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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 12:06
 L'amour

L'amour est comme un oiseau libre d'aller partout, le ciel tout entier est sa liberté. Vous pouvez attraper l'oiseau, vous pouvez le mettre dans une belle cage dorée, et l'on pourrait penser que c'est le même oiseau que celui qui volait en liberté et qui avait le ciel tout à lui.
Ce n'est le même oiseau qu'en apparence, ce n'est pas lui, vous l'avez tué. Vous lui avez coupé les ailes. Vous lui avez pris son ciel. Et les oiseaux se fichent de votre or : aussi précieuse soit-elle, votre cage est une prison.

Et c'est ce que nous faisons de notre amour : nous fabriquons des cages dorées. Nous avons peur, parce que le ciel est immense, peur que l'oiseau ne revienne pas. Pour le tenir sous contrôle, nous devons l'emprisonner.
C'est ainsi que l'amour devient mariage.
L'amour est un oiseau qui vole : le mariage est un oiseau dans une cage dorée. Et l'oiseau, à coup sûr, ne pourra jamais vous pardonner. Vous avez détruit toute sa beauté, toute sa joie, toute sa liberté.
Les amoureux ont toujours peur.
Ils ont peur parce que l'amour vient comme la brise. Vous ne pouvez le créer, ce n'est pas quelque chose que l'on fabrique.....il vient.
Mais tout ce qui vient de lui-même peut aussi repartir de lui-même ; c'est un corollaire naturel. L'amour vient, et les fleurs s'épanouissent en vous, les chansons vous montent dans le cœur, l'envie de danser...
mais avec une peur cachée.  Que se passera-t-il si cette brise qui vous est venue, fraîche et parfumée, vous quitte demain ?...
Car l'existence ne se limite pas à vous.
Et la brise n'est qu'une invitée : elle restera chez vous aussi longtemps qu'elle en aura envie, et elle pourra partir d'un moment à l'autre.
Ceci crée une peur chez les gens, et ils deviennent possessifs. On devrait s'aimer, aimer intensément, aimer totalement, et ne pas se soucier du lendemain. Si l'existence a été si merveilleuse aujourd'hui, faites-lui confiance : demain elle sera encore plus belle et plus merveilleuse.
A mesure que grandit votre confiance, l'existence se montre de plus en plus généreuse à votre égard. Elle déversera plus d'amour sur vous. Elle fera pleuvoir sur vous encore plus de fleurs de joie et d'extase.

Aimez intensément, totalement, et vous ne penserez jamais à créer d'asservissement, de contrat. Vous ne penserez jamais à rendre quelqu'un dépendant. Si vous aimez, vous ne serez jamais cruel au point de détruire la liberté de l'autre. Vous l'aiderez, vous élargirez son ciel.

C'est le seul critère de l'amour : il donne la liberté, et il donne inconditionnellement.

Pour vous dire que je pense à vous mes Amis, mais parfois, il est important de penser à soi !

 

 Osho

 1931-1990

 L'amour
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Published by Simone - dans Ils ont écrit
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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 07:00
Et si la vie n’avait plus de sens ?

 

Petite scène ordinaire dans le bus. Les langues se délient dans la mastication des chewing-gums du matin, ceux qui doivent rendre l’haleine propice à une conversation au saut du lit.

Tous les thèmes sont abordés selon les principes d’une auberge espagnole où chacun amène ses considérations sur la vie, ou plutôt sur ce qui se passe à la télé et sur Facebook. On raconte Masterchef sans qu’on ait l’odeur, le toucher, le goût. On montre les murs de Facebook avec des photos de bébés figés dans des poses banales ou insolites mais qui ne sentent ni le mustela ni le vomi, des bébés auxquels on ne peut pas faire pfrrrr sur le ventre pour arracher des gazouillis sonores.

Bref, on fait l’apologie d’un monde qui n’a plus guère de sens. Un monde où le toucher, l’odorat, le goût et même souvent l’ouïe sont bannis. Un monde où l’on vous en met juste plein la vue !

