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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 16:11

 

 

 

Ne pas déranger, je suis dans l’isoloir.

 

 

Il y a peu d’endroits où nous sommes face à nous-mêmes. Hormis l’utérus, les toilettes, l’appareil de radiographie et l’isoloir du jour de vote qui sont des lieux de solitude éphémères, il n’y a guère que le cercueil qui nous isole à jamais.
Mon copain Louis-Albert a fait une thèse en sociologie sur le comportement des gens dans les transports verticaux, les ascenseurs quoi. A l’aube de ce scrutin national, il serait judicieux de se pencher sur le comportement des gens dans les lieux exigus et à vocation unique : les toilettes et l’isoloir.
Ce sont des lieux d’angoisse. La vie s’y joue. L’avenir aussi. On y vit la peur de découvrir les signes d’une maladie grave, on y vit la peur de produire quelque chose de grave pour le pays avec le bulletin que l’on pose dans l’enveloppe puis dans l’urne. Assis sur la cuvette ou debout devant la tablette de l’isoloir, on est dans des questions existentielles.
« Entre mes mains, je porte votre espoir ou votre désespoir. Je suis dans l’isoloir. »
Avez- vous seulement pensé au pouvoir que vous donne votre bulletin de vote ? Dans l’isoloir tu es César, habilité à lever ou à baisser le pouce pour décider de la vie ou de la mort d’un de ces onze gladiateurs en lutte dans l’arène.

Tu es la goutte d’eau qui peut faire déborder le vase

Dans cette alcôve improvisée, l’esprit des candidats est là pour te supplier : « Vote pour moi ! ». Et tu te rends compte que tu es la goutte d’eau qui peut faire déborder le vase…
Tu es le cil qui fait pencher la balance, qui met une Miss en surpoids et la renvoie dans ses foyers sans lui donner la chance de parader devant les vainqueurs des étapes du Tour de France.
L’isoloir te transforme, toi le naïf Clark Kent, en Superman. Tu peux brandir l’enveloppe comme un trophée. « Ma voix est là – dedans. La politique du pays est entre mes mains. Toi l’énarque bon teint, toi l’idéologue et ton baratin, tu n’es rien sans mon bulletin. »
Peter Handke a écrit Die Angst des Torwarts vor dem Elfmeter ( L’angoisse du gardien de but au moment du penalty ) pour décrire toutes les phases de la peur d’un joueur au moment de la phase décisive d’un match. Qui a déjà éprouvé cette peur étrange qui t’envahit entre le moment où tu entres dans l’isoloir et le moment où tu glisses ton zettele dans l’enveloppe ?
Ami électeur, as-tu ressenti le regard posé sur toi de ta défunte mère, ce regard critique qui te fustige pour avoir fait un choix en dehors des convictions familiales, pour avoir dérogé à la règle séculaire : « Même nom, mêmes adhésions idéologiques, même couleur politique, même religion, même recette de kaaskueche » ?

Tes motivations profondes sont-elles pures ?
Ami électeur, as-tu ressenti les secousses de ta conscience qui te pose cette question de fond : « Sais-tu vraiment quelles sont tes motivations profondes et si oui, sont-elles pures ? »
Le moment passé dans l’isoloir est court. Mais il prend aux tripes. Pour un instant « tu tiens le monde entre tes mains ». Ce n’est pas anodin.
Mamema dit « Du verzählsch quatsch ! ». Tu racontes des inepties. Mamema n’a jamais connu les affres de l’isoloir. C’est Babeba qui lui préparait l’enveloppe à la maison. Elle n’avait qu’à la mettre dans l’urne. Elle n’a jamais su pour qui elle votait.

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

Ne pas déranger, je suis dans l’isoloir.
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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 16:09

 

 

 

Ma petite joie !

 

 

Ma petite joie
Tout au fond de moi
Elle me dit bonjour
Au début d'chaque jour
Je voudrais qu'elle soit
Dans les autres ma joie
Qu'elle leur donne la main
Tout au long du chemin.

