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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 12:23

 



 
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La cigale

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La cigale

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cigale et fourmi vues par un journaliste

 

 

La cigale
Jean Anouilh

La fourmi -
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La cigale et la fourmi (version crise financière)

Cigale fourmi
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  Refonder l'école

 

 

 

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  Merci
mais non ne suis pas fatiguée...

 

 

 

La cigale et la fourmi marseillaises.

Mlle de Sévigné cigale.

La Colombe et la Fourmi

Une histoire de fleurs.

La cigale - Paul Arène

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La cigale et la fourmi - Version suisse

LA CIGALE ET LA FOURMI - Pierre PERRET

Le paradoxe de la fourmi.

La Colombe et la Fourmi

La cigale et la fourmi selon ....

La fourmi et la cigale R. QUENEAU  

L'abeille et la fourmi - Laurent Jussieu

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La cigale et la fourmi...Mélodie populaire

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La cigale devenue vieille ! Mme Levac - Saint-André

Travailler plus pour gagner plus ? La cigale ayant chanté tout l’été….

  La cigale et la fourmi vues par un journaliste.

 
La cigale - Jean Anouilh

 

La fourmi - Robert Desnos

 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 18:15

 

 

cc

 

Conte « Refonder l’école », éternelle utopie ?

Il était une fois une petite fourmi qui travaillait dur pour pouvoir survivre. Pendant que son amie la cigale chantait et que l’écureuil recueillait ses provisions, elle se préparait pour affronter la dure loi du monde en obtenant le titre suprême de reine fourmi. Mais les reines fourmis elles-mêmes essayaient de la décourager car ce titre ne valait rien dans le monde sauvage. Une jambe humaine peut les écraser sans même s’en rendre compte. La petite fourmi était découragée mais ayant un esprit combattant, elle ne lâchait pas l’objectif qu’elle s’était fixé. Et effectivement, elle obtint le précieux sésame et put effectuer le travail qu’elle s’était fixé.

Mais malheureusement, l’égalité des chances face à la survie n’existe pas. Alors que les Lions se pavanent au soleil, les fourmis travaillent sans repos. Alors que les Lions ne trouvent que peu d’hostilité dans la jungle, les fourmis risquent de perdre la vie à chaque seconde. Le simple fait de naitre fourmi les désavantage pour la vie. On les pousse à obtenir le titre de reine fourmi pour cacher leur impuissance mais en réalité quoi qu’elles fassent, elles n’ont pas les moyens de survivre.

Un jour l’esprit de la jungle décida de réunir un représentant de chaque race animal afin de pouvoir réorganiser de manière plus juste la formation des animaux face à la survie. L’esprit avait des rêves en tête et pensait pouvoir trouver une organisation optimale de la répartition des chances face à la survie. Mais la réalité en a fait autrement, les animaux puissants face à la survie n’avaient aucun intérêt à permettre à ce que les animaux plus faibles deviennent plus résistants. De plus, les animaux les plus fragiles n’avaient pas les moyens de peser dans le choix étant donné leur pouvoir faible. Au terme de ce dialogue, l’esprit des animaux était dépité. Il n’avait pu décider que de mesures faibles qui pouvaient seulement redonner espoir aux animaux en cachant la réalité de l’injustice mais en ne résolvant rien au problème de fond.

Il autorisa les fourmis à désigner plus de reines pour s’organiser, il interdit les lions d’avoir plus de trois rois de tribu. Mais le problème subsistait. La possibilité de faire face au futur était un peu meilleure mais l’inégalité de chances au départ persistait.

L’aboutissement décevant du débat créé par l’esprit n’avait finalement rien de surprenant. Il avait peur de perdre son pouvoir s’il prenait trop de décisions. Et malgré sa volonté plus fermement établie qu’auparavant de réunir les représentants des animaux pour s’accorder tous ensemble, afin de réformer le système de survie animal, rien ne changeait par rapport aux réunions précédentes. Même si les rassemblements antérieurs étaient moins représentatifs du système de survie, la réflexion plus démocratique établie par l’esprit en réunissant tous les représentants des animaux n’aboutit à rien tant le consensus était impossible.

La morale de cette histoire est que les fourmis continueront à risquer leur vie chaque seconde alors que les lions se la couleront douce comme ils avaient l’habitude de faire auparavant.

Le status quo en matière de survie des animaux est semblable à celui trouvé dans les discussions sur l’éducation au cours des années précédentes. Vincent Peillon a lancé une concertation sur l’éducation jeudi dernier à la Sorbonne. Et si la volonté de prendre une décision collégiale après une concertation élargie est bonne, il semble peu probable que les changements profonds soient opérés tant les intérêts des différents acteurs sur le sujet divergent et tant la peur des conséquences de réformes profondes a toujours été présente chez les ministres de l’Education.

