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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 15:48
Tout arrive… et en même temps !

« Ce sont les incongruités du calendrier », dit-on quand le cortège pour l’enterrement de Mamie croise le cortège des déguisés du Mardi Gras. Cette semaine pascale voit quelques incongruités. Le Vendredi saint est tombé le même jour que l’Annonciation. Hier on a commémoré à la fois l’annonce faite à Marie, « Tu vas enfanter d’un fils », et cette autre annonce faite à Marie : « Ton fils est mort sur la Croix ». La vie et la mort en une date. La rencontre de l’alpha et de l’oméga. Le calendrier fait ce qu’il veut. En ce qui concerne le Vendredi saint, la date suit la règle suivante : « Pâques est le dimanche qui suit le 14e jour de la Lune qui atteint cet âge le 21 mars et le Vendredi saint est fêté deux jours avant Pâques ». Par conséquent, le Vendredi saint c’était hier. Or, le 25 mars est aussi, chaque année, le jour de l’Annonciation. Car, voilà, mes frères, la Sainte Vierge a accouché le 25 décembre, pile neuf mois après l’Annonciation. Donc l’Annonciation a eu lieu un 25 mars et elle est à commémorer le 25 mars. Immuablement. Point barre. Si toutefois l’histoire démontrait que Jésus était un prématuré, on pourrait situer l’Annonciation en avril. Cela éviterait le télescopage avec le Vendredi saint.

Mamema dit : « Es gibt sache wie bassiere ». Mamema connaît les télescopages d’événements majeurs. Elle ne cesse de raconter l’histoire de sa sœur Louise qui était encore dans sa robe de mariée quand son mari Joseph s’est écroulé dans ses bras, victime d’une rupture de l’aorte. Mariée et veuve le même jour. Pas de stress. Je ne vais pas vous énumérer toutes les anecdotes qui démontrent à quel point le comique et le tragique sont liés !

Les messes de Pâques seront décalées !

Nous sommes Samedi saint et nous devons être dans l’allégresse. Car demain nous devons chanter alléluia ! Mais, et c’est cela un autre hasard du calendrier, nous devons chanter l’Alléluia une heure plus tôt demain. En effet, en ce dimanche de Pâques, si vous allez à la messe de 11 heures, vous serez en fait à la messe de 10 heures. Notez-le bien ! Demain est le premier jour de l’heure d’été. Les messes de Pâques seront décalées. Rassurez-vous cependant : le gigot de 8 heures devra mijoter 8 heures comme à l’accoutumée. Sauf que vous devrez le manger à 13 heures si vous n’avez pas réglé vos montres. Demain c’est à 13 heures qu’il sera midi. Lili dit : « De toute façon, moi je mange midi à 14 heures ». Pfff, finalement, demain Lili mangera à 13 heures !

Camille, grand chantre de la laïcité, dit : « Si on fait abstraction des fêtes religieuses dans les calendriers, tout devient plus simple ». Et de me dire : « Si on enlève l’Annonciation hier et Pâques demain il nous reste le Vendredi saint pour hier et le changement d’heure pour demain. Basta. « Ok Camille, mais le Vendredi saint est aussi une fête religieuse non ? » Ouah, la volée de bois vert que je me suis prise : « On ne touche pas au Vendredi saint ! C’est un droit local qu’il soit férié ».
Mamema dit : « On n’a pas toujours à attendre Pâques pour se faire sonner les cloches ».

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

Tout arrive… et en même temps !
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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 10:39
Les démons de la trivialité.

La vie a quelque chose de trivial. Même Einstein s’est curé le nez ! Même Bardot a des flatulences. Même un serial-killer peut avoir peur d’un rôdeur qui le suit.

Il y a toujours quelque chose qui ramène même les êtres « pas comme les autres » vers des actes primitifs et des peurs ancestrales.

La trivialité est notre destin. Il est des jours où mon esprit me porte vers un livre de Kierkegaard ou vers mon lecteur CD pour écouter encore et encore Chopin. Mon esprit s’élève… oui mais mes doigts de la main droite sont occupés à gratter la paume de la main gauche envahie par des boutons démangeurs.

Ah, trivialité quand tu nous tiens !

