

Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps j'ai vu dans le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l'âge qu'ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge.
J'ai lu dans leurs yeux qu'ils n'auraient plus jamais d'indulgence à mon égard.
Qu'ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m'en rendre compte, j'étais entré dans l'apartheid de l'âge.
Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants. "Avec respect", "En hommage respectueux", Avec mes sentiments très respectueux. Les salauds ! (...)

Lutter contre le vieillissement c'est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien. Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l'amour, ni à la sexualité, ni au rêve. (...)
Avec l'âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement.
Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années ? En mois ? En jours ?...
Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital. Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération.


Après nous, le déluge ?... Non,

Bernard Pivot né le 5 mai 1935
"Les mots de ma vie" (Albin Michel)

à toutes fins utiles...
Published by Simone - dans news
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 16:00
14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 10:23
Il est où, le Burkémon ?

L’été, c’est fini ! Les tartes aux quetsches et les choucroutes ont refait surface, c’est la fin de ce trimestre voué aux voyages, aux tongs, au barbecue et aux sprays à la citronnelle. Je dis : « Ouf ! », je suis épuisée. La faute aux burkinis et aux Pokémons.

Ces deux termes sont les maîtres mots de ces mois de canicule.

Juillet 2016. Le monde est en proie aux affres du terrorisme. Les femmes sont en pleine course d’aquabike pour modeler leur corps. Les hommes sont en transes à cause de l’Euro de foot. Et là, le venu d’on-ne-sait-où, ce commandement « Pokémon go » ! Une exhortation à la chasse à des bestioles aussi psychédéliques que virtuelles. La fièvre gagne vite. Mamema dit : « Diss hann mer au gemacht ! » Elle se souvient des mêmes rassemblements, du même empressement de masse pour la chasse aux… champignons, aux myrtilles et aux marrons sauvages.

Vous connaissez Rudi ? Rudi, c’est un voisin. Il est au fait de tout ce qui se passe dans l’actualité. Il milite. C’est un militant polyvalent, politique aussi. Il composte, il mange cinq fruits et légumes par jour. Il a été le premier à avoir des alcootests dans sa voiture et cet été il a fait la chasse au burkini : sur son vélo, il parcourait les chemins en direction des gravières, des étangs et des bords de rivière pour sa croisade. Mais le burkini est comme le coquillage : on ne le trouve qu’au bord de la mer ! Et puis la chasse au burkini est une chasse difficile : il n’y a eu que 740 burkinis achetés sur l’ensemble du territoire en 2016. Rudi est déçu. D’autant plus que l’automne met les burkinis, les bikinis, les monokinis et les toufkinis dans les tiroirs embaumés par des huiles essentielles de cèdre.

La chasse au gluten est ouverte

La guerre contre le burkini me semble picrocholine ! Certes, on peut débattre de l’ingérence vestimentaire de l’étranger sur nos us et coutumes et sur notre identité. Mais n’y a-t-il pas eu pire ? Qui a analysé la mutation profonde de notre société causée par l’arrive du « jeans » venu des USA ? La France entière est en jeans. Et alors ? Avec l’aide des grands couturiers, promoteurs de la femme maigre, nous sommes dans une civilisation « unisexe » et « androgyne ». Nous voilà devant une grande mutation sociologique : celle du sexe et du genre avec cette question fondamentale : « Qui est homme ? Qui est femme ? » Et l’apparition du troisième genre. Rien n’est anodin.

Si sur les plages on a vu des burkinis, on a aussi vu, en plus grand nombre, des femmes adeptes du thigh gap, des femmes à la recherche d’un écartement des cuisses de 5 cm, celui qui est donné quand on a 45 kilos pour 1,70. Qui s’en offusque ? N’est-ce pas là un problème de santé publique ? Qui fait la guerre aux affameurs et aux vendeurs de ténias vivants ou chimiques ?

Nous voilà en septembre et une nouvelle chasse est ouverte : la chasse au gluten ! Sus !

 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

 

Il est où, le Burkémon ?
10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 15:08

 

 

........

Bienfait qui se fait trop attendre,
est gâté quand
il arrive.
Qui veut être
servi, doit être patient.

 

Trois savoirs gouvernent le monde  le savoir, le savoir-vivre et le savoir-faire, mais le dernier souvent tient lieu des deux autres.

   Le livre des peut-être est un fort gros volume.
    Prends le temps quand tu l'as,
car il s'en ira.
 Le plus vieil homme qui ait vécu,
a fini par mourir.

 

Aujourd'hui
en chair,
demain
en bière.

 

Moins tu auras de nécessités, plus tu auras de liberté.

 

Il n'est si sot
qui n'ait
sa ruse.

Erreur de calcul
ne passe en force
de chose jugée.

 

Chagrin d'autrui
ne touche
qu'à demi.

Un ivrogne remplit plus souvent son verre que ses engagements.

 

Sous le chapeau d'un paysan
Peut se trouver
le conseil d'un prince.

Ceux qui sont de notre avis,
sont les vrais hommes
d'esprit.V

 

Ils ont dit...
5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 10:15
Le buffet est ouvert !

« Le buffet est ouvert ! » c’est un peu comme le « Ite, missa est ! » du dimanche matin, trois mots qui libèrent la foule d’un discours prononcé du haut d’une estrade ou d’une chaire.

