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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 12:33

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Regarde bien les yeux du chat.
Il rêve, il fait semblant, il dort
Tout éveillé. Pourtant c'est toi
C'est bien toi qu'il épie.

Mais plonge tes yeux dans les siens
Ne les laisse pas t'échapper.
Très lentement, tu vas glisser
Dans l'eau dorée de ce regard,
Glisser sans fin jusqu'à
T'anéantir dans son immensité.

Regarde bien les yeux du chat.
Bientôt tu seras devenu,
Sans le savoir, le chat lui-même,
Les yeux du chat qui te regarde.

           Albert Uriet

 

 

 

 

 

Les Yeux du chat.
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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 18:00

 

 

 

Je suis dans mon bureau

 

« Pas le temps de prendre un café avec toi, Lili ! Je suis overbookée, j’ai mes entreprises à gérer. » De toute façon, les seuls cafés que je prends c’est lors de rendez-vous d’affaires pour détendre l’atmosphère avant de discuter le bout de gras.
Letemps n’est plus aux occupations ludiques et superficielles. Comme tant de concitoyens j’ai de multiples start-up. L’ordinateur me meut. Un clic, un client. Un client pour partager ma voiture samedi pour aller à Paris. Oui ! Je suis une agence Bablacar. Un client pour louer ma voiture la semaine prochaine. Je suis une agence Koolicar. Dimanche trois clients pour chercher leur Schwarzwälder. Je suis auto-entrepreneur « Kuchenko ». Mercredi prochain je promène les lévriers de Madame Sounso. Je suis patronne de l’entreprise « Toutoutour ». Le soir je fais le coucher de cinq octogénaires. J’ai une entreprise d’aide à la personne « Mémédodo ».

Par les temps qui courent, si on veut du travail, il faut le créer
Après « Mariage pour tous », c’est « Entreprise pour tous ». Chacun peut devenir patron. Par les temps qui courent, si on veut du travail il faut le créer. Comme dit Confucius : « Si la pluie ne tombe pas sur toi, pose-toi sous ta douche ».
La seule nécessité absolue : avoir un ordinateur et hop c’est parti ! Kevin fait son business avec le Bon Coin. Il vend et vend encore. Les meubles de mamie. Les pâtes à sel de sa sœur. Les autographes qu’il glane à la sortie du Zénith. Il achète aussi pour revendre. Il a un chiffre d’affaires de 1 300 euros par mois.

Kevin se prend pour le Trump de l’article de seconde main sauf qu’il ne pose pas ses mains sur les filles. Il se pavane avec une voiture allemande enrichie d’un tuning « Formule 1 » et le magazine Challenges a consacré un article à cet homme d’affaires « nouvelle génération ».

Etre son propre patron est très tendance. Avancée économique ou régression ?

Regardons ce phénomène par le petit bout de la lorgnette. Avec cet état de fait on est loin de l’ère Steve Jobs ou Dassault, ces temps où l’entreprise vendait les réalisations techniques époustouflantes de ses patrons. Le monde entier avait l’œil rivé sur Apple et sur les usines de l’aviation.
L’économie populaire à l’africaine
Kevin est l’illustration d’un monde de revente. Pas de création. Pas de production.
Nous sommes dans un monde de « Tous vendeurs » propre à l’économie populaire africaine. Là-bas on est propriétaire d’un tabac : un tapis posé sur le sol pour proposer des cigarettes à l’unité. On gère un commerce ambulant avec un cabas renfermant des mouchoirs en cellulose. On a une entreprise d’entretien des chaussures : une chaise pour le client et une brosse pour ses chaussures. On a un magasin de fruits en posant ses pastèques au bord de la route.
Pas de pas-de-porte. Pas de vitrine. Tout comme Kevin.
Alors, intéressé ? Dites-moi ce que vous avez à vendre et je vous dirai comment appeler votre « boîte ».
Pour les marchés de Noël, il est juste encore temps de créer « Bredelshop », ou « Candle-Candy » (des bougies en forme de bonbons géants), « Cannelle – Brestchdel » (bretzels à la cannelle) sinon Finger-spitze (dentelles faites à la main).
C’est no limit !
Ne criez pas haro sur ces nouvelles entreprises. Elles sont si importantes qu’elles ont l’honneur de figurer sur les listes du fisc, ce Who’s Who de la réussite sociale

 

Je suis dans mon bureau
 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

Je suis dans mon bureau
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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 12:18

 

 

 

 

Henry John Deutschendorf, Jr. dit John Denver
(31 décembre 1943 – 12 octobre 1997), est un chanteur américain, également compositeur, musicien et acteur. Il est mort à l'âge de 53 ans près de la côte de Monterey en Californie en pilotant un avion Rutan modèle Long-EZ, un avion expérimental en fibre de verre.