 
Ma petite joie chez moi
Oh! qu'elle est bien installée
Elle est tout au fond de moi
Le Seigneur me l'a prêtée
Mais pour la conserver
Il me faut la donner
À ceux qui viennent chez moi
Et qui ont besoin de joie.


Ma petite joie
Tout au fond des bois
Elle glisse doucement
Elle est comme le vent
Au soleil elle brille
Et la nuit elle scintille
Je la sens, elle est là
Elle ne me quitte pas.

 

Ma petite joie
Tout au long des jours
Elle me montre la voie
Qui conduit à l'amour
Le Seigneur qui me voit
Un beau jour me dira
La joie que je t'ai donnée
Remplira l'éternité.


S.I.J-A.

 

Ma petite joie !
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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 23:09

 

 

 

1er mai
1er mai

 

 

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:56

 

 

 

Portés disparus.

 

Portées disparues depuis longtemps, les salles communales avec des tiroirs de congélation privés loués aux particuliers pour y cryogéniser le demi-cochon acquis avant l’hiver ou leur surproduction de haricots. On y venait pour risquer un œil sur le contenu du tiroir du voisin. Pour lui voler une part de son intimité gastronomique: « Charles, les Hakenheim vont manger Hasepfeffer aujourd’hui ! La Marie a cherché un lapin au congélateur-hiesel. »
Portées disparues les salles de postes garnies de cellules téléphoniques où on attendait le «22 à Asnières » tout en laissant traîner les oreilles pour capter les conversations des autres cabines et aller ensuite à la Coop ébruiter les nouvelles: «Marie-Louise a appelé le médecin pour Jeanne. Elle a du mal à respirer. So, donnez-moi des Bucklings ! Il faut se faire plaisir tant qu’on est en bonne santé.»
Pour en savoir plus sur les choses les plus intimes des gens, il faut suivre les émissions de télé-réalité et de radio participative. C’est là qu’ils clament à des dizaines de milliers d’inconnus le contenu de leur plat du jour, leurs problèmes de santé, leurs déboires conjugaux et leurs histoires d’héritage. J’y ai même vu l’accouchement en direct d’une amie. Son enfant n’est pas né sous X mais sous TF1.
Ce jour de 1er avril est pour moi comme un 1er novembre. Un jour où parler des disparus. Eh oui, ils ont disparu, les cyber-cafés. Fini ! Ils n’existent plus ces lieux où on avait internet pour tous et partout. Avec les smartphones et les couvertures Wi-fi on a dans le monde entier un cyber-café dans la poche. Pour quelques pièces comprises dans un forfait planétaire et une wifi gratuite sur les terrasses à mojitos ou a latte macchiato on a toujours Wikipédia, Youtube, Google et sa radio préférée dans sa poche.

Oui. Mais… nos incursions dans les pays étrangers perdent tant de leur charme sans ces moments d’immersion dans la vraie vie : celle des cyber-cafés.

Hamdoulilah, Gott sei dank, Dieu merci !
Le Maroc a fermé ces petits endroits perdus entre un hammam de quartier et un petit commerce d’œufs et de Vache qui rit ou ceux qui avaient pignon sur rue juste à côté d’une pâtisserie garnie jusqu’au plafond de cornes de gazelle. J’allais y humer les effluves de thé à la menthe et de musc. J’allais y admirer le chaos entre les fils électriques, cet enchevêtrement gordien si typique des villes orientales. J’allais y écouter les litanies de toutes ces familles collées à quatre ou cinq devant un ordinateur pour voir, par Skype, les membres de la famille à l’autre bout du pays ou à l’autre bout du monde: «Mohamed labess? Hamdoulilah ! » « Samira labess ? Hamdoulilah ! » Youness labess? Hamdoulilah ? ». On savait donc, en quelques minutes, que Farida, Mohamed, Latifa, Kahlil, Nadia et Abdelkader allaient bien, « Gott sei dank, Dieu merci !»

