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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 11:05
Rien de nouveau sous le soleil !


Le bonheur n'est pas accroché à la lune,
Suspendu à quelque astre lointain ;
Il n'est pas sur Jupiter, Mars ou Neptune,
Mais à portée de main.
Le bonheur n'est pas au-delà des mers,
Dans un monde céleste, merveilleux, incertain
Il est sur notre propre terre,
A portée de main.

 

Le bonheur n'est pas sur une île lointaine,
Quelque part sur l'Océan terrible :
Il est chez nous, dans la plaine,
Dans ta maison paisible.


 

Le bonheur n'est pas dans un château grandiose,
Habité par des reines et des rois ;
Il est dans ton jardin de roses,
Dans ta maison de bois.


 

Le bonheur n'est pas dans une nuit vénitienne,
Faite de musique et d'amour,
Il est dans les choses quotidiennes,
Que tu retrouves chaque jour.


 

Le bonheur n'est pas dans quelque grande ville,
Où l'on parle de richesses et de joie ;
Il est dans ta chambre tranquille,
Tout près de toi.


 

Le bonheur n'est pas dans les choses qu'on espère,
Et qu'on réclame du lendemain  ;
Il est dans celles qui nous entourent,
Et qui reposent entre nos mains.

Anonyme

 

Rien de nouveau sous le soleil !
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 10:19
C’est qui la dame ?

« C’est qui la dame ? ». C’est la question que je me suis posée en voyant cette blonde en tailleur bleu saluant une foule qui lui tournait le dos. Et là, prise de conscience terrible : la dame, c’est Hillary Clinton, et tous ces gens qui lui tournent le dos ont un téléphone en main pour prendre un selfie.

 Le « Moi d’abord » dans toute sa splendeur. On ne se contente plus d’une photo à l’arraché d’une star de la politique ou du show-biz, il faut qu’on ait sa tronche sur le cliché. « Devant c’est moi. Derrière c’est Hillary Clinton. »

 Hillary Clinton en second plan. Vrai renversement des valeurs. Les grands de ce monde servent d’arrière-plans à des prises de vue éternisées dans des téléphones et servant d’illustration à un album d’un style nouveau, « Moi au premier plan de l’Evénement ».

 C’est le règne de Kevin Superstar. « Kevin permet à Hillary Clinton de poser avec lui. Kevin était là quand la mairie a brûlé. » On le voit devant le brasier, le bras tendu, le téléphone en main. Kevin a rencontré Johnny. Et on voit Kevin, le bras tendu, faire un sourire en gros plan devant un Johnny qui chante sur scène.


Kevin connaît la force du hashtag
Kevin est dans tous les lieux où se passent les hauts faits de l’histoire avec un grand « H » ou un petit. Il se met en scène avec ceux qui font la culture et même les faits divers. Et il veut que ça se sache. Alors il publie ses clichés. Sur Facebook. Oui mais là, il peut juste épater ses amis. Pas cool. Heureusement, Kevin connaît Instagram et Twitter et il connaît surtout la force du hashtag.
Le hashtag est un propulseur d’une grande puissance qui envoie vos clichés dans l’univers et dans des milliers de fichiers où ils seront vus, commentés et partagés. Il s’agit juste de trouver des hashtags porteurs pour se retrouver dans les fichiers les plus consultés ou le plus de fichiers possible. En anglais s’il vous plaît ! (hop, il y a plus de gens qui parlent chinois mais Assimil n’a pas encore vulgarisé la langue chinoise).                                                               

 Armande a fait un selfie où elle pose avec son chat et l’a publié tous azimuts avec une ribambelle de hashtags #cat#pet#tenderness#neveralone# (chat-animal domestique-tendresse-jamais seul) pour toucher des centaines de milliers d’amateurs de chats et de gens solitaires. Et hop ! La voilà égérie pour les amateurs de chats et gourou pour ceux qui ont compris qu’avoir un chat est un moyen fort pour lutter contre la solitude.                                          

   Les médias branchés 24h/24 sur Twitter à la recherche des buzz, voyant le succès foudroyant de ce selfie d’Armande au lit avec son chat, l’ont baptisée « le Moon des êtres solitaires, celle qui leur donne l’espoir d’une vie dans le bonheur d’une tendresse partagée.

Le selfie change le monde. Les Kevin, les Florian mais aussi les Maurice et les Liliane manient cet art de l’auto-portrait, ils ont, pour ce faire, changé leur coiffure, leurs lunettes, leur emploi du temps. Lucien dit : « Je fais du sport tous les jours. Je veux améliorer ma silhouette. Je ne veux pas être condamné à faire des selfies en plan américain ».

