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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 00:00

 

 


    Là haut sur la montagne l'était un vieux chalet
    Murs blancs, toît de bardeaux, devant la porte un vieux bouleau
    Là-haut sur la montagne l'était un vieux chalet
    Là-haut sur la montagne croula le vieux chalet
    La neige et les rochers s'étaient unis pour l'arracher
    Là-haut sur la montagne croula le vieux chalet
    Là-haut sur la montagne, quand Jean vint au chalet
    Pleura de tout son coeur sur les débris de son bonheur
    Là-haut sur la montagne, quand Jean vint au chalet
    Là-haut sur la montagne, l'est un nouveau chalet
    Car Jean d'un coeur vaillant l'a rebâti, plus beau qu'avant
    Là-haut sur la montagne, l'est un nouveau chalet

 


                       
                      Paroles et Musique: Abbé Joseph Bovet
                                           (Suisse)  1929





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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 18:24

 

  

 

Jean Ferrat (Jean Tenenbaum)
 (26 décembre 1930 à Vaucresson, Hauts-de-Seine)
est un écrivain-parolier, musicien-compositeur
et chanteur-interprète français.

 

AP | 13  mars 2010 | 17:42

Le chanteur et compositeur Jean Ferrat est mort samedi après-midi à l'hôpital d'Aubenas  à l'âge de 79 ans, a-t-on appris auprès de la préfecture de l'Ardèche.

La montagne ne sera plus jamais aussi belle. Le chanteur Jean Ferrat, décédé samedi à 79 ans. Artiste engagé, au service de tous les combats pour la fraternité, la révolte et l'idéal communiste, il était également un poète fou d'Aragon, qu'il a interprété avec talent. Il était l'auteur-interprète et compositeur de quelques 200 chansons.

 

 

 

 


 




Le vent dans tes cheveux blonds
Le soleil à l'horizon
Quelques mots d'une chanson
Que c'est beau,
c'est beau la vie
 
  Le jazz ouvert dans la nuit
Sa trompette qui nous suit
Dans une rue de Paris
Que c'est beau,
c'est beau la vie.

Un oiseau qui fait la roue
Sur un arbre déjà roux
Et son cri par dessus tout
Que c'est beau,
c'est beau la vie.



La rouge fleur éclatée
D'un néon qui fait trembler
Nos deux ombres étonnées
Que c'est beau,
c'est beau la vie.


Tout ce qui tremble et palpite
Tout ce qui lutte et se bat
Tout ce que j'ai cru trop vite
A jamais perdu pour moi

 
 Tout ce que j'ai failli perdre
Tout ce qui m'est redonné
Aujourd'hui me monte aux lèvres
En cette fin de journée

Pouvoir encore regarder
Pouvoir encore écouter
Et surtout pouvoir chanter
Que c'est beau,
 c'est beau la vie.


 Pouvoir encore partager
Ma jeunesse, mes idées
Avec l'amour retrouvé
Que c'est beau,
c'est beau la vie.

 
Pouvoir encore te parler
Pouvoir encore t'embrasser
Te le dire et le chanter
Oui c'est beau, c'est beau la vie.

 


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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 16:59

 
    Chaque heure que l'on vient de vivre,
    Heure de joie ou de tourment,
    S'enlace à celle qui va suivre
    Et l'entraîne insensiblement
       
    Dans une ronde éternelle
    Les heures tournent nuit et jour
    Et l'homme en vain les rappelle,
    Mais c'est un adieu sans retour...
    Frais visages, regards en fleurs,
    Doux sourires voilés de pleurs,
    Dans une ronde éternelle
    Les heures, tour à tour,
    Tournent toujours !
       
    Parfois, une heure que l'on aime
    Semble vers vous tendre la main...
    Ce n'est hélas ! jamais la même
    Qui reviendra le lendemain.


               Henri FALK     1931
 



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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 12:20









Les ados, c'est bien connu, sont pousses en rébellion, voulant s'affranchir de tuteurs. Et les rebelles, ces temps-ci, fleurissent dans les rues.
Signe distinctif, l'arrangement capillaire. On a beau être en révolte. S'il est un point sur lequel il ne saurait être question de déparer entre insoumis, voire de s'aventurer hors des sentiers battus de la sédition sociale, c'est bien l'occiput.

Flagrant comme le front sur la figure : la mèche fait des ravages. Balayage oblique pour tout le monde, et si possible de gauche à droite. Seuls les esprits irrésistiblement frondeurs, crâneurs si l'on osait, iront à contresens, l'effronterie atteignant là son comble.
Prenez un groupe de joyeux dandys en goguette. Pas moyen d'éviter la mèche faussement folle, voire sauvagement rabattue au millimètre - la frange droite, taillée à la hache, n'a pas encore dit son dernier brushing dans le camp de ces demoiselles.