Cette litanie heureuse avait toujours pour moi un impact positif sur ma vie. Il est vrai qu’on se sent bête avec ses petits tracas quand on entend que tant de gens sont contents de leur vie. La preuve ! Quand un de mes enfants me demandait par Skype: «Ça va, maman ? », je ne disais pas «non, je n’arrête pas d’éternuer, avec tout ce pollen » ou «non, je ne trouve pas de Melfor», je pensais alors à mes balades dans des paysages sublimes et à mes tajines en bord de route et je disais: « Koulchi bikhir. Hamdoulilah » (Tout va bien. Dieu merci !)
Ah j’oubliais de dire, «grâce aux paraboles, j’ai pu voir les mariées s’étriper pour avoir une lune de miel à deux balles». C’est un bon sevrage pour retrouver son quotidien même si au royaume chérifien ce genre d’émission est un film de science-fiction. Stephen King aurait des scénarii plus faciles à écrire dans le pays natal d’Alain Souchon et de Michel Galabru mais aussi de Jean-Luc Mélenchon et de Dominique de Villepin.

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

Portés disparus.
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 16:41

 

 

 

 

 

 

 

je suis libre
- d'aller de l'avant
- de vouloir le meilleur
 

je suis libre
- de danser et
  de chanter
- d'aimer la vie
 

je suis libre
- de me cultiver

 

 

je suis libre
- de ne pas me prendre
   au sérieux
- de me remettre
   en question

 

 

je suis libre
- d'accepter mes faiblesses
- d'imaginer un monde parfait
 

 

 
 

je suis libre
- de répandre l'amour

 

 

 

je suis libre
- de sourire et de rire
 
 

 


je suis libre
- d'être qui je suis

je suis libre
de rester libre

 

 

 

 

 

Libre...
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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 10:24
Pâques au cacao.

- Vous préparez Pâques ?
- Et comment ! Pâques, ça se prépare tout de même.
- Vous avez participé à l’office de la Passion ?
- Pas le temps ! Tu parles ! Tous ces Lammele à faire cuire ! On en a déjà tonké dans le café ce matin. Et jeudi on a acheté les chocolats.
Chocolat ! Voilà le mot de la semaine. Chocolat ! C’est la fête du chocolat ! Des murailles de chocolat ! Des cloches, des lapins, des poules, des œufs ! Oui, mais pas que. Il y a la vie en chocolat. On a le lapin camionneur, le lapin PDG, le lapin paysan, le lapin boulanger, le lapin footballeur, le lapin chanteur. Chaque profession est fondue dans le chocolat. L’addict au chocolat peut être doublé d’un être au summum du narcissisme. Les fans de héros en deux dimensions trouvent de quoi assouvir le désir de pouvoir toucher leur idole. Il suffit d’acquérir Shrek, Bob l’éponge, Lucky Luke, Titi, Spiderman, même Michael Jackson tout en chocolat représentés posant à côté d’un œuf dans la même matière. Tout est dans tout. Tout est chocolat.

Si vous ne voulez pas être chocolat à l’école…
Hier matin. Vendredi saint. La radio a un fil conducteur : le chocolat. Je sais tout, tout. Tout un aréopage était dépêché pour vanter ses mérites et susurrer les petits dommages collatéraux qu’il peut engendrer. Un médecin parle de son action positive sur le cœur et sur le développement de l’intelligence. « Si vous ne voulez pas être chocolat à l’école, il vaut mieux absorber du cacao ». Une psychologue parle de l’effet anti-dépresseur du chocolat, cette molécule de bonheur que nous pouvons avaler sans faire la grimace et qui booste nos endorphines naturelles pour nous mener vers un bien-être proche de l’état zen. Il manquait juste une indication sur les doses à respecter. Mais comme dit Mamema : « Diss spiersch schun ! » Tu sais surtout que tu as dépassé la dose prescrite quand tu as oublié le chagrin dû à ta crise de couple et que tu ressens une violente crise de foie. Ah : j’oubliais l’intervention d’un chocolatier qui chantait l’Alléluia en parlant de la vertu pédagogique du chocolat. Alors, parents soucieux de l’éveil artistique de votre enfant, permettez-lui de créer SON personnage en chocolat ! Achetez-lui le chocolat adéquat pour le moulage et les colorants alimentaires ! Son équilibre psychologique dépend de ce processus. Le chocolat est mieux que la pâte à modeler. En effet, il contient de la lécithine !

