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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 11:48

 

Le garde-barrière va disparaître Derniers tours de manivelle le 10 avril 2017 !  Il pourrait être sorti d’un film de Jacques Tati. Sur le quai de la gare de Reichshoffen, c’est un garde-barrière qui tourne la manivelle pour ouvrir et fermer les deux passages à niveau à l’approche d’un train. Ce système est presque aussi vieux que la ligne de chemin de fer Haguenau – Niederbronn, inaugurée il y a plus de 150 ans. Mais il fonctionne encore parfaitement.
DNA 04.03.2017

Stéphane Hauser, l’un des derniers gardes-barrières de Reichshoffen.

Stéphane Hauser, l’un des derniers gardes-barrières de Reichshoffen.

Personne n’a jamais résolu l’énigme de la fascination que le train exerce sur les vaches ! Pourtant cette fascination existe et elle ne touche pas que les vaches. Ce n’est pas pour rien qu’Agatha Christie y a trouvé le décor du Crime de l’Orient-Express , que Grace Kelly y a puisé sa notoriété en attendant celui qui sifflera trois fois et que Ravel y a entendu le rythme de son boléro. Il y a dans ma mémoire, des « tchouk, tchouk » qui ont rythmé ma vie.

Scories d’antan
J’avais 5 ans quand on a pris le train avec ma grand-mère pour rendre visite à ma tante à Illfurth. Nous étions dans un wagon en bois, ma grand-mère avait enveloppé nos gilets blancs dans des serviettes-éponges pour éviter que les scories n’y posent des taches noires. Jamais je n’oublierai cette petite gare d’Illfurth posée en haut d’une colline et son sentier clandestin, raccourci champêtre pour se rendre au village en contrebas. Ma grand-mère m’a dit cette phrase : « Il y a toujours un train qui nous emmène vers ceux qu’on aime ».

La littérature de gare ne se résume pas à Guy des Cars

Le bonheur se trouve parfois au bout d’un ticket. Le destin se joue dans un train ou une gare. Ce n’est pas Anna Karénine qui vous dira le contraire.

J’avais 18 ans et je prenais le train pour me rendre à la fac. Train le matin, train le soir. Une mini-société avec ses rituels. Les mêmes gens dans les mêmes wagons à la même heure avec les mêmes activités. Des joueurs y continuaient jour après jour la même partie de belote. Un adepte de Simenon lisait l’une après l’autre les œuvres de son idole, prouvant que la littérature de gare ne se résume pas à Guy des Cars et Konsalik. Une tricoteuse confectionnait maille après maille des centaines de chaussons et de brassières. Une esthéticienne distribuait des échantillons de crèmes et enregistrait les commandes. Un couple adultérin s’y faisait des câlins érotiques, genoux recouverts d’un épais manteau pour la pudeur.

Ce couple avait 27 minutes pour vivre sa passion et devait se séparer quand la voix SNCF annonçait : « Kurtzenhouse. Le train arrive à Kurtzenhouse ».

J’avais 22 ans quand je prenais le train pour rejoindre jour après jour mon poste à côté de Thionville. Le train au long cours venait de Milan et allait en Belgique. C’était le train des confidences. On raconte volontiers les choses les plus intimes à un voyageur anonyme que, de surcroît, on ne reverra jamais.

C’était le train de l’exil pour ces jeunes profs arrachés à leur lieu géographique ou à leurs enfants comme c’était mon cas. Le train des larmes et des espoirs. C’était le bonheur du train du vendredi, qui nous rendait ceux qu’on aime. Comme disait ma grand-mère : « Il y a toujours un train qui nous emmène vers ceux qu’on aime ».

« J’ai vu le Zug ! »

Jeudi matin j’ai pris le train. Avec mon petit-fils. Il a deux ans. Dimanche il avait vu « un Zug ». Il n’a pas tari à ce sujet : « J’ai vu le Zug ». Jeudi nous avons pris le « Zug ». Il a composté. Il a regardé le train arriver : « Il bouge ! Il bouge ! ». Il a applaudi tout au long du voyage. Il a bu un chocolat au buffet de la gare. Il a eu sa première fois avec le train. Il n’y a plus de scories, plus de banc de bois. Mais il y aura dans son cœur ce premier voyage inoubliable avec sa grand-mère.

