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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 00:02


 

 


 

 

L’année scolaire avait failli s’achever sans encombre. Et voilà qu’on va devoir jeter au feu livres et cahiers.

Du moins à écouter ces gens, très sérieux, qui nous auront prévenus : si les discours les plus péniblement machistes abondent ces jours-ci, la raison en revient, selon eux, non pas tant à l’actualité du FMI qu’aux écoles de quartier.

Les combattants pour l’égalité des sexes accusent : en faisant la part trop belle aux messieurs, les cours d’histoire gravent le réflexe misogyne dans les crânes.

Cet appel à une absolue parité donnera des migraines, dans l’Éducation nationale.

Ne serait-ce que pour trouver l’équivalent chez les femmes, en nombre aussi bien qu’en intensité, de tous les infâmes barbares, fieffés affameurs et affligeants Attila dont le genre masculin a su gratifier la planète.

Devoirs d’histoire

À moins qu’il ne devienne de bon ton, dans un souci un peu extrême de réciprocité, de chercher, à toute force, la femme.

Faudra-t-il lier sans barguigner le pape Serge III ET Théodoria, Clovis ET la nièce de Gondebaud, le président Faure ET Marguerite, Mme Colette ET la comtesse de Morny, Charles le Téméraire ET Jeanne Hachette, le Général de Gaulle ET Yvonne, Chirac ET maman, le prince Williams ET Kate (ET surtout sa sœur Pipa) ?

C’est sûr, les dissertations prendraient une autre tournure.

L’Histoire est un terrain glissant, sa révision assez casse-pattes, même sous couvert de sentiments louables.

Au nom de la lutte contre le sexisme, rhabiller un passé effectivement et absolument sexiste risque par paradoxe de faire mauvais genre (s).

À moins qu’on ne se résolve à revisiter tous les programmes scolaires, pour cause de phallocratie rampante en maths (un vecteur, une matrice), en sciences de la vie (y a-t-il plus sexué ?), et surtout, surtout en français.

Une bonne fois pour toutes, on ferait rendre gorge à d’insupportables discriminations d’accords, dans cette langue française qui sait faire suer sur les genres.

L’avancée (mot féminin) serait historique.

 

 

 

Didier Rose


 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 00:02

 

 

 


 

 

On ne s’y attendait pas. Et tombe la nouvelle, fracassante l’électroménager n’est plus honteux. Cachez cette friteuse que je ne saurais sentir ? C’est du passé. À une semaine de la fête des mères, difficile de ne pas y voir, disons, comme un conditionnement des esprits.

Les trucs qui font « brrrr » passaient pour ringards, le détour par Darty pour un geste machiste inexcusable.

Sauf que non. Le presse-citron et la sorbetière ne sauraient être ravalés au rang de cadeaux impersonnels – forcément moches. C’est une enquête, à paraître, qui le dit : « Les machines parlent de nous ». Parfois, on ne préférerait pas. Mieux vaut que la cafetière ne s’exprime pas trop sur notre trombine du matin. On devra pourtant s’y résoudre : les utilitaires sont un peu à notre image.

De l’électricité dans l’air

 Tel mange-poussières évoquerait notre degré d’aspiration au progrès. Tel four donnerait la température de notre moi. Tel frigo jetterait un froid sur notre rapport aux autres – les Post-It collés sur la porte n’y seraient pas pour rien.
Bref, le temps des scrupules a vécu, au moment de passer en caisse. Rien de moins dépersonnalisé, et finalement de plus intime, que tous ces zinzins qu’il convenait jadis de placardiser.
Aujourd’hui, un congélo rempli rassure, un percolateur chic crée un univers, un lave-linge design peut remplacer la télé, tellement c’est joli – et côté programmes, on n’y perd pas.
Attendu que l’électroménager est devenu vecteur de communication familiale, aussi bien que support de reconnaissance sociale, nous voilà condamnés à reconsidérer de fond en comble notre parc domestique.

À raison d’une fête des mères par an, et de quelques autres fêtes accessoires, dont celle des pères, la question devrait être réglée en quelques années.

Et si, malgré tout, certains ménages frisent le court-circuit, au moins sauront-ils auprès de qui faire jouer leur garantie satisfait ou remboursé.

