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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 11:28
C’est dur l’heure de la douleur

 

Il n’y a pas d’âge pour la douleur. Elle prend l’enfant au dépourvu dans son berceau, quand il agite son hochet et gigote. Une douleur soudaine qui secoue la gencive. Un mal terrible qui n’a que les cris pour l’exprimer. Que les cris et l’espoir d’une aide venue de maman et de ses suppos magiques. Les douleurs de l’enfance sont indélébiles. Je n’ai pas oublié les affres de mon otite. Je ressens encore ce chagrin qui a noué mes tripes quand j’avais vingt mois. Oui j’avais vingt mois et j’ai gardé cette image de maman au fond du trou béant laissé par les pelleteuses du chantier de notre future salle de bal. J’ai eu la sensation horrible qu’elle allait être ensevelie. J’ai hurlé à en vomir jusqu’à ce qu’elle me tienne dans ses bras. Cela n’a marché qu’une fois.

« Souffrez ! Souffrez ! Vous serez comblé de bienfaits »

La douleur est inhérente à la vie. Les masos proclament ses bienfaits. Boris Cyrulnik chante la résilience : « Souffrez ! Souffrez ! Vous serez comblé de bienfaits ». Les disciples de ce chantre citent Mozart qui a eu toute sa vie les boyaux tordus par une constipation pathologique et ils affirment que cette douleur lui a donné le don de composer des musiques divines. Je sais, il y a d’autres exemples.

De la douleur des esclaves est né le gospel. Des souffrances du Christ est venue la rédemption. Alors… Combien êtes-vous à espérer composer des symphonies ou à espérer peindre ce que seul l’œil de l’homo doloroso peut voir ?

Et voilà que la douleur a pris possession de moi. Plus exactement de mon bras gauche. Je suis une zonarde. Un de ces êtres atteints de zona. Au seul énoncé du mot, les yeux de celui qui prête son oreille à votre bouche se tourneboulent et il émet un « Oh Jesses Gott » qui vous remet entre les mains de celui, qui seul, semble pouvoir vous aider.

« Vous avez un zona du bras gauche ? », disent certains dubitatifs. « Ça existe, ça ? » Et vous voilà mis au même niveau que Coluche et son cancer du coude. « Oui Monsieur, ça existe ». « La vache ! » Mon médecin dit : « On ne ressent les douleurs que pendant un an. Après, on s’habitue ». Il est vrai que le cerveau est humain et à force d’entendre les lamentations du bras gauche qui répète encore et encore « J’ai mal » il a tendance à dire : « Ta gueule le bras gauche… ! » Apparemment mon cerveau a de la patience.

La douleur vous fait bouger votre fessier. Marcher pour éliminer les toxines. Courir les bras tendus pour étirer les nerfs. Prendre la voiture pour mettre une bougie au Mont Sainte-Odile. Aller consulter un rebouteux au fin fond d’une campagne meusienne (avec un arrêt pour déguster une potée). Rouler jusqu’à un endroit magique où trouver de la terre spéciale à poser sur le bras douloureux en cataplasme. Tout. On essaye tout. Et en courant ou en roulant, chanter à tue-tête « Life is life », la vie c’est la vie !

Les derniers temps je me sens Agamemnon. Je pense que seul un sacrifice humain peut me soulager. Je cherche quelle victime offrir à Hippocrate ! En attendant, je ne cesse de répéter « Eli eli lama sabachthani ». Et je mets sur mon mur Facebook, dans un encadré noir : « Je suis mon bras gauche ».

Mamema m’a dit : « Ne te plains pas, ça pourrait être pire… ça pourrait être le bras droit ».

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

C’est dur l’heure de la douleur
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 13:00

 

 

 

Tu seras menuisier, mon fils

 

 

 

A l’aube de la fin de ce premier semestre scolaire, la prof en moi se réveille et les mots des conseils de classe de collège résonnent encore à mes oreilles.

« Sébastien ne pourra pas suivre en lycée. Il y a un menuisier dans son village. Il faudra voir s’il le prend en apprentissage. » Dans la suite des débats, Nadine est propulsée fleuriste, Loïc électricien et Natacha coiffeuse avec la mention : « Jolie comme elle est, elle pourra être coiffeuse ».