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 18:08

 

 

  gxxg

  La cigale ayant chanté
Tout l'été
Moyennant de gros cachets
Dans les casinos chics du monde entier
Se trouva tellement pourvue
Lorsque la bise fut venue
Qu'elle chercha quelqu'un pour gérer ses finances
Pendant que tout l'hiver il lui faudrait dormir.
Elle passe une annonce.
La fourmi d'accourir :
- Je m'y connais, dit-elle, et puis vous garantir
Que de vos capitaux vous ne perdrez une once.
- Et pour les intérêts ? demande la chanteuse
Qui déjà dort plus qu'à demi.
- Cent pour cent, répond la fourmi.
Trouvant la chose merveilleuse,
L'autre lui remet son argent
Et va se coucher en bâillant.
Et puis l'hiver s'en vient
Qui jamais n'a fait grâce à la moindre cigale.
De tout ce bien volé, la fourmi se régale
S'offre des meubles, des parfums
Des robes de soie, des bijoux d'or fin.
Elle est sur le point d'acheter
Une auto des plus confortable
Quand sans même la voir, un être fourmidable
(C'est l'homme dont je veux parler)
Ecrabouille la misérable
Moralité ? Je n'en vois qu'une :
Pas d'avenir pour la fortune
Quoi qu'on fasse pour l'acquérir.
Mieux vaut chanter pour son plaisir.
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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 18:02

 

 

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The Cicada and the Ant

Cicada, having sung her song
All summer long,
Found herself without a crumb
When winter winds did come.
Not a scrap was there to find
Of fly or earthworm, any kind.
Hungry, she ran off to cry
To neighbor Ant, and specify :
Asking for a loan of grist,
A seed or two so she’d subsist
Just until the coming spring.
She said, "I’ll pay you everything
Before fall, my word as animal,
Interest and principal."
Well, no hasty lender is the Ant;
It’s her finest virtue by a lot.
"And what did you do when it was hot ?"
She then asked this mendicant.
"To all comers, night and day,
I sang. I hope you don’t mind."
"You sang?" Why, my joy is unconfined.
Now dance the winter away."

 

 


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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 17:32

 

 

 

 

 

 

 

Une fourmi de dix-huit mètres
Avec un chapeau sur la tête
Ça n'existe pas ça n'existe pas

Une fourmi traînant un char
Plein de pingouins et de canards
Ça n'existe pas ça n'existe pas


Une fourmi  parlant français
Parlant latin et javanais
Ça n'existe pas ça n'existe pas


Et pourquoi pas ?

 

 

 

 Robert Desnos
(1900-1945)

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 17:06

 

 

 

 

 

 

La cigale ayant chanté
Tout l’été,
Dans maints casinos, maintes boîtes
Se trouva fort bien pourvue
Quand la bise fut venue.
Elle en avait à gauche, elle en avait à droite,
Dans plusieurs établissements.
Restait à assurer un fécond placement.
Elle alla trouver un renard,
Spécialisé dans les prêts hypothécaires
Qui, la voyant entrer l’œil noyé sous le fard,
Tout enfantine et minaudière,
Crut qu’il tenait la bonne affaire.
« Madame, lui dit-il, j’ai le plus grand respect
Pour votre art et pour les artistes.
L’argent, hélas ! n’est qu’un aspect
Bien trivial, je dirais bien triste,
Si nous n’en avions tous besoin,
De la condition humaine.
L’argent réclame des soins.
Il ne doit pourtant pas, devenir une gêne.
À d’autres qui n’ont pas vos dons de poésie
Vous qui planez, laissez, laissez le rôle ingrat
De gérer vos économies,
À trop de bas calculs votre art s’étiolera.
Vous perdriez votre génie.
Signez donc ce petit blanc-seing
Et ne vous occupez de rien. »
Souriant avec bonhomie,
« Croyez, Madame, ajouta-t-il, je voudrais, moi,
Pouvoir, tout comme vous, ne sacrifier qu’aux muses ! »
Il tendait son papier. « Je crois que l’on s’amuse »,
Lui dit la cigale, l’œil froid.
Le renard, tout sucre et tout miel,
Vit un regard d’acier briller sous le rimmel.
« Si j’ai frappé à votre porte,
Sachant le taux exorbitant que vous prenez,
C’est que j’entends que la chose rapporte.
Je sais votre taux d’intérêt.
C’est le mien. Vous l’augmenterez
Légèrement, pour trouver votre bénéfice.
J’entends que mon tas d’or grossisse.
J’ai un serpent pour avocat.
Il passera demain discuter du contrat. »
L’œil perdu, ayant vérifié son fard,
Drapée avec élégance
Dans une cape de renard
(Que le renard feignit de ne pas avoir vue),
Elle précisa en sortant :
« Je veux que vous prêtiez aux pauvres seulement... »
(Ce dernier trait rendit au renard l’espérance.)
« Oui, conclut la cigale au sourire charmant,
On dit qu’en cas de non-paiement
D’une ou l’autre des échéances,
C’est eux dont on vend tout le plus facilement. »
Maître Renard qui se croyait cynique
S’inclina. Mais depuis, il apprend la musique.