Bigre, j’en ai appris sur le chocolat ! Même devant mon thé vert pris dans une cafétéria. Marie-Chantal y faisait un cours : « Non, il ne faut pas acheter n’importe quoi. Pour acheter du bon chocolat, il faut les moyens. Il faut du beurre de cacao et du cacao à 70 % ».

Un élément de la fracture sociale
Et de décliner les dangers auxquels s’exposent ceux qui sont condamnés à acheter des lapins bourrés d’huile de palme, « les pauvres » ! Et voilà que le chocolat est un des éléments de la fracture sociale ! De quoi alimenter un programme électoral, non ? « Je promets du chocolat au beurre de cacao et au cacao à 70 % pour tous ! »

La fête de Pâques ne peut pas être réduite au chocolat. Aujourd’hui, c’est Samedi saint. Hier, j’ai dit à Lili : « Demain, c’est Samedi saint, ça te dit quelque chose ? », et Lili de répondre : « Ben oui, c’est l’anniversaire du naufrage du Titanic. »

Y aura-t-il à cette occasion un Titanic en chocolat ?

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 10:46

 

 

Avant le mariage - Après le mariage

 

 


Avant le mariage


Elle : Salut !
Lui :  Ah, depuis le temps que j'attends ça .

Elle : Tu veux que je parte ?
Lui  :  NON. Je n'ose même pas y penser

Elle :  Tu m'aimes ?
Lui :   Bien sûr ! énormément !
Elle : Tu m'as déjà trompée ?
Lui :   Non Pourquoi demandes-tu ça ?
 
Elle : Tu veux m'embrasser ?
Lui  :  Chaque fois que j'en aurai l'occasion

Elle : Tu me battras un jour ?
Lui  : Tu es folle ? Je ne suis pas comme ça !

Elle :  Je peux te faire confiance ?
Lui  :  oui
Elle :  Chéri !


Après le mariage :                  

  Lire le texte de     
       
   BAS en HAUT

 

Avant le mariage - Après le mariage
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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 11:39
L’heure du choix.

Secrétaire médicale ou prof de philo ? Accéder à la demande en mariage de Claude ou la décliner ?
Fut un temps, le choix était à faire une fois pour toutes. Ensuite, dans le cas de la profession, c’était la ligne droite jusqu’à la retraite.
Pour le mariage, l’oukase paternel statuait sur la pérennité de la décision : « Hesch ne gewellt, hesch ne » (Tu l’as voulu, tu l’as eu). Seul le pouvoir divin sur la vie et la mort des gens pouvait interrompre l’éternité de l’engagement.
Tout choix se faisait, comme le dit la chanson : « Avec simplicité ».
Même en période d’élection, on était guidé voire embrigadé. Le curé disait du haut de la chaire : « Les bons sont à droite, les mauvais sont à gauche. C’est biblique ».
Dans mon village il n’y avait qu’un contrevenant. Il votait communiste. Chacun soupçonnait chacun d’être ce mécréant. Il y a même eu, dans la génération d’avant-guerre, un cas de vote à gauche dans ma famille. La femme d’un cousin de mon père a voté pour Jospin à la présidentielle. Motif : « Il est protestant comme moi »

Inutile de vouloir couper les cheveux à des chauves
« Au jour d’aujourd’hui », comme on dit au Café du Commerce ou dans la file du rayon charcuterie, « au jour d’aujourd’hui on ne sait plus choisir ».
Disons plutôt que le choix a perdu son côté immuable. Tu fais coiffeuse homme et la mode envoie dans la rue une armée de mecs au crâne rasé. Inutile de vouloir couper les cheveux à des chauves. Il faut faire un autre choix.
Tu es mariée à Louis-Edouard mais à cause de tes achats frénétiques sur Internet tu vois Gigi tous les jours, Gigi le BG de Colissimo. Gigi apporte le paquet, met le paquet et t’emballe. Exit Louis-Edouard.