Parfois les séances d’orientation scolaire prennent des airs de concours de miss et de Chippendales. « Ronald est costaud. Avec les muscles qu’il a, il fera un excellent charpentier et pourra porter les poutres avec aisance. » Une évaluation physico-intellectuelle qui prend des airs de portrait astrologique trace l’avenir de petits boutonneux avec certitude.

Qui va gagner des millions ou Fort Boyard ?

Combien de vocations d’artisanat sont nées dans la résignation engendrée par les sentences du Sanhédrin de quelques membres de la MAIF ! Comme chez Aldous Huxley à l’école, on triait les Alphas et les Bêtas. Ceux qui continueraient dans le jeu Qui va gagner des millions et ceux qui, comme dans Fort Boyard , devront essayer de récolter quelque argent en avalant des couleuvres.

Pourtant l’adage est clair : « Il n’y a pas de sot métier ». Que serait le médecin sans l’artisan qui fait les lits, l’électricien qui rend possible l’utilisation des appareils d’investigation et de soins, la couturière qui réalise les draps et les champs opératoire, l’installateur sanitaire qui installe les douches pour les asepsies à la bétadine et les lave-mains pour purifier les mains des chirurgiens ? L’assistance médicale, ce sont aussi ces petites mains qui rendent les interventions possibles. Merci aussi aux mécanos qui entretiennent les ambulances dont la fiabilité est beaucoup plus importante que celle d’une voiture de Formule 1.

L’artisanat ne doit pas être un déversoir sur lequel certains conseils de classe posent un entonnoir à large col en fin d’année scolaire pour y faire entrer des jeunes incasables dans les études supérieures.

L’artisanat a une grande porte d’entrée aussi belle que celle des villes chérifiennes. C’est par là qu’il faut y accéder. On ne dépose pas des jeunes sur les marches de ce palais comme on abandonnait un gosse non désiré ou malformé sur les marches d’une église du temps de Charles Dickens et d’Emile Zola.

Le rêve de faire quelque chose de ses mains

Umwertung aller Werte. Voilà qu’un médecin s’est fait boulanger, une avocate tricoteuse et un banquier serrurier de précision. Il y avait en chacun d’eux le rêve de faire quelque chose de ses mains.

Je connais une star du rock qui voulait juste être menuisier ! Il se rêve encore menuisier peut-être beaucoup plus qu’un menuisier se rêve star du rock.

 

La chasse aux maris est ouverte.

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Tu seras menuisier, mon fils
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 11:48

 

Le garde-barrière va disparaître Derniers tours de manivelle le 10 avril 2017 !  Il pourrait être sorti d’un film de Jacques Tati. Sur le quai de la gare de Reichshoffen, c’est un garde-barrière qui tourne la manivelle pour ouvrir et fermer les deux passages à niveau à l’approche d’un train. Ce système est presque aussi vieux que la ligne de chemin de fer Haguenau – Niederbronn, inaugurée il y a plus de 150 ans. Mais il fonctionne encore parfaitement.
DNA 04.03.2017

Stéphane Hauser, l’un des derniers gardes-barrières de Reichshoffen.

Stéphane Hauser, l’un des derniers gardes-barrières de Reichshoffen.

Personne n’a jamais résolu l’énigme de la fascination que le train exerce sur les vaches ! Pourtant cette fascination existe et elle ne touche pas que les vaches. Ce n’est pas pour rien qu’Agatha Christie y a trouvé le décor du Crime de l’Orient-Express , que Grace Kelly y a puisé sa notoriété en attendant celui qui sifflera trois fois et que Ravel y a entendu le rythme de son boléro. Il y a dans ma mémoire, des « tchouk, tchouk » qui ont rythmé ma vie.

