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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 16:49
Le « Griessbabb » subliminal.

Les temps sont difficiles. Les éleveurs s’autoproclament « les Cosette de l’économie ». Les femmes pleurent sur le sexisme et le harcèlement dont elles font l’objet. Les jeunes désespèrent devant le carton avec l’inscription « No future » qu’on leur met entre les mains en même temps que leur diplôme du bac. Les vieux sont figés dans les fauteuils des maisons de retraite attendant l’inéluctable devant la photo de ceux qui ne viennent plus. Les psychologues envahissent tous les mètres carrés des bâtiments publics ou privés pour une assistance verbale tandis que les grands noms de la chimie pharmaceutique proposent des euphorisants propres à ouvrir les vannes du rire. Et voilà que le remède contre les chagrins dus à des coups portés à mon cœur et à mes nerfs sciatiques s’est imposé à mon inconscient. J’ai ressenti une pulsion quasi biblique qui a porté mes pas vers un paquet de semoule.

Le réconfort est dans les placards de la cuisine

« Va ma fille ! Tu trouveras le réconfort. Le réconfort est dans les placards de la cuisine ».

Je connaissais déjà les vertus analgésiques de la tartine à la confiture trempée dans le Milichkaffi (café au lait), j’avais déjà cherché du réconfort dans un sandwich au lawerwurscht (saucisse de fois) avec des cornichons aigre-doux. Et là, le mercredi 9 mars 2016 à 20 heures, j’ai trouvé l’extase, celle que l’on ressent quand une douleur dentaire aiguë disparaît ou quand la visite s’en va enfin après les trois jours où ils ont critiqué votre canevas « La liseuse », votre living-bar et votre choucroute-à-faire-des-obèses. Merci à mon « Griessbabb » ! Pas facile à trouver le point G de la cuisson de la semoule avec du lait sucré, ce point où le mélange garde la consistance de la purée, cet autre mets apaisant dans lequel on trace des sillons comme pour signifier le chemin nouveau à prendre pour trouver le bonheur.

Mon « Griessbabb », je l’ai ingurgité avec une cuillère, une petite cuillère, comme celle qu’utilisait maman pour faire entrer dans mon petit ventre de bébé ce baume chaud et sucré pour le bien-être de mon âme. Mon Griessbabb m’a rendue un peu mégalo : « Que m’importe que Louane ait un césar, que la princesse suédoise ait un nouveau bébé et que Johnny Depp ait une nouvelle maîtresse, aucun d’eux n’a le privilège de manger mon Griessbabb ». Mon Griessbabb a guéri mon chagrin d’amour : « Personne ne lui fera un Griessbabb aussi bon que le mien, finalement c’est un pauv’type ». Même le Jiminy Cricket de la diététique qui habite ma conscience m’a félicitée : « Bravo ! Ce n’est pas gras, ce n’est pas acide. Une petite pomme après ça et c’est parfait ».

« Hmmmmmmmmmm »

Le bonheur est simple. Le bonheur se partage. J’ai partagé le bonheur que donne le Griessbabb. Dans cet outil de diffusion aussi efficace qu’une ménagère sortant de la Coopé, sur Facebook, j’ai publié une photo de mon Griessbabb, sans aucun commentaire. Ma page Facebook a été inondée de « Hmmmmmmmmmm ». Ce cri d’orgasme muet m’a fait comprendre que dès le jeudi 10 mars, le Griessbabb a dû faire son apparition sur bien des tables.

 

Mamema dit : « En plus, c’est bien pour la Sécu. Elle n’a pas besoin de payer des dentiers pour ceux qui aiment le Griessbabb. On n’a pas besoin de le mordre. »

 

 

 

Huguette Dreikaus ? 
non ....ce n'est pas moi....

mais toutes les deux... alsaciennes  ..

Le « Griessbabb » subliminal.

DNA du  12 03 2016

 

 

 

 

 

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 10:46


The Tokens est un groupe américain de doo-wop (1956 – 1973) originaire de Brooklyn. Ils se sont rendus célèbres par leur interprétation de The Lion Sleeps Tonight en 1961. Chanteur principal : Jay Siegel né le  20 octobre 1939 à  Brighton Beach, New York.