La vie est un voyage en train. Un jour, la voix SNCF dira « le train arrive à Kurtzenhouse » et ce sera le moment de descendre et de quitter ceux qu’on aime.

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

Avec la SNCF, c’est possible !

 

 

 

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 11:30


 

 

 

 Le bonheur, c’est tout petit !

 

Le bonheur, c’est tout petit,
Si petit que parfois on ne le voit pas,

Alors on cherche, on cherche partout.
Il est là, dans l’arbre qui chante dans le vent,
L’oiseau le crie dans le ciel,
La rivière le murmure,
Le ruisseau le chuchote,
Le soleil, la goutte de pluie le disent.

Tu peux le voir là, dans le regard de l’enfant,
Le pain que l’on rompt et que l’on partage,
La main que l’on tend.

Le bonheur, c’est tout petit,
Si petit que parfois on ne le voit pas,

Et on le cherche dans le béton, l’acier,
La fortune,
 
Mais le bonheur n’y est pas,
Ni dans l’aisance ni dans le confort.
 
On veut se le construire mais il est là,
À côté de nous, et on passe sans le voir,
Car le bonheur est tout petit.
 
Il ne se cache pas,
C’est là son secret.

Il est là, près de nous
Et parfois en nous.

 
D. Quertain

 

 Le bonheur, c’est tout petit !
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 08:24
Petit essai

la news ne "marchait" pas

essai

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 11:00

 

 

J’ai des activités criminelles.

 

Jadis , je m’occupais avec des travaux qui faisaient avancer le monde. Je faisais du tricot main pour aider à l’écoulement de la production de laine, pour faire comprendre au ciel que je continuais la création par la création et pour faire du bien au porte-monnaie familial quand le pull du grand devenait veste à capuche pour le petit aussi. Je faisais des tresses avec du streussel.

Je lisais aussi. Je suivais les aventures amoureuses des médecins d’hôpital avec des infirmières, un petit monde en blanc et en rut qui nous montrait qu’il n’y avait pas que de la souffrance dans les lits à potence. Je lisais les romans avec les aventures des quelque Bavaroise avec bûcherons, forestiers et gardiens de chèvre dans les « Bergromane » à quelques pfennigs sans négliger la haute littérature qui m’a emmenée au septième ciel du Parnasse et a fait les fondations de ma pensée.

Et maintenant ? Maintenant c’est fini. Mes pulls n’ont plus d’amateurs. Porter du tricoté main est ringard. Même dans les clubs humanitaires quand vous apportez du tricoté main pour venir en aide aux nécessiteux on vous dit : « Donnez plutôt l’argent de la laine ! » Personne ne veut plus des tresses au streussel, « parce que ce n’est pas bon pour la ligne » ou « parce qu’il y a des œufs et les œufs ce sont des avortements de poulets ».

À la télé, il n’y a que des morts violentes
Alors je suis devant la télé quand il fait trop froid pour sortir et que le jardin est en jachère hivernale. À la télé, il n’y a que des morts violentes et je suis témoin passif !

Rien à voir avec les victimes des épisodes de ce Maigret qui faisait les enquêtes avec sa pipe, son bœuf miroton et son ami Janvier qui aurait été son Vendredi s’il avait été Robinson Crusoe.

Rien à voir ni avec les meurtres scientifiquement élaborés résolus par Colombo, son cigare et son sens aigu de l’observation ou par Sherlock, son nez crochu, son chapeau ridicule, sa pipe et Watson. Paix aux cendres de ces trois fumeurs !