« Ite ! », « Allez-y », ces 3 mots envoient les fidèles vers l’apéro dominical dans une salle de bistrot où sont déjà alignés les Picon et les bretzels frais après la messe. Ils envoient aussi l’assistance d’un congrès ou d’une assemblée générale vers le hall d’une salle polyvalente où trônent des tables nappées de blancs et parsemées d’une myriade de mignardises salées et sucrées paramétrées pour vous en boucher un coin.

Même situation, même mouvement d’une foule vers une oasis où l’estomac peut être gavé de petits fours après que les oreilles ont été gavées de discours.

Si l’apéro du dimanche matin est une démarche isolée et volontaire, la marche vers le buffet d’une soirée commerciale a quelque chose de stalinien. L’itinéraire est obligatoire, le service d’ordre à brassards angoissant, l’organisation paramilitaire.

Plutôt le détecteur de métal que les couverts en plastique

La foule s’y rend en marche lente et en pas cadencé pour avoir la bonne vitesse d’approche vers l’hôtesse préposée aux accessoires – assiette en carton, fourchette et couteau en PVC pour tout le monde.

Je déteste les fourchettes en plastique qui perdent leurs dents comme une mémé de 95 ans, je déteste le couteau en plastique qui se plie sur les reliefs d’un pâté en croûte mou.

J’aimerais tant me soumettre au détecteur de métal à la sortie de la soirée si je pouvais avoir des couverts en inox pour couper correctement ma tranche de saumon cru, allongée là comme un sushi en mal de chemise, au lieu d’avoir à l’avaler à la manière de la poule qui avale un lombric, la tête sur le côté pour essayer d’éviter une de ces collisions qui vous met du jus de pomme sur la tête ou de la mayonnaise sur les manches du tailleur.

Je déteste le torticolis du lendemain qui me punit d’avoir passé du temps à chercher un truc, le « truc » qui soit original et plus savoureux que ces knacks qui ont tant trempé dans leur bassine qu’elles en sont délavées et que, par osmose avec l’eau de leur bain, elles sont devenues inodores, incolores et sans saveur.

Il y a bien – ô bizarrerie inattendue – des mauricettes rondes ! Et ces bretzels en forme de cœur qui sont un sacrilège boulanger !

Je déteste ces buffets dînatoires où tu te retrouves avec ton verre d’une main et ton carton de l’autre, otage de ces 540 calories si encombrantes à l’état solide ou liquide qu’elles t’empêchent même de te gratter le nez ou de sortir ton téléphone qui vibre dans ton soutien-gorge…

A cause de la bière que tu tiens à la main gauche et du risotto aux cèpes qui est collé sur la soucoupe en carton dans ta main droite, tu vas louper l’appel de l’homme de ta vie qui voulait te dire : « Je t’aime comme je n’ai aimé aucune des 23 copines que j’ai eues avant toi ». Le buffet dînatoire et les limites de mobilité qu’il t’impose peuvent te faire passer à côté de la chance de ta vie.

Retrouver l’air frais, Joe Cocker et les torches aux marrons

Confucius dit : « Ce qui est bien dans certaines choses, c’est ce que tu ressens après ».

Après un buffet il est bon de retrouver l’air libre, l’air frais, le calme de la voiture, Joe Cocker qui chante dans l’autoradio. Tu restes assis sur le siège de conducteur et là tu dégustes les petites torches aux marrons que tu as réussi à grappiller.

Mamema dit : « Rien n’est jamais tout noir ». C’est vrai ! Même les chats noirs ont la langue rose.

10.10.2015

 

 

 

 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

Le buffet est ouvert !
1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 14:52

 

 

 

 

 

 

 

 

“Etonnant de voir le peu
de place qu'occupe
 l'amour chez les hommes.
Trop douloureux
comme sentiment,
trop consumant.
La plupart des humains
ne l'ont pas connu
ou se sont empressés
de l'oublier.”

Gilles Archambault
né  1933
romancier québécois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vie ne remplit jamais ses promesses.
29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 15:52

 

 

Frank Alamo, de son vrai nom Jean-François Grandin, né le 12 octobre 1941 est un chanteur français qui connaît le succès dans les années 1960. Frank Alamo est le fils de l'industriel fondateur de la marque Grandin de téléviseurs.
Il débute dans la chanson en étant le soliste des Petits Chanteurs à la croix de bois. Il meurt le 11 octobre 2012 des suites d'une sclérose latérale amyotrophique (maladie de Charcot).

File File File - Frank Alamo

Elle file, file, file, file
La route qui va vers toi
Elle file, file, file, file
Cette route là
Plus elle file, file, file, file
Et plus je suis fou de joie
Car je sais bien qu'au bout de cette route
Tu te jetteras dans mes bras

 

L'aiguille marque deux cents au compteur
Tiens bon mon moteur
Car il y a urgence dans mon coeur
Je fais la course au bonheur

Tout défile, file, file, file
Là dans mon rétroviseur
Les grandes villes, villes, villes, villes
Les bois, les champs et les fleurs

Je ne viens pas t'enlever sur mon cheval
Comme un Roméo
Moi je viens sur une machine infernale
Un cabriolet 300 chevaux

Et je file, file, file, file
T'offrir de t'aimer toujours
Oui je file, file, file, file
Sur la route de l'amour

 

1963

 

File File File - Frank Alamo
Published by Simone - dans Vidéo
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