The Lion Sleeps Tonight - The Tokens

Hihihihi oh wimbowe
Oh wimbowe Oh wimbowe Oh wimbowe Oh wimbowe
In the jungle, the mighty jungle
Dans la jungle, terrible jungle
The lion sleeps tonight
Le lion est mort ce soir In the jungle the quiet jungle
Dans la jungle, la calme jungle
The lion sleeps tonight Le lion est mort ce soir

Oh wimbowe Oh wimbowe Oh wimbowe Oh wimbowe
Near the village the peaceful village
Près du village, paisible village
The lion sleeps tonight Le lion est mort ce soir
Near the village the quiet village
Près du village, calme village
The lion sleeps tonight Le lion est mort ce soir

Oh wimbowe Oh wimbowe Oh wimbowe Oh wimbowe

Hush my darling don't fear my darling
Le silence mon chéri, ne crains pas mon chéri
The lion sleeps tonight Le lion est mort ce soir
Hush my darling don't fear my darling
Le silence mon chéri, ne crains pas mon chéri
The lion sleeps tonight Le lion est mort ce soir

Oh wimbowe Oh wimbowe Oh wimbowe Oh wimbowe
Hihihihi oh wimbowe

1961


 

 

Jay Siegel

 

The Lion Sleeps Tonight est une chanson populaire africaine,
composée par
Solomon Linda en 1939 .
 paroles écrites par le parolier américain George Weiss,
basées de manière plus ou moins éloignée sur la signification de la chanson initiale.

The Lion Sleeps Tonight - The Tokens
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 12:06
Bac Philo 2016...

Éducation - L’« Éloge funèbre d’Émile Zola » a tracassé. Un bac de français très commenté

  Du Zola, du Balzac, du Voltaire… Les élèves des classes de première ont eu la chance de gamberger sur de prestigieux auteurs, hier, pour les épreuves anticipées du bac de français. Les thèmes : la « question de l’homme dans les genres de l’argumentation » pour les séries ES, S et le bac technologique, et « les réécritures du XVIIe siècle à nos jours » pour les candidats au baccalauréat littéraire. Sauf que, classique du genre, le choix des textes a été largement critiqué sur internet. Les élèves des séries S et ES n’ont pas vraiment apprécié leur corpus.
On y retrouvait quatre discours funéraires :
- l’éloge de Victor Hugo à la mort de Balzac,
- celui d’Émile Zola à celle de Maupassant,
- celui de Paul Éluard lors du retour des cendres de Robert Desnos, et enfin,
- « Éloge funèbre d’Émile Zola » (5 octobre 1902) par Anatole France.

Aussi proposé en commentaire de texte, ce discours a beaucoup fait jaser sur Twitter. Le sujet a longtemps été le plus commenté hier. «
Mais tu es qui, toi, Anatole France, pour venir t’incruster au bac », râlait un élève. Un autre ajoutait : « Anatole France ? Pour moi, c’était un arrêt de bus. Bref. »

Certains ont aussi cru qu’Anatole France était une femme.
Une confusion avec le prénom féminin « France », apparemment…
« Ce moment où tu te rends compte qu’Anatole France, c’est un gars et pas une meuf, et que t’as mis elle sur ta feuille »

DNA 18  juin 2016

 

Bac Philo 2016...
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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 15:29
Bonjour, c'est moi, La Pluie.

Je voudrais répliquer à la campagne de dénigrement que vous menez à mon égard. Je sais que vous me détestez depuis toujours, et cet été encore plus que jamais.
Ben vous savez quoi ? Je suis encore plus tannée de vous autres que vous êtes tannés de moi ! Ça fait plus de 400 ans que j'endure, aujourd'hui, je déborde !

Je ne suis plus capable de vous entendre vous plaindre de moi : «Ah non pas encore de la pluie !, Maudite pluie !, Il ne fait pas beau !...» C'est quoi, ça, il ne fait pas beau ? C'est tout à fait subjectif. Pourquoi le soleil, c'est du beau temps et la pluie du mauvais temps ? Vous iriez en Éthiopie, au 100e jour de sécheresse, voir s'ils trouvent qu'il fait beau. Laissez-moi vous dire que, lorsque j'arrive là-bas, c'est moi, le beau temps.

Pourquoi êtes-vous en adoration devant le soleil ?
Le soleil vous brûle, vous donne le cancer et vous tue. Vous êtes absurdes. Vous vous déshabillez quand il fait soleil et vous vous habillez quand il pleut.
Alors que c'est le contraire qu'il faut faire !