 

Take Me Home - John Denver

Almost heaven, West Virginia
Presque le paradis, Virginie de l'ouest
Blue Ridge Mountains, Shenandoah River
Montagnes de Blue Ridge, rivière de Shenandoah
Life is old there, older than the trees
La vie est vieille là-bas, plus vieille que les arbres
Younger than the mountains, blowing like a breeze
Plus jeune que les montagnes, soufflant comme la brise

Country roads, take me home
Routes de mon pays, amenez-moi à la maison
To the place, I belong
A l'endroit, d'où je suis
West Virginia, Mountain Mama
Virginie de l'ouest, Mère Montagne
Take me home, country roads
Amenez-moi à la maison, routes de mon pays

....


Tous mes souvenirs, se rassemblent autour d'elle
Dame du mineur, plus étrange que l'eau bleue
Sombre et poussiéreux, peint sur le ciel
Goût brumeux de la lune, larmes dans mes yeux


J'entends sa voix, elle m'appelle dans les heures matinales
La radio me rappelle ma maison au loin
Et en conduisant sur la route j'ai le sentiment
Que j'aurais du être à la maison hier, hier

1970

Take Me Home - John Denver
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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 12:06
Toussaint RIP

Il y a ceux qui sont partis parce que c’était l’heure. Ils ont refermé leur porte sans bruit, ont laissé un mot sur la table, des souvenirs et des enseignements, un fardeau d’amour et puis s’en sont allés, comme ils sont venus, dans l’ordre des choses.

Il y a ceux que la Camarde nous a arrachés, enlevés. Ils sont partis parce qu’ils ne pouvaient faire autrement, dans un bruit de claquement de porte. Ils ont embarqué un bout de notre cœur, nous laissant à nos cris d’injustice, de culpabilité, à notre solitude. Leur absence nous fait une deuxième peau.

Mais tous sont là, rendus à la terre qui les a portés ou envolés dans une brise légère, ils nous habitent et leur souvenir se parfume d’un bouquet de fleurs ou des embruns iodés du whisky.

Et puis il y a les morts kilométriques, ceux dont la porte explose, ceux qui sont nés au mauvais endroit, ceux qu’on condamne au néant. Eux ne partent pas : ils restent là, dans la poussière d’un sol craquelé, sous les décombres d’un hôpital ; et ce sont les vivants, les encore vivants, qui partent, s’évadent de ce cimetière aux grilles scellées. Ils mettent des kilomètres entre eux et la mort mais elle les rattrape parfois et quand ils se croient suffisamment loin d’elle, elle vient encore les tourmenter. Elle prend le visage de la peur. Et si ces encore vivants transportaient la mort dans leur maigre bagage, comme une maladie contagieuse ? Elle a bon dos la peur, qu’attisent des gardiens de nécropoles, mais elle n’abolit rien et surtout pas la conscience de notre humanité.

La mort nous rattrapera tous un jour, vivants et encore vivants, et il serait sans doute léger au cœur de ceux qui resteront que nous puissions alors tous… reposer en paix.

Hervé Miclo

Dernières Nouvelles d'Alsace 01.11.2016

 

Toussaint RIP
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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 11:00
Like a rolling stone !

 Et voilà , c’est dit ! Le prix Nobel de Littérature est allé à Bob Dylan. Les rotatives se déchaînent. Les oiseaux Tweet ont du grain nouveau à se mettre sous la dent. La littérature prête toujours le flanc aux mises en délibéré.

Personne ne conteste le prix Nobel de Physique. La science est faite de certitudes. Au lycée, les devoirs de maths ou de physique commencent par : « Démontrez que le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés de l’angle droit ». En quelque sorte, les fondements des maths sont immuables depuis la découverte des nombres négatifs. En revanche la contestation est de mise et même obligatoire en littérature où les dissertations commencent par « Pensez-vous que… ? »