Nous avons eu des détectives aux forces mentales exacerbées (Le Mentaliste, ou The Listener), des policiers criminels (Dexter) et maintenant on tue tous azimuts. Dans le New York Police Department ! Dans les rues de Stuttgart, de Rosenheim et de Wismar. Dans Paris (quand les acteurs ne veulent pas sortir de leur environnement familier pour travailler) ou à la campagne quand il faut satisfaire les syndicats des équipes techniques de la Province. Les émissions policières sont tellement partout que même des candidats à l’Amour est dans le Pré finissent avec des menottes. Il y a des jours où j’assiste, au moins, à une dizaine de morts violentes et de psychanalyses policières… car Monk, Le Mentalist, et Bobby Goren sont sous assistance psychiatrique.

Rendez-nous Heidi !
OK, la télé ne peut pas montrer que des héros qui cuisinent de la daube. Cependant, il faut des limites. Rendez-nous Heidi ! Mais pas une nouvelle version où Heidi se dévoue pour les saints Bernard, a ouvert un gîte avec séminaires sur le paranormal et immersion dans des boues régénératrices !

Quand j’ai fait toutes ces remarques à mamema, elle m’a dit : « Handel nit ! Loss grad dene Kaschte uss ! » (ne te perds pas en paroles. Laisse la télé éteinte).

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

J’ai des activités criminelles.
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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 12:00

 

 

 
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  • Aimer, chérir quelqu'un, lui consacrer sa vie,
  • C'est goûter des moments, des instants merveilleux,
  • Tel l'oiseau libéré s'envolant vers les cieux
  •  Frissonner de plaisir quand le bonheur revit.
  • Dès le petit matin aux clartés enchantées,
  • C'est prévoir ses désirs, jusqu'au soir, tendrement,
  • Lui vouer ses pensées, sa flamme ou ses serments
  • Dans le rêve harmonieux, univers de beauté.
  •  On peut aimer aussi en mille autres nuances
  • Ses parents, sa famille, son pays, son métier,
  • Des kyrielles d'amis, et même ses héritiers,
  • Les animaux fidèles à l'affectueuse présence.
  • On peut encore s'éprendre des objets du logis,
  • Peindre, écrire, voyager, toutes choses remarquables
  •  Par le coeur inspirées, mais l'amour véritable
  • Est-il existentiel ou plutôt utopie ?
  • André KNOLL.
Aimer
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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 18:09

 

 

Fermez vos cœurs avec plus de soins que vos portes.

* - Quel est le meilleur gouvernement ? Celui qui nous enseigne à nous gouverner nous-mêmes.
*- Celui qui ne connaît pas les langues étrangères ne connaît rien de sa propre langue.
* - Tout est plus simple qu’on ne peut l’imaginer et en même temps plus enchevêtré qu’on ne saurait le concevoir.
* - Celui qui joue avec la vie n’arrive jamais à rien.
* - Tout ce qui est sage a déjà été
pensé : il faut essayer seulement de le penser encore une fois.

* - Qu'est-ce que la poésie ? Une pensée dans une image.
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*- Des habitudes, tant qu'il te plaira, mais non une habitude.
* - La mauvaise volonté défigure tout.
* - On a toujours assez de temps quand on en fait un bon usage.
* - Veux-tu vivre heureux ? Voyage avec deux sacs, l'un pour donner, l'autre pour recevoir.
* - L'air frais des champs ; voilà notre vraie place ; il semble que là l'esprit de Dieu entoure l'homme de son souffle, et qu'il soit soumis à une influence divine.
*- La femme est l'unique vase qui nous reste encore où verser notre idéalité.

 

 

 

Johann Wolfgang von Goethe 
1749 - 1832 Ecrivain et savant allemand

 

Fermez vos cœurs avec plus de soins que vos portes.
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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 12:19
Ode à la table de nuit.


