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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 12:17

 

 

 

 

 

   « Geh nie gaje de Wind », disait ma grand-mère (ne marche jamais contre le vent), le monde va bien quand le vent nous pousse dans la bonne direction, quand dans le frêle esquif de notre vie les dieux nous emmènent vers cet endroit où l’herbe est toujours verte. Mais les dieux de nos jours sont chassés au nom de la laïcité et au nom de l’hygiène qui recommande cette désintoxication du peuple par la suppression de son « opium ». 

Les vents contraires soufflent avec rage. Le tsunami des idéologues a balayé les assises de nos certitudes. « Die Welt steht Kopf », le monde ne tourne plus rond. 

Les valeurs ont été remisées dans le Grévin, les gadgets obsolètes au même titre que le vase de Soissons, la baignoire de Marat et la jupe en bananes de Joséphine Baker.

  La seule certitude qui reste aux gamins de 18 ans, c’est de mourir un jour car ils ne voient pas un avenir rose immédiat au bout de leur longue route scolaire et on les laisse s’étioler, se scarifier et s’amaigrir dans des jeans de marque, avec le casque de leur Smartphone sur les oreilles. Ou les laisse se perdre dans un monde virtuel. 

Les femmes dépriment dans leur solitude de femme bafouée ou de parent isolé. Elles broient du noir devant leurs misérables feuilles de paye. On brandit la CAF mais les bouteilles d’oxygène ne remplacent pas les poumons. La précarité n’est pas un avenir. Les béquilles doivent être transitoires. « No future » n’est pas un slogan à écrire sur le fronton des mairies.

  Mamema disait : « Wann de Moral hangt, geh zuem Dokter, er hett Pilverle » (si tu n’as pas le moral, va chez le médecin, il a des cachets pour ça). Oui Mamema, mais le médecin déprime lui-même. Le mien est sous antidépresseur depuis toutes ces tracasseries qu’on lui inflige sur le plan administratif.

Les chefs de police sont en prison

Si vous êtes dans la mouise, ne cherchez pas secours chez votre avocat. Il marche dans la même gadoue que vous. Il réclame justice comme vous. Il n’y a plus d’avocat pour vous, il n’y a même plus d’avocat pour les avocats. Chacun doit plaider pour soi. Dans les prétoires il y a des robes noires avec col blanc de tous les côtés de la barrière.

Comment ? Vous voulez rechercher la justice auprès de la police ? Vous ne trouverez personne au poste. Ceux qui ont été caillassés sont encore en maladie avec changement de pansements toutes les deux heures, les autres préparent une razzia contre des policiers ripoux.

  Oui, Mesdames et Messieurs, nous sommes chez les Dalton. Les policiers pourchassent les policiers. Les chefs de police sont en prison, ces prisons où pourtant il y a déjà assez de monde avec les délinquants.

Qui sait si Dieu n’est pas devenu athée ?

Confucius dit : « Le monde est rond. Les contraires sont toujours proches. Le point le plus près de la maison est aussi le point le plus loin de la maison si on passe par derrière ».
Les médecins peuvent donc être malades ? Les policiers peuvent être ripoux ! ? Les avocats peuvent être traités injustement ? Les profs peuvent avoir peur des élèves ? Le directeur de Pôle emploi pourrait-il perdre son boulot ?

000000aaaaa.jpg

 

Plus rien n’est sûr en ce bas- monde.  J’ose à peine prier le ciel. En voyant tout ce fatras, qui sait si Dieu n’est pas devenu athée ? 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

 


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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 18:24

 

 

Hank Marvin (né Brian Robson Rankin le 28 octobre 1941 à Newcastle) est un guitariste britannique, leader du groupe de rock The Shadows. Il doit sa reconnaissance à son style particulier, qualifié d'expressif et mélodique.

 

 

 

Don't Cry for Me Argentina - 1977
comédie musicale Evita écrite par Tim Rice né le 10 novembre 1944, à Amersham, Buckinghamshire, Angleterre, parolier et présentateur de radio britannique et composée par Andrew Lloyd Webber né le 22 mars 1948 à Kensington, Londres, compositeur britannique de comédies musicales.

 

 

 

 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 18:04

 

 

 

 


  


Aimer
n'est pas un verbe
pour tous les jours.
C'est un verbe fragile,
on a très rarement
l'occasion
de l'utiliser.
Comme
le service en cristal
de bonne-maman.
On le garde
précieusement
dans le buffet
de
la salle à manger.