J’aime ce grand huit qui m’emmène des sommets de la Pléiade aux sommets des Alpes pour y suivre les aventures d’une Heidi en Dirndl en proie à un chagrin d’amour à cause d’un médecin en Lederhose et qui en oublie de soigner ses vaches.

J’aime quitter les pages de l’Irlandais James Joyce pour retrouver les plages de Cornouailles de Rosamunde Pilcher et suivre les tourments amoureux d’un jeune homme de bonne famille épris d’une paysagiste ou ceux de la jeune fille d’un manoir éprise d’un poissonnier.

Pendant que d’autres se penchent sur les ondes gravitationnelles…

Suivez-moi sur cette recherche de l’abîme ! Eh oui, on ne peut pas toujours être dans le sublime.

Pendant que d’autres se penchent sur la physique quantique, moi, sur le tapis de mon salon, avec des chaussures de sport fluo aux pieds, je me penche pour essayer d’attraper mes doigts de pieds de gauche avec ma main droite et vice versa.

Puis, couchée à même le sol, les jambes tendues, j’essaie d’écrire l’alphabet en l’air pendant que le futur prix Nobel de littérature essaie péniblement d’écrire quelques mots sur une page blanche.

Bien sûr, la soif de connaissances m’habite et je regarde, l’esprit grand ouvert, les reportages d’Arte sur la grotte des mille Bouddhas, sur les écoutes américaines et sur l’Oktoberfest de Munich mais je suis assise devant, les doigts sur mon smartphone en train de faire éclater digitalement les ballons de « Ballon Crush » ou les bonbons de « Candy Crush ». Et, je le confesse, le résultat de mes manipulations digitales sur l’élimination du chocolat qui englue les bonbons me cause autant de tracas que le sauvetage d’un chef-d’œuvre en péril ou la survie d’une brasserie munichoise.

Pourquoi des démons de la trivialité ne me quittent-ils pas ? Ils me hantaient déjà quand j’étais petite jusque dans le Saint des saints, jusque dans l’église quand, lors des litanies aux injonctions du curé, « Heilige Franziska », « Heiliger Antonius », « Heilige Scholastika », au lieu de répondre « Bitt für uns » (Prie pour nous) je répondais « s’Bett verbrunzt » (a pissé au lit).

Confucius dit : « La fleur remerciera le ciel pour tous les regards qui lui parleront de sa beauté mais se réjouira aussi d’avoir un pied dans le fumier qui lui permet d’atteindre cette beauté sublime ».

 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
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Les démons de la trivialité.
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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 17:03
Femmes, encore à la fête !

Femmes, réjouissez-vous : le mois de mars vous apporte ses giboulées, ses jonquilles, ses plantes vertes, ses hymnes à vos mérites et ses tribunes pour vos plaintes.

Dimanche , les grands-mères, dont le jour de gloire a été instauré par le café du même nom, se verront ployer sous le poids des rhododendrons et des bons pour une journée au spa, voire un lifting du menton pour gommer les bajoues. L’amour n’a pas de limite, l’imagination des fournisseurs de cadeaux psychédéliques non plus.

Le mardi suivant la fête des grands-mères, revoilà les mamies à l’honneur cette fois-ci en compagnie de tous les humains munis de chromosomes XX ou nourris aux œstrogènes et titulaires du titre « femme » depuis leur passage sous le scalpel.

Mardi, loin de leurs plantes d’appartement encore entourées d’une collerette en papier crépon, les mamies et autres femmes vont revendiquer encore et encore leurs droits. « Même carrière, même salaire », « Non au harcèlement sexuel sur le lieu de travail et dans la rue », « Plus de femmes dans les hémicycles et sur les trônes du pouvoir ».

Et si c’était biblique?

Ces slogans sont comme le petit papa Noël. Ils reviennent tous les ans. Mais comme dit Lucien le réac, « accéder à leurs revendications tuerait le folklore de cette journée ». Les cris de détresse des femmes seraient donc une animation de rue en mars au même titre que les yodels à Munich en octobre ?

Et si tout cela était biblique ? Et si la situation de la femme était gravée dans le marbre par le doigt de Dieu comme l’a été la Table des Lois ? Eve n’est qu’une partie du corps d’Adam, une existence donc liée à celle de l’homme, sans identité propre. Dans l’Ancien testament elles sont séductrices et fourbes, entre Putiphar et Salomé. Dans le livre des Rois, une jeune femme se voit enfermée dans le lit du roi David pour le réchauffer, la fameuse « bouillotte à oreilles et à nichons ». Même à l’aube du Nouveau testament on lit : « Je suis la Servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre volonté ».