Le nez fuit fromages faits et viandes boucanées

La vie perd son sens ou plutôt ses sens. C’est une course effrénée au « sans odeur » et au « sans bruit ». Il s’agit de bannir les bruits mécaniques des marteaux-piqueurs et des voitures lancées à toute blinde, d’éradiquer les mauvaises odeurs chimiques ou organiques pour épargner au nez les relents de cellulose ou de lisier de porc. Hélas les oreilles, détournées de leur fonction première d’écoute de tout bruit entre aigus et basses et dans toutes les gammes de décibels, ne supportent plus que celui qui sort du MP3 et autres distributeurs de mots et musique. Alors on fait fi du chant du coq ! Béart pourrait chanter: « Ce gros con a fait kikiriki il faut lui couper le kiki ».

Le nez a un court arpège de sensations qui va juste de la sauce aux champignons au gruyère en passant par les glaces aux fraises. Il fuit les fromages faits, les viandes boucanées et les gâteaux au beurre de chèvre. Lili dit : « J’aime bien voir ça dans les émissions à la télé mais je ne voudrais pas le subir en vrai » L’expérience d’en prendre plein la bouche et le nez à table devient pour le commun des mortels aussi désagréable que d’avoir à découvrir un cadavre, comme au début des films policiers.

L’amour peut entrer par l’oreille

Et l’amour dans tout ça ? L’amour n’a plus de sens. Il est confiné à la vue, de mots écrits ou de photos envoyées. L’amour est devenu écrivain et photographe. Il lui manque les sons, le toucher et l’odeur. Et voilà qu’un film nous démontre que l’amour peut très bien se contenter d’un seul sens autre que la vue : l’ouïe. L’amour peut aussi entrer par l’oreille.

Dans Un peu, beaucoup, aveuglément , séparés par un mur entre leurs appartements, Mélanie et Clovis font bruit alterné pour une bonne relation de voisinage puis se devinent dans les bruits d’eau, de casseroles ou de meubles déplacés, pour finir par s’écouter dans le souffle des gestes intimes et de la respiration.

L’amour n’a qu’un sens, l’ouïe, mais prend peu à peu tout son sens… jusqu’à ce que les autres sens réclament leur dû. Sensualité et sexualité deviennent vitales. Clovis et Mélanie ressentent le besoin impérieux de se toucher, se respirer, de vivre la gamme des sensations qui font l’amour quand il est vrai. Ils le sentent à travers la cloison. Clovis alors brise le mur… du son. En amour, la « bonne entente » ne suffit pas.

 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

Et si la vie n’avait plus de sens ?
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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 11:09
Jeder Tag ist eine Rose  -  Kastelruther Spatzen

Chaque jour est un rose

...

Le Kastelruther Spatzen
est un groupe de musique du Tyrol du Sud
fondé par Karl Schieder en 1975

 

 

très beaux paysages....

 

 

Irgendwo hinter der Sonne
hat der Tag sich schön gemacht
Einen Gast soll man nicht fragen
Was hast Du mir mitgebracht?

Es gibt immer einen Morgen
Wenn Du leben willst mit mir
Jeder Tag ist eine Rose
Diese Rose schenk ich Dir

 


(...)

 


2000

 

 


Quelque part derrière le soleil, le jour se fait une  beauté  !
On ne demandera jamais à un invité
"que m'apportes-tu ?"

Il y aura toujours un matin
car tu es avec moi !
Chaque jour est un rose,
je la cueille pour toi

Chante un doux alleluia
à cette merveilleuse journée
 pleine de bonheur....

Le soir, quand la nuit tombe,
laisse partir vers les étoiles
et pour cet adieu,
prends toutes ces roses
sans un mot, ni au revoir
  !

 

 

 

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 16:13
comme feuille au vent...

Les souvenirs sont
comme des feuilles au vent,
si on les laisse suffisamment voler,
elles finissent par se poser
et on peut alors découvrir
leurs nervures secrètes.

 

 

 Eric Giacometti

 

comme feuille au vent...
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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 09:45
 
 
 

"On a besoin de tout le monde,

quand on ne tient à personne.

Jean-Jacques de Lingrée
 

"Il n'est pas de meilleur mari
que celui qui sait tenir ses serments."

 Sophie Cottin

L'homme qui tient le pied de l'échelle
rend souvent plus de services
que celui qui est au sommet.

Alphonse Esquiros

 

Qui se gouverne
tient les autres en respect.

Anne Barratin

 

Qui veut tenir bien son ménage,
doit souvent être aveugle, sourd ou muet.

Samuel Richardson ; Clarissa Harlowe (1748)

 

 

Dessus son fumier,
se tient le chien fier.

Samuel Richardson

Tenir une conférence
est à la portée de tous :
on n'a même pas besoin
d'être orateur,
il suffit de savoir lire.

Antoine Albalat

 

Qui tient trop la parole
risque de manquer à la sienne.

 

tanzen

 
Tenir
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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 05:50
Le temps de l’évasion.

« Voilà l’été ! Voilà l’été ! » dit la chanson. « Le temps de l’évasion » disent les prospectus des tour-opérateurs et les mails des hôtels du monde entier. Devant les assiettes garnies du plat du jour ou d’un « crudités – escalope de poulet » pour le régime, on parle maillot de bain, planche à surf, piolet, natation, plongée. Il n’y a tout à coup qu’un maître mot : « Partir ».

Partir. S’évader. Penser à autre chose.

Poser ses fesses sur les galets ou le sable de quelque plage du monde.

Hisser ses jambes épilées (ou pas) sur des montagnes « ailleurs » pour y rencontrer bouquetins, marmottes ou quelque moines en contemplation mystique au milieu des cailloux et des chèvres en osmose avec leur propre frugalité.

Traîner ses mocassins de marin sur les coursives d’un bateau de croisière pour aller de Venise à Alexandrie sur une route jonchée de repas pantagruéliques et sur des airs de salsa.

Faire des « clics » intempestifs sur son smartphone pour enfermer en 64 octets les bâtisses avec une sublimation esthétique sinon fantasmagorique de la notion de quatre murs ou des plats colorés immortalisés avec ingurgitation.

Le terme sociologique pour cette somme de comportements est « Vacances ». Et depuis des lustres et surtout depuis des lustres récents “Vacances” rime avec “Voyages”. Les routes et les airs connaissent de gros flux migratoires. Les eaux aussi.

Partir, parfois, c’est mourir beaucoup

Maman les p’tits bateaux qui vont sur l’eau ont-ils des jambes ? Etranges, ces bateaux ! Ils sont la rédemption et l’anéantissement. Ils sont l’arche de Noé ou le Titanic.

Les paquebots combinent les deux : ils portent des canots de sauvetage pour éviter des morts lors d’un naufrage. Le submersible et l’insubmersible. Le bateau navigue entre deux eaux, entre la vie et la mort comme celui d’Orphée et d’Eurydice.

Il te mène à Cythère, pardon Ibiza, pour faire des folies de ton corps au rythme des basses émises par la sono de David Guetta.

Il te mène dans les eaux profondes de la Méditerranée. Dans le froid éternel. Pourtant la chaleur d’Ibiza n’est pas loin.

Dans les eaux profondes de la Méditerranée, les corps s’entrechoquent sans musique. Les cieux chantent « de profundis ». David Guetta ne se trémousse que pour les corps qui sentent le monoï.

L’évasion est un mot à double tranchant.

Partir c’est mourir un peu. Parfois, partir c’est mourir beaucoup. Et surtout. Les bonnes migrations se font du Nord vers le Sud. Ne jamais aller à contresens.

Mamema dit : « Umgekehrt isch immer letzrum » (le sens inverse est toujours à contresens).

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

 

Le temps de l’évasion.
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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 09:51
Mai ? non mais.....
Mai ? non mais.....
Mai ? non mais.....
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 09:17
 L'amour
 L'amour
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Published by Simone - dans Ils ont écrit
25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 11:00

Au dessus de ma tête,
Un petit nuage blanc

Ne semble pas à la fête,
Balayé par le vent.

 

 

Il est dans nos cœurs
Il est plein de douceur
Il est fait de chaleur
Qu'on sent
de temps en temps !

 

 

smiley

 

Il est tout près de nous
C'est plus petit que tout
On le voit après coup.
Il se cache partout.

Où est le bonheur ?
Il est dans un sourire
Le geste qui vient guérir
Le rêve ou le désir
Qu'on a de temps en temps !

Il danse dans nos yeux
Il chante si on le veut,
Se fait silencieux
C'est un clin d'œil de Dieu.


Où est le bonheur ?
Il est dans le soleil
Le printemps qui s'éveille
Il est dans les merveilles
Qu'on voit de temps en temps.

Il est dans les oiseaux
La fleur ou le roseau
Il résonne dans l'écho
Du lac ou du ruisseau.

Où est le bonheur ?
Il est  dans nos mains
Il n'est jamais très loin
Il est sur le chemin

Qu'on prend
de temps en temps.

Il est dans le présent
Il se vit maintenant
C'est de nous qu'il dépend
Chaque jour en tout temps.

smilies

 

Où est le bonheur
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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 11:04
Même pas peur !

150 ans déjà que Wilhelm Busch a fait paraître son Max und Moritz, l’histoire de ces deux chenapans sans scrupule qui s’attaquaient à leurs voisins pour leur faire subir les pires avanies, des fripons que la vie punit alors de la plus atroce des façons : ils finirent broyés dans un moulin à farine et mangés par les oies.

Chacun devra payer

Voilà une histoire qui contient une leçon de morale comme devaient en contenir toutes les histoires de l’époque. Il s’agissait d’amener les enfants et les grands à être bons. Le principe fondamental de la punition inhérente à la mauvaise action se résumait en quelques mots « Gottes Mühlen mahlen langsam aber sicher » (le moulin de Dieu vous broie inexorablement si vous agissez contre ses préceptes.)

La pédagogie se faisait par la menace de mort implicite, les contes et légendes regorgent de ces anecdotes gores où les méchants sont punis de la plus atroce des façons. La sorcière périt dans les flammes de son four. Le loup est noyé dans un puits. L’ogre se retrouve avec les cadavres de ses sept filles. Monsieur le curé du village disait « Es bekomme alli ehr Fett » (chacun devra payer).

Cette frousso-pédagogie peuplait les histoires pour enfants surtout dans le petit ouvrage plutôt réaliste Struwwelpeter qui raconte la tragédie du Suppenkaspar, mort après avoir refusé de manger sa soupe trois fois de suite ! Terrible drame de la vie quotidienne qui tendait à démontrer que le mal ne vient pas seulement des farfadets , des sorcières et autres mangeurs d’homme. Le Suppenkaspar est quasi présenté comme un fait divers, un exemple de mort qui découlerait d’un comportement à risque. De quoi donner aux petites âmes sensibles le goût de la soupe aux légumes et du bouillon, même s’il ne contient pas ces lettres de l’alphabet avec lesquelles on écrivait des gros mots sur le bord de l’assiette.

Ne croyez surtout pas que la pédagogie par la peur était cantonnée aux livres. Que nenni ! Elle était pratiquée dans les familles. Ce fut dans le temps un acte qui répandit la terreur. Je me rappelle des Noëls horribles où je tremblais de tous mes membres car on m’avait dit « Tu n’as pas été sage, le Hans Trapp va t‘emporter dans son sac ». Et je craignais réellement d’être déportée dans un pays peuplé de loups pour y être dévorée, loin de ma maman et de la poupée que le Chrischtkindel venait de m’apporter. Il était pourtant de bon ton de faire peur aux enfants pour leur apprendre à ne pas commettre de péché contre la religion ou contre la morale. « Si tu manges de la saucisse le Vendredi saint, ton ventre va gonfler et exploser ». Hou-là ! J’ai même entendu, sur le port de Lorient, un pater familias dire à sa petite fille en rose qui suçait son pouce : « Continue seulement à sucer le pouce. Il sera toujours mouillé et hop il va moisir et tomber. Et pas seulement ça. Ton bras va moisir aussi et il faudra te le couper ». L’horreur. Heureusement que la petite a conjuré son mauvais sort par un « Même pas peur » qui a décontenancé le père amputeur.

Faites votre possible pour être ridicules !

Il est vrai que les enfants n’ont plus peur. Ils attendent l’intervention de Zorro, de Superman, de Harry Potter. Les enfants croient en leur bonne étoile. Ils ont encore l’âge de se croire immortels. C’est pourquoi toutes ces phrases promettant un avenir létal s’adressent maintenant à nous : « Fumer tue », « Pilule et cigarette à 20 ans, AVC à 40 », « Ventre rond et lourd ? L’infarctus t’attend au détour », « Alcool au volant, mort au tournant ».

Confucius dit : « Si vous voulez vivre vieux, faites votre possible pour être ridicules. Le ridicule, lui, ne tue pas ».

C’est par là !!!

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

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deytsc

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