Bizarre la vie, bizarre le cerveau ! Vous voyez une chose et vous pensez à une autre. Vous entendez un mot et par un phénomène d’association vous pensez à autre chose comme si ce souvenir était vital.
En lisant les titres d’un magazine allemand je suis tombée sur le mot « Nachtisch ». L’article parlait des nouveaux desserts, ceux qui utilisent les brocolis en glace, les cèpes en mousse et les carottes en entremets. Ces recettes étranges défilaient devant mes yeux mais mon esprit restait attaché au mot « Nachtisch » qui était devenu, pour mon for intérieur le mot « Nachttisch », la table de nuit.
Les images commencèrent à se bousculer dans la tête. Pour ne pas casser ce film, je me mis à tracer encore et encore le mot « Nachttisch » sur un bout de papier en lui donnant une teinte alsacienne « Nachttischel », un diminutif qui illustre à la fois la petite taille du meuble et les émotions qui s’y rattachent.
Je suis une fureteuse de « Nachttischel », ce petit concentré de personnalité de nos grands-mères.


Des rêves doux
Grand-mère, la mère de maman, avait un magazine dans le tiroir, un « schwytzerheftel », magazine suisse. On y trouvait aussi les pinces du chignon qu’elle défaisait pour la nuit et un élastique pour attacher sa natte. Les mouchoirs et les aspirines ne manquaient pas, le verre d’eau à usage universel non plus. L’eau devait servir à lutter contre la soif, à prendre une aspirine et à désaltérer les ectoplasmes de mes ancêtres.
Dans la table de nuit de Mamema, la mère de papa, c’était un festival de crèmes pour soigner ses ulcères variqueux et les crevasses laissées sur ses mains par le travail de la terre. Entre les tubes d’onguent émergeait une boîte recyclée de bonbons des Vosges qui contenait des pralinés, de petites boules de chocolat fourrées d’une sauce sucrée blanche. Ces pralinés, on pouvait les acheter dans tous les Zuckerstand (stand de confiseries) de tous les messtis. Elle disait : « Es gibt siessi Traïm » (ça provoque des rêves doux).
Et les grands-pères, me direz-vous ? Grand-père avait là tous les accessoires pour soigner sa moustache copiée sur celle du Kaiser François Joseph. Il y avait là le corset nocturne pour permettre la pérennité de la forme de son décor de visage, des gels et des lotions diverses pour le soin aux poils.


Le domaine de la transgression totale
Babeba y gardait une lampe de poche à portée de main pour scruter la maison en cas de bruits suspects. Il avait un sifflet à ultrasons pour calmer les chiens et une boîte avec les Nierestein, ces calculs rénaux qui lui avaient été retirés au cours une opération qui lui inspirait autant de récits d’angoisse que ses années de guerre.

Je me tairai sur ma présence dans les Nachttischle de cet accessoire en céramique souvent orné d’un œil dans son fond, un objet qui est exposé dans les musées et rappelle les temps où les équipements sanitaires étaient du domaine de la science-fiction.
La table de nuit ! Un document important sur le mode de vie des gens et sur leurs préoccupations ! Dans les années soixante, elles étaient le domaine de la transgression totale puisque les jeunes femmes -catholiques de surcroît- y gardaient les rails de pilules contraceptives si largement interdites par le Vatican. Un péché dont les hommes se lavaient les mains, selon le slogan :  « Ce n’est pas mon affaire ».
J’ai posé la question autour de moi : « Avez-vous une table de nuit ? » Réponse la plus fréquente : « Oui ! Sinon, les télécommandes, je les mettrais où ? » Bon sang, mais bien sûr, la table de nuit ne pourra gagner définitivement les musées que le jour où tous les appareils électriques seront à commande vocale. Sauf que Lili dit : « Moi je l’ai recyclée. Comme elle est basse, j’en ai fait un marche- pied ». L’art de donner une nouvelle utilisation aux choses. Comme dit
Confucius : « Une cuillère est une cuillère mais si tu l’utilises pour prendre ton sirop contre la toux, elle devient un accessoire médical ».

