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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 13:34







  La cigale




Je suis la petite cigale,
Qu'un rayon de soleil régale
Et qui meurt quand elle a chanté
Tout l'été.




Jean Aicard
 ("Les Poèmes de Provence" - 1874)




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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 00:03



























Laissez chanter l’eau qui chante
Laissez courir l’eau qui court
Laissez vivre l’eau qui vit
l’eau qui bondit l’eau qui jaillit
Laissez dormir l’eau qui dort
Laissez mourir l’eau qui meurt.



  Philippe Soupault








et merci pour votre visite !






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Published by Simone - dans Ils ont écrit
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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 00:05

 


Des signes ne trompent pas. L'hiver prochain promet d'être froid.

Ce n'est pas la hauteur des tas de bois devant les fermes vosgiennes qui l'annonce. Ni celle du vol des étourneaux. Ni même celle du débat politique -  resté bloqué à l'ère glaciaire.
Un indicateur autrement scientifique montre qu'il va faire frisquet bientôt, qu'on peut se préparer à glaglater sévère dans pas longtemps : la hauteur des bottes.

Même pas encore novembre, que déjà les chaussures de ces dames couvrent largement les mollets, remontent hardiment au-dessus du genou.

La question visiblement n'est plus de savoir s'il va neiger à Noël ; mais à quelle épaisseur de poudreuse il faut s'attendre dans nos cités.
Car voilà bien un paradoxe citadin : les communes d'Alsace et d'ailleurs ont beau investir dans les déneigeuses, racler les caniveaux, débroussailler les cheminements. Les bottes courent les rues, tiennent le haut du pavé. Comme s'il fallait se préparer à affronter une acqua alta, à surmonter le péril des plaques de feuilles mortes.


L'hiver botté

Les jambes des femmes, disait un homme qui les adorait au cinéma, sont des compas qui arpentent le globe terrestre. Si elles devaient être de surcroît baromètre météo, on pourrait donc se préparer à une extrême rigueur la saison prochaine, à les voir ainsi festonnées.
Il se trouvera toujours de petits malins pour tempérer le constat. Faire remarquer qu'en même temps que remontent les cuissardes se raccourcissent jupes et shorts.

Phénomène purement fonctionnel, et qui n'augure en rien d'un quelconque optimisme climatique. A quoi servirait en fait de se chausser haut, et parfois coûteux, si c'était pour ne pas le montrer ?

Plus sérieusement, la déferlante des bottes aux premiers frimas est peut-être une bonne nouvelle économique : la crise frappe, c'est sûr, et durement.

Mais la botte n'est sûrement pas le talon d'Achille de l'industrie vestimentaire. Dans cette branche-là au moins, on peut espérer ne pas devoir lever le pied.

 

Didier Rose


 

                 Je pense
           donc je lis les DNA

 









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Published by Simone - dans Didier Rose
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 12:36












 
 

Par un jour d'été, une fourmi errant dans la campagne glanait du blé et de l'orge qu'elle mettait de côté pour s'en nourrir à la mauvaise saison.
La voyant faire, un hanneton s'étonna de la trouver si dure à la tâche, elle qui travaillait à l'époque même où les autres animaux oublient leurs labeurs pour jouir de la vie.
Sur le moment, la fourmi ne dit rien.
Mais plus tard, l'hiver venu, quand la pluie eut détrempé les bouses, le hanneton affamé vint la trouver pour lui quémander quelques vivres :
" O hanneton ! ",
lui répondit alors la fourmi,
" si tu avais travaillé au temps où je trimais et où tu me le reprochais, tu ne manquerais pas de provisions aujourd'hui. "

De même, quiconque en période d'abondance ne pourvoit pas au lendemain connaît un dénuement extrême lorsque les temps viennent à changer.




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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 00:01




Rien, ce n'est pas rien !
La preuve, c'est que l'on peut le soustraire.
Exemple : rien moins rien = moins que rien !
 Raymond Devos




Une fois rien, c'est rien ;
deux fois rien, ce n'est pas beaucoup,
mais pour trois fois rien,
on peut déjà s'acheter quelque chose,
et pour pas cher.

Raymond Devos























 



      
     
       Neuf personnes sur dix aiment le chocolat ;
                     la dixième ment

                                John G. Tullius




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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 12:38






 


LA FOURMI ET LA CIGALE

La Fourmi, ayant stocké
Tout l'hiver
Se trouva fort encombrée
Quand le soleil fut venu :

Qui lui prendrait ces morceaux
De mouches ou de vermisseaux ?

Elle tenta de démarcher
Chez la Cigale sa voisine,
La poussant à s'acheter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison prochaine.

" Vous me paierez, lui dit-elle,
Après l'août, foi d'animal,
Intérêt et principal. "

La Cigale n'est pas gourmande :
C'est là son moindre défaut.

" Que faisiez-vous au temps froid ?
Dit-elle à cette amasseuse.
- Nuit et jour à tout venant
Je stockais, ne vous déplaise.
- Vous stockiez ? j'en suis fort aise ;
Eh bien ! soldez maintenant. "

Françoise Sagan




 
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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 12:33






 

Un jour d'automne où soufflait un vent très froid, un hanneton chargé de provisions pour l'hiver fut suivi par une cigale.

O Hanneton, mon bon hanneton, j'ai si faim, donne-moi un peu de cette nourriture supplia t-elle.

 Mais qu'as-tu fait tout l'été ?
répliqua froidement le hanneton.

J'ai chanté, balbutia la cigale.

Eh bien, tu peux danser tout l'hiver maintenant, lui répondit le hanneton.
Ne sais-tu pas qu'il faut toujours préparer aujourd'hui ce dont on aura besoin demain ?

 
 Esope
 (VIIe-Ve siècle avant J.-C.), Fables









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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 00:03

une nouvelle semaine......et l'éternel refrain.......courage....
Lundi, je creuse...
Mardi, je creuse...Mercredi, je creuse...Jeudi, je creuse...
Vendredi, je creuse...Samedi, je creuse...Dimanche, je creuse...
Conclusion : Le gag il est plat  mais le trou il est profond...  


  










Yvette venait d’accoucher.
Et comme Lucien, son mari
était aussi inculte que celle-ci,
ils avaient oublié
de trouver un prénom
pour le dernier venu à la maison.
Ils prirent alors le calendrier des Postes,
se tinrent la main,
rejoignirent leurs index respectifs
pour n’en faire plus qu’un,
fermèrent les yeux,
et posèrent leur index au hasard.
C’était décidé,
leur enfant s’appellerait à présent :
 
Fête Nationale.


 William PERES 
 
 


William PERES













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Published by Simone - dans Ils ont écrit
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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 00:02


 




"Il n'y a qu'un livre
qui contient
toute la sagesse humaine
éclairée par toute
la Sagesse Divine,
un livre que la vénération
des peuples appelle
"le Livre" : la Bible.
Ensemencez
les villages d'Evangiles !
une bible par cabane..."


Victor Hugo














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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 00:04
smilie
Moins l'homme qui exprime une idée est sincère,
plus l'idée sera purement intellectuelle,
n'étant colorée ni par ses besoins,ni par ses désirs,
ni par ses préjugés. 
Alexandre DUMAS père









Avec les rêves aussi
on peut faire des confitures.
 Il suffit d'ajouter des fruits et du sucre.


 Stanislaw Jerzy Lec












smilie
Merci pour votre visite

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Texte Libre

deytsc

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