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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 17:29

 

 

La Compagnie créole est un groupe français (antillo-guyanais) populaire des années 1980 encore très populaire à travers la francophonie. Le groupe a été fondé en 1975 et a d'abord sorti, en 1976, un album intitulé Ba mwen en ti bo, puis en 1982, l'album Blogodo. En 1983, ils sortent Vive le douanier Rousseau ! et C'est bon pour le moral (qui seront leurs plus grands succès).
Le groupe est composé de :

     Corine Perlot ( née le 15 août 1959)
    Clémence Bringtown (née le 17 décembre 1948 )

    José Sébéloué (né le 17 septembre 1948 )

    Guy Bevert (né le 18 février 1949)

    Julien Tarquin (né le 16 septembre 1948)

    Arthur Apatout (né le 6 juin 1951)  est producteur.

 

 

 


Noël, joyeux Noël !
Bons baisers de Fort-de-France
Ce soir on éteint la télé
Ce soir ensemble on va chanter

Ici les champs recouverts de neige,
On ne les connaît qu'en photo
Le père Noël n'a pas de traîneau
Le fond de l'air est bien trop chaud
Ici les portes sont toujours ouvertes
On peut entrer dans la maison
Et pour partager nos chansons
On n'a pas besoin d'invitations


Y a pas de sapins sur la montagne
On a décoré les manguiers
Y a pas de souliers dans la cheminée
Mais pour tout le monde y a des cadeaux
Ici les champs recouverts de neige
On ne les connaît qu'en photo
Le père Noël n'a pas de traîneau
Mais pour tout le monde y a des cadeaux

 

Auteurs compositeurs :
Daniel Vangarde - Jean Kluger

 

 1984 

 

 

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 17:23

 

 

 

 

 

Bientôt, ce sera encore Noël
Il faut que tu le saches Père Noël
Je voudrais que tu lises mon courriel
Avant que tu ne partes de ton ciel
Cette année je ne veux pas d’une poupée
Ni de chocolats comme l’an passé
Gentil oui, tu le serais vraiment
Si pour Noël tu pensais à mes parents
Apporte plutôt du travail à mon Papa
Et à Maman la santé qu’elle n’a pas
Viens surtout pour mes parents cette fois
Ils ont vraiment besoin de toi, je crois
Redonne-leur le goût de s’aimer
Sur lequel reposait ma sécurité
Je voudrais que le Noël de cette année
Soit celui dont je me souviendrai
Qu’il soit un Noël plein de tendresse
Surtout, sans espace pour la tristesse
Aide-moi Père Noël si tu le peux
A nous deux, on pourrait les rendre heureux

   Claude Marcel Breault

          décédé le 26 octobre 2012     

 

 

 

 

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 16:53

 

 

 

  Maman s'étonne :
Claudine 5 ans a dessiné des moutons de toutes les couleurs.
Elle répond : -Tu tricotes bien avec des laines de toutes les couleurs !
 
Clément 5 an se réveille avant tout le monde, mais il sait pourquoi :
- Parce que je dors plus vite que les autres.
  Olivier tousse : il a un chat dans la gorge.
Et la petite Véronique 3 ans de s'inquiéter :

 - Ce sont ses griffes qui te font mal
 
Mamie et Papy ne  vivent plus ensemble : Ils ne s'entendaient plus !
Conclusion de Marie 4 ans:
- Fallait parler plus fort !
 
Au bord de la plage, un jour de marée basse surprise de Marie 4 ans  
- Maman la mer a fondu !
 
Arnaud 5 ans inquiet

- Il est beau le feu d'artifice, mais il va abîmer le ciel ?
 

Sa grande sœur revient de chez le dentiste avec un appareil,
Chloé  4 ans demande :

-Tu as mis des bijoux à tes dents ?
 
Au zoo, Brian 3 ans  a eu de la peine pour le dromadaire :
- Il est tombé et il s'est fait une grosse bosse !
 

Le facteur tend une lettre au père de Vincent 4 ans
- la lettre est arrivée par avion !
- Ne le crois pas papa ! je l'ai vu arriver en vélo !

 

Benjamin 4 ans ce fait traiter de petit voyou par sa grande sœur.
- Et toi grande voyelle !

 

Un papillon ouvre et ferme ses ailes
Admiratif Tom 3 ans s'écrie
- Regarde Mamie, il fait bravo !

 

L'orage éclate, Stéphane 3 ans
- Et les éclairs ....
où on les branche ?