Des cheveux pour les ados

Ne leur dites surtout pas, sous peine de passer pour un vieux raseur. On se croirait revenus dans les années 60. Retour vers le futur de nos tifs. Les McCartney se croisent en masse aux abords des lycées.
A croire d'ailleurs qu'existent des peignes agréés lissage latéral, des moules à frange à effet angulaire garanti. On soupçonne des occupations de salle de bains à rallonge en matinée et des discussions familiales en proportion au dîner. Où serait le mal, d'ailleurs ?
La dictature du sèche-cheveux en vaut bien d'autres. Si être dans le vent nécessite de s'en cacher à toute force (le décoiffé a du plomb dans la kératine, apparemment, tout comme le pseudo-mouillé), si être mutin suppose de mâter toute rébellion échevelée (sus à l'épi), chapeau bas après tout.

Voilà la capilliculture érigée en école de la vie : au diable la coupe, si elle ne défrise pas.
A moins qu'il ne faille déceler, dans la suprématie absolue de la frange un message subliminal. Est-ce d'être trop explosif que cet âge cultive ostensiblement ses mèches ?

 

Didier Rose


 

     Je pense donc je lis les DNA





 


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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:03



Le mariage est la traduction en prose du poème de l'amour.
A. Bougeard
 
 L'amour, c'est de la physique, le mariage c'est de la chimie.
A.  Dumas
 
 Le mariage est comme une volière; on voit les oiseaux à l'extérieur qui voudraient bien entrer, et ceux à l'intérieur qui voudraient bien sortir.  Montaigne






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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 01:04

 





   
« Une grand-mère est une femme qui n’a pas d’enfants ; c’est pour cela qu’elle aime les enfants des autres » 
   

 « Les grands-mères n’ont rien à faire ; elles n’ont qu’à être là.
Quand elles vous emmènent en promenade, elles marchent lentement, sans écraser les belles feuilles ni les chenilles.
Elles ne disent jamais : avance plus vite.
En général, elles sont grosses, mais pas trop, pour pouvoir attacher nos souliers. Elles savent qu’on a toujours besoin d’un second morceau de gâteau, ou du plus gros. Une vraie grand-mère ne frappe jamais un enfant ; elle se met en colère en riant.
Les grands-mères portent des lunettes et parfois elles peuvent même enlever leurs dents.
Quand elles nous lisent des histoires, elles ne sautent jamais un bout, et elles n’ont rien contre, si on leur réclame la même histoire plusieurs fois.
Les grands-mères sont les seuls adultes qui ont toujours le temps.
Elles ne sont pas aussi fragiles qu’elles le disent, même si elles meurent plus souvent que nous.
Tout le monde devrait essayer d’avoir une grand-mère, surtout ceux qui n’ont pas la télé. »




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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 01:03






Nous parlons latin sans le savoir :
Ad libitum, Bis repetita placent, Carpe diem, De facto, Errare humanum est, Festina lente, Grosso modo, Homo homini lupus.
..
Carpe diem (quam minimum credula postero) est une locution latine qui signifie « Cueille le jour sans te soucier du lendemain ».
Littéralement « Cueille le jour [et sois] la moins curieuse [possible] de l'avenir ») est un extrait de vers latin du poète intéressé par l'épicurisme et le stoïcisme Horace (dans ses Odes, I, 11, 8 « À Leuconoé »).

Il résume le poème qui le précède et dans lequel Horace cherche à persuader Leuconoé de profiter du moment présent et d'en tirer tous les bénéfices, sans s'inquiéter ni du jour ni de l'heure de sa mort.
Rendu célèbre auprès du grand public depuis l'Antiquité l'extrait Carpe diem fait l'objet d'une mauvaise interprétation : traduit par « Profite du jour présent » (alors que les deux mots signifient « cueille le jour »), et compris comme une incitation à l'hédonisme le plus fort, peut-être le plus aveugle, il perd tout rapport avec le texte original, qui, au contraire, incite à bien savourer l'instant présent (sans toutefois récuser toute discipline de vie) dans l'idée que le futur est incertain et que tout est appelé à disparaître.
C'est donc un hédonisme d'ascèse, une recherche de plaisir ordonnée, raisonnée, qui doit éviter tout déplaisir et toute suprématie du plaisir.