 

  Signature de Jean Anouilh

Jean Anouilh est un écrivain et dramaturge français, né le 23 juin 1910 à Bordeaux (Gironde) et mort le 3 octobre 1987 à Lausanne (Suisse).

 

 

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 18:11

 

 

 

 

Comme nous sommes dimanche et qu’il faut bien se détendre un peu, j’emprunte à Jean-Loup Chifflet, sa savoureuse version journalistique du célèbre poème " La cigale et la fourmi ".
http://www.clavieretstyle.com/

La cigale et la fourmi
 
De source généralement bien informée, nous apprenons qu’un insecte de type cigale aurait, sous réserves, été fortement fragilisé par les rigueurs conjuguées de la baisse du mercure et de la chute du thermomètre qui ont, comme chacun sait, franchi ces derniers jours la ligne jaune de l’inacceptable.
 
Il semblerait que ledit homoptère, que l’on pourrait taxer d’une certaine insouciance, voire d’une insouciance certaine, n’aurait pas su gérer, au dam de ses congénères qui vivent également en milieu arboré, le stockage d’un précieux viatique qui lui aurait permis de faire face à l’offensive inopinée du général Hiver.
 
Fragilisée, je cite, par une légèreté atavique qui serait, selon certains, son talon d’Achille, et par une propension à chanter pendant la trêve estivale, c’était donc, pour la cigale, la rentrée de tous les dangers.
 
Clouée au pilori et peu encline à passer sous les fourches caudines de certaines Cassandre qui la voyait déjà sacrifiée sur l’autel de son incroyable insouciance, elle se risqua à solliciter dame Fourmi, sa voisine, dont la réputation de sérieux n’est plus à faire. On se souvient en effet à quel point ce noyau dur de la courageuse famille des hyménoptères a toujours su se tailler la part du lion après avoir mangé tant de vaches maigres. Donc un parcours sans fautes malgré les zones de fluctuations et autres turbulences.
 
C’est ainsi qu’on ne s’étonnera pas d’apprendre que la fourmi, non contente de sortir immédiatement le carton rouge et de renvoyer la cigale dans ses buts, s’empressa de fustiger les thuriféraires d’une politique économique cigalienne rétrograde et dépassée.
 
Devant cette partie de bras de fer et ce tir de barrage, la cigale, refusant de baisser la garde, proposa en désespoir de cause de revoir ses prétentions à la baisse pour donner encore un peu de grain à moudre à un débat qui risquait de tourner court. Elle prétendit même être victime d’un lynchage médiatico-judiciaire. Réponse sans appel de la représentante hyménoptérienne bien décidée à porter l’estocade : " Vous qui avez si bien pratiqué l’art du bel canto, pourquoi ne pas tenter un nouveau challenge en vous essayant à la chorégraphie sous les ors lambrissés du palais Garnier ? "
 
Rendons à César… : Chifflet J.-L., Les mots qui me font rire et autres cocasseries de la langue française. Col. Le goût des mots, Ed. Points, 2007.

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 17:39

 


 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 



Zézette, une cagole de l'Estaque, qui n'a que des cacarinettes dans la tête passe le plus clair de son temps à se radasser la mounine au soleil ou à frotter avec les cacous du quartier.
Ce soir là, revenant du baletti ou elle avait passé la soirée avec Dédou son béguin, elle rentre chez elle avec un petit creux qui lui agace l'estomac.

Sans doute que la soirée passée avec son frotadou lui a ouvert l'appétit, et ce n'est certainement pas le petit chichi qu'il lui a offert, qui a réussit à rassasier la pouffiasse.

Alors, à peine entrée dans sa cuisine, elle se dirige vers le réfrigérateur et se jette sur la poignée comme un gobi sur l'hameçon. Là, elle se prend l'estoumagade de sa vie.

Elle s'écrie : "Putain la cagade ! y reste pas un rataillon, il est vide ce counas !"