Le soleil, c'est du feu. La pluie, c'est de l'eau.
Vous habillez-vous pour prendre votre douche ?
Votre peau aime l'eau. Votre peau hait le feu.
Vivez en harmonie avec votre corps.
Quand il pleut, au lieu de vous couvrir et de vous réfugier dans la maison, enfilez votre maillot et venez dehors.
Pas besoin de crème et d'indice de protection.
Vous n'êtes jamais autant en sécurité dehors que lorsqu'il pleut. Bien sûr, un éclair peut venir vous chatouiller un peu. Mais là, pas besoin d'avoir peur, franchement !
Avez-vous déjà gagné au Lotto ? Non ? Ben vous ne serez pas foudroyé non plus !

J'ai un cœur, moi aussi. Comment pensez-vous que je me sens quand j'entends quelqu'un dire: «On a eu un été pourri, il a plu tout le temps» ? C'est pas parce qu'il pleut qu'on ne peut pas avoir un été merveilleux.
Que fait l'homme quand il fait soleil ? Il joue au golf.
Que fait l'homme quand il pleut ? Il fait l'amour.
Vous n'allez pas me dire, messieurs, que vous préférez jouer au golf plutôt que faire l'amour à votre femme ?
Et vous, mesdames, vous n'allez pas me dire que vous préférez que votre mari joue au golf plutôt qu'il vous fasse l'amour ?

Il n'y a rien de plus romantique, de plus sensuel que moi. Quand on tombe amoureux, on dit qu'on a un coup de foudre, pas un coup de soleil. Le coup de soleil, ça vous rend rouge comme un homard, puis vous pelez pendant deux semaines. Le coup de foudre vous rend heureux et léger.

Pourtant, vous chantez le soleil: «Soleil! Soleil!».
Vos grands poètes écrivent même des odes à la neige: «Ah! que la neige a neigé...», «Mon pays, c'est l'hiver.» Et pour moi... rien ! Voulez-vous bien me dire ce que je vous ai fait pour que vous aimiez même la neige plus que moi ? C'est du racisme ! Après que je sois tombée, vous n'avez rien à faire. Vous allez dehors et vous sifflez.
Pas de pelletage, pas de millions à dépenser pour tout ramasser avec des camions. Rien du tout. Votre gazon est plus beau et l'air sent meilleur.
Mais pas le moindre merci. Pas la moindre poésie.

Je suis tannée des météorologues qui parlent de moi comme si j'étais la peste ou Ben Laden: «On ne vous dira pas ce qui s'en vient pour la fin de semaine ! C'est effrayant ! Faut surtout pas que vous soyez fâchés contre moi. Je n'y suis pour rien !»
Oui, on le sait bien que tu n'y es pour rien. Tu n'es pas Zeus ! T'es juste une jolie fille qui lit des cartons devant des miliers de téléspectateurs.
La pluie est un effet spécial qu'aucun Steven Spielberg n'est capable de reproduire. Au cinéma, parfois, ils font pleuvoir sur un coin de rue, et ça leur coûte un bras ! Wow! Moi, je suis capable de pleuvoir sur toute la Belgique et pour pas un cent ! Profitez-en au lieu de rouspéter !

Il y a juste Gene Kelly qui a compris qu'on peut avoir du plaisir sous la pluie. Si toutes les belles filles se promenaient en costume de bain quand il pleut, il y aurait plus de gars sur les terrasses les jours de pluie que les jours de soleil.

Quand il pleut, c'est le moment de laver votre voiture, ça ne peut pas être plus écologique. C'est vrai, vous n'arrêtez pas de dire que l'eau est rare et qu'il faut l'économiser. Il y a même quelquefois des policiers pour surveiller ce que le voisin fait avec son tuyau.
Et quand cette manne vous tombe du ciel, arrose vos jardins, nettoie vos trottoirs, gratuitement, vous trouvez encore le moyen de râler.

Vous voulez faire un pas pour l'écologie et vous n'arrêtez pas déprimer quand il pleut. C'est pas logique. Qu'est-ce qui rend la planète verte ? Moi la pluie. Le soleil, lui, la rend jaune et sèche. Le réchauffement de la planète, ce ne sera pas de ma faute à moi, ce sera la faute du soleil que vous aimez tant. Vous allez disparaître à cause de lui mais pas à cause de la pluie !