 

Le chien du voisin aboie
Ambre  2 ans lui crie
- Arrête ! tu fais peur à mes oreilles !

 

  Nicolas  3 ans réclame de la confiture de canard
- c'est de la confiture de coing dit mamie.
-  Un coin coin c'est pareil !

 

Dans la salle d'attente du médecin, ce lundi,
il y avait grand monde....une maman et ses deux enfants attendaient et cela depuis un certain temps,
l'ainé âgé de 6 ans me dit "le docteur exagère......."

 

Guillaume 6 ans doit passer une radio et s'inquiète.
Constance 3 ans le rassure
- Faut pas avoir peur ! on va te mettre de la musique.

 

 

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 17:38

 

 


 

C’est parti ! Ça sent le sapin, la cannelle et la pomme chaude. Tino Rossi se la joue « Ghost » et refait un tour de chant à la façon des Vieilles Canailles du rock français qu’on avait ressorties également pour quelques concerts avant de les renvoyer à leurs Doliprane et leurs cannes.
Tout recommence. Et pourtant, rien n’est jamais pareil. Waydelich dit « Une boîte de sardines ressemble à une autre boîte de sardines mais elles n’ont pas la même histoire ». Ce sont les histoires autour de ses Noëls qui font que Noël est ressenti autrement par chacun. Prononcez le mot dans la rue à chaque passant et fixez sa réaction dans la photothèque et dans la phonothèque de votre tout nouveau smartphone, celui qui vous rappelle les anniversaires du jour, la valeur de l’euro face au yen, les rendez-vous chez le pédicure, celui qui calcule vos calories, écrit vos textos par écriture intuitive et vous permet de vous engueuler avec un homme à la voix synthétique qui vous renseigne sur tout sans laisser de poils dans votre lavabo.
Tout le monde s’exprime, même les morts.
Dans le jargon des médias on appelait cela un micro-trottoir. Pour cet exercice, le petit reporter musclé allait parcourir les rues avec son magnéto Nagra de 6 kilos sous le bras pour interroger le chaland. De nos jours, il suffit de lire les tweets et les posts Facebook pour savoir l’opinion vraie des gens sur un sujet car tout le monde s’exprime. Même les morts qui continuent à exister sur leur page Facebook.
Alors Noël. Il y a ceux qui émettent des sons aigus « Jouhou » et d’autres des sons graves « Hole mi ! Cherchez-moi ! » Il y a les « Kling » et les « Klang ». Les Kling se délectent de cette période « C’est quand même beau toutes ces lumières ! Et puis je décore mes fenêtres ; les branches de sapin, ça change des pétunias, gall ? »
« J’aime ce moment de l’année, je me fais du thé de Noël, j’allume des bougies, je mange des chocolats, j’ai un autre comportement que dans le reste de l’année et surtout je peux de nouveau porter le Astrakan Mantel de maman ». « Hop, moi je dis, c’est bon de boire du warmer vin chaud Wyn. Moi j’en bois à beaucoup de stands, nit, il faut encourager les pompiers et la Croix Rouge et tous les autres. En plus, comme on te donne deux euros quand tu rends le verre, t’as l’impression que c’est gratuit ».
Le syndrome du pain d’épices ?
À ces paroles, tu te dis que Noël doit faire sécréter des endorphines dans le corps, anesthésier les soucis, dissoudre les chagrins. Est-ce le syndrome du pain d’épices ? Il est vrai que ce gâteau en forme de cœur ou de cake possède tous les ingrédients du bonheur : de la cannelle pour chasser les mauvais esprits, du girofle contre le mal de dents, du bicarbonate pour une bonne digestion, des dents blanches et un effet nettoyant pour la céramique des sanitaires. Que demander de plus ?
Euphorique ? Vous avez dit que je suis euphorique ? Peut-être l’étais-je avec les « Kling ». C’est un des symptômes de mon empathie naturelle : Être d’accord avec ceux qu’on écoute. Je suis donc aussi d’accord avec les « Klang ». Les Wihnachts-Brummler (les râleurs de Noël) ne manquent pas. « Ça commence trop tôt. Bientôt on pourra fêter Noël avec les chrysanthèmes et les citrouilles. Hop ! Ça économisera le sapin et les boules ».
Les séparatistes de Noël
« Moi, je ne me réjouis pas, on sera de nouveau chez la belle-sœur qui veut faire Masterchef végétarien et qui va nous seriner avec son soja et sa soupe au quinoa en disant qu’il faut respecter l’âne et le bœuf qui ont réchauffé l’enfant Jésus et qui ne méritent pas de finir en salami ou en bourguignon ». « Moi, je suis contre Noël parce que ça fait dépenser trop d’argent, Noël c’est comme un percepteur qui se mettrait dans votre salon, couvert de lumières, pour vous vider votre porte-monnaie ».
000000aaaaa.jpgJe les connais, les séparatistes de Noël, ceux qui se terrent chez eux en relisant les écrits sur l’athéisme de Karl Marx, en regardant l’intégrale de Star Wars pour se propulser dans le futur au lieu d’évoquer le passé. J’en ai vu aussi qui migrent vers des contrées pour lesquelles Noël n’a pas de visa et là, sous une tente, une yourte ou dans une chambre d’hôte chez des gens qui affichent le concept « Maison laïque et Feng shui », là, ils méditeront dans un hamac suspendu au-dessus d’un carré de galets dans des odeurs de thé fumé.
Confucius dit « Être pour Noël ou contre Noël, c’est le ying et le yang d’une même vibration, car toutes les cloches font Dong une fois qu’elles ont fait Ding ».
 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ....