Alors ? Si vous applaudissez des deux mains les Nobel fraîchement nommés dans le domaine des sciences, pensez – vous qu’il fallait donner celui de littérature à un parolier de chansons ?
Il faut avoir atteint l’âge requis, comme les papes
Relisez Gide, Hermann Hesse, Hemingway, Herta Muller et tous les autres lauréats. Entrez dans leur monde de mots. Juge-t-on les mots ou l’impact qu’ils ont ? That is the question.
Bob Dylan est un poète de la chanson. Il est sur les rayons des discothèques comme d’autres Nobel sont dans les rayons des bibliothèques, mais pas autant que les Beatles qui ont vendu un milliard de disques. On le trouve chez les soixante-huitards imprégnés de musique folk et chez les amateurs de veillées où on chante « The answer is blowin’in the wind » et « Stewball ».
Les rockers chantent Elvis, Joe Cocker ou les Pink Floyd. Bob Dylan est donc bien à classer dans une certaine forme de culture. Une culture appartenant déjà au passé.
En outre, Bob Dylan a l’âge pour le Nobel. Comme les papes, les lauréats du Nobel doivent avoir l’âge requis : au-delà de 62 ans selon la moyenne des lauréats. Dylan a 75 ans. Dario Fo vient de mourir à 90 ans. Un âge de pape. La littérature est une religion.
Les intellectuels sont en émoi. « Comment ont-ils osé ? » Un prix est une somme d’argent ou une médaille à distribuer selon les critères d’un jury. Tout jury est souverain.
Patrick Sébastien n’est pas près de chanter “Les Sardines” à Stockholm
Un jury de concours de beauté ou de concours littéraire n’est pas un jury d’examen. Il a le droit de se laisser guider par ses émotions ou par son désir de changer la donne.

Ainsi, cette année, il y a des prix Nobel qui ont vu de nouveaux paramètres de sélection. Celui de la paix est donné au président colombien pour avoir essayé de faire la paix avec les FARC. Il a juste essayé… Mais comme disait le curé de mon enfance à propos des péchés : « Avoir envie de le faire compte comme si on l’avait fait ».

Le Nobel de littérature est allé à un poète de la chanson. Regrettable qu’ils n’y aient pas associé Joan Baez. Apparemment la notion de couple chez les nobellisés ne peut toucher que les scientifiques. Ecoutez « Like a rolling stone » et Keep calm. Restez serein.

Patrick Sébastien n’est pas près de chanter « Les Sardines » sur les podiums de Stockholm. Les Kastelruther Spatzen n’y chanteront pas « Eine weisse Rose » non plus.

Cela ne les empêchera pas d’être sur le podium des cœurs. Comme dit Mamema à propos des concours de beauté : « C’est Raphaël Lavigne le plus bel homme de France mais c’est babeba que j’aime ».

 

 

 

 

Like a rolling stone !

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

Like a rolling stone !
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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 12:05
Rien de nouveau sous le soleil !


Le bonheur n'est pas accroché à la lune,
Suspendu à quelque astre lointain ;
Il n'est pas sur Jupiter, Mars ou Neptune,
Mais à portée de main.
Le bonheur n'est pas au-delà des mers,
Dans un monde céleste, merveilleux, incertain
Il est sur notre propre terre,
A portée de main.

 

Le bonheur n'est pas sur une île lointaine,
Quelque part sur l'Océan terrible :
Il est chez nous, dans la plaine,
Dans ta maison paisible.


 

Le bonheur n'est pas dans un château grandiose,
Habité par des reines et des rois ;
Il est dans ton jardin de roses,
Dans ta maison de bois.


 

Le bonheur n'est pas dans une nuit vénitienne,
Faite de musique et d'amour,
Il est dans les choses quotidiennes,
Que tu retrouves chaque jour.


 

Le bonheur n'est pas dans quelque grande ville,
Où l'on parle de richesses et de joie ;
Il est dans ta chambre tranquille,
Tout près de toi.


 

Le bonheur n'est pas dans les choses qu'on espère,
Et qu'on réclame du lendemain  ;
Il est dans celles qui nous entourent,
Et qui reposent entre nos mains.

Anonyme

 

Rien de nouveau sous le soleil !
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 11:19
C’est qui la dame ?

« C’est qui la dame ? ». C’est la question que je me suis posée en voyant cette blonde en tailleur bleu saluant une foule qui lui tournait le dos. Et là, prise de conscience terrible : la dame, c’est Hillary Clinton, et tous ces gens qui lui tournent le dos ont un téléphone en main pour prendre un selfie.

 Le « Moi d’abord » dans toute sa splendeur. On ne se contente plus d’une photo à l’arraché d’une star de la politique ou du show-biz, il faut qu’on ait sa tronche sur le cliché. « Devant c’est moi. Derrière c’est Hillary Clinton. »

 Hillary Clinton en second plan. Vrai renversement des valeurs. Les grands de ce monde servent d’arrière-plans à des prises de vue éternisées dans des téléphones et servant d’illustration à un album d’un style nouveau, « Moi au premier plan de l’Evénement ».