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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 01:05





Il s'appelait Stewball
C'était un cheval blanc
Il était mon idole
Et moi, j'avais dix ans

Notre pauvre père
Pour acheter ce pur sang
Avait mis dans l'affaire
Jusqu'à son dernier franc

Il avait dans la tête
D'en faire un grand champion
Pour liquider nos dettes
Et payer la maison
 
Il croyait à sa chance
Il engagea Stewball
Par un beau dimanche
Au grand prix de St-Paul
Je sais, dit mon père
Que Stewball va gagner
Mais, après la rivière
Stewball est tombé
 
Quand le vétérinaire
D'un seul coup, l'acheva
J'ai vu pleurer mon père
Pour la première fois


Refrain
Il s'appelait Stewball
C'était un cheval blanc
Il était mon idole
Et moi, j'avais dix ans




1966
Hugues Aufray
Né le 18 août 1929, à Neuilly-sur-Seine, Hugues Aufray
(de son vrai nom Auffray)

















Qui ne connait pas ?
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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 01:03










Chouchous, comptez-vous !
Non, il ne s'agit pas du cri de ralliement d'une troupe carnavalesque - du moins à notre connaissance.

Même si on n'est pas loin d'un genre de cavalcade, serpentins en moins, nommée ascension sociale.

C'est fou, peut-être. Mais attesté,

paraît-il : pour les salariés français, le premier critère de promotion dans les entreprises serait le favoritisme.
Voilà qui expliquerait certaines faces de carême au bureau, même avant mardi gras. Les contrats de résultats, clauses d'objectifs et autres bonus proportionnels ne seraient que confettis sociaux, poudre aux yeux syndicaux.


Le gagnant est...

Ce n'est pas seulement telle conversation de bistrot qui l'affirme. Mais l'enquête menée par l'autoproclamé « leader mondial de la gestion de carrière et du recrutement en ligne ».
D'où il ressort que pour avancer, rien ne servirait de courir, mieux vaudrait jouer de l'échine. Cyrano et son «ne pas monter bien haut» n'a aucun avenir hiérarchique.
Quel pavé en tout cas dans les grilles salariales ! A ce compte-là, au grand bal des favoris, seraient princes les plus agiles, pas forcément les plus endurants, dixeunt les intéressés. La performance ne viendrait qu'en second plan, à l'heure de gagner des mètres carrés de moquette et des centimètres de voiture de fonction.
Et que dire de cette bonne vieille ancienneté : quand il s'agit de se faire mousser, elle n'interférerait qu'en dernier ressort, selon certains salariés. Qui une fois sur quatre affirment ne pas même saisir comment ou pourquoi leur aimable entreprise promeut dans ses rangs !
Un constat autrement révélateur que la dénonciation des supposées faveurs du grand manitou. Là, tombent sans doute les masques : ne plus savoir comment être méritant de nos jours s'avère plus inquiétant que de crier, depuis que le monde est monde, au fayot.

A quoi servirait de se décarcasser si, au final, le gagnant relève de la surprise du chef ? La question peut encore valoir, dans les bureaux et usines, quelques jolis charivaris... 

 

Didier Rose


 

     Je pense donc je lis les DNA

 




   









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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 01:03



 







Prenez dix poules.
N'importe           lesquelles.
Mettez-les       ensemble dans un enclos, et      répandez-y un peu de nourriture.     
 Immédiatement ou presque, vous     allez assister à un phénomène       extraordinaire. En l'espace de       quelques minutes, les poules,      étrangères les unes aux autres,      vont former une hiérarchie fondée     sur la domination ; ou, en d'autres      termes, un ordre des préséances.     Instinctivement, grâce à une série d'escarmouches, elles vont déterminer quelle sera la poule numéro      un, la poule numéro deux, la poule     numéro trois, et ainsi de suite     jusqu'à l'infortunée numéro dix.    

Récemment, je fus invité à un               déjeuner en l'honneur du président     d'une banque. J'étais à table en  compagnie de neuf autres messieurs tous invités par la   banque et qui m'étaient inconnus. La concersation s'installa sans   délai. L'essentiel des discussions   se limita rapidement aux sujets    suivants : où nous travaillions,    combien gagnait notre société, et combien de personnes y    travaillaient. D'une certaine façon,   nous grattions le sol en nous    gonflant les plumes. Peu importait     que le sol ne fût pas en terre mais    en moquette bouclée, et qu'à la    place de plumes, nous exhibions    des costumes d'apparat et l'éclat   des carats. Cela ne faisait aucun  doute : nous nous testions les uns les autres, nous pavanant et
   caquetant, essayant de déterminer   le rang de    chacun.

L'ordre des préséances.   
Vingt minutes plus tard, avec mes vêtements de sport et ma montre Timex, j'étais certain de ma place. Il ne fallait pas être Einstein pour savoir quelle était la poule numéro dix.
  La tendance naturelle de chacun est de traiter ceux qui le précèdent dans l'ordre des préséances avec admiration, cordialité et respect (même si on les envie peut-être, ou qu'on les méprise en secret).
Ceux qui nous suivent, par contre, on tend à les traiter avec indifférence, dureté, voire avec mépris.

 

 


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