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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 12:02

 

 

Peter Holm, né 13 Juin 1947 de son vrai nom Peter Sjöholm, est un chanteur et "playboy" suédois des années 1960-1970. Marié de 1985 à 1986 avec l'actrice Joan Collins et mariage annulé en décembre 1986.

 

 

 



 

 


Monia, Monia, Monia, Monia
Monia dans tes yeux
J´ai trouvé le bonheur

Monia, dans mon cœur
J´t´ai trouvé pour la vie

parlé :
Aussi longtemps que je vivrai, Monia
Je me souviendrai de toi, Monia

Monia, dans tes yeux
J´ai trouvé le bonheur

 

 

1968

 

 

 

 

 

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 17:30







  •  

    ils sont là assis dans le soleil couchant.
    Comme au soir de leur vie, attendant leur demain.
    Ce sont des vieux, à la maison de retraite.
    Ils savent raconter les paysages et les rires d'antan,
    Les folles aventures de leurs jeunes années.
    Des vieux ? N’est-ce pas dérangeant ?
    On les parque là bas, pour ne plus s’en soucier,
    Ou parce que leur grand âge était devenu trop lourd à porter.
    Ils sont désormais bien soignés, et nourris.
    Mais la vie si remplie, qu’ils cultivent encore
    N’est pas qu’un corps à nourrir, à soigner.
    Ils attendent aussi, de leurs fils, de leurs filles,
    Et même de ces petits qu’ils veulent voir grandir
    Une parole, une attention, une visite d’affection.
    Des mots d’amour et de passion,
    Qui leur montre chaque jour qu’ils sont encore vivants !
    Oui, on compte sur eux, pas sur leur portefeuille...
    Vouloir compter sur eux parce qu’ils sont nos aïeux !


 

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 10:42

 

 

 

 



 

Mamema disait « Tu peux tout faire sauf te faire prendre ». Il est vrai que d’être pris sur le vif en train de commettre une de ces choses qui enfreignent les règles de bienséance, les lois du code pénal, celles du décalogue ou qui raccourcissent la durée de vie des objets nous plonge dans un sentiment mêlé de honte et de contrition.

  Comme l’erreur est humaine et comme nous sommes tous profondément humains, nous ne pouvons pas toujours échapper à ce que le dictionnaire appelle une faute, une bévue, ce que la bible appelle un péché, ce que le garagiste appelle une aile froissée et ce que le teinturier appelle une tache. Confucius dit « Si tu trempes ton t-shirt noir en entier dans l’eau de javel on ne verra plus qu’il présente des taches de javel par endroits ».

  L’escamotage est un art dont les ficelles sont inhérentes à l’intelligence de l’espèce humaine. Le Tipp-Ex cache les fautes, un pull à col roulé cache les suçons, un chewing-gum à la menthe cache les odeurs de cigarettes, la super-glu fait disparaître les bris de vases, le dessous de lit avale le désordre d’une chambre en un tour de mains, la boîte aux lettres abrite les accessoires interdits aux ados entre l’heure de leur retour de l’école et leur départ pour la même institution le lendemain matin.