Jean-Louis Fournier


 



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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 17:24

 

 

 

 

 

 

«Il paraît qu’on les reverra défiler au pas dans nos rues, exhortés à poser le pied gauche avant le pied droit par un sous-officier scandant inlassablement ces deux mots « Han deï, han deï ! »

 Il paraît qu’on entendra à nouveau résonner les tambours et les clairons. Mamema dira : “C’est en rentrant de l’armée que les jeunes de jadis ont ramené la musique dans nos villages”. Nos fanfares municipales sont nées là et ont gardé de l’armée les uniformes et les formations en rectangle parfait pour parader. Il paraît que c’est une demande unanime de revoir des soldats, des troufions, des pioupious en kaki.

Du lien social

L’État pense que ce serait bien. Les fées se penchent sur ce projet. Le sociologue dit : “Cela tissera du lien social.” Tous ces jeunes issus de milieux différents apprendront à se connaître, à vivre ensemble. Quand on remarque que les autres ronflent aussi et que les autres puent des pieds aussi on ne se sent plus paria du bonheur. Le politique dit : “Ils apprendront à nouveau ce que c’est un pays, une nation, un peuple.”

Ils se rendront compte de la notion de groupe. La fraternité et l’égalité naissent dans les boîtes de ration. L’espoir se cultive à force d’attendre le vaguemestre avec un paquet postal de compléments alimentaires comme le saucisson, le chocolat et les terrines de maman. Les responsables de l’état civil diront : “La démographie va avancer.” Il est vrai que le soldat ensemence le terreau démographique situé dans un rayon de 10 km autour de sa caserne, soit parce qu’il s’ennuie loin de chez lui, soit qu’il veut se prolonger dans la vie d’un enfant avant de disparaître au combat.

 Il paraît que les scénaristes de films se réjouissent de refaire des chefs-d’œuvre au lieu de se contenter de nous gaver avec des navets.

On rencontrera peut-être sur un écran un autre Robin William crier “Good Morning !” On pourra rire sur de nouveaux “Charlot Soldat” ou “Laurel et Hardy conscrits”.

 Il paraît que ce sera un progrès social, un nouvel équilibre pour l’individu. Oui, mais créer des régiments de 500 pious-pious pour s’occuper des vieux, lacer les godasses des enfants de maternelle ou vider les haricots à l’hôpital ce n’est pas la peine.

Il y a des formations spéciales pour ça. On ne donne pas un équilibre psychologique aux uns en enlevant le travail aux autres. On ne donne pas 500 euros à l’un pour ne pas avoir à donner 1 200 euros à l’autre.

 Poser un être nouveau « Soldat de 2015 » sur l’échiquier de la vie pour permettre à la société de retrouver de vraies valeurs, c’est bien à condition d’inventer la vie qui va avec.

 000000aaaaa.jpgMamema dit : “C’est comme avec les schittle. C’est bien de tronçonner un arbre et mettre les rondins sur le billot pour en faire des bûches. Mais si tu ne mets pas ces bûches dans le feu, elles se demanderont toujours à quoi elles servent si elles restent empilées dans le hangar”».

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

 

 


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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 18:45

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon chagrin
je me le garde au chaud,
pour moi toute seule.
C'est à ce prix-là qu'il reste entier et vivant.
Quand j'en parle,
j'ai remarqué, il s'évapore.
Il ne veut plus rien dire.

 

 

   

 


 

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 18:24


 

 

Artémios Ventoúris Roússos dit Demis Roussos est un musicien et chanteur grec, né le 15 juin 1946 à Alexandrie en Égypte et mort le 25 janvier 2015 à Athènes.

 

 

Partout autour de nous,
Y'a des signes d'espoir dans les regards
Donnons leurs écrits car dans la nuit
Tout s'efface même leur trace
On écrit sur les murs le nom de ceux qu'on aime

Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l ‘encre de nos veines
On dessine tout ce que l'on voudrait dire
On écrit sur les murs la force de nos rêves

Nos espoirs en forme de graffiti
On écrit sur les murs pour que l'amour se ne lève
Un beau jour sur le monde endormi
Des mots seulement gravés pour ne pas oublier pour tout changer

Mélangeons demain dans un refrain nos visages, métissages
On écrit sur les murs le nom de ceux qu'on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l ‘encre de nos veines
On dessine tout ce que l'on voudrait dire

On écrit sur les murs la force de nos rêves
Nos espoirs en forme de graffiti
On écrit sur les murs pour que l'amour ne se lève
Un beau jour sur le monde endormi

On écrit sur les murs le nom de ceux qu'on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l ‘encre de nos veines
On dessine tout ce que l'on voudrait dire