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

Ode à la table de nuit.
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 17:31

  

 
 
"La vie est un éternel problème, et l'histoire aussi."
Gustave Flaubert

 

"Mourir n'est pas un problème, c'est à la portée du premier venu."
Pierre Desproges

 
 
 

"Aimer beaucoup et demander peu, un problème difficile à résoudre."
Anne Barratin

"Seul un esprit inoccupé peut avoir la fraîcheur voulue pour comprendre un problème."
Jiddu Krishnamurti


 
 
 
 "La vie est un mystère qu'il faut vivre, et non un problème à résoudre."
Gandhi

 

"La réponse est souvent à côté du problème, il suffit de réfléchir."
Henri-Frédéric Amiel

 
 
 
 "Problème : combien faut-il de pauvres pour faire un riche ?"
 Robert Sabatier

 
 
"Il y a bien moins de difficulté à résoudre un problème qu'à le poser."
 
Joseph de Maistre
 
 
 "L'homme est un problème à résoudre sans qu'il y ait de solution à trouver."
 Robert Sabatier

 
 


 
Quand un problème ne se pose plus, c'est qu'il a trouvé, en son état de vol, sa solution idéale."
Pierre Dac
 

     

Un problème cache toujours un autre problème.
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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 13:30

 

 

 Cui-cui, viens sur ma branche !


Ce sera mardi : la Saint-Valentin approche ! La ville de Strasbourg ne s’y trompe pas. Elle échafaude des chapiteaux qui sont les chalets de février, mais doivent remplir le même rôle : vendre des nuitées à des amoureux du monde entier venus roucouler pendant des soirées de slows langoureux après avoir acheté parfums, bijoux et Eros en chocolat dans les boutiques décorées de colombes blanches et de cœurs rouges. Même des pains d’épices personnalisés circulent dans les sachets roses.

Je vous le dis : on est dans une variante de Noël sauf qu’à la Saint-Valentin on n’entend pas les clameurs de : « Laïcité ! Saints de tous bords restez au ciel ou dans vos catafalques ! »

Il est vrai que le terme Saint-Valentin est devenu un nom tellement commun qu’on ne cherche même plus à savoir quelle a été sa vie. On oublie que le pauvre Bienheureux a été décapité comme on oublie que le mot « con » désigne en fait le sexe de la femme.

On ne connaît ni le jour ni l’heure
Les ornithologues revendiquent cette date. C’est celle de l’accouplement de tous les oiseaux. « Viens sur ma branche, l’amour t’appelle ! » Pour eux c’est une fois par an, ce qui ne les empêche pas de gazouiller les autres jours.

Je trouve étonnant que le marketing forcené des chargés d’événementiel n’ait pas encore lancé le concept d’une nuit de la Saint-Valentin à passer dans une maison dans les arbres avec comme slogan : « Coït, Coït ! Viens sur ma branche ».

Tout est possible. Le marché est ouvert. Les sites de rencontre sont de la partie. Ils organisent des soirées pour « Trouver l’amour de sa vie ! » autour de canapés au gingembre et de mojitos mixés avec une « Formule magique des marabouts d’Afrique. »

On n’a donc pas besoin d’avoir déjà un amoureux en venant à la fête des amoureux, comme on n’a pas besoin d’être mort pour aller au cimetière.

Et l’amour dans tout ça ? Il n’est ni dans un slow, ni dans une bague en diamant, ni dans les plans Q et encore moins dans les prés. Entrer en amour c’est comme entrer dans la vie ou dans l’au-delà : on ne connaît ni le jour ni l’heure.
Appelez-moi Rustine !
« Quoi ? Aimer c’est vivre ensemble ? Pouah ! » Dans le pays des petits deux-pièces mis sur le marché par les talents de vendeurs de produits de défiscalisation proposés aux petits revenus, on ne veut pas partager son espace, débattre sur le choix des papiers peints, attendre son tour pour la douche, se prendre le chou au sujet des sorties du week-end. Alors c’est le chacun pour soi. « C’est chouette ! Quand mon Loulou vient chez moi il est rasé, il a des chaussettes propres qui traînent chez lui quand elles sont sales. Et il m’apporte même des fleurs. »

Et ceux qui vivent ensemble : l’amour est-il toujours le troisième dans le couple ? Pas sûr. Comme dit Quentin : « Avec Lola nous vivons ensemble. On s’aime bien. Et puis c’est pratique. A deux on a un logement plus grand. Chacun a sa chambre avec salle de bains. Si je veux aller au cinéma avec quelqu’un, elle est là, quand les hormones réclament leur dû elle est là aussi ». Hopla ! Appelez-moi Rustine !