Merci aux ingénieurs

Pourtant la volonté de Dieu a donné à la femme le droit de vie ou de mort sur l’humanité avec les pleins pouvoirs de la procréation. Ferrat chante « la femme est l’avenir de l’homme » ; elle est même l’avenir de l’humanité. « Oui ! », dit Sepp, « en attendant il y a le ménage et la cuisine à faire ». Sepp, la cuisine maintenant, c’est Robomix et le ménage c’est l’aspirateur qui-travaille-tout-seul.

Braves gens, ne l’oubliez pas. La libération de la femme doit moins au législateur qu’aux ingénieurs. La libération de la femme, c’est Ampère, Laden, Dim, mais c’est aussi Simone Veil et la choucroute.

Merci à l’électricité d’actionner ces appareils qui nous libèrent de l’usure musculaire sur ces instruments énergivores qu’étaient le moulin à légumes et le moulin à café.

Merci à Laden qui nous a donné les machines à laver, nous libérant de ces heures penchées sur des cuves remplies d’eau bouillante, agenouillées sur les caillebotis des lavoirs sous la canicule ou un froid sibérien.

Merci à Dim qui nous a libérées des corsets, à Simone Veil qui a fait de la maternité un bonheur choisi, et merci à la choucroute ! La choucroute est féministe. Elle cuit toute seule, laissant la femme vaquer à des occupations plus culturelles : mots croisés, lecture de la biographie de Justin Bieber ou Replay de Desperate Housewives.


Comme dit le grand philosophe Jean Yanne,    « Liberté, égalité, choucroute ! ».

 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
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Femmes, encore à la fête !
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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 10:34

James Last, de son vrai nom Hans Last, né le 17 avril 1929 à Brême et mort le 9 juin 2015 à Palm Beach en Floride, est un compositeur et chef d'orchestre allemand. Son style est représentatif de l'easy listening, une forme de musique accrocheuse destinée au grand public.

Son impressionnante discographie compte plus de 200 albums...

 

Biscaya  ❤ James Last
Biscaya  ❤ James Last

1982

Biscaya - 1982

discographie James Last

Biscaya  ❤ James Last
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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 12:00
Dans mon univers confiné  ❤

 

Dans mon univers confiné où je me pose de la chaise de bureau à la chaise de cuisine en passant par le bord du lit et le fauteuil du salon, je me dis que finalement, c’est notre cul qui définit notre géolocalisation la plus privée. Nous sommes là où il est.

Certains parlent du cocooning pratiqué dans les appartements privés. Méfiez-vous ! C’est le début de la fin. Aller de la chaise au fauteuil et du fauteuil au lit finit par vous clouer au lit puis vous mettre entre des planches de sapin clouées à jamais.

Verdeggel ! Ne pensez pas à l’inexorable. Pensez à ces moments où rester cloîtré dans un monde devrait être doux au cœur. Chez soi on est dans un havre de paix loin des turpitudes du monde extérieur, protégé par son double vitrage, son isolation phonique, son alarme-reliée-directement-au-GIGN, sa caméra de surveillance à détection automatique de présence, ses sprays anti-bactériens et ses bonbonnes d’oxygène à « chausser » en cas de pollution !

Le chez soi « sent »

Mamema dit : « Chez soi, on se sent chez soi ». Et voilà qu’apparaît ce mot, « sentir ».

Le chez soi « sent ». N’avez-vous jamais humé l’odeur des autres en pénétrant chez eux, cette odeur si particulière qu’on respire en passant la porte et qui nous fait souvent dire « ça pue », tant il est vrai qu’on ne supporte pas les odeurs des autres ?

Dans le temps de mon enfance, les maisons sentaient souvent la même chose. Elles exhalaient un parfum de feu de bois et de lard fumé en hiver, de temps en temps c’est l’odeur du mazout qui se répandait. En automne elles sentaient les pommes et les coings.

Maintenant le chauffage est inodore…

En ville, dans les appartements, on humait des relents d’encaustique répandue sur les meubles cirés et les parquets, on sniffait les particules d’eau de Cologne ou de mousse à raser qui planaient des journées entières dans ces salles de bain sans fenêtre.