Scories d’antan
J’avais 5 ans quand on a pris le train avec ma grand-mère pour rendre visite à ma tante à Illfurth. Nous étions dans un wagon en bois, ma grand-mère avait enveloppé nos gilets blancs dans des serviettes-éponges pour éviter que les scories n’y posent des taches noires. Jamais je n’oublierai cette petite gare d’Illfurth posée en haut d’une colline et son sentier clandestin, raccourci champêtre pour se rendre au village en contrebas. Ma grand-mère m’a dit cette phrase : « Il y a toujours un train qui nous emmène vers ceux qu’on aime ».

La littérature de gare ne se résume pas à Guy des Cars

Le bonheur se trouve parfois au bout d’un ticket. Le destin se joue dans un train ou une gare. Ce n’est pas Anna Karénine qui vous dira le contraire.

J’avais 18 ans et je prenais le train pour me rendre à la fac. Train le matin, train le soir. Une mini-société avec ses rituels. Les mêmes gens dans les mêmes wagons à la même heure avec les mêmes activités. Des joueurs y continuaient jour après jour la même partie de belote. Un adepte de Simenon lisait l’une après l’autre les œuvres de son idole, prouvant que la littérature de gare ne se résume pas à Guy des Cars et Konsalik. Une tricoteuse confectionnait maille après maille des centaines de chaussons et de brassières. Une esthéticienne distribuait des échantillons de crèmes et enregistrait les commandes. Un couple adultérin s’y faisait des câlins érotiques, genoux recouverts d’un épais manteau pour la pudeur.

Ce couple avait 27 minutes pour vivre sa passion et devait se séparer quand la voix SNCF annonçait : « Kurtzenhouse. Le train arrive à Kurtzenhouse ».

J’avais 22 ans quand je prenais le train pour rejoindre jour après jour mon poste à côté de Thionville. Le train au long cours venait de Milan et allait en Belgique. C’était le train des confidences. On raconte volontiers les choses les plus intimes à un voyageur anonyme que, de surcroît, on ne reverra jamais.

C’était le train de l’exil pour ces jeunes profs arrachés à leur lieu géographique ou à leurs enfants comme c’était mon cas. Le train des larmes et des espoirs. C’était le bonheur du train du vendredi, qui nous rendait ceux qu’on aime. Comme disait ma grand-mère : « Il y a toujours un train qui nous emmène vers ceux qu’on aime ».

« J’ai vu le Zug ! »

Jeudi matin j’ai pris le train. Avec mon petit-fils. Il a deux ans. Dimanche il avait vu « un Zug ». Il n’a pas tari à ce sujet : « J’ai vu le Zug ». Jeudi nous avons pris le « Zug ». Il a composté. Il a regardé le train arriver : « Il bouge ! Il bouge ! ». Il a applaudi tout au long du voyage. Il a bu un chocolat au buffet de la gare. Il a eu sa première fois avec le train. Il n’y a plus de scories, plus de banc de bois. Mais il y aura dans son cœur ce premier voyage inoubliable avec sa grand-mère.

La vie est un voyage en train. Un jour, la voix SNCF dira « le train arrive à Kurtzenhouse » et ce sera le moment de descendre et de quitter ceux qu’on aime.

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

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Avec la SNCF, c’est possible !

 

 

 

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 12:19
Ode à la table de nuit.


Bizarre la vie, bizarre le cerveau ! Vous voyez une chose et vous pensez à une autre. Vous entendez un mot et par un phénomène d’association vous pensez à autre chose comme si ce souvenir était vital.
En lisant les titres d’un magazine allemand je suis tombée sur le mot « Nachtisch ». L’article parlait des nouveaux desserts, ceux qui utilisent les brocolis en glace, les cèpes en mousse et les carottes en entremets. Ces recettes étranges défilaient devant mes yeux mais mon esprit restait attaché au mot « Nachtisch » qui était devenu, pour mon for intérieur le mot « Nachttisch », la table de nuit.
Les images commencèrent à se bousculer dans la tête. Pour ne pas casser ce film, je me mis à tracer encore et encore le mot « Nachttisch » sur un bout de papier en lui donnant une teinte alsacienne « Nachttischel », un diminutif qui illustre à la fois la petite taille du meuble et les émotions qui s’y rattachent.
Je suis une fureteuse de « Nachttischel », ce petit concentré de personnalité de nos grands-mères.