Avant, vous aimiez les grosses voitures qui polluent et maintenant vous aimez les petites autos électriques. Avant, vous aimiez le soleil mais maintenant vous allez aimer la pluie.
Le beau temps, ça va être moi.
Le mauvais temps, ça va être lui.

Sinon, je m'en vais. Ou plutôt, je reste !

 

 

 

 

Bonjour, c'est moi, La Pluie.
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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 17:00
Bagage main, bagage vilain.

 

« Nous, on emmène des bagages ! On a les moyens ! ». La fracture sociale devient visible sur les tapis de bagages des aéroports. Il est bien loin le temps où on « faisait sa valise » selon ses humeurs en y entassant les produits chimiques divers à ingurgiter contre l’arthrose ou contre les rides, les tenues les plus improbables ou les plus chics, les doudous divers, les romans pour les séances de transat ou pour les nuits blanches dans l’hôtel envahi par les vibrations issues des platines du DJ. « Faire sa valise » est devenu un acte réfléchi qui se fait avec le fascicule de Vigie-Pirate, le livret des produits non explosifs et surtout avec une balance haute précision et un double mètre ruban.

Les mensurations de la valise

La sortie chez la marchande de valises n’est plus une sinécure. Ce n’est plus cette sortie shopping au cours de laquelle on renifle le cuir, on caresse la doublure, on essaie les clés minuscules et où on teste les performances des roues sur la piste d’essai installée dans l’arrière-cour des maroquiniers. Maintenant, comme pour les élections de Miss, on demande les mensurations de la valise, son poids aussi car si la bougresse a un kilo de valise en plus, c’est 1 kilo de jeans et de strings en moins. La vendeuse connaît tous les paramètres de la valise idéale : « Tout dépend avec quel avion vous partez ! Avec les low-cost il vaut mieux voyager avec un bagage main, emmener une valise c’est hors de prix ! » Et elle vous conseille d’acheter « calibré » 55x35x25 pour la compagnie nationale, 55x40x20 pour la compagnie bleu et jaune, 56x45x25 pour la compagnie orange ! Tout ça pour un contenu de 10 kg, la compagnie allemande avec la grue cendrée n’autorise que 8 kg : dans le pays des touristes perpétuels, le voyage doit se faire en shorts !

Lili ne voyage plus en avion. Elle suit encore aujourd’hui, deux ans après l’incident, une séance de rééducation psychologique. Le 7 juin 2014, en effet, elle a été victime d’un choc traumatique grave quand le personnel de sécurité de l’aéroport l’a cueillie à la sortie des portiques de contrôle des bagages et l’a interrogée pendant deux heures pour savoir : « Qui est derrière votre tentative d’attentat ? », « avez-vous été en Syrie ? » Lili soupçonnée d’être un membre de Daech pour avoir été trouvée en possession d’un tube de dentifrice, un tube de cire dépilatoire, un pot de crème antirides et un flacon d’eau de toilette de marque, le tout à l’intérieur de son bagage cabine ! Il a fallu l’intervention de tous les services secrets des pays occidentaux pour blanchir Lili qui a dû passer des vacances avec une mauvaise haleine et avec des jambes poilues à cause de la confiscation de ses produits d’hygiène.

 

Ridicule !

Ô bagage ! Ô désespoir ! Que d’actes ridicules sont commis en ton nom ! Ridicule en effet d’avoir à poser son sac dans une cavité calibrée, plus ridicule encore et tellement horrible d’avoir à partager l’édicule déjà exigu des toilettes avec sa valise quand la vessie exige d’être délestée de son contenu. Hélas, on ne peut plus faire autrement car selon le précepte nouveau, « celui qui quitte sa valise la retrouvera explosée par les services de déminage ».

 

 

 

 

 

Huguette Dreikaus ? 
non ....ce n'est pas moi....

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Bagage main, bagage vilain.
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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 10:52
 Héritage d'un enfant adoptif !