Maintenant le chauffage est inodore, les salles de bain sont équipées de VMC et les meubles en PVC sont lessivables. « Es schmeckt nemi », plus d’odeur ! Alors chacun répand une touche olfactive dans son « chez soi » avec des sprays fleurant le sous-bois ou le bord de mer.

Chez moi, je me sens « chez moi ». Les odeurs sont les bonnes. Il y a cette petite odeur propre à cette maison dont les murs boivent le liquide âcre des eaux phréatiques, il y a le parfum chaque jour différent émanant de la cuisine, oscillant entre le fumet des rôtis, la cannelle des gâteaux ou les effluves de soupe aux légumes. C’est selon. Des fois ça ne sent rien car une tranche de jambon sur une tranche de pain beurré ça ne sent rien.

Et puis vient fatalement un temps où le « chez soi » sent l’eucalyptus, l’huile de camphre, l’éther et la tisane à la camomille. C’est le temps où le thermomètre remplace le roman de Marc Levy sur la table de nuit. C’est le temps où le cul n’est plus sur une chaise. La fièvre de notre corps ne lui permet plus de nous maintenir assis. Dans ces moments-là, notre cul est truffé d’impacts de piqûres. C’est par là que vient la guérison.

 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
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Dans mon univers confiné  ❤
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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 11:00

 

 

Jacques Chirac avait l'art de la formule, la langue bien pendue...

 

 

 

 

 

Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent.

Pour moi, la femme idéale, c'est la femme corrézienne, celle de l'ancien temps, dure à la peine, qui sert les hommes à table, ne s'assied jamais avec eux et ne parle pas. C'est du joli...

 

Buvons à nos femmes, à nos chevaux, et à ceux qui les montent.

En 1994 [on pourra] se baigner de nouveau dans la Seine. Et je serai le premier à le faire.
On attend toujours...

 

Un chef, c'est fait pour cheffer.
Logique en même temps...

 

Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu'elles concernent l'avenir. Concernant le passé y a moins de soucis...
 

En matière de politique internationale, on ne retient mes propos que si je dis une connerie.

 

Ça m'en touche une sans faire bouger l'autre.

 

Il n'y a pas que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, je l'ai toujours dit.

 

Ma femme est un homme politique.

Portez des couleurs plus vives, faites-vous sponsoriser par les grands couturiers, soyez bronzés, n'ayez pas l'air de cadavres !

 

J'apprécie beaucoup plus le pain, le pâté, le saucisson que les limitations de vitesse.

 

La langue de bois est l'une de mes spécialités.

 

 

Je suis venu dire aux Français qu'il est temps de renoncer au renoncement.

 

Le courage, c'est de ne pas avoir peur.

 

Le courage, c'est de ne pas avoir peur.

Jacques Chirac né le 29 novembre 1932
22e président de la République française du 17 mai 1995 au 16 mai 2007.

Le courage, c'est de ne pas avoir peur.
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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 10:44
Adeline...40 ans déjà....

 

Richard Clayderman, né Philippe Pagès le 28 décembre 1953 à Paris, est un pianiste français. Fils d'un professeur d'accordéon de l'école de musique de Romainville, Philippe Pagès commença l'étude du piano à l'âge de six ans  et fut admis au Conservatoire de Paris à 12 ans.

 

Ballade pour Adeline est une composition instrumentale de Paul de Senneville datant de 1976 interprétée au piano par Richard Clayderman.

Adeline...40 ans déjà....
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 12:00
Amour toujours… ça me court !

Après crêpes, beignets, bretzels, bref après Carnaval, Chandeleur et Nouvel an, les pâtissiers exhibent leurs biscuits et chocolats en forme de cœurs.

Mamema dit : « Ils ont sorti le massicot en forme de cœur, il est placé juste à côté du massicot en forme de lapin pour Pâques. » Après les chemises brunes de Pegida en Allemagne, après le blanc du linge pour la Semaine du Blanc, après l’arrivée du Vert au gouvernement, voilà que tout s’affiche en rouge. Rouge feu pour la passion. Rouge baiser pour les lèvres. Rouge Petrus pour le dîner en tête-à-tête. Comme si l’amour se disait mieux avec un poisson mort et décapité dans l’assiette, devant une pintade nue fourrée au foie gras par voie génitale.