Kate et William, paparazzis d’eux-mêmes

Incroyable ! Sur le plan psychologique, le selfie donne une autre dimension à notre « Moi » qui devient un « Moi la personne la plus importante au monde ». Devant les stars.

 

 Conséquence : les stars se lancent dans le selfie pour devenir à nouveau, grâce à Instagram et à Twitter, des personnes importantes dans le monde. Kate et William font eux-mêmes, en selfies, leurs photos pour la presse. « Paparazzis d’eux-mêmes. ». Pour faire la chasse aux paparazzis ils seront obligés de se donner à eux–mêmes des coups de pied au cul !

 

 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

 

 

 

 

 

C’est qui la dame ?
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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 11:50

Ne connaissais pas du tout.... "Black Monday"   oui....

 Blue Monday !

En général, on célèbre cette journée le troisième lundi de janvier...

 

Formule du jour ...le plus déprimant de l'année

 
 
 
{\frac  {[W+(D-d)]T^{Q}}{MN_{a}}}

avec : W Weather (météo), (D-d) debt (différence des dettes contractées à la période des fêtes avec la capacité effective de remboursement avant la prochaine paie), T Time (temps écoulé depuis Noël), Q (temps écoulé depuis nos résolutions du Nouvel An), M (Manque de motivation), Na (besoin d'agir)8.

Formule du jour... le plus heureux de l'année

 
 
 
O\times V_{i}V_{i}+N\times I+{\frac  {S}{T}}+P

avec :

O = Activités extérieures ("Outdoor activities"); N = Nature; I = Interactions sociales; S = Souvenirs positifs, la plupart souvenirs de l'enfance ("Childhood and other positive memories"); T = Température; P = Proximité de ses propres congés / vacances ("Holiday excitement").

 

 

 

 

 

 

 

 Blue Monday !
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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 11:00
À part la chute du chat…

 

Du pré au divan : avec l’émission Ambition intime, M6 passe des amours rurales au déshabillage en campagne électorale. Belle promotion pour l’animatrice. Il y a peu, elle connaissait surtout de Jaurès la station de métro. Ça tombe bien, comme dirait ce chat qui a glissé de la table à la première.

De portée politique, il n’a jamais été question. On peut dès lors rassurer les candidats à la présidentielle. Ces clips promotionnels ne figureront pas dans leurs comptes de dépenses. C’est gentil et gratuit.

Dans la com’ en France, l’émission marque un tournant. Pas de sujet tendu, pas de débat fatigant. Une chaîne concurrence les agences de pub en fournissant elle-même la panoplie complaisante du candidat humain et authentique et qui a souffert et qui reste sympa.

En prime est livrée une intervieweuse comme surprise et flattée de mettre en scène son ego au même niveau que ses jambes. Les mimiques ébahies et les palpations de chevelure sont incluses. On dirait une blogueuse de mode larguée à Davos ou une miss Météo face à des Nobel, l’une et l’autre ayant des alter ego masculins. Aucune question, jamais, n’aborde ce qui fait l’intérêt de l’invité. La téléréalité s’invite en copine chez les politiques, puisqu’elle se lasse des Chtis et des Marseillais.

Cette Ambition intime est une Bérézina de l’ambition collective. Pas parce qu’elle caricature la peopolisation jusqu’au comique — ah, ce piano à l’agonie en bande-son… L’émission piège les politiques à leur propre jeu. Ces experts en séduction acceptent d’être livrés sur canapé à une rouleuse d’œillades, laquelle donne en spectacle, avec cœur, des gens triviaux et très permutables. Fascinante banalité des CV. Allez, aux suivants !

L’éditorial - Dernières Nouvelles d'ALsace
 

 

Didier Rose
L’éditorial

 

 

  Je pense donc je lis les DNA 

 

 

 

 

 
 
 
À part la chute du chat…
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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 06:32
Méditation et médisances.

 

L’heure est au repli sur soi, à la mise au point générale, celle qui est donnée par de longues promenades sur les sentiers des forêts ou dans les sables du désert. L’heure est venue de regarder son âme en faisant abstraction pendant un temps du tartare de saumon, du cordon-bleu et des saucisses-frites. La Vérité sur notre chemin ne se trouverait que dans l’ascétisme du bouillon de légumes et de l’eau des sources, celle qui a déjà été bue et pissée par ceux qui nous ont précédés, une eau donc qui contient l’expérience de vie de milliers de générations.

La méditation nous rend meilleurs. C’est aussi la leçon du dalaï-lama, celui qui préside aux destinées des moines du Tibet et de Weiterswiller.