« Au jour d’aujourd’hui », le choix est en CDD. Le choix politique aussi. Je me souviens d’une phrase entendue en 1981 au moment de l’élection de François Mitterrand : « J’ai voté pour lui pour montrer aux autres que je ne me laisse pas faire, mais s’il ne me convient pas je voterai encore pour un autre la prochaine fois ».
Fini le temps des militants à vie. Finie, la foi. Fini le temps de ceux qui suivent invariablement le même « panache blanc ».
Dans l’environnement immédiat des candidats, c’est le temps des traîtres et des opportunistes. C’est l’Ego-land.
Dans le camp des électeurs, qui fait encore un choix par conviction ? Je n’entends que des phrases vindicatives : « dene zaï’i’s » « ceux -là ils vont voir ce qu’ils vont voir ».

C’est du ball-trap
On n’est pas dans le cadre d’une élection, on est dans le cadre d’une chasse à l’homme. C’est du ball-trap. Celui qui sortira des urnes sera une sorte de Survivor. Ou alors ce sera une surprise absolue, même pour la majorité des électeurs qui auront voté pour lui. « Oh m… ! J’n’aurais pas cru qu’il sortirait. J’ai juste voté pour lui pour faire savoir que j’en avais ras le bol de la politique. Je pensais que je serais le seul »
Et Mamema dans tout ça ? Mamema ne vote plus, elle m’a dit : « C’est Babeba qui me préparait l’enveloppe. Je n’ai jamais su ce qu’il y avait dedans. Depuis qu’il est mort je ne vote plus. Je ne voudrais pas mal voter »

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
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L’heure du choix.
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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 11:28

 

 

 

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Tournez manège.....petit  gros prob au niveau overblog.....
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Published by Simone
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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 11:00

 

 

 

Tournez manège.

Tournez manège

Ce n’est pas par excès d’humilité que Macron demande soudain qu’on le considère en outsider dans la course à l’Élysée. Dans les limbes agités d’une campagne imprévisible, l’ancien ministre de l’Économie pressent le péril de passer pour favori.

Le feu nourri des autres candidats sur sa personne confirme le danger d’être en vue. Aussi jeune soit-il, l’énarque retient la leçon de l’histoire des présidentielles. Des Balladur, Jospin ou Juppé ont lourdement chuté au pied du piédestal déjà dressé pour eux.

Macron tente de se replacer parmi les candidats réunis ce soir sur un plateau télé. Pas par risque de mal paraître. Plutôt par crainte de trop paraître et d’en faire les frais ! Déjà, dans ce « tournez manège » électoral, Le Pen veut mordre sur l’électorat de Fillon, Fillon gratter des suffrages chez Macron, Dupont-Aignan draguer les déçus de Fillon et Mélenchon raboter le socle de Macron, après avoir fait ses courses chez Hamon…

Ce n’est pas fini. Car en voulant ratisser large, depuis la gauche sociale-démocrate jusqu’à la droite sociale, Macron est celui qui irrite le plus de monde. Il est dépeint en bernard-l’hermite de cette présidentielle, guettant toute niche à l’abandon pour l’investir.

Pas étonnant que la chasse à l’impétrant soit ouverte. Logique aussi que l’intéressé se prétende petit gibier : donné pour le vote utile face à une vague frontiste, Macron ne veut pas d’un destin de favori carbonisé.

La perspective d’un vrai choc de vrais programmes s’éloigne. Dans cette guerre de positions, les armes sont à géométrie variable et à portée adaptable. Attaques personnelles et petites phrases priment, pour l’instant. À croire, comme dans certaines fables, qu’on ne puisse plus gagner de voix qu’aux dépens d’autrui.

 

 

Didier Rose
L’éditorial

 
 
Je pense donc je lis les DNA 
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Published by Simone - dans Didier Rose
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