Mardi, c’est la Saint-Valentin. C’est le jour des Amoureux. Envoyez toujours vos « Je t’aime » dans la bonne direction.

 

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

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 Cui-cui, viens sur ma branche !
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 12:30

 

 

La transgression du septième jour.

Le Chiffre 7 relève du sacré. Il nous rend attentif aux péchés capitaux, nous raconte des histoires magiques de sept nains, de bottes de sept lieues, d’un ogre qui a dévoré ses sept filles. Le repos du septième jour est d’essence biblique.

Les défenseurs de ce repos le clament : « C’est un jour de repos instauré par Dieu, pas par la CGT ». Et les prophètes de malheur de s’écrier : « quiconque ira à l’encontre du repos dominical de l’humanité sera puni » (Heb. 4, versets 10 et 11).

Et voilà que le septième jour est néanmoins un jour de transgression ! Les magasins ouvrent le dimanche matin. Jubilation générale !

« Chouette, je vais pouvoir acheter des oignons le dimanche ! » La phrase est si exclamative qu’on imagine à quel point ce besoin d’oignons achetés le dimanche faisait partie de nos fantasmes profonds.

Pour le bien de tous

Guilaine pérorait devant la machine à café : « Enfin, je peux acheter mes yaourts nature, mon müesli et mes collants le dimanche sans avoir à respirer des vapeurs d’essence », méprisant ainsi la station-service de son quartier qui a de quoi dépanner les mal organisés du dimanche avec du sel, des œufs, de la pâte feuilletée et du papier toilette.

Pour camoufler son addiction aux revues « trou de serrure » offertes à la lecture dans son hyper, Lucie la bigote dit à sa mère : « J’irai, mais après la messe, bien entendu. Comme notre Seigneur a dit de passer le dimanche dans la contemplation. Je contemplerai donc les pantoufles dans les rayons et les nouvelles toilettes des princesses de ce monde dans les magazines. Ce sont des œuvres issues d’enfants de Dieu ».

La transgression est toujours raisonnée. À tel point qu’elle peut paraître raisonnable. Du moins a-t-elle raison des scrupules des politiques. « C’est pour le bien de tous ».

Ne serait-ce pas aussi un bienfait pour la longévité du couple ? Reine, psy conjugale, a parlé dans une de ses conférences du problème majeur du couple : « Ils ne se voient plus. Chacun a son travail. Quand elle est à l’aquagym, lui est à l’entraînement de foot. Quand elle joue de la clarinette à la fête de la salle polyvalente, lui a son match de foot. Le seul moment fort est celui des courses, quand l’un pose sa main sur la main de l’autre pour pousser le chariot ».

Donc, si pousser ensemble le chariot est un moyen fort d’exprimer son amour, il faut multiplier les occasions de le pousser ensemble.

Et le dimanche matin est idéal parce que le samedi, elle a ménage et repassage tandis que lui a vidange-graissage et lavage de la voiture.

Que le curé dise la messe dans la galerie marchande

Vive le chariot de supermarché ! Vive l’amour ! Vive la longévité du couple !

Mamema dit : « Le curé n’a qu’à dire la messe dans la galerie marchande, il aura plein de monde ».

Oui, et si en plus un dentiste s’installe à la sortie des caisses, on pourra enfin traiter là ces rages de dents qui ne surviennent jamais que le dimanche matin.

 

 

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

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La transgression du septième jour.
Hébreux 4 : 10-11
 10  En effet, celui qui entre dans le repos de Dieu, se repose, lui aussi, de son travail, comme Dieu s’est reposé du sien.     11 C’est pourquoi, cherchons de tout notre coeur à entrer dans ce repos. Ainsi personne ne tombera en suivant le mauvais exemple de ceux qui n’ont pas obéi.

 

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Texte Libre

deytsc

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