  Le moindre bas filé peut bouleverser nos comportements rationnels

  Nous sommes tous de vils escamoteurs. Cette délinquance mineure nous pousse à faire des achats compulsifs dictés par le feu de notre culpabilité et nous précipite dans les boutiques de produits solvants, dans les rayons de colles et de clous ou chez Dédé l’Astuce qui saura remettre les choses en état contre paiement TTC. Für eine heile Welt… pour que notre monde retrouve son axe de rotation.

  Le moindre bas filé peut bouleverser nos comportements rationnels. Dans ces moments affreux où l’on voit ses mailles qui se sont désolidarisées du réseau, Simsalabim ! On sort un vernis à ongle pour circonscrire les mailles rebelles et on applique une de ces rustines idoines : une étoile en maille forte adhésive. Le trou devient alors déco. C’est la vieille loi des écussons adhésifs qu’on appliquait au fer chaud sur les trous dans les pantalons. Lili dit « le jean est le meilleur remailleur pour les bas ». Personne ne voit les mailles filées de ton collant quand tu en portes. Et les trous dans les jeans ? Ils disparaissent derrière des trous artistiques inventés par les créateurs de mode. Plus il y a de trous, moins on voit qu’il y avait un trou.

  Je ne lance la première pierre à personne. Elle pourrait avoir un effet boomerang et je pourrais le recevoir en pleine tronche. Il est vrai que je suis en chasse de la moindre tache et de la moindre particule intruse. Je vis la main prête à saisir l’éponge qui gratte avec son dos, la bouteille de vinaigre blanc ou le paquet de bicarbonate de soude. Schönheitsfehler ? « Wisch und weg » Ah ! J’oubliais le petit aspirateur de table ! Avec moi, il doit subir une vie de boulimique, forcé qu’il est d’avaler illico presto les miettes, les poils du chat et les molécules de poussière de rue que les chaussures déposent sur le carrelage.

Tout passe, tout casse, seuls les détritus restent 

000000aaaaa.jpgIl y a juste un problème avec les aspirateurs maintenant, qu’ils soient grands ou petits : ils sont transparents ! Ils ne cachent plus ni la poussière ni les peaux mortes, ni les cheveux tombés, ni les feuilles jaunies. Ils nous rappellent sans cesse que tout passe, que tout casse mais que les détritus restent.

 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....  mais toutes les deux... alsaciennes  ....

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 18:00

 

 

ABBA est un groupe de pop suédois fondé à Stockholm en novembre 1970. Les initiales des quatre membres forment l'acronyme et palindrome ABBA, ce n'est qu'en 1976 que le désormais célèbre ambigramme, avec un B inversé, sera utilisé comme logo. Le groupe a vendu plus de 375 millions de disques et se sont séparés en 1982.  Membres     :

Agnetha Ase Fältsko 5 avril 1950

 1967–1988     2004–2005

 
Goran Bror Benny 16 décembre 1946 Andersson 1970 à 1982.  

Björn Christian Ulvaeus 25 avril 1945

1963 -

 

Anni-Frid Lyngstad 15 novembre 1945
1967–1984     1996–2004

 

 

{C}

 

 

 

I have a dream, a song to sing
To help me cope with anything
If you see the wonder of a fairy tale
You can take the future even if you fail
I believe in angels
Something good in everything I see
I believe in angels
When I know the time is right for me
I'll cross the stream - I have a dream

 

 

J'ai un rêve, une chanson à chanter
Pour m'aider à faire face à tout
Si tu vois la magie d'un conte de fées
Tu peux affronter l'avenir même si tu échoues
Je crois aux anges
Il y a quelque chose de bon dans tout ce que je vois
Je crois aux anges
Quand je sais que le temps est bon pour moi
Je traverserai le ruisseau - J'ai un rêve

J'ai un rêve, un fantasme
Pour m'aider à traverser la réalité
Et ma destination fait que ça en vaut la peine
Poussé à travers l'obscurité reste un autre mile


Je crois aux anges
Il y a du bon dans tout ce que je vois
Je crois aux anges
Quand je sais que le temps est bon pour moi
Je traverserai le ruisseau - J'ai un rêve

J'ai un rêve, une chanson à chanter
Pour m'aider à faire face à tout
Si tu vois la magie d'un conte de fées
Tu peux affronter l'avenir même si tu échoues

 

 

   chanson  écrite par Benny Andersson et Bjorn Ulvaeus

1979

 

 

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 10:45

 


 

Un paysan occupe toute la largeur de la route avec son tracteur.