Des rêves doux
Grand-mère, la mère de maman, avait un magazine dans le tiroir, un « schwytzerheftel », magazine suisse. On y trouvait aussi les pinces du chignon qu’elle défaisait pour la nuit et un élastique pour attacher sa natte. Les mouchoirs et les aspirines ne manquaient pas, le verre d’eau à usage universel non plus. L’eau devait servir à lutter contre la soif, à prendre une aspirine et à désaltérer les ectoplasmes de mes ancêtres.
Dans la table de nuit de Mamema, la mère de papa, c’était un festival de crèmes pour soigner ses ulcères variqueux et les crevasses laissées sur ses mains par le travail de la terre. Entre les tubes d’onguent émergeait une boîte recyclée de bonbons des Vosges qui contenait des pralinés, de petites boules de chocolat fourrées d’une sauce sucrée blanche. Ces pralinés, on pouvait les acheter dans tous les Zuckerstand (stand de confiseries) de tous les messtis. Elle disait : « Es gibt siessi Traïm » (ça provoque des rêves doux).
Et les grands-pères, me direz-vous ? Grand-père avait là tous les accessoires pour soigner sa moustache copiée sur celle du Kaiser François Joseph. Il y avait là le corset nocturne pour permettre la pérennité de la forme de son décor de visage, des gels et des lotions diverses pour le soin aux poils.


Le domaine de la transgression totale
Babeba y gardait une lampe de poche à portée de main pour scruter la maison en cas de bruits suspects. Il avait un sifflet à ultrasons pour calmer les chiens et une boîte avec les Nierestein, ces calculs rénaux qui lui avaient été retirés au cours une opération qui lui inspirait autant de récits d’angoisse que ses années de guerre.

Je me tairai sur ma présence dans les Nachttischle de cet accessoire en céramique souvent orné d’un œil dans son fond, un objet qui est exposé dans les musées et rappelle les temps où les équipements sanitaires étaient du domaine de la science-fiction.
La table de nuit ! Un document important sur le mode de vie des gens et sur leurs préoccupations ! Dans les années soixante, elles étaient le domaine de la transgression totale puisque les jeunes femmes -catholiques de surcroît- y gardaient les rails de pilules contraceptives si largement interdites par le Vatican. Un péché dont les hommes se lavaient les mains, selon le slogan :  « Ce n’est pas mon affaire ».
J’ai posé la question autour de moi : « Avez-vous une table de nuit ? » Réponse la plus fréquente : « Oui ! Sinon, les télécommandes, je les mettrais où ? » Bon sang, mais bien sûr, la table de nuit ne pourra gagner définitivement les musées que le jour où tous les appareils électriques seront à commande vocale. Sauf que Lili dit : « Moi je l’ai recyclée. Comme elle est basse, j’en ai fait un marche- pied ». L’art de donner une nouvelle utilisation aux choses. Comme dit
Confucius : « Une cuillère est une cuillère mais si tu l’utilises pour prendre ton sirop contre la toux, elle devient un accessoire médical ».

 

La chasse aux maris est ouverte.

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Ode à la table de nuit.
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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 13:30

 

 

 Cui-cui, viens sur ma branche !


Ce sera mardi : la Saint-Valentin approche ! La ville de Strasbourg ne s’y trompe pas. Elle échafaude des chapiteaux qui sont les chalets de février, mais doivent remplir le même rôle : vendre des nuitées à des amoureux du monde entier venus roucouler pendant des soirées de slows langoureux après avoir acheté parfums, bijoux et Eros en chocolat dans les boutiques décorées de colombes blanches et de cœurs rouges. Même des pains d’épices personnalisés circulent dans les sachets roses.

Je vous le dis : on est dans une variante de Noël sauf qu’à la Saint-Valentin on n’entend pas les clameurs de : « Laïcité ! Saints de tous bords restez au ciel ou dans vos catafalques ! »

Il est vrai que le terme Saint-Valentin est devenu un nom tellement commun qu’on ne cherche même plus à savoir quelle a été sa vie. On oublie que le pauvre Bienheureux a été décapité comme on oublie que le mot « con » désigne en fait le sexe de la femme.