 

 

 

 

Didier Rose


 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 00:12


 

 

 

 

 

Ceux qui liront ces lignes ont de la chance. Ils ont survécu au dernier vendredi 13.

Un jour de malédiction, dans un mois de mai honni — à savoir sans aucuns jours fériés ? Il faudrait avoir un système nerveux de poulpe (ou d’administrateur du CAC40) pour ne pas s’en affecter, au moins un petit peu.

Les professionnels de l’amalgame — ceux qui pensent que ben Laden est responsable de la dette grecque et que le mariage de Kate est en compétition à Cannes — y verront un nouvel attentat contre le moral du salariat.

Les horaires de bureau sans discontinuer, plus le signe indien, rien de très speedant, sous le soleil et la sécheresse.

Le péril jeune

Puisque mai est un genre d’autoroute laborieuse, sans pont ni viaduc, puisqu’il faut s’en contenter, sauf à être confiné dans un tunnel encore moins enviable, appelé chômage, voici une bonne nouvelle.

C’est officiel : les jeunes terrassent leurs parents ailleurs qu’à la PS 3 ou au mojito. Côté nombrilisme aussi, ils sont champions.

On connaissait la génération Y (« Yes ») : un océan de oui durant toute l’enfance jusqu’au contact dramatique avec un petit chef qui dit non.

Voilà que la science enfonce le clou de l’ego adolescent : une étude de vocabulaire appliquée à la pop (ce n’est pas une blague) prouverait que la valeur top des générations montantes est le nombrilisme.

Moi, je. Ou comment tout ramener à soi. À la bourse au melon, c’est à qui s’adorera le plus, fera la plus grosse colère antisociale.

Je m’aime, donc je suis ? Un peu court. Quoique pas si faux.

Décomplexés, les djeuns ont peut-être compris que, sitôt Facebook refermé, l’enfer c’est l’autre. Et surtout son monde.

Entre l’effet de serre, les gaz de schistes, la vente de Cardin, le nucléaire bidouillé, la fondue savoyarde surgelée, les quotas de foot, le gouffre des retraites (qu’ils devront combler) et les bébés-présidents (qu’ils devront élire), on les comprend. Mieux vaut avoir la grosse tête pour ne pas déprimer.

Inutile d’en rajouter avec des vendredis 13.

 

 

 

Didier Rose


 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 13:00

 

 

 

 

 


Au doigt et à la baguette : la semaine du pain commence aujourd’hui. Même si des mitrons alsaciens ont déjà battu la campagne ce week-end.

Dire que l’événement paraît pain bénit pour le chroniqueur, voilà qui n’est qu’évidence : rien de plus croustillant que de tartiner sur le sujet, de filer la métaphore boulangère, même recuite. Pour, justement, ne pas manger que de ce pain-là, la science est parfois salutaire.

Ainsi de ces anthropologues qui sont partis à la découverte d’une vaste peuplade connue, dans nos jolies contrées, sous le nom de « mangeurs de pains ».

La tribu, en France, est nombreuse. On s’en doutait un peu. Les chiffres confirment : 97,6 % d’entre nous sacrifient au pain quotidien.


Notre pain si quotidien

Plus surprenant, selon ce qui serait la première étude du genre et qui aurait pris 16 mois, il apparaît que si le pain est notre copain, il n’est pas notre fort, question vocabulaire : personne ne sait vraiment en qualifier le goût, si l’on en croit l’ouvrage paru aux Éditions l’Harmattan.

C’est comme ça, le pain se mange, blanc ou noir. De là à en faire un opéra… Certes, on sait dire le pain qu’on préfère, baguette ou miche, bâtard ou livre.

Pour le reste, ceinture : tous les goûts sont dans notre culture, sans que l’on se sente le besoin d’en faire des kilos.

D’où cette petite tranche de bon sens : « Le pain ne se dit pas, il se raconte ». Comprenez : souvenirs et histoires sont convoqués, lorsque le quidam se met à table pour l’enquête.

Du coup, on ne considérera peut-être plus du même œil la corbeille de pain dont on nous gratifie rituellement au resto…

On y voyait de la bête baguette : c’est un bien hautement « culturel » qui nous est donné en dépôt – quand bien même il ne serait pas toujours très frais.

Serait-ce la raison pour laquelle certains ne peuvent s’empêcher de boulotter leur quota avant le hors-d’œuvre ?