  Ça énerve un jeune type qui le suit dans une superbe voiture de sport et qui,  l' occasion se présentant, met les gaz et double le tracteur en trombe en hurlant au paysan,  en montrant son capot : "il y a 200 chevaux là-dessous". 
Il va si vite qu'il loupe un virage un peu serré et tombe dans un étang.... Quelques minutes plus tard, le paysan arrive à sa hauteur :   "Alors, on fait boire ses bêtes ???".


 

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 12:42

 

 

 

 

 


   

 

 

Un jour tu te réveilles avec cette certitude : je vais marcher. Tu entres alors dans cette période de ta vie où tu fais de la marche consciente. Et tu marches. Non plus en mettant un pied devant l’autre pour aller d’un point A vers un point B comme le veut la vie qui te pousse du lit à la table, de la table à le quête de nourriture, du boulot vers la maison.

  Tu marches pour garder la forme, pour éliminer le sucre de ton sang, les kilos sur les hanches et pour une méditation active. Les arbres et les étendues cultivées te ramènent à une forme de contemplation ou de vie mystique. Tu vis les rêveries d’un promeneur solitaire.

Marcher est une philosophie, un acte politique

  Parfois tu marches en groupe comme pour les processions, comme dans les manifs, comme pour aller à Saint-Jacques-de-Compostelle. Tu marches alors pour la paix dans le monde, pour le salut du grand hamster d’Alsace, pour alimenter la caisse des pompiers. Tu marches contre le racisme, contre les violences faites aux femmes ou contre les manteaux de fourrure. Marcher est une philosophie. Marcher est un acte politique. Ni Mao, ni Martin Luther King ne diront le contraire.

  Les grandes marches s’inscrivent dans l’Histoire. Le Strasbourg-Paris devenu le Paris-Colmar est de celles-là. « On va regarder les marcheurs ! » Cette phrase exclamative nous poussait au bord des routes pour voir se déhancher ces forcenés de la marche en route pour un périple non-stop de plus de 400 km. Je revois encore leurs coudes noueux, leurs visages émaciés aux nerfs tirés par l’effort, leurs jambes agitées par des mouvements bizarres de leur bassin. On leur faisait des signes avec nos fanions, on contemplait ces héros de l’impossible, ces surhommes devant l’effort, parcourir ces kilomètres d’asphalte qui avaient finalement le même but que le TGV : rallier Paris à la capitale du Bas-Rhin ou à celle du Haut-Rhin en un minimum de temps. Un exploit fait pour gagner un truc pas plus affriolant qu’un lot de tombola des stands du Messti. « Et un mixer pour Roger ! » et « Un bon pour une épilation pour François, c’est sa femme qui va être contente ! » Le vainqueur ramassait un téléviseur, pas plus donc que Germaine qui passerait un dimanche après-midi assise devant ses grilles de loto bingo.

  Je les ai côtoyés de près ces hommes que rien n’arrêtait. Ni la pluie. Ni le froid. Ni les ampoules. Le genre de sportif qui n’a ni sponsor, ni manager, ni soigneur, ni garde du corps, ni staff médical. Il fallait les voir de près, vidant des tubes entiers de crème dans les chaussettes pour éviter les douleurs. Il fallait combattre les chaussettes : elles échauffent les pieds, les écorchent aussi ou provoquent des réactions allergiques selon leurs composantes textiles.

  L’histoire s’arrête avec un décret du maire de Colmar.

  Il fallait voir leurs chaussures grandir au fil du parcours. Un Paris-Colmar qui se commence avec un 41 se finit avec un 44. Tu vis sur un grand pied à l’arrivée. Tu arrives juste encore mu par la caféine contenue dans tes cellules pour te permettre de rester éveillé et grâce à la chaleur de l’ami qui marche à côté de toi et dont la chaleur corporelle te sert de GPS. Mais tu arrives. Tu es un héros, un vrai.

  Hélas, il arrive un jour où on achève les chevaux, un jour aussi où on vire les héros. On ne le trouve pas rentable. On trouve cette forme d’héroïsme obsolète. Ce sport sans accessoires est rébarbatif au monde commercial. Parce qu’à part des chaussettes et de bonnes chaussures il ne fait rien vendre : ni voiture, ni maillots, ni billet d’entrées aux prix prohibitifs. Il n’est pas utile au produit national brut. Il est comme un moulin à café dans ce monde de capsules. 

000000aaaaa.jpgL’histoire s’arrête avec un décret du maire de Colmar. Mamema dit : « Il faut être Moïse pour arrêter les eaux tumultueuses de la mer. Alors on arrête ce qu’on peut ».

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

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deytsc

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