On ne connaît ni le jour ni l’heure
Les ornithologues revendiquent cette date. C’est celle de l’accouplement de tous les oiseaux. « Viens sur ma branche, l’amour t’appelle ! » Pour eux c’est une fois par an, ce qui ne les empêche pas de gazouiller les autres jours.

Je trouve étonnant que le marketing forcené des chargés d’événementiel n’ait pas encore lancé le concept d’une nuit de la Saint-Valentin à passer dans une maison dans les arbres avec comme slogan : « Coït, Coït ! Viens sur ma branche ».

Tout est possible. Le marché est ouvert. Les sites de rencontre sont de la partie. Ils organisent des soirées pour « Trouver l’amour de sa vie ! » autour de canapés au gingembre et de mojitos mixés avec une « Formule magique des marabouts d’Afrique. »

On n’a donc pas besoin d’avoir déjà un amoureux en venant à la fête des amoureux, comme on n’a pas besoin d’être mort pour aller au cimetière.

Et l’amour dans tout ça ? Il n’est ni dans un slow, ni dans une bague en diamant, ni dans les plans Q et encore moins dans les prés. Entrer en amour c’est comme entrer dans la vie ou dans l’au-delà : on ne connaît ni le jour ni l’heure.
Appelez-moi Rustine !
« Quoi ? Aimer c’est vivre ensemble ? Pouah ! » Dans le pays des petits deux-pièces mis sur le marché par les talents de vendeurs de produits de défiscalisation proposés aux petits revenus, on ne veut pas partager son espace, débattre sur le choix des papiers peints, attendre son tour pour la douche, se prendre le chou au sujet des sorties du week-end. Alors c’est le chacun pour soi. « C’est chouette ! Quand mon Loulou vient chez moi il est rasé, il a des chaussettes propres qui traînent chez lui quand elles sont sales. Et il m’apporte même des fleurs. »

Et ceux qui vivent ensemble : l’amour est-il toujours le troisième dans le couple ? Pas sûr. Comme dit Quentin : « Avec Lola nous vivons ensemble. On s’aime bien. Et puis c’est pratique. A deux on a un logement plus grand. Chacun a sa chambre avec salle de bains. Si je veux aller au cinéma avec quelqu’un, elle est là, quand les hormones réclament leur dû elle est là aussi ». Hopla ! Appelez-moi Rustine !

Mardi, c’est la Saint-Valentin. C’est le jour des Amoureux. Envoyez toujours vos « Je t’aime » dans la bonne direction.

 

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

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 Cui-cui, viens sur ma branche !
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 12:30

 

 

La transgression du septième jour.

Le Chiffre 7 relève du sacré. Il nous rend attentif aux péchés capitaux, nous raconte des histoires magiques de sept nains, de bottes de sept lieues, d’un ogre qui a dévoré ses sept filles. Le repos du septième jour est d’essence biblique.

Les défenseurs de ce repos le clament : « C’est un jour de repos instauré par Dieu, pas par la CGT ». Et les prophètes de malheur de s’écrier : « quiconque ira à l’encontre du repos dominical de l’humanité sera puni » (Heb. 4, versets 10 et 11).

Et voilà que le septième jour est néanmoins un jour de transgression ! Les magasins ouvrent le dimanche matin. Jubilation générale !

« Chouette, je vais pouvoir acheter des oignons le dimanche ! » La phrase est si exclamative qu’on imagine à quel point ce besoin d’oignons achetés le dimanche faisait partie de nos fantasmes profonds.

Pour le bien de tous

Guilaine pérorait devant la machine à café : « Enfin, je peux acheter mes yaourts nature, mon müesli et mes collants le dimanche sans avoir à respirer des vapeurs d’essence », méprisant ainsi la station-service de son quartier qui a de quoi dépanner les mal organisés du dimanche avec du sel, des œufs, de la pâte feuilletée et du papier toilette.