On écrit sur les murs la force de nos rêves
Nos espoirs en forme de graffiti
On écrit sur les murs pour que l'amour ne se lève
Un beau jour sur le monde endormi

 

 
Demis Roussos

1988


Paroles et musique    
Romano Musumarra   Jean-Marie Moreau


 

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 08:00





 


 
 Quand le matin je sommeille Attendant le déjeuner Devinez qui me réveille ? D'un baiser au bout de mon nez C'est toi petite maman Toi qui sais toujours comment Me rendre heureux(se) et content(e) Et je t'aime tant ! Ma chère petite maman. Virginie, M.Enf. Moutier
 
 

Il y a plus de fleurs Pour ma mère, en mon coeur, Que dans tous les vergers ; Plus de merles rieurs Pour ma mère, en mon coeur, Que dans le monde entier ; Et bien plus de baisers Pour ma mère, en mon coeur, Qu’on en pourrait donner. Maurice Carême
 
 
 
Pour toi maman J'ai fait un ruisseau avec mes rêves Avec mon rire j'ai fait le soleil Avec des mots magiques j'ai fait Un petit pont sur l'eau et j'ai traversé le ruisseau pour te dire : Maman je t'aime.
 
 
 
Tout peut s’user. Mais moi, je connais quelque chose Qui ne peut pas s’user. C’est la joue de maman Qui reçoit des baisers de son enfant Maurice Carême
 
 
Elle est brillante comme le soleil Belle comme une rose juste éclose Printanière comme la rosée du matin Solide comme les arbres de la forêt Délicate comme un flocon de neige Douce comme le velours de la pêche De nous tous, elle est la plus futée ! Et sur elle, je peux toujours compter! Ma maman à moi, c'est tout simple Elle est magique.
 
 

Qui m'embrasse le matin... Me fait plein de câlins ? Qui m'habille et me coiffe... Me donne à boire si j'ai soif ? Qui prépare des gâteaux... Soigne mes petits bobos? Qui raconte des histoires... Pour m'endormir le soir ? C'est ma maman, Maman chérie.... Et c'est elle La plus jolie !
 
 
Même si le lilas A oublié de fleurir Même si l'alouette A oublié de chanter Même si le soleil A oublié de venir Ne t'en fais pas Maman chérie, Ne t'en fais pas Moi je suis là !
 
 
 
Ouvre grand la fenêtre Maman Ouvre grand Chut! Ecoute le vent Qui te porte un poème Des milliers de "je t'aime" Chut! Ecoute le vent Comme un jour de printemps Il t'apporte un baiser Celui de ton enfant Bonne fête maman !
 
 
Un miroir ne se souvient de rien, Ni des regards, Ni des sourires Mais ton enfant, Chère Maman, Se souviendra toujours De tes regards, De tes sourires, De ton amour !
 
 
   Pour toi j'ai fait ce collier Il te plaira j'espère Mais je sais que tu préfères Un collier bien plus beau Un collier bien plus doux Mes deux bras autour de ton cou.
 
 
Les bras d'une maman Sont comme un petit lit, Un lit jamais défait, Qui sent bon les baisers.
Ma vie est un enchantement Quand je m'endors, Quand je m'éveille, Ou quand je joue, A tout moment, Une fée douce me surveille Et m'entoure de soins charmants Cette merveille : C'est ma maman !
 
 
 
 
Le visage de maman est doux J'aime l'embrasser Les yeux d'une maman sont beaux J'aime les regarder Les mains de maman sont lisses J'aime les caresser Le coeur de maman est bon Pour lui j'aime chanter.

 
 
On dit que la coccinelle Est un petit porte-bonheur Mais elle vole Et s'envole ! Tandis que moi, chère maman C'est bien mieux qu'une coccinelle Je serai ton porte-bonheur En ce beau jour Et pour toujours.
 
                                               




 

                                               
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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 18:53

 

 

 

 

 

   Scène de train. Scène ordinaire. Un wagon de gens réunis par hasard, par des horaires communs, dans des transports horizontaux. Ce point commun ne fait pas le ciment de rencontres. On ne se parle pas. Chacun est occupé. Celui-ci écoute de la musique, les oreilles bouchées par des écouteurs. Celle-là joue à Candy Crush, le visage figé par l’attention portée au jeu. Le troisième fait ses SMS avec les pouces sur un clavier minuscule. La quatrième fait les soins quotidiens à apporter à ses ongles et Dieu sait que le monde disparaît quand on doit se concentrer sur la bonne répartition du vernis. Personne ne lève le nez. Comment faire pour que ces gens-là se parlent ? 