Il est venu nous voir. Cet homme porteur de la sagesse nous exhorte à devenir meilleurs, à prendre le bonheur là où il se trouve, à aller au-delà de nos échecs. Autour des plats du jour ou des cafés et même des Seidels on ne parle que de ça. Les pensées du dalaï-lama ont effacé des conversations les élucubrations sur le burkini et sur les malversations innommables de Franz Beckenbauer.

La seule chose qui reste dans les mœurs instaurées depuis peu, c’est le « sans gluten ». Tous ces adeptes de la méditation continueront à manger leur salade sans pain, à boire des cafés sans gâteau et à siroter une bière bio. Chacun devient moine. Chacun est prêt à revêtir l’habit des fakirs avec une vie vouée à la renonciation et à l’amour. Oui mais il est entendu que cette activité d’humain-modèle ne peut se pratiquer qu’en CDD et en horaire aménagé. Être dans cette philosophie toute sa vie serait-il comme vivre dans un enveloppement de boue à perpète alors qu’une thérapie doit être courte ?

La dualité entre le « ça » et le « surmoi »

Selon la Bible, les périodes d’ascétisme doivent durer 40 jours. Elles sont même datées dans l’année liturgique. Devient-on meilleur en 40 jours comme le lapin devient bon en une heure de cuisson et l’agneau en sept heures ? Mamema dit : « Emol kommt d’Sau russ » (il y a des moments où le cochon qui sommeille en nous se réveille).

La dualité humaine entre « le ça » et le « surmoi » est ineffaçable. Il y a du M. Hyde en nous. Il y a des bébés mignons et rieurs qui sautent sur les genoux de maman avant de lui faire sauter la cervelle. Il y a des amoureux qui vous offrent un jardin et qui vous parlent des anges mais qui plantent leur petite graine ailleurs et finissent par vous parler d’avocat.

Il y a des gens sur Facebook qui, sur leur mur, étalent des images avec des citations New-Age glanées sur des sites-fait-pour-ça, des photos du dalaï-lama avec ses paroles en surimpression à côté de textes aux mots tranchants mis là pour assassiner une belle-mère, une sœur, un maire de village. Sur Facebook, le harcèlement a la virulence de la peste noire et la persistance du lierre.

La conjugaison l’illustre : « Je médite, tu médites, il médite, nous médisons, vous médisez, ils médisent ».

 

 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
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Méditation et médisances.
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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 15:42
Le bourdon et la rose.

 

 

Il y a bien longtemps, quelque part sur la terre. 
Une fleur sans couleur, sans odeur et sans nom
Versait tout doucement des larmes bien amères
Dans le coin d’un jardin obscur, à l’abandon.

Un bourdon qui passait, tout bruissant de ses ailes,
Entendit ses sanglots et se posa sur elle.
Vois mes épines, hélas, disait la pauvre fleur,
Elles piquent et, cruelle, aux autres je fais peur.

On se méfie de moi, on me fuit, on m’évite
Et je reste si seule, oubliée et maudite….
Ne pleure pas,ô fleur, répondit le bourdon,
Car moi aussi, tu sais, on craint mon aiguillon…

Et puis ne vois-tu pas que mon cœur te sourit.
Au seuil d’un nouveau jour qui renaît à la vie ?
Et si je viens vers toi butiner, matinal,
C’est que tu m’éblouis et qu’entre tes pétales.

Ivre de ton parfum, je te respire telle
Entre toutes les fleurs, toi qui es la plus belle!…
En entendant ces mots la fleur se redressa
Elle embauma soudain, rougit avec éclat.

Et c’est ainsi qu’en mai naquit un jour la Rose…
De terne qu’elle était, elle se fit grandiose
Et devint la plus belle car un jour de rosée
Un bourdon qui passait, enfin l’avait aimée.

Robert Lasnier

né en 1943 à Meknès,au Maroc

 

 

 

 

 

Le bourdon et la rose.
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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 12:56
Et voilà...

L’amour n’est pas quelque chose que tu trouves.
L’amour est quelque chose qui te trouve.
 

Et voilà...
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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 15:33
D’avant en arrière et de gauche à droite.

Et si l’ultime façon de trouver le bonheur était dans ce mouvement de va-et-vient du corps de gauche à droite et d’avant en arrière ? C’est la question que je viens de me poser en voyant les mines réjouies et les yeux pétillants de tous ces « schunklers » rassemblés dans les tentes de la Wiesn à Munich pour célébrer le Oktoberfest.