Ainsi sont nées les poésies de Ronsard et Jeannot

Les microtrottoirs abondent : L’amour, vous y croyez ? L’amour, vous l’avez trouvé ? L’amour ? On ne peut y échapper. C’est une des fatalités que Dieu a semées dans notre code génétique avec le gène qui fait pousser nos grandes oreilles et celui qui génère nos odeurs de pieds car l’amour est cette contrainte imposée à nos chromosomes d’aller vers le coït. Nous sommes pourvus de charmes certains ou d’un certain charme physique entre 16 et 38 ans afin d’accomplir notre mission de conservation de l’espèce.

Appeler cette quête « Amour » n’est qu’une forme de sublimation nécessaire à notre surmoi. C’est ainsi que sont nées les poésies de Ronsard et de Jeannot mon copain de CE2. Ou les chansons qui ont construit les villas de Tino Rossi, accumulé les Juke-box chez Christophe et enseveli Frank Michael sous les peluches offertes par les fans.

Lili dit : « L’amour a changé ! ». C’est vrai. Le mariage ne mène plus forcément à la création d’une famille. « Avec les gosses on ne peut pas voyager. » Il vaut mieux regarder le Taj Mahal que le contenu des couches ! Et on différencie de plus en plus le sexe et l’amour. Le prof de philo dit : « Ce sont deux choses différentes. On ne peut en vouloir à son partenaire de pisser dans un urinoir hors du domicile conjugal, pourquoi le blâmer s’il se soulage sous la contrainte d’un autre besoin physiologique hors du même domicile ? » Il y a des jours où la philosophie pue au pied de la lettre.

Amour ! Que d’entreprises a-t-on créé en ton nom ? Combien de numéros de Siret ont-ils été déposés ? Les agences de rencontres pullulent. Les sites de speed dating envahissent la toile. Les foires de célibataires vendent leurs pizzas et paninis en même temps que les cuisses de femmes en mal de mariage.

Pour moi, c’est un destin

Même la Culture s’en mêle. On voit à la télé des émissions comme L’Amour est dans le Pré ou cet événement majeur, Strasbourg mon amour, où l’on peut vivre l’amour sur le canapé d’un grand magasin, dans les eaux glacées d’une piscine, en suçant du chocolat dans un musée ou en tête à tête devant un film projeté rien que pour deux (plaisir possible toute l’année dans les salles Art et essai).
Et moi dans tout ça ? Pour moi l’amour est un destin. Maman disait : « L’os que tu dois avoir, aucun chien ne le rongera ». J’espère que le monde entier ne devienne pas végétarien. Sinon il n’y aura plus d’os à ronger !

 

 

 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
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Amour toujours… ça me court !
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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 16:56
 Tous les 10 ans.

   
Tous les 10 ans des copains de classes se retrouvent pour passer une bonne  soirée ensemble.

Quand ils fêtent leurs 40 ans, ils se retrouvent et se demandent où  passer  cette soirée. Au début ils n'arrivent pas à se mettre d'accord sur le  lieu mais l'un d'entre eux propose: "Allons au restaurant "au lion" .La   serveuse  est belle et porte toujours un chemisier avec décolleté bien plongeant."
 Aussitôt dit, aussitôt fait

10 ans plus tard, pour leurs 50 ans ils se retrouvent à nouveau et se  demandent où aller passer la soirée cette fois-ci. Au début ils  n'arrivent pas à se mettre d'accord mais l'un d'entre eux dit: "Allons au restaurant "au lion", on y mange très bien et la carte de vins est riche en choix".
 Aussitôt dit, aussitôt fait
 10 ans plus tard quand ils fêtent leurs 60 ans, ils se retrouvent à  nouveau et se demandent comme d'habitude ou aller passer la soirée. Au début ils  n'arrivent pas à se mettre d'accord mais l'un d'entre eux dit: "Allons  au  restaurant "au lion". Là c'est calme et non-fumeur."
 Aussitôt dit aussitôt fait
10 ans plus tard, pour leurs 70 ans donc, ils se retrouvent et se demandent où passer la soirée. Au début ils ne se mettent pas d'accord mais l'un  d'eux   propose: "Allons au restaurant "au lion"; c'est bien adapté aux fauteuils  roulants et il y a un ascenseur.
 Aussitôt dit, aussitôt fait
Dernièrement ils fêtaient leurs 80 ans et se demandaient où passer la  soirée  ensemble. Au début ils n'arrivaient pas à se mettre d'accord mais l'un  d'eux proposait : "Allons au restaurant "au lion". Un autre réplique : "Bonne idée,   nous n'y sommes jamais allés"

 

 Tous les 10 ans.
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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 16:16
Réforme de l’orthographe. Sauvez mon Scrabble !