En effet, le frigo est vide, aussi vide qu'une coquille de moule qui a croisé une favouille. Pas la moindre miette de tambouille. Toute estranssinée par ce putain de sort qui vient, comme un boucan de s'abattre sur elle, Zézette résignée se dit : "Té vé, ce soir pour la gamelle, c'est macari, on va manger à dache". C'est alors qu'une idée vient germer dans son teston.

"Et si j'allais voir Fanny ?" se dit-elle, "En la broumégeant un peu je pourrais sans doute lui resquiller un fond de daube !".
Fanny c'est sa voisine. Une pitchounette brave et travailleuse qui n'a pas peur de se lever le maffre tous les jours pour remplir son cabas.
Aussi chez elle, il y a toujours un tian qui mijote avec une soupe au pistou ou quelques artichauts à la barigoule.

Zézette lui rend visite.

"Bonsoir ma belle, coumé sian ? Dis-moi, comme je suis un peu à la déche en ce moment, tu pourrais pas me dépanner d'un péton de nourriture ? Brave comme tu es je suis sûre que tu vas pas me laisser dans la mouscaille !"
En effet, Fanny est une brave petite toujours prête à rendre service. Mais si elle est brave la Fanny elle est aussi un peu rascous et surtout elle aime pas qu'on vienne lui esquicher les agassins quand elle est en train de se taper une grosse bugado, ça c'est le genre de chose qui aurait plutôt tendance à lui donner les brégues.
Alors elle regarde Zézette la manjiapan et lui lance "Oh collègue ! tu crois pas que tu pousses le bouchon un peu loin ? Moi, tous les jours je me lève un tafanari comaco pour me nourrir ! Et toi pendant ce temps là, que fais-tu de tes journées ?

"Moi, lui réponds la cagole, j'aime bien aller m'allonger au soleil ! ça me donne de belles couleurs et ça m'évite de mettre du trompe-couillon".
Ah ! tu aimes bien faire la dame et te radasser la pachole au soleil, et bien maintenant tu peux te chasper. Non mais, qu'es'aco ?
C'est pas la peine d'essayer de me roustir parce que c'est pas chez moi que tu auras quelque chose à rousiguer, alors tu me pompes pas l'air, tu t'esbignes et tu vas te faire une soupe de fèves !



Texte de Richard Caldi.

 

 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 12:39

 

 

 

 

 

 

 

 

La Cigale ayant baisé
Tout l’été
Se trouva bien désolée
Quand Langeron l’eut quittée.
Pas le moindre pauvre amant
Pour soulager son tourment.
Elle alla crier famine
Chez la Grignan sa voisine,
La priant de lui prêter
Un Grignan pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
Je vous le rendrai, dit-elle,
Avant qu’il soit quatre mois,
Sans l’avoir mis aux abois.
La Grignan n’est pas prêteuse,
C’est là son moindre défaut.
 
Lequel est-ce qu’il vous faut ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Le chevalier de Grignan,
Dit la triste tourterelle.
Le chevalier, lui dit-elle,
J’en ai besoin maintenant.

Satire tirée d'un "recueil de pièces curieuses et nouvelles" , datant de 1694 sur Mlle de Sévigné
 

 

Mademoiselle Cigale : une galante provençale,  authentiquement nommée Cigale, quittée par son amant, serait allée trouver Madame de Grignan (la fille de Mme de Sévigné) pour lui demander de lui prêter un de ses nombreux beaux-frères, à l’égard de qui la comtesse s’était toujours sentie quelque secret penchant.

   

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 12:53

 

 

 

 

 

 

 

 

Le long d'un clair ruisseau buvait une Colombe,
Quand sur l'eau se penchant une Fourmi y tombe.
Et dans cet océan l'on eût vu la Fourmi
S'efforcer, mais en vain, de regagner la rive.
La Colombe aussitôt usa de charité :
Un brin d'herbe dans l'eau par elle étant jeté,
Ce fut un promontoire où la Fourmi arrive.
Elle se sauve ; et là-dessus
Passe un certain Croquant
qui marchait les pieds nus.

Ce Croquant, par hasard, avait une arbalète.
Dès qu'il voit l'Oiseau de Vénus
Il le croit en son pot, et déjà lui fait fête.
Tandis qu'à le tuer mon Villageois s'apprête,
La Fourmi le pique au talon.
Le Vilain retourne la tête :
La Colombe l'entend, part, et tire de long.
Le soupé du Croquant avec elle s'envole :
Point de Pigeon pour une obole.

 

Jean de LA FONTAINE 
(1621-1695)

 

 

 

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