C’est simple : enlevez leur le train. Laissez-les sur le quai et ils deviendront une foule irritée, revendicatrice et créatrice de slogans. « Pas de train, pas d’autorail ? Vous n’êtes que des canailles ». « Cheminots gare à vos jambonneaux ». Et ça scande et ça se donne la main pour une manif.

  La foule naît de la pensée unique. « La foule, c’est quand tout le monde veut tout en même temps. » Merci, ce début d’année a largement illustré cette définition. J’ai couru. J’ai couru pour les soldes, marathonienne d’un jour, en quête de mes effets noirs, prête à me mesurer aux autres mais aussi rassurée par le fait de courir dans la même direction que les autres dans cette fraternité bisannuelle de ceux qui espèrent trouver chaussures à leur pied sans que cela leur coûte un bras. 

J’aime cette fraternité conçue dans la lutte contre les prix chers et qui s’arrête devant les gondoles. Comme dit Confucius, « les lions courent en hordes pour échapper au feu mais s’écharpent devant la dépouille d’une gazelle. »

  Le début des soldes, c’était le 7 janvier. 7 janvier, c’est aussi la date de ce terrible attentat. Les événements de la rue Nicolas-Appert, dans le XIe arrondissement de Paris, ont de nouveau agglutiné les molécules de millions de personnes comme la lave des volcans fait s’agglutiner entre eux les éléments de la nature les plus hétéroclites.

  Une foule unie fait un peuple

Quatre millions de personnes dans la rue mues par un seul désir, « Ne plus jamais voir ça ». Rien de plus fort que les émotions collectives. Ce sont des foules que j’aime. « Mitnander isch immer scheener », comme dit Mamema.

  Emportés par la foule qui nous traîne/Nous entraîne/

Écrasés l’un contre l’autre/Nous ne formons qu’un seul corps/

  Aller dans la même direction, c’est s’aimer. Mercredi, le 14, c’est la foule des « J’aime Charlie » qu’on a, à nouveau, vue dans la rue mais pas une foule qui avance d’un pas lourd et silencieux. Non ! Une foule qui court comme celle des soldes. Direction les kiosques pour trouver le dernier Charlie. Celui de la semaine d’après. L’after. Raz-de-marée d’humains pour une razzia en règle. On se serait cru au bon 000000aaaaa.jpgvieux temps des magasins Goum dans cette lutte âpre que se livrent les clients quand tout article vendu devient un trophée. Facebook, tel le mur de ma place Rouge, portaient haut les photos des Conquérants de l’impossible brandissant le journal à la couverture verte exhortant les gens au grand pardon. Yom Kippour avec neuf mois d’avance.

Une foule unie fait un peuple. Quatre millions pour Charlie… 114 849 pour la grippe… Mais pour la grippe, la cohésion sera dissoute par les antibiotiques.


 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 19:00
 
   
  Toujours ouverts, toujours veillants les yeux de mon âme.
 Dionysios Solomos

 
 
 Ferme les yeux et tu verras.
Joseph Joubert
 


 

 
 
 Le bonheur a les yeux fermés.
 Paul Valéry

   Fermer les yeux... c’est une manière comme une autre de tirer les rideaux.
 Henri Jeanson
 

   


 Voir me coûte d'ouvrir les yeux à tout ce que je ne voudrais pas voir.
Antonio Porchia

 
 Pourtant la fonction des yeux n'est pas de voir mais de pleurer ; et pour voir réellement il nous faut les fermer.
 Emil Michel Cioran
 
 
   
 L’aventure, c’est ouvrir de nouvelles portes la bouche fermée et les yeux grands ouverts.
 Barbara Kingsolver

 

 Celui qui a les yeux ouverts sur ses propres défauts verra son âme acquérir une force nouvelle.

 

   
 
 

 Qu'est-ce que mourir ? Fermer les yeux ?
Jacques Godbout

La lecture commence les yeux fermés.
 Yvon Rivard 

 
   

 

 Le grand courage, c'est encore de tenir les yeux ouverts sur la lumière comme sur la mort.
 Albert Camus
 

 On voit tellement de choses lorsqu'on ferme les yeux. »
 Dominique Lévy-Chédeville
   

 Si un homme veut être sûr de son chemin, qu'il ferme les yeux et marche dans l'obscurité.
 Saint Jean de la Croix
 
 Il convient de fermer les yeux lorsque ceux-ci révèlent les pensées.
Jiang Zilong
 
   
 Plus nous ouvrons les yeux, plus la nuit est profonde ; Dieu n'est qu'un mot rêvé pour expliquer le monde, Un plus obscur abîme où l'esprit s'est lancé. Alphonse de Lamartine

 

 

 
 Le sage a les yeux ouverts mais l'insensé marche dans les ténèbres.