 C’est le règne de Kevin Superstar. « Kevin permet à Hillary Clinton de poser avec lui. Kevin était là quand la mairie a brûlé. » On le voit devant le brasier, le bras tendu, le téléphone en main. Kevin a rencontré Johnny. Et on voit Kevin, le bras tendu, faire un sourire en gros plan devant un Johnny qui chante sur scène.


Kevin connaît la force du hashtag
Kevin est dans tous les lieux où se passent les hauts faits de l’histoire avec un grand « H » ou un petit. Il se met en scène avec ceux qui font la culture et même les faits divers. Et il veut que ça se sache. Alors il publie ses clichés. Sur Facebook. Oui mais là, il peut juste épater ses amis. Pas cool. Heureusement, Kevin connaît Instagram et Twitter et il connaît surtout la force du hashtag.
Le hashtag est un propulseur d’une grande puissance qui envoie vos clichés dans l’univers et dans des milliers de fichiers où ils seront vus, commentés et partagés. Il s’agit juste de trouver des hashtags porteurs pour se retrouver dans les fichiers les plus consultés ou le plus de fichiers possible. En anglais s’il vous plaît ! (hop, il y a plus de gens qui parlent chinois mais Assimil n’a pas encore vulgarisé la langue chinoise).                                                               

 Armande a fait un selfie où elle pose avec son chat et l’a publié tous azimuts avec une ribambelle de hashtags #cat#pet#tenderness#neveralone# (chat-animal domestique-tendresse-jamais seul) pour toucher des centaines de milliers d’amateurs de chats et de gens solitaires. Et hop ! La voilà égérie pour les amateurs de chats et gourou pour ceux qui ont compris qu’avoir un chat est un moyen fort pour lutter contre la solitude.                                          

   Les médias branchés 24h/24 sur Twitter à la recherche des buzz, voyant le succès foudroyant de ce selfie d’Armande au lit avec son chat, l’ont baptisée « le Moon des êtres solitaires, celle qui leur donne l’espoir d’une vie dans le bonheur d’une tendresse partagée.

Le selfie change le monde. Les Kevin, les Florian mais aussi les Maurice et les Liliane manient cet art de l’auto-portrait, ils ont, pour ce faire, changé leur coiffure, leurs lunettes, leur emploi du temps. Lucien dit : « Je fais du sport tous les jours. Je veux améliorer ma silhouette. Je ne veux pas être condamné à faire des selfies en plan américain ».

Kate et William, paparazzis d’eux-mêmes

Incroyable ! Sur le plan psychologique, le selfie donne une autre dimension à notre « Moi » qui devient un « Moi la personne la plus importante au monde ». Devant les stars.

 

 Conséquence : les stars se lancent dans le selfie pour devenir à nouveau, grâce à Instagram et à Twitter, des personnes importantes dans le monde. Kate et William font eux-mêmes, en selfies, leurs photos pour la presse. « Paparazzis d’eux-mêmes. ». Pour faire la chasse aux paparazzis ils seront obligés de se donner à eux–mêmes des coups de pied au cul !

 

 

 

 

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C’est qui la dame ?
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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 12:50

Ne connaissais pas du tout.... "Black Monday"   oui....

 Blue Monday !

En général, on célèbre cette journée le troisième lundi de janvier...

 

Formule du jour ...le plus déprimant de l'année

 
 
 
{\frac  {[W+(D-d)]T^{Q}}{MN_{a}}}

avec : W Weather (météo), (D-d) debt (différence des dettes contractées à la période des fêtes avec la capacité effective de remboursement avant la prochaine paie), T Time (temps écoulé depuis Noël), Q (temps écoulé depuis nos résolutions du Nouvel An), M (Manque de motivation), Na (besoin d'agir)8.

Formule du jour... le plus heureux de l'année

 
 
 
O\times V_{i}V_{i}+N\times I+{\frac  {S}{T}}+P

avec :

O = Activités extérieures ("Outdoor activities"); N = Nature; I = Interactions sociales; S = Souvenirs positifs, la plupart souvenirs de l'enfance ("Childhood and other positive memories"); T = Température; P = Proximité de ses propres congés / vacances ("Holiday excitement").

 

 

 

 

 

 

 

 Blue Monday !
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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 12:00
À part la chute du chat…

 

Du pré au divan : avec l’émission Ambition intime, M6 passe des amours rurales au déshabillage en campagne électorale. Belle promotion pour l’animatrice. Il y a peu, elle connaissait surtout de Jaurès la station de métro. Ça tombe bien, comme dirait ce chat qui a glissé de la table à la première.

De portée politique, il n’a jamais été question. On peut dès lors rassurer les candidats à la présidentielle. Ces clips promotionnels ne figureront pas dans leurs comptes de dépenses. C’est gentil et gratuit.