 

Il était une fois deux femmes qui ne se connaissaient pas.
Tu ne te souviens pas de la première,
La deuxième, c'est celle que tu appelles ta mère.
Pour te façonner, deux existences se sont unies.
L'une est ta bonne étoile; l'autre est le soleil de ta vie.
Deux destins différents mis ensemble pour unifier le tien.
L'une est l'étoile qui t'a guidé,
L'autre, le soleil qui t'a réchauffé.
La première t'a mis au monde; la seconde t'a appris à marcher.
La première t'a donné la vie; la deuxième te l'a enseignée.
La première t'a donné le goût d'aimer, la deuxième était là pour t'aimer.
L'une t'a donné une nationalité, l'autre t'a donné un nom.
L'une t'a donné un talent, l'autre t'a donné une mission.
L'une t'a donné des émotions, l'autre a apaisé tes peurs.
L'une a vu ton premier sourire, l'autre a séché tes premières larmes.
L'une a dû renoncer à toi, l'autre, Dieu l'a conduit vers toi.
Et tu me demandes, maintenant,
Les questions qui se posent depuis la nuit des temps :
Hérédité ou l'environnement ?
Ni l'un ni l'autre, mon enfant.
C'est tout simplement deux amours qui t'ont formé !
Qui t'ont donné tout ce qu'il fallait pour réussir ta vie !

Auteur inconnu

 

 

 

 

 Héritage d'un enfant adoptif !
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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 06:38


« Dieu regarda dans son jardin
Et vit une place libre ;
Puis il jeta un regard sur la terre
Et vit son visage fatigué.
Il vit que le chemin était trop difficile,
Il ferma ses yeux fatigués
Et lui offrit sa lumière. »

une pensée pour Marithé

Only time - Enya


Enya  -  Eithne Patricia Ní Bhraonáin née  le 17 mai 1961 à Gaoth Dobhair (Irlande), est l'une des artistes irlandaises solo ayant vendu le plus d'albums. « Enya » est une approximation phonétique de la prononciation de « Eithne » en gaélique irlandais.. : chanteuse, auteur-compositeur, productrice exécutive, musicienne

Only time - Enya

Only Time     Seul Le Temps

Who can say    Qui peut dire
Where the road goes   Où la route mène
Where the day flows   Où le jour s'écoule
Only time   Seul le temps
And who can say   Et qui peut dire
If your love grows   Si ton amour croît
As your heart chose    Comme ton coeur l'a choisi
Only time   Seul le temps

Who can say   Qui peut dire
Why your heart sighs   Pourquoi ton coeur soupire
As your love flies   Comme ton amour s'envole
Only time   Seul le temps
And who can say   Et qui peut dire
Why your heart cries   Pourquoi ton coeur pleure
When your love lies   Quand ton amour choie
Only time   Seul le temps

Who can say   Qui peut dire
When the roads meet   Où les routes se rejoignent
That love might be    Cet amour est peut-être
In your heart   Dans ton coeur
And who can say   Et qui peut dire
When the day sleeps   Quand le jour dort
If the night keeps   Si la nuit garde
All your heart    Tout ton coeur

 

Night keeps all your heart
La nuit prend tout ton coeur

Who can say    Qui peut dire
If your love grows   Si ton amour croit
As your heart chose   Comme ton coeur l'a choisi
Only time   Seul le temps
And who can say   Et qui peut dire
Where the road goes    Où le chemin mène
Where the day flows   Où le jour s'écoule
Only time   Seul le temps

Who knows...
Qui sait...
Only time...
Seul le temps...
Who knows...
Qui sait...
Only time...
Seul le temps...

 

2002

Only time - Enya
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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 11:00
 Ma vie selon l’alphabet.

Le voile est levé, la nouvelle a suinté ! Les mots nouveaux officialisés dans les dictionnaires reconnus par l’Académie française viennent d’être publiés en avant-première. Je pourrai donc organiser ma vie selon les nouveaux principes.

Après avoir longtemps cherché ma voie sur le chemin de Compostelle - où j’ai finalement seulement appris à soigner les ampoules au pied et à respirer avec une branche de menthe sur le nez pour supporter les phéromones de la foi - je me fie totalement au Petit Robert et au Gros Larousse pour savoir comment vivre ma vie pour être dans l’air du temps.

Si je continue le goji et le véganisme, je contracterai un crédit de 60 ans

Cette année les mots-phares sont, de A à Z : alfalfa, emoji, uberiser.