 

 

 


   
 Le comble de la distraction : Le matin, en se réveillant, ne pas penser à ouvrir les yeux.
 Alphonse Allais

 

  Le langage est l'équivalent pour la bouche vide du rêve pour les yeux fermés.
 Pascal Quignard
 
 
  Ayez vos yeux bien ouverts avant de vous marier, et mi-clos quand vous serez mariés.
  Benjamin Franklin
  Fermer les yeux, est-ce que c'est la nuit parce qu'on a fermé les yeux ?
  Lars Gyllensten
 

 

 

 

Les yeux vairons...

Le terme « vairon » provient du mot vair, terme utilisé en ancien français pour définir une difficulté à déterminer la couleur exacte des yeux d’une personne. En effet, il peut arriver que vous croisiez quelqu’un qui ait des yeux bleus tirant vers le gris par exemple ou le vert, la couleur des yeux de cette personne est donc difficilement interprétable à 100%. 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 00:35

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je suis… donc je pense »

On vient à peine de se souhaiter une bonne santé et la paix dans le monde que déjà 2015 montre sa solidarité avec les années d’avant et nous rappelle que le yin et le yang sont frères siamois.

 Si à Monaco on exhibait Gabriela et Jacques dans le soleil et les vivats de la foule, le sang coulait à Paris dans les locaux d’un journal satirique. Deux bébés d’un côté, douze morts de l’autre. « The dark side of the life », comme dirait mon neveu qui aime parler anglais quand il est sous le coup de l’émotion. Il dit que c’est son vocabulaire Facebook.

 Ce qui s’est passé le 7 janvier a donné une envergure particulière à ceux qui, comme mon neveu, alimentent les réseaux sociaux. Petite remarque : ceux qui auront choisi de garnir leur « mur » avec les jumeaux de Monaco ont loupé leur entrée dans le monde de « ceux qui ont quelque chose à dire » et le disent sur Facebook.

Un de ces événements qui donnent une poussée sismique à votre âme

Depuis mercredi tout est différent sur les pages bleues des PC et des smartphones. Fini, les photos du cabillaud sur lit d’épinards ou du wedding cake avec les personnages de Walt Disney. Terminé, les vidéos de Minou-coquin, de Milou-bisous et les selfies devant l’école.

 On a tout juste réussi à caser les images de la galette-maison et des rois ou reines couronnés après abus de frangipane. C’était -1 ! A un jour près, on n’aurait jamais vu les galettes briochées.

  Comme dit Mamema, « il n’est pas bon que les infos majeures se télescopent ».

 Alexandre M. illustre bien cette pensée de Mamema quand il dit : « Quand je reçois mon prix de fleurissement, il y a la fête des pompiers dans le village, le journal parle toujours des pompiers. Il est vrai que les fleurs n’empêchent pas les incendies de s’étendre. »

 Après tout, les jumeaux de Monaco, on aura encore des décennies pour les voir sur le balcon princier. La tuerie du 10 rue Nicolas-Appert est un de ces événements qui donnent une poussée sismique à votre âme, forcent votre bouche à parler et votre main à écrire.

Talion et « les employés de bourreau »

Depuis mercredi, les « Je suis Charlie » de Facebook ne sont plus les biographes des 24 heures chrono écoulées dans leur vie. Depuis mercredi, chacun se fait éditorialiste, pamphlétaire ou philosophe. On peut lire des « Je suis Edwy Plenel », des « Je suis Onfray » et des « Je suis Talion ».

 Talion, c’est celui qui porte le nom de cette loi qui réclame un œil pour un œil, une dent pour une dent et un mort pour un mort et qui a de nombreux « like » sur les pages bleues de Zuckerberg.

Dans les rédactions, on devra peut-être tenir compte de ces écrits lors des revues de presse. On dira donc « à propos de cet événement : qu’ont écrit Daniel Fortin des Echos, Thomas Legrand de France Inter mais aussi Ray Fort et Bonavant Thur de Facebook ? »

 Talion… Celui qui se cache derrière ce pseudo a un talon d’Achille, un grave handicap s’il veut briller comme éditorialiste de la presse écrite : il ne maîtrise pas l’orthographe. 000000aaaaa.jpgOr, comme dit Confucius, « tant que ce type et ses disciples exigeront le retour de la « guiotine » (sic), il n’y aura pas à créer une école pour former des employés de bourreau »…

 


 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

 

 


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deytsc

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