Dans la com’ en France, l’émission marque un tournant. Pas de sujet tendu, pas de débat fatigant. Une chaîne concurrence les agences de pub en fournissant elle-même la panoplie complaisante du candidat humain et authentique et qui a souffert et qui reste sympa.

En prime est livrée une intervieweuse comme surprise et flattée de mettre en scène son ego au même niveau que ses jambes. Les mimiques ébahies et les palpations de chevelure sont incluses. On dirait une blogueuse de mode larguée à Davos ou une miss Météo face à des Nobel, l’une et l’autre ayant des alter ego masculins. Aucune question, jamais, n’aborde ce qui fait l’intérêt de l’invité. La téléréalité s’invite en copine chez les politiques, puisqu’elle se lasse des Chtis et des Marseillais.

Cette Ambition intime est une Bérézina de l’ambition collective. Pas parce qu’elle caricature la peopolisation jusqu’au comique — ah, ce piano à l’agonie en bande-son… L’émission piège les politiques à leur propre jeu. Ces experts en séduction acceptent d’être livrés sur canapé à une rouleuse d’œillades, laquelle donne en spectacle, avec cœur, des gens triviaux et très permutables. Fascinante banalité des CV. Allez, aux suivants !

L’éditorial - Dernières Nouvelles d'ALsace
 

 

Didier Rose
L’éditorial

 

 

  Je pense donc je lis les DNA 

 

 

 

 

 
 
 
À part la chute du chat…
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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 07:32
Méditation et médisances.

 

L’heure est au repli sur soi, à la mise au point générale, celle qui est donnée par de longues promenades sur les sentiers des forêts ou dans les sables du désert. L’heure est venue de regarder son âme en faisant abstraction pendant un temps du tartare de saumon, du cordon-bleu et des saucisses-frites. La Vérité sur notre chemin ne se trouverait que dans l’ascétisme du bouillon de légumes et de l’eau des sources, celle qui a déjà été bue et pissée par ceux qui nous ont précédés, une eau donc qui contient l’expérience de vie de milliers de générations.

La méditation nous rend meilleurs. C’est aussi la leçon du dalaï-lama, celui qui préside aux destinées des moines du Tibet et de Weiterswiller.

Il est venu nous voir. Cet homme porteur de la sagesse nous exhorte à devenir meilleurs, à prendre le bonheur là où il se trouve, à aller au-delà de nos échecs. Autour des plats du jour ou des cafés et même des Seidels on ne parle que de ça. Les pensées du dalaï-lama ont effacé des conversations les élucubrations sur le burkini et sur les malversations innommables de Franz Beckenbauer.

La seule chose qui reste dans les mœurs instaurées depuis peu, c’est le « sans gluten ». Tous ces adeptes de la méditation continueront à manger leur salade sans pain, à boire des cafés sans gâteau et à siroter une bière bio. Chacun devient moine. Chacun est prêt à revêtir l’habit des fakirs avec une vie vouée à la renonciation et à l’amour. Oui mais il est entendu que cette activité d’humain-modèle ne peut se pratiquer qu’en CDD et en horaire aménagé. Être dans cette philosophie toute sa vie serait-il comme vivre dans un enveloppement de boue à perpète alors qu’une thérapie doit être courte ?

La dualité entre le « ça » et le « surmoi »

Selon la Bible, les périodes d’ascétisme doivent durer 40 jours. Elles sont même datées dans l’année liturgique. Devient-on meilleur en 40 jours comme le lapin devient bon en une heure de cuisson et l’agneau en sept heures ? Mamema dit : « Emol kommt d’Sau russ » (il y a des moments où le cochon qui sommeille en nous se réveille).

La dualité humaine entre « le ça » et le « surmoi » est ineffaçable. Il y a du M. Hyde en nous. Il y a des bébés mignons et rieurs qui sautent sur les genoux de maman avant de lui faire sauter la cervelle. Il y a des amoureux qui vous offrent un jardin et qui vous parlent des anges mais qui plantent leur petite graine ailleurs et finissent par vous parler d’avocat.

Il y a des gens sur Facebook qui, sur leur mur, étalent des images avec des citations New-Age glanées sur des sites-fait-pour-ça, des photos du dalaï-lama avec ses paroles en surimpression à côté de textes aux mots tranchants mis là pour assassiner une belle-mère, une sœur, un maire de village. Sur Facebook, le harcèlement a la virulence de la peste noire et la persistance du lierre.

La conjugaison l’illustre : « Je médite, tu médites, il médite, nous médisons, vous médisez, ils médisent ».

 

 

 

 

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Texte Libre

deytsc

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