Non, non et non ! Je ne suis pas d’accord ! Ne touchez pas à mon score de Scrabble ! Ne faites pas disparaître les lettres quoi font 4, 6, 8 ou 10 points !

Si le « kwas » russe devient « bière » je suis foutue. Kwas est le mot compte triple que je place à chaque fois. Stop ! Tous ces réformateurs qui nous ébranlent nos assises vernaculaires ne peuvent-ils pas cesser leur vile besogne ?

ous les jours voient apparaître de nouveaux paramètres. Les enfants doivent aller à l’école le mercredi, ce jour où on allait chez l’orthodontiste, et toc ! Il y a de plus en plus d’enfants qui ont les dents de travers ce qui annihile leur chance de faire une carrière de star. Hop, on les amène au chômage.

Les crèches doivent disparaître au nom de la laïcité, ce qui empêche mon beau-père de jouer Melchior dans le spectacle « crèche vivante » donné tous les ans dans la salle de la mairie. C’est lui donner un coup de grâce. Il est sujet à d’horribles céphalées. Hop, ça creuse le trou de la Sécu. Il faut donc toujours penser aux dommages collatéraux.

« Il faut secouer le cerveau sept fois dans la tête avant de faire une connerie »
Mamema dit: « Il faut secouer le cerveau sept fois dans la tête avant de faire une connerie ».

Là je relis le texte déjà écrit et je suis prise de doute. Un doute insupportable ! Un doute né de cette réforme de l’orthographe qu’on nous balance alors qu’on nageait en plein bonheur, le nez dans la cannelle des beignets et dans le caramel au beurre salé des crêpes. Oui, j’ai un doute sur ces mots que j’ai écrits machinalement au gré de mes réflexions: « disparaître », « orthophoniste », « chômage », céphalée »... Accent ou pas accent? « Ph » ou pas « ph » ?

Pour mon copain Patrick, docteur de son état, « le PH sera toujours important dans les analyses médicales». Ouf, nous aurons toujours le PH de la peau et des urines. Le Ph va juste quitter le nénuphar, dit-on. Je dirai: « Pour le nénuphar, je m’en fous, mais j’aime les myosotis. Ce serait insupportable pour moi qu’ils perdent le “y”. Ils n’auraient plus le même romantisme! »

Ma cousine est orthophoniste, elle dit: « Si on ne peut plus avoir ces deux “th/ph” qui montrent le côté intellectuel de la profession, autant être coiffeuse. »

Les questions fusent suite à cette simplification annoncée. Madame Laurette, institutrice en retraite, craint pour la troisième personne du singulier de l’imparfait du subjonctif. Genre: « Elle le regarda et eut peur qu’il s’imaginât être pour elle un objet de désir ». En effet il paraît qu’il faudra dire: « Elle le regarda et eut peur qu’il s’imaginasse être pour elle un objet de désir ». On s’imagine les conséquences!

« Mamema ne toucha pas sa soupe de haricots, elle craignit qu’elle ne pétât au cinéma » serait « Mamema ne toucha pas à sa soupe de haricots, elle craignit qu’elle ne pétasse au cinéma ». Remplacer « pétasse » par « flatulasse » n’est pas plus heureux.

Depuis l’annonce de cette réforme, les formules humoristiques vont bon train. Les réseaux sociaux regorgent de la phrase « se taper un jeune » au lieu de « se taper un jeûne » ! La réforme de l’orthographe mène à tout, même aux fantasmes.
Je vous le dis: « Il y a des coups de pieds dans l’oignon qui se perdent ». Même si vous les carrez dans un ognon, ça remettra le nénufar au milieu de la mare aux canards.

 

 

 

 

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Réforme de l’orthographe. Sauvez mon Scrabble !
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deytsc

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