Super ! Me voilà avec une plante à ajouter à mon herbier de bien-être à côté du pissenlit, du gingembre et des céréales germées, je veux parler de l’alfalfa, cette jumelle de la luzerne qui nous donne des sels minéraux et même des œstrogènes qui luttent contre les bouffées de chaleur, l’ostéoporose et la baisse du pouvoir de séduction.

Ma copine Lili m’a dit : « Si tu continues avec ce que tu as appris l’année dernière tu atteindras 150 ans ».

Ouf ! Si donc je continue le goji et le véganisme encensés tous les deux dans le Petit Robert de l’année dernière, je peux contracter un crédit de 60 ans pour me payer un attique avec vue sur la cathédrale : je serai sûre de vivre assez longtemps pour rembourser.

C’est la joie !

On n’uberise pas l’amour, c’est trop sérieux

Dommage que ce clavier classique ne me permette pas d’exprimer toute ma joie à l’aide des émojis car je vous en mettrais plein la vue avec des feux d’artifice, des chiens qui virevoltent, des chats qui sautent de joie, des mains qui applaudissent, d’autres qui tendent un pouce levé.

Avec tous ces symboles monosémiques nommés émojis, les messages venant de l’émotion la plus interne deviennent lisibles.

L’adage dit : « Les grandes douleurs sont muettes ». Les grandes colères et les grands sentiments aussi. Mais tout cela peut s’exprimer par l’image “émoji”.

Je reçois des SMS qui ne contiennent plus de mots. Plus que des émoticônes. Même pour exprimer l’amour.

Les sentiments sont uberisés. Uberiser veut dire brader. On n’uberise pas l’amour. C’est trop sérieux.

Ne croyez pas que je ne pratique pas l’uberisation ! Je la pratique à fond. Je covoiture, je blablacarise, J’uberise ma caravane posée sur le camping du Fleckenstein puisque je la loue à des copines en mal de « day-use » contre une rémunération en confitures-maison.

Allons danser la zumba avant de déguster un café gourmand

Rassurez-vous, je suis punie pour cette double faute (location sauvage et complicité d’adultère), la confiture a tellement augmenté la teneur en sucre dans mon sang que l’appareil de mesure de glycémie a affiché l’émoticône du Samu !

J’aime ma vie. Elle suit le cours des mots. Les mots inscrits dans la nouvelle version des dictionnaires.

Cela ne m’empêche pas de garder des comportements dictés par des mots des années précédentes.

Ainsi, cet après-midi, fidèle au Petit Robert et au Larousse 2015, je vais chausser mes stilettos, danser la zumba au Fitness-center avant de m’asseoir sur une terrasse pour déguster un café gourmand et vapoter.

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
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 Ma vie selon l’alphabet.
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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 11:13
Mamans !

Mamans !
Mamans jeunes et vieilles,
aux cheveux blonds,
aux cheveux gris,
aux cheveux blancs ;
Mamans fanées,
Mamans fardées,
Mamans ridées ;
Mamans près des berceaux et
Mamans près des tombes ;
Mamans de nos veilles,
de nos fatigues, de nos chagrins ;
Mamans qui ne dormez pas la nuit ;
Mamans de nos ébats,
nos promesses et de nos rêves ;
Mamans qui chantez et
faites risette à vos petits ;
Mamans en pleurs
et Mamans en fleurs ;
Mamans qu'on fleurit et
Mamans qu'on ne fleurit pas ;
Mamans qu'on embrasse souvent,
Mamans qu'on n'embrasse jamais
et qu'on laisse vieillir solitaires
dans la mansarde ;
Mamans toujours en noir ;
Mamans au médaillon du petit sur la poitrine ;
Mamans du monde brutal qui vous tiraille au dehors et vous abîme au-dedans ;
Mamans qui n'en pouvez plus certains soirs et pensez qu'il vaudrait mieux s'arrêter là, et que ce soit fini, et qui vous reprenez à sourire tout à coup, le lendemain, sans trop savoir pourquoi, et qui recommencez simplement à vous immoler et à vous enlever, quand il le faut, le pain de la bouche ;
Mamans merveilleuses,
Mamans comme il en faut...qui mettez le liant, le lien, le baume, la douceur, la paix, comme ça, avec un mot, un sourire, un rien, une fleur sur la table, un gâteau de plus...
Mamans qui trouvez toujours quelque chose au fond du tiroir ;
Mamans qui défendez si bien le petit devant le père et le devant tout le monde ;
Mamans de toutes ressources,
Mamans de tous secours ;
Mamans qui devinez et
qui excusez tout ;
Mamans de tous les âges et
Mamans de tous les visages ;
Mamans à nous,
Mamans des autres,
Mamans...
Bonne fête ! Bonne fête !