Pour camoufler son addiction aux revues « trou de serrure » offertes à la lecture dans son hyper, Lucie la bigote dit à sa mère : « J’irai, mais après la messe, bien entendu. Comme notre Seigneur a dit de passer le dimanche dans la contemplation. Je contemplerai donc les pantoufles dans les rayons et les nouvelles toilettes des princesses de ce monde dans les magazines. Ce sont des œuvres issues d’enfants de Dieu ».

La transgression est toujours raisonnée. À tel point qu’elle peut paraître raisonnable. Du moins a-t-elle raison des scrupules des politiques. « C’est pour le bien de tous ».

Ne serait-ce pas aussi un bienfait pour la longévité du couple ? Reine, psy conjugale, a parlé dans une de ses conférences du problème majeur du couple : « Ils ne se voient plus. Chacun a son travail. Quand elle est à l’aquagym, lui est à l’entraînement de foot. Quand elle joue de la clarinette à la fête de la salle polyvalente, lui a son match de foot. Le seul moment fort est celui des courses, quand l’un pose sa main sur la main de l’autre pour pousser le chariot ».

Donc, si pousser ensemble le chariot est un moyen fort d’exprimer son amour, il faut multiplier les occasions de le pousser ensemble.

Et le dimanche matin est idéal parce que le samedi, elle a ménage et repassage tandis que lui a vidange-graissage et lavage de la voiture.

Que le curé dise la messe dans la galerie marchande

Vive le chariot de supermarché ! Vive l’amour ! Vive la longévité du couple !

Mamema dit : « Le curé n’a qu’à dire la messe dans la galerie marchande, il aura plein de monde ».

Oui, et si en plus un dentiste s’installe à la sortie des caisses, on pourra enfin traiter là ces rages de dents qui ne surviennent jamais que le dimanche matin.

 

 

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

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La transgression du septième jour.
Hébreux 4 : 10-11
 10  En effet, celui qui entre dans le repos de Dieu, se repose, lui aussi, de son travail, comme Dieu s’est reposé du sien.     11 C’est pourquoi, cherchons de tout notre coeur à entrer dans ce repos. Ainsi personne ne tombera en suivant le mauvais exemple de ceux qui n’ont pas obéi.

 

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 12:20

 

 

 À prendre ou à lécher ?

Aujourd’hui , c’est la journée mondiale du câlin. C’est le moment de se promener dans les rues avec sa pancarte « Hug me ! » qui est un appel en espéranto à se faire serrer fort et léchouiller par le premier venu. Quand on lit les températures sur les thermomètres, on peut se dire : « Ce sera une journée gla-gla-gla-glamour ».

Les sentinelles anti-épidémie prêchent la prophylaxie et crient haro sur la promiscuité. Ils prônent une vie d’ermite dans un environnement aseptisé et stérile sans contact humain autrement vécu qu’à travers l’écran de l’ordinateur pour y rencontrer les amis virtuels de Facebook et se délecter des images de pot-au-feu et de chats en pyjamas.

Si on y réfléchit bien c’est devenu la vie de la majorité des humains, même en dehors des dangers de contagions bactériennes ou virales.

Les multi-câlinés au physique si avantageux que les créateurs de vêtements et autres chaussures en tirent avantage pour vendre leurs produits se lamentent : « Ah non ! On va encore se faire sauter dessus par tous les frustrés, tous les Shrek et tous les thons qui n’ont que leur chat, leur chien ou le capot de leur voiture à peloter ! »

Kevina dit : « Moi j’emmène une bombe de parfum Chanel. J’en spritze sur tous ceux qui m’approchent. J’ai horreur des stinkers ! »

Remettez vos doigts par paquets de cinq
Les psychiatres prônent le rapprochement physique de ces humains qui ne se touchent plus tant ils ont les doigts collés sur les appareils à fonctionnement digital ou fichés dans leur nez pour la chasse aux croûtons obstructeurs.

Le doigt serait-il devenu un objet utilisé uniquement pour un plaisir égoïste ? Il n’est pas fait pour cela. Sortez vos doigts de votre nez ou de tout autre méat ! Remettez-les par paquets de 5 ! Tendez vos mains ! Serrez d’autres mains ! Tirez sur les bras qui s’y rattachent et mettez-les autour de vous !