Un retour à la prime enfance

Les bras gauches se glissent sous les bras droits les plus proches et les bras gauches se glissent sous les bras droits, et la liesse est là ! Le « schunklage » chasse les tracas qui semblent solubles dans ces oscillations horizontales et verticales. C’est un retour à la prime enfance, celle dont Freud dit qu’elle imprime en nous nos comportements définitifs. Mais si ! Souvenez-vous de ces moments dans les bras de votre maman quand elle vous berçait de gauche à droite pour effacer vos cauchemars, calmer vos bobos et réprimer vos chagrins : « Nina bubbele, koch im Kind e suppele ».

Et quand votre taille met fin aux séances douces dans les bras de maman, on vous pose dans la nacelle d’un cheval à bascule ou sur la croupe d’un Donald flashy en PVC qui se met en branle pour un euro à insérer dans sa fente et qui vous attend dans le couloir d’entrée des centres commerciaux. Le rire naît de ce mouvement d’avant en arrière et d’arrière en avant ! « Bascule avec moi ! », chante Marc Lavoine pour signifier avec pudeur son envie de démontrer son amour absolu, celui qui n’a d’autre forme d’expression ultime que ces va-et-vient d’avant en arrière qui impriment des formes de corps agglutinés dans l’herbe des prés, dans le coton des draps et dans la moleskine des sièges des voitures.

Vivre, c’est savoir goûter ces mouvements simples d’avant en arrière et de gauche à droite. Se laisser bercer ou se laisser secouer. Vivre, c’est bouger. Pouvoir bouger jusqu’au bout, c’est aussi savoir répéter ces mouvements d’avant en arrière et de gauche à droite encore et encore jusqu’à la douleur dans ces séances qui nous font clamer devant tout auditoire réceptif ou captif : « Je fais du sport ». Et il y en a, des adeptes de cette nouvelle culture du corps. C’est la « fit- ness » : celle qui se décline en pompes (« en haut, en bas ! ») et en pédalages dans le vide, jambes tendues (« en avant, en arrière »). Il paraît que même ce « schunklage »-là, pratiqué dans des ensembles fluo et dont vous sortez perclus de courbatures, libère des endorphines qui vous apportent le bonheur. Du moins finirait-on par atteindre ce point suprême où on ne ressent plus la douleur.

Lili dit : « Moi, je ne ressens plus la douleur d’être au boulot quand je me balance sur ma chaise ». Bon sang, mais c’est bien sûr ! La chaise de bureau ou la chaise d’écolier qu’on actionne d’avant en arrière et d’arrière en avant permet à notre esprit de s’évader de l’atmosphère en ces endroits où on se sent oppressé ou opprimé.

Finalement, ce n’est pas pour rien qu’on a inventé le rocking-chair, ce fauteuil qui nous permet de goûter des moments de calme bercés d’avant en arrière et d’arrière en avant.

« Je m’en balance ! »

Et moi ? Moi, j’aime les mots. La force des mots ! Alors, devant les tracas de la vie, j’ai une formule magique pour ne pas en souffrir. J’ai un pneu crevé ? « Je m’en balance ». On dit du mal de moi ? « Je m’en balance ! » Il m’a quittée ? « Je m’en balance ! ». Je m’en balance d’avant en arrière et de gauche à droite.

Huguette Dreikaus

 

 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

 

 

 

 

D’avant en arrière et de gauche à droite.
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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 15:45

 

 

 

 

à toutes fins utiles...

Vieillir, c'est chiant.
J'aurais pu dire : vieillir, c'est désolant, c'est insupportable, c'est douloureux, c'est horrible, c'est déprimant, c'est mortel.
Mais j'ai préféré "chiant" parce que c'est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.
Vieillir, c'est chiant parce qu'on ne sait pas quand ça a commencé et l'on sait encore moins quand ça finira.
Non, ce n'est pas vrai qu'on vieillit dès notre naissance.
On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant, invulnérable. La vie devant soi.
Même à cinquante ans, c'était encore très bien. Même à soixante. Si, si, je vous assure, j'étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme.

Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps j'ai vu dans le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l'âge qu'ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge.
J'ai lu dans leurs yeux qu'ils n'auraient plus jamais d'indulgence à mon égard.
Qu'ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m'en rendre compte, j'étais entré dans l'apartheid de l'âge.
Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants. "Avec respect", "En hommage respectueux", Avec mes sentiments très respectueux. Les salauds ! (...)

Lutter contre le vieillissement c'est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien. Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l'amour, ni à la sexualité, ni au rêve. (...)
Avec l'âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement.
Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années ? En mois ? En jours ?...
Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital. Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération.


Après nous, le déluge ?... Non,

Bernard Pivot né le 5 mai 1935
"Les mots de ma vie" (Albin Michel)

à toutes fins utiles...
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 16:00
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Texte Libre

deytsc

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