Pas besoin d’étude socio-anthropologique pour comprendre que le pain, tandis que certains causent, d’autres n’en perdent pas une miette.

 

 

Didier Rose


 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 00:02

 

 


 

 

 



 
Au cas peu probable où la réponse serait négative, voici des symptômes reconnaissables sur des malheureux atteints de déprime du début de semaine : ils arrivent au boulot à reculons, mâchoire pendante, tête de Frankenstein, nerveux comme des plats de pâtes trop cuites.

Les crises de « lundites aiguës » font le désespoir des chefs de service zélés, se sentant cernés de spectres sous Prozac, en même temps que le bonheur des psys : dis-moi pourquoi tu stresses, tu trouveras d’autres raisons d’avoir mal.

Ce mois de mai devrait donc faire le bonheur des dealers d’anxiolytiques. Un lundi, c’est dur. Si en plus il suit un jour férié très douloureusement tombé sur un jour chômé, le nervous breakdown n’est plus loin.


Mais si mai ne se met à chômer?

Sur le plan du symbole, c’est peut-être joli : que la fête du travail coïncide avec un jour non travaillé, voilà qui réjouira les amateurs de contre-pied, les stakhanovistes et forçats de l’agenda, les boutiquiers et patrons.

Tous les autres, moins. Et leur phobie des lundis ne risque pas de s’arranger à très court terme. En fin de semaine, rebelote : second jour férié dominical d’affilée.

Pour profiter de l’un des jolis jours fériés de mai, cette année il faudra attendre début juin. Et puisque le millésime s’annonce splendide, autant être au parfum : Noël et nouvel an aussi se fêteront des dimanches.

Le mois de mai sans férié, ce n’est certes pas une première. Mais cette version du travailler plus pour gagner pareil va peut-être laisser des traces dans les esprits.

On en connaît qui, pour un peu, se sentiraient pris d’un subit regain de sensiblerie pour le barnum royal que vient de connaître le Royaume-Uni : l’affaire a valu au commun des salariés britanniques un beau, un long, un vrai jour férié.

Peut-être le légendaire esprit révolutionnaire français n’a-t-il pas toujours mesuré le prix de la chute de certaines bastilles.

Didier Rose


 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 11:51

 

 

 

 

 


LA SCIENCE ne s’intéresse qu’aux grandes choses.
À l’infiniment rapide, par exemple : selon le CNRS, pour télétransférer de Lyon à Genève les informations contenues par une pile de DVD haute comme la Tour Eiffel, il aurait fallu 3 900 ans en 1990.

Mais pas plus de 7 années en 2000. Et, si tout va bien, 1 jour d’ici à la fin 2011.

Même les banquiers n’auraient rêvé d’une telle célérité de transfert par-dessus les frontières helvètes !

Autre exemple d’avancée remarquable : les chercheurs ont réussi à se plonger dans ce qui a toujours été infiniment mystérieux pour l’homme : le sac des dames.


La main dans le sac.

Plus fort encore que le transfert express de données : des intrépides sont parvenus – au nom de la science, il faut bien le garder à l’esprit – à jeter un œil dans ce qui a toujours constitué un genre de trou noir interstellaire pour le genre masculin.

D’où il ressortirait qu’amener une propriétaire de besace à vider son sac n’est pas seulement éprouvant pour la cobaye : c’est aussi un tour de force pour l’expérimentateur.

Enfoncé, Prévert et son inventaire pseudo-excentrique. Dans l’espace ultra-privé d’un sac à main, un caillou peut voisiner avec une liste de résolutions, un billet d’un dollar avec des chaussettes, une culotte avec un coquillage, un doudou avec une photo ratée.

Constat des sociologues en charge de cette périlleuse mission, au bout de 50 gibecières retournées sur leur bureau : le sac parle comme personne de sa porteuse.

Pas besoin d’avoir fait Harvard pour démontrer que les poches des costumes masculins sont en comparaison bien moins bavardes. Ne serait-ce que par manque de place…

La science conclut que le sac est pour ces dames ce que la voiture est à ces messieurs : un vecteur d’image.

Du coup, on comprend (un peu) mieux la taille de certains sacs dits à main, et comment ils peuvent subséquemment fasciner les hommes. À chacun sa maison mobile.

