Samedi 27 juin 2009




Bientôt on va transformer les bonnes vieilles infusions en perfusions. La mutation est en marche. Il devient difficile de boire un coup à l'ancienne ! .........................

 L'arrivée de l'été glisse des cartes postales dans nos coeurs, le pyjama dans nos valises et des tourments dans nos têtes : « Les nappes en non-tissé sont-elles plus jolies que les nappes en tissu ? Pourquoi les gens jettent-ils les bouchons des bouteilles en plastique alors qu'ils peuvent aider à faire le bien ? Peut-on jeter l'eau savonneuse sur les hortensias et manger des féculents avec la viande ? »
 Mon âme s'enfonçait dans des doutes profonds au sujet de choses futiles, le grand huit de la vie me donnait des nausées quand je me suis souvenue de la phrase de Franz Mack, créateur de manèges à sensations : « Du musst immer aus der Achterbahn aussteigen, bevor du kotzt ». Cette phrase m'a propulsée vers les montagnes autrichiennes.

Le retour de la ventouse

 Autriche, tes sommets, tes chalets, tes chemins de randonnée et tes bars à thème... Au pays de Sissi, on ne boit plus comme ailleurs. Les bars y sont bien plus que des débits de boissons, ils sont souvent tenus par des personnes soucieuses de la santé de leurs clients.

 On traîne dans un bar à bières mais on draine dans un bar à eau ; on cherche un bar à vins par désir de convivialité et on se retrouve dans un bar à soins. Les tisanes, qui font


l'essentiel du débit, y sont choisies par le thé-man après un fond d'oeil, une musique planante lave le fond de votre âme et peut-être entendrez vous une voix annoncer « so, un' jetzt die Schröpfen » ! («et maintenant les ventouses!»).
 La ventouse est à la mode au pays de Mozart, y compris au bar. Tu bois un thé et on te fixe sur le dos des clochettes en verre qui collent à ta peau en créant le vide à l'intérieur sous l'effet de la chaleur. Au bout d'un moment, tu as des visions : tu vois des êtres bizarres, un verre à la main et quinze verres sur le dos.
 La ventouse de dos est comme la ventouse sanitaire : elle nettoie, mais laisse des traces. L'adepte de la ventouse garde longtemps des cercles rouges sur le dos. En été, tout le monde les verra. On m'a répondu : « Nicht schlimm, das beweist, dass wir etwas für unsere Gesundheit tun» («pas grave, la preuve que nous nous préoccupons de notre santé»).


G'sundheit ! (Santé !)

 Ach, la santé ! On ne peut plus lui échapper ! Les restos sont végétariens ou bio ; les hôtels font wellness comme des maisons de cure ; les bars posent des ventouses. Même dans les pubs, les bières sont proposées sans sucre, sans alcool ou avec de l'orge bio.

Comme dit Confucius : « Les bistrots se sont toujours mêlés de médecine. Même dans les troquets à bibine, on te dit santé quand tu portes le verre à la bouche ». Alors, G'sundheit !





Merci pour votre visite
Par Simone - Publié dans : Huguette Dreikaus
Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires
Retour à l'accueil

Texte Libre










 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés