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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 19:00

 

 

 

 

 

 


Ça s’en va et ça revient. C’est fait de tout petits riens.
C’est comme un raz-de-marée. Ça arrive sans signe avant coureur et ça vous submerge. Je veux parler des psychoses collectives.
« Ma brave Dame, j’en ai connu dans ma vie ! » J’en ai vu des psychoses alimentaires qui ont fait courir les braves gens vers les supermarchés remplir leurs chariots à ras bord avec du sucre. C’est qu’il y eut un jour une rumeur, venue du fond de l’espace et du temps, qui disait : « Attention, le sucre va manquer ! » Et les femmes se mirent à envisager avec horreur une vie sans gâteaux, sans pudding, sans bonbons, sans toutes ces choses qui leur donnent un ascendant certain sur les enfants et les hommes. Lili disait : « Et ma confiture du matin ? » La panique s’amplifia quand les directeurs de supermarchés rationnèrent le sucre à deux kilos par client. On vit alors d’augustes ménagères partir à la recherche de sucre tel Indiana Jones à la recherche de l’Arche perdue. Dans les caves, à côté des paquets Erstein on vit s’empiler les paquets Südzucker qu’on allait quérir en Teutonie et qu’on ramenait avec une satisfaction revancharde sur les années de restriction imposée par la guerre. Devant chaque paquet de Südzucker Mamema lançait ce cri de victoire : « Wieder eins wie d’Schwoowe nit bekomme » (encore un que les Allemands n’auront pas).
Il y eut un soir, il y eut un matin et il y eut la ruée sur l’huile de table, puis sur l’essence. Les razzias se suivent et se ressemblent.

L’homme est un clown pour l’homme
Toujours cette peur de manquer. Toujours la peur de mourir par manque de sucre, d’huile ou d’essence. Les êtres humains, les « Morituri » comme les appelait César, sont sujets à des comportements bizarres nés de peurs irraisonnées et tenaces. Je dis que cette peur insensée est tenace car je vis encore sous l’effet de la panique déclenchée en son temps par la rumeur d’Orléans, cette légende urbaine qui disait que les jeunes filles se feraient enlever au moyen de trappes installées dans les cabines d’essayages et finissaient leur vie dans le harem d’un prince des 1001 nuits. Et voilà donc qu’on s’était mis à acheter des vêtements sans les essayer. Il y eut alors des jeans sans ourlet, des jupes trop larges et des manteaux trop courts. Ce fut une époque dorée pour les retoucheuses.
Les légendes urbaines ne sont pas mortes. Les paniques collectives ont la vie dure. Nous voici en pleine psychose du clown tueur. Chacun se voit poursuivi par un clown. Les faits divers relatent ceux qui sont persécutés par un clown. On voit des nez rouges partout. Les frères en Facebook publient les articles des journaux et les anecdotes personnelles. Devant tant de cruauté perpétrée par des pitres au visage grimé, un nouvel adage est né : « L’homme est un clown pour l’homme ».
Dans les médias, le virus du clown tueur partage les gros titres avec le virus Ebola. L’Auguste devient un nouveau Kaspar Hauser. On crie « Haro » sur les places, dans les cafés et dans la salle d’attente du dentiste.

000000aaaaa.jpg
Braves gens, continuez votre chasse au clown. Vous avez raison. Le clown est dangereux. Il peut vous faire mourir de rire.

 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi.... 
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 07:49

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Ce matin, j'ai embrassé la première personne que j'ai vue
en lui disant que je l'aime
  avec ses défauts,
ses qualités et que c'est une personne merveilleuse et irremplaçable .

Que j'en suis fière et que je sais qu'elle sera toujours là pour moi.

 

Ensuite j'ai nettoyé mon miroir.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 12:33

 

 

 

 


Le groupe est formé en 1958 à Dagenham, dans l'Essex, sous la dénomination de Brian Poole and the Tremeloes. Il est auditionné en 1962, en plein Swingin London, par les disques Decca et engagé aussitôt. Le groupe obtient un premier succès avec « Twist and Shout », no 4 en Angleterre en 1963. Il réussit même à être no 1 la même année avec « Do You Love Me », une reprise du succès des Contours. Après le départ de Brian Poole, en 1966, le groupe continue sa carrière sous la simple dénomination de Tremeloes, avec Ricky West comme leader.
Il se compose à l'origine de

  1. Brian Poole, chanteur, né le 2 novembre 1941,
  2. Ricky West, guitariste, né le 7 mai 1943,
  3. Alan Blakely, guitariste et claviériste, né le 1er avril 1942,
  4. Alan Howard, bassiste, né le 17 octobre 1941
  5. et Dave Munden, batteur, né le 12 décembre 1943.

 

   


Silence Is Golden - Le Silence est  d'or

Oh, don't it hurt deep inside
Oh, cela ne fait-il pas très mal au fond de soi
To see someone do something to her
De voir quelqu'un lui faire quelquechose (à elle)
Oh, don't it pain to see someone cry
Oh, n'y a-t-il pas de la douleur à voir quelqu'un pleurer
Oh, especially when someone is her
Oh, particulièrement quand ce quelqu'un c'est elle

Silence is golden, but my eyes still see
Le silence est d'or, mais mes yeux voient encore
Silence is golden, golden
Le silence est d'or, d'or
But my eyes still see
Mais mes yeux voient encore

Talking is cheap, people follow like sheep
Les paroles n'ont pas de valeur, les gens suivent comme des moutons
Even though there is nowhere to go
Même s'il n'y a nulle part où aller
How could she tell, he deceived her so well
Comment peut-elle dire, il l'a trompée si bien
Pity, she'll be the last one to know
Pitié, elle sera la dernière à savoir

How many times will she fall for his line
Combien de fois tombera-t-elle pour sa conduite (à lui)
Should I tell her or should I keep cool?
Devrais-je lui dire ou devrais-je rester zen ?
And if I tried, I know she'd say I lied
Et si j'avais essayé, je sais qu'elle aurait dit que je mentais
Mind your business, don't hurt her, you fool
Occupe-toi de tes affaires, ne lui fais pas de mal, toi l'imbécile

      1967


 

Disco 71  chaine allemande ZDF le 1er novembre 2014

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 12:35

 

 

 

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Mon bon maître,
Je voudrais être
ton compagnon honnête,

Plutôt que ta noble conquête.
Apprend à me parler,
Je te comprendrai
sans me tromper.


Que ta main soit ferme
sur les rênes,

Alors où tu veux je t'emmène.
Aie confiance en moi
autant qu'il le faut,

Ma loyauté
ne te fera pas défaut.


N'aie crainte de me charger,
J'ai de la force à dépenser.
Si tu dois te battre, emmène-moi,
Je veillerai sur toi.
Si tu ne choisissais
qu'un seul ami,

Je voudrais être celui-ci.


 

 

 

 

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 14:02

 

 

 

 


 

les mots de tous les jours

ne portent ni veston ni cravate

ils dépeignent le quotidien

ils parlent de sentiments

de caresses et d'affection

ils tapent sur l'épaule

du copain
qui est dans le pétrin

qui a besoin de compréhension

ils lui disent
les mots qu'il faut 

et ils versent avec
compassion du baume

sur les plaies
qui marquent sa peau

................

sans se prendre pour des acrobates

les mots sourient aussi à la vie

ils leur arrivent
de faire les bouffons

de marcher les pattes en l'air

ils s'esclaffent et rigolent

ils racontent des blagues

souvent même assez polissonnes

s'expriment
sans faire de détours

sur le sexe et la drague

ils s'amusent à jouer
des tours sans prendre les choses trop au sérieux

...........

mais les mots comme va le vent vite changent
de direction

virent de tribord à bâbord

deviennent tantôt tristes

avec des accents mélancoliques tantôt ils sont remplis d'angoisse

affichent des visages affligés

parfois avec gêne
ils bafouillent

ne savent plus trop quoi dire

alors tout piteux
ils se taisent leurs silences éloquents en disent long

---------

  

à d'autres moments
leur ton est lyrique

ils s'enfilent comme
des perles

et s'alignent
pour former des vers

qui disent avec plus de douceur l'amour que l'on n'ose déclarer tout haut

ils prononcent tout bas les déclarations de l'amoureux transi à sa bien-aimée

et quand ils deviennent muets

ce n'est pas parce qu'ils bougonnent

c'est qu'ils n'ont plus rien à dire et que dans le dictionnaire ils dorment

 

 

Auteur inconnu

 

 

 

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 12:48

 

 

 

 

 

 

 Oh sachet ! Mes yeux s’emplissent de larmes dans cette période de guerre contre le sachet qui a un si beau nom en alsacien : e Dutt.

 La Dutt m’a accompagnée tout au long de ma vie. Ou est-ce le « Dittel ? » Le Nudeldittel surtout. Le sachet de nouilles, libéré de ces féculents, était dans ma famille, un contenant universel. On y transportait des œufs, des Bredle, des sandwichs pour les excursions. Le sachet de nouilles vide avait même une vocation artistique puisqu’il servait à transporter les affaires de peinture et permettait des concerts de « sachets éclatés ».

Vous comprendrez pourquoi ces « Dittle » étaient collectionnés et amassés dans le vaisselier de la cuisine, posés donc dans le même buffet que le pot à Baeckeoffe mais sur un rang plus élevé au regard de la fréquence d’utilisation.

« Oui ! » me direz-vous, « mais le Nudeldittel est biodégradable, il n’est pas en plastique comme le sachet en plastique ! » En effet, Mamema le proclame : « E Dittel isch kein Dutt ! »

Je me sens coupable

C’est le sachet plastique qui est mis au pilori. Il est l’ennemi universel. On nous enjoint à le combattre avec la même ferveur que Pasteur a combattu les bactéries tueuses. Ma vie n’est plus la même depuis cet appel à la mobilisation. La main sur le cœur, je vous l’avoue, depuis que j’ai lu les méfaits du sachet plastique sur la planète je me sens coupable. Coupable d’avoir participé à la propagation de cette « chose » qui bloque les océans, étouffe les oiseaux et les poissons et s’incruste sur nos périmètres de vie comme le fait la belle-mère sauf que la belle-mère ne vit pas 400 ans.

 400 ans d’espérance de vie pour la « Nylo-Dutt » ! Il y a des jours, on rêverait de peser cinq grammes, de pouvoir transporter 10 kg et d’être l’objet de désir de tous ceux qui vont au marché rien que pour avoir une telle durée de vie ! Oui, mais comme le dit René, notre écolo maison, celui qui nous rend visite en nous offrant un cornet de vers pour la biodégradation de nos épluchures : « Si tu veux vivre 400 ans, il faut arrêter les sachets plastique ». Le « Sus au sachet plastique ! » lancé dans tous les médias a été si poignant que je vais rejoindre l’armée des convaincus.

 Pourtant ce n’est pas sans nostalgie que je pense à ces « Nylon-Dittle » qui me servaient de sac d’école pendant ma période de prof. Si d’aucunes avaient des sacs Gucci ou Prada, moi j’avais des sacs avec d’autres griffes plus populaires. Mes porte-documents, en effet, étaient signés Coop, Suma, Chaussures Georges.

A-t-on le droit de tuer un cochon pour porter ses légumes ? 000000aaaaa.jpgNotre époque est en passe de devenir l’âge de raison de cette civilisation. Il s’agit de laisser tomber tout ce qui peut tuer l’animal, l’homme et la nature. Le sachet en plastique est sur la liste noire. Pour nos commissions, le bonheur est dans le cabas. Oui, mais s’il est en cuir, il est fait avec du cochon mort. A-t-on le droit de tuer un cochon pour porter ses légumes ?

 

 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi.... 
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 18:00

 

 

 

 

 


                Deux vieillards marchent dans la rue
                Tous leurs amis sont maintenant disparus
                Aujourd’hui un autre a été enterré
                Et ils se demandent qui sera le dernier .

                Assis à une table ils se content leurs souvenirs
                Sans se soucier du dernier qui va mourir.

                Ils savent très bien que le compte à rebours s’achève
                Mais ils sont déjà si loin dans leurs rêves
                Perdu dans un coin merveilleux de leur vie
                En pensant à leurs femmes ou à leurs amis.

                Et puis des larmes naissent dans leurs yeux
                Est-ce parce qu’ils sont heureux, ou vieux
                 Un vieil homme marche seul dans la rue
                Tous ses amis sont maintenant disparus.

                Car aujourd’hui il a enterré le dernier
                Mais il sait très bien qui est le dernier
                Comme ça doit être triste d’être le dernier à mourir
                Sans plus personne pour se rappeler des souvenirs
                Sans plus personne pour se faire consoler.
               
                Comme il doit avoir envie de se tuer
                Un vieil homme est assis et attend la mort
                Il endure toutes les souffrances de son corps
                En pensant à ses amis qui ont retrouvé leur jeunesse
                En pensant à sa solitude et à sa détresse.
                
                Tout à coup il a peur d’être devenu immortel
                Il aimerait bien être déjà rendu au ciel
                Auprès de sa femme et de ses amis
                Car le vieil homme voit en eux le paradis

 

09/03/2007       

 

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Published by Simone - dans Ils ont écrit
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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 07:33

Anne Vanderlove, de son vrai nom Anne Van der Leeuw est une auteur-compositeur-interprète française d'origine néerlandaise, née le 11 décembre 1939 à Scheveningen, La Haye. Elle commence sa carrière en 1965 en se produisant Chez Georges, un cabaret de la rue des Canettes, à Saint-Germain des Prés. Elle acquiert la célébrité en 1967 avec la chanson Ballade en novembre, qui lui vaut un Grand prix du disque et enregistre l'album homonyme la même année.

 

 

 

 

Qu'on me laisse à mes souvenirs,
Qu'on me laisse à mes amours mortes,
Il est temps de fermer la porte,
Il se fait temps d'aller dormir
Je n'étais pas toujours bien mise
J'avais les cheveux dans les yeux
Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise,
Je crois bien qu'il m'aimait un peu


Il pleut
Sur le jardin, sur le rivage
Et si j'ai de l'eau dans les yeux
C'est qu'il me pleut
Sur le visage.

 

 

Le vent du Nord qui s'amoncelle
S'amuse seul dans mes cheveux
Je n'étais pas toujours bien belle,
Mais je crois qu'il m'aimait un peu
Ma robe a toujours ses reprises
Et j'ai toujours les cheveux fous
Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise,
Je crois que je l'aimais beaucoup

Si j'ai fondu tant de chandelles
Depuis le temps qu'on ne s'est vus
Et si je lui reste fidèle,
A quoi me sert tant de vertu ?
Qu'on me laisse à mes amours mortes !
Qu'on me laisse à mes souvenirs
Mais avant de fermer la porte,
Qu'on me laisse le temps d'en rire
Le temps d'essayer d'en sourire...

Qu'on me laisse le temps d'en rire 

 1967

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 12:08

 

 

 

 

 

 

 

 Les gens aiment piquer des banderilles dans le dos du Pouvoir Suprême et surtout imaginer les turpitudes de ces pipoles qui bougent dans la télé, parlent à la radio et s’étalent en bikini ou en vêtements de marque dans les magazines des salles d’attente. 

Vous savez, c’est ce genre de littérature qui remplit la tête des gens avant qu’on y pose des bigoudis ou le casque électronique pour une radio dentaire. En quelque trente ans leurs articles sont passés de “Martine à Gstaad” ou “Martine sur son yacht” à “Martine a de la cellulite” ou “Martine est une nympho”, le tout servi avec le “choc des photos”.

