Didier Rose écrivait en 2007.....
Plus que trois semaines.
Mais il n'est pas trop tard. Il reste possible de rééduquer son conjoint au vocabulaire de Noël, qu'il aurait fâcheuse tendance à oublier, d'année en
année.
Les hommes surtout, paraît-il, se trahiraient à l'approche des
fêtes. Ils éprouvaient les pires douleurs à mémoriser la terminologie de base. Un apprentissage s'imposerait donc.
Commencer les exercices par des combinaisons simples et un nombre de syllabes limité. Exemple : "Ca-deau".
Faire répéter, jusqu'à imprégnation du concept. Des résistances psychologiques peuvent apparaître, des accès d'amnésie survenir en cours de traitement.
Ne pas hésiter à élargir le travail à des outils de prononciation concrets, mais faciles, c'est important. Du genre : "Man-teau". Ou : "Par-fum".
Attention, par excès d'optimisme, de ne pas tomber dans certains pièges.
Apprendre à dire :
Noël
Bien que simples d'élocution, certaines sonorités peuvent
provoquer des cabrages. Eviter à froid des thèmes comme "Bi-joux". Ou leurs proches dérivatifs : "Col-lier", "Ba-gue",
"Bro-che".
On peut certes s'essayer, au bout de quelques jours, à des locutions.
Mais gare aux fourvoiements : "Jo-li man-teau" passera. "Man-teau al-pa-ga" risque de buter sur des réflexes conditionnés de fuite.
Quant à des expressions comme "Ri-viè-re dia-mants", une utilisation inappropriée promet de devoir passer les fêtes seul(e).
Pour intéresser l'élève, évoquer un registre technologique.
"Por-ta-ble" est une proposition phonématique intéressante.
Si aucun effet secondaire ne se produit, en profiter pour passer à "Nu-mé-ri-que".
Proposer des jeux : sur un catalogue de grand magasin, inviter l'apprenant à faire des rapprochements avec les marques présentées.
Après tant d'efforts, il ne restera qu'à faire un test, pour voir si la leçon de Noël a porté.
Examiner le sujet.
Puis dire distinctement : "Va-can-ces Ta-hi-ti".
S'il tourne de l'oeil, il a tout compris.