 

 

Didier Rose


 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 00:05



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES BEAUX JOURS ont leurs mauvais côtés. Aussi.
Tout, dans un printemps radieux, n’est pas si rayonnant : de bonnes nouvelles ne suffisent pas toujours à en masquer d’autres.
Cette année, par exemple, méchant télescopage d’événements.

En même temps que dans les champs se sont repointées les asperges (bonne nouvelle), au ras du bitume sont réapparues en rangs serrés les tongs (moins bonne nouvelle).

Des clap-clap sur le pavé dès avant mai ? Le dicton pourtant est formel : en avril, ne te découvre pas d’un fil. Ni le pied d’un pouce, faudrait-il préciser.
À quoi bon. La mode, y compris au niveau des chevilles, n’en fait plus qu’à sa tête.
Les libertés individuelles y gagnent sans doute. Pas le paysage.

Au secours, elles reviennent !

Autant le rappeler, alors que Pâques n’a pas encore sonné. La tong est au bon goût ce que la télé-réalité est à la civilisation. Des mondes antagonistes. Là où l’un passe l’un, l’autre trépasse.

Pourtant, objectera-t-on gravement, la claquette n’est pas noire en tout.

Elle aurait cet immense mérite d’accélérer la longue marche vers l’égalité des sexes : pieds nus, femme et homme seraient unis dans une même déambulation nonchalante, dans une semblable vulnérabilité aux intempéries, aux accidents de parcours… et au regard des autres.

Voilà bien où l’absence de bas blesse : le spectacle désormais printanier, sans plus attendre l’été, de tous ces orteils à la parade en viendrait presque à faire regretter l’hiver. Des tatanes au chaud, c’est plus beau.

Au-delà de ces basses considérations esthétiques (un centimètre d’épaisseur de semelle, à tout casser) la tong donne une autre raison de faire la tronche : exclue du quotidien de pas mal de travailleurs, elle leur rappelle que les grandes vacances, ce n’est pas pour demain.

La tong que l’on a tant vue ce dernier mois n’est donc pas qu’horreur visuelle. C’est aussi une torture psychologique : l’appel de la plage avant même le temps des cerises. Cette sandale est un scandale.

 

 

Didier Rose


 

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for me...formidable ...

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 00:04


 

 


 

 

 

Internet n’a pas (encore) liquidé la Poste. Et c’est tant mieux. D’abord parce que, n’étant pas gratuits, les envois postaux ont ce mérite de nous dispenser de l’incroyable ramassis de glauqueries qui tournent, à fond les ballons, dans le monde numérique.

Ensuite, parce qu’une lettre, une vraie, permet de réagir, en vrai. Une facture peut être rageusement broyée avant de partir valdinguer par la fenêtre.

Un mot d’amour tenu, senti, caché, affiché, renvoyé.

Tous affranchis ?

Faites l’expérience sur écran : les émotions ne sont plus que presse-bouton. Comme si seuls les claviers devaient faire foi.
En même temps que les temps s’affranchissent des règles épistolaires, on semble s’oblitérer de tout investissement. Paradoxal et triste.
Internet ne nuit pas seulement à la poésie de l’écrit. La Toile nous privera peut-être des joyeusetés de l’échange postal.
Prenez ce courrier envoyé depuis Lörrach, vers Strasbourg. Par la route, 150 km et 1 h 28, selon des calculateurs… sur internet.
Surprise : cette missive a été estampillée… « Luftpost, par avion prioritaire ».

De quoi, un service postal aérien pour traverser le Rhin ? Plus prosaïquement, l’indication Luftpost est devenue côté Allemagne synonyme de courrier prioritaire.

L’image est belle, comme l’histoire de cet autre courrier, émis par un grand acteur académique strasbourgeois. Une décision prise en mai dernier a ainsi été tapée fin juin. Puis affranchie, le cachet en témoigne, en octobre. De la même année, quand même.

Effet collatéral des sous-effectifs, ravage des vacances à rallonge ou mystère des administrations labyrinthiques, il a fallu quatre mois pour trouver et coller un timbre, puis porter le complexe ensemble des deux à un bureau en charge de l’acheminement de ce genre d’objets.
Commentaire final du destinataire, un grand philosophe : « Ce n’était pas urgent ». Heureusement.