Il y a des humains qui ont autre chose à faire que le buzz.

Et pendant ce temps… Pendant ce temps il y a des humains qui ont autre chose à faire que de faire le buzz. Il y a des humains qui recherchent avec fièvre un moyen pour mieux vivre ou pour survivre. Ainsi naissent les flux migratoires. Ceux qui emmènent les ménagères par milliers dans les zones dédiées aux promos et chez des hard-discounters qui vous mettent le prix du shampoing au prix d’un petit pain, (même s’il est vrai qu’un petit pain ne nettoie pas le cuir chevelu). Ceux qui emmènent les retraités vers des pays méditerranéens, là où le soleil est à gogo, le poisson à trois euros le kilo et le dentier à 300 euros !

 Depuis deux jours, je pourrais même ajouter une nouvelle amorce de flux migratoire : celui qui emmène des populations entières vers le pudding allemand.

Le dessert à portée des plus modestes.

Le pudding allemand, ou plutôt son prix, met le dessert à portée des bourses les plus modestes. 19 centimes d’euros le pot ! Pudding recouvert de Schlagsahne (chantilly) en plus ! Pour le prix d’un expresso au café tu as 12 puddings, de quoi jouer à la roulette russe si tu as du diabète. Non mais ! Il faut faire les vraies comparaisons ! 19 centimes ! Le petit pain étant à 1,20 euro tu peux manger 6 puddings à la place du « Schocolat – Wecke ». Il y a de quoi métamorphoser le petit-déjeuner. La révolution culturelle est en marche. La Süddeutsche Zeitung a raconté cette semaine l’histoire de cet étudiant du Moyen-Orient (d’un pays riche du Moyen-Orient) qui a décidé de rester en Allemagne… pour profiter du pudding à 19 centimes pour le reste de ses jours. 

000000aaaaa.jpgOn va vers un nouveau concept du “Asylant”, du demandeur d’asile. Avant, le candidat à l’asile politique disait “Je veux rester là pour ma sécurité au quotidien”. Dorénavant, on pourrait l’entendre dire “Je veux rester pour avoir mon pudding quotidien”. Voilà une histoire qui me laisse comme deux ronds de flan.

 

 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi.... 
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 17:15

 

 

 

swxwxwxwwxs

 

 

Mots au quotidien.

les mots de tous les jours
ne portent ni veston ni cravate
ils dépeignent le quotidien
ils parlent de sentiments
de caresses et d'affection
ils tapent sur l'épaule
du copain qui est dans le pétrin
qui a besoin de compréhension
ils lui disent les mots qu'il faut
et ils versent avec compassion du baume
sur les plaies qui marquent sa peau

sans se prendre pour des acrobates
les mots sourient aussi à la vie
ils leur arrivent de faire les bouffons
de marcher les pattes en l'air
ils s'esclaffent et rigolent
ils racontent des blagues
souvent même assez polissonnes
s'expriment sans faire de détours
sur le sexe et la drague
ils s'amusent à jouer des tours
sans prendre les choses trop au sérieux

mais les mots comme va le vent
vite changent de direction
virent de tribord à bâbord
deviennent tantôt tristes
avec des accents mélancoliques
tantôt ils sont remplis d'angoisse
affichent des visages affligés
parfois avec gêne ils bafouillent
ne savent plus trop quoi dire
alors tout piteux ils se taisent
leurs silences éloquents en disent long

à d'autres moments leur ton est lyrique
ils s'enfilent comme des perles
et s'alignent pour former des vers
qui disent avec plus de douceur
l'amour que l'on n'ose déclarer tout haut
ils prononcent tout bas les déclarations
de l'amoureux transi à sa bien-aimée
et quand ils deviennent muets
ce n'est pas parce qu'ils bougonnent
c'est qu'ils n'ont plus rien à dire
et que dans le dictionnaire ils dorment
errour404
Auteur inconnu

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