 

Auteur anonyme

 

Mamans !
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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 11:51
Tu écriras cent fois « je dois être sage »

Le mot à la mode est « dépénalisation ». On dépénalise le haschich reconnu comme un antalgique. On dépénalise les vols de vélo selon le principe « Il n’y a pas mort d’homme ». On dépénalise les petits caïds qui sèment la terreur dans les classes et les cours. Parce qu’il ne faut pas traumatiser ces petits chéris. Parce que ce que la violence est un épisode aussi incontournable dans la construction de la vie que l’extraction des dents de lait. Les punitions à l’école, c’est fini ! Triste !

Je dis « triste » parce que je viens de me faire une journée « punitions » en flash-back. J’ai fait le tour de mon jardin en canard, accroupie avec mes mains sur les chevilles. En me dandinant le long du grillage, je me remémorais la douleur de cet exercice. Je devais marcher en canard dans la cour pour avoir « parlé pendant l’exposé de la maîtresse sur la vie de Charlemagne ». Je devais marcher en canard dans la cour « pour avoir trempé la natte de ma voisine de devant dans l’encrier ».

La reine du dérivatif

Je n’ai pas oublié ce que cette marche entravée inéluctable a éveillé en moi. Je suis devenue la reine du dérivatif.

Donner aux yeux ou aux oreilles le bonheur qui est interdit aux pieds par exemple. Pendant l’exécution de cette punition gymnique, dans ma tête, je visualisais le Kasskueche de mamema ou mes « Gchirrle », mes dînettes de vaisselle en bakélite rose avec des fleurs et mes petites casseroles en alu. Dans mes oreilles, j’entendais maman chanter « la Paloma ». Hier, si après mon dandinement, mes muscles réclamaient de l’arnica, je savais aussi que mes émotions étaient intactes. Aussi intactes que mes cahiers d’écolière.

J’ai encore mes cahiers, les petits cahiers à grands carreaux avec les tables de multiplications au dos. Les cahiers du jour et les cahiers mensuels sont couverts d’écrits à la plume, en « pleins et déliés », avec de temps en temps un trou laissé par la partie bleue de la gomme Mallat, une usure par un frottement perpétré par une enfant qui n’avait qu’un but : enlever la trace de sa faute en frottant la page avec autant d’acharnement que la femme de Barbe Bleue a frotté la clé de la chambre interdite pour que son époux ne se rende pas compte qu’elle est allée à l’encontre de la loi. J’ai aussi des « cahiers de punitions » : Je les ai parcourus hier, lors de mon punition-commemoration-day. Des punitions écrites au Bic pour aller plus vite. « Je ne mange pas de chewing-gum en classe », « Je ne tape pas mes petits camarades », « Je me lève quand la maîtresse me parle », « J’apprends mes leçons » et j’en passe. Toutes ces règles à retenir étaient à « écrire cent fois ». Le chiffre « cent » est pour moi le signe qui apparaissait à chacune de mes bêtises. Je devais écrire « cent fois » ce que je ne devais plus faire si je voulais être une élève modèle. Maman me tançait en disant : « Je t’ai déjà dit cent fois que tu ne devais pas mettre les coudes sur la table ».

Comme un calligramme de Guillaume Apollinaire

Quel écolier de nos jours a encore un cahier de punitions ? « Pff », disent les maîtresses. Et voilà des générations d’enfants qui ne pourront pas, longtemps après les années d’école, feuilleter de telles pages qui sont des œuvres d’art. Des lignes et des mots. C’est beau comme un calligramme de Guillaume Apollinaire.

Même si les mots sont enfermés dans le rectangle de la page d’un cahier. Qu’importe si ces mots ne forment pas de colombe, hier ils m’ont donné des ailes.

 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
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Punition par ici : Conjugaison
d'un verbe à tous les temps ...(12)

 

 

Tu écriras cent fois « je dois être sage »
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Texte Libre

deytsc

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