 

Didier Rose


 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 00:05

 

 

 


Casse-tête dans les plates-bandes. Entre nature et nature, il va peut-être falloir choisir. Les jardiniers du dimanche ne vont plus pouvoir carburer à loisir.

Le printemps est revenu. Au ras des pâquerettes, ça pousse à tout va : dans les appentis, piaffent les tondeuses.
Seulement, cet auxiliaire zélé des petits propriétaires terriens qu’est la tondeuse a ses marottes. Du jus oui, mais pas n’importe lequel. Il vaut mieux ne pas se mélanger les bidons de carburant.

Nos voisins d’outre-Rhin, que l’on sait portés sur la chose écologique, ont fait pour certains ce constat douloureux : pas plus anti-naturels que les moulins gazouillant sur les pelouses, au soir venu.

Ce ne sont pas tellement les rejets atmosphériques, qui provoquent des poussées d’urticaire au moment de tirer sur la corde de démarrage.

Quand l’herbe n’est plus si verte

Mais l’incompatibilité constatée entre le carburateur de la tondeuse lambda et le fameux carburant bio composé pour partie d’éthanol.

Voilà donc qui est loin de tomber sous l’essence. L’instrument préféré du jardinier de banlieue allergique au progrès énergétique ? Difficile de ne pas ruer dans les bégonias.

D’autant que même les matériels de jardinage adaptés au carburant vert réclament des précautions. Par exemple de ne pas conserver ce type de gazoline trop longtemps dans les réservoirs, sous peine de la voir tourner en eau de boudin.

De quoi y réfléchir à deux fois, avant de remplir un jerrycan avec du E10 : au rythme moyen de croissance des pelouses en Alsace, calculer le nombre de passages d’une autotractée de dimensions courantes pour amortir son bidon avant péremption.
La réponse se situe au-delà du raisonnable, à des niveaux garantissant un conflit ouvert avec le voisinage.
En attendant donc la tondeuse au jus de carotte et le sécateur au nectar de betterave, le geste écologique du bioéthanol s’avère risqué, dans les jardins. Suffisamment pour couper de nobles élans.

 

 

Didier Rose


 

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 01:04

 

 


 


Courage : le bout du tunnel pointe. Dimanche prochain débute le printemps.

Bonne nouvelle ? Pas tant : le retour des beaux jours pourrait tout aussi bien inquiéter. En cause, le filou, ce soleil dont on ne se méfiera jamais assez.

Surtout maintenant que des chercheurs ont fait cette révélation assez éblouissante : sa majesté la Grande Loupiote a changé la face du monde en général. Et la nôtre, en particulier.

Résumons. Si aujourd’hui nous avons le nez possiblement aquilin, le front pas (trop) fuyant, des pommettes plutôt discrètes et un (vrai) menton, c’est à cause de lui, l’astre solaire.

Non pas qu’il nous soit tellement bénéfique d’un point de vue plastique.

En fait, ses rayons ont tout bonnement ratiboisé notre cousin du paléolithique : ce gros costaud de Néandertal.

Une belle machine que cet Homo-là, musculeux et résistant, mais avec un petit défaut qui a causé sa perte : sa peau claire supportait mal les méchants UV-B.

Coup de soleil

Si donc nous sommes aujourd’hui des Sapiens tout modernes, et diablement facétieux, si nous ne discutons pas du niveau de nos impôts à coups de massue et si nous n’attaquons pas le rayon boucherie du supermarché à mains nues, c’est un peu grâce au soleil.

Drôle de fable, vieille comme le monde ou presque, qui a fait d’un chasseur futé et maître du feu un perdant de l’évolution, au bénéfice de son concurrent plus frêle – notre ancêtre.

Outre consoler les dermatologues effarés par les dégâts du bronzage, l’histoire tout juste révélée peut aussi refroidir les esprits, au sortir de l’hiver.

Il ne fait jamais bon être trop en lumière, tout compte fait. Et la sélection naturelle ne donne pas cher, parfois, de la peau de ceux qui partent favoris.

Rien ne sert de trop bomber le torse, il faut savoir aussi patienter à l’ombre.

C’est désormais scientifique. Sans caractère prémonitoire, ni parallèle possible avec de quelconques échéances électorales qui, par hasard, tomberaient le premier jour du printemps.

 

 

 

Didier Rose


 

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smilie

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