Et voilà un beau câlin. Bon pour la santé mentale. Bon pour le moral ! Hmmmmm !

Le câlin : « C’est indécent », dira Marie-Berthe qui vit dans un monde où on ne salue que les personnes dont la fréquentation a été validée par les parents au nom de l’ISF et d’un pedigree idoine.

« Roulez-vous des pelles ! » dira Dakota, pur produit de 1968 qui a fait l’amour souvent pour éviter la guerre.

Écoutez votre for intérieur
« Serrez-vous les uns contre les autres ! », dira Marie-Ange la kiné pétrie de méthodes chinoises.
« Vas-y ! », vous dira votre for intérieur qui se souvient avec délice des caresses de votre maman, de la douceur de ses mains quand elle vous enduisait d’huile d’amandes douces.
Écoutez votre for intérieur ! Fichtre ! Y en a marre des Klugscheisser (des néo-penseurs qui trempent leur plume dans le négationnisme).
Les Klugscheisser sont partout. Ils veulent éliminer Noël au cri de : « Respectez les athées ! ». Ils veulent vous inhiber avec leurs prophéties : « Méfiez-vous des inconnus, un serial killer va aussi faire ses courses au centre commercial et se déplace en tram avant d’être incarcéré ».
Silence ! La vie, c’est maintenant. Hic et hodie (ici et maintenant). C’est le jour des câlins. Et puis c’est tout !

 

 

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 À prendre ou à lécher ?
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 17:00

 

 

La chasse aux degrés !

Ce début janvier nous surprend. Rien n’a été prévu. Il y avait déjà dans la presse et à la radio les messages pour nous emmener acheter des serviettes-éponges au kilo, des draps de bains qui nous feraient poser nos fesses dénudées sur les héros de Star Wars ou des draps « Hello Kitty » , le botox nocturne des ménagères de plus de 50 ans.

Il y avait déjà dans les vitrines les galettes des rois et sur les pages de Google leurs recettes si diverses qu’on en trouve pour toutes les castes de la gastronomie, même des galettes sans gluten ou des galettes à la frangipane de carottes.

Tout était planifié. Le coup d’envoi de cette chorégraphie textilo-pâtissière devait être donné par la baguette du Maestro veillant à la bonne exécution du Radetzky-Marsch résonnant dans le monde entier le 1er janvier à midi.

Et voilà que le thermomètre veut nous montrer sa toute-puissance. Il repousse son mercure jusqu’à moins 10, voire plus. À la une des bulletins d’information parlés, écrits ou télévisés, il y a surenchère. On lit et on entend des chiffres négatifs atteignant le chiffre d’alcool du Sidi Brahim ou de cet apéritif anisé qui a donné son nom à un circuit automobile.

La température de la météo n’est pas forcément la température ressentie

Et voilà que tout change ! À la maison, le grand-père ne se lamente pas, comme à son habitude, sur les nouvelles hausses prévues de cette EDF qui est devenue Engie. Non, le grand-père, à la vue des températures proches de celles de la Sibérie, évoque encore et encore ses années de soldat en Russie. Il se revoit dans un uniforme blanc posé dans une tranchée une-place , essuyant des tirs d’obus et concluant : « J’ai eu chaud »… Comme quoi, la température de la météo n’est pas forcément la température ressentie. Je l’ai remarqué moi aussi quand je me suis retrouvée en sueur dans les rues où le thermomètre marquait – 8. Le virus de la grippe est plus fort que les flux d’air froid.

À la boulangerie où Maria vend les vieux Stolle et les vieux bretzels du nouvel an broyés en chapelure pour enrober les cordons-bleus et pour faire des marikknepfle, on entend la Jeanne faire la météo des pieds : « Min Krànau macht Weh ». Plus fort que toutes les stations météo, le cor au pied de la Jeanne annonce le temps à venir.

Lucienne reprend ce qu’elle a entendu à la radio : « On attend – 18 ». Diantre ! Comment ose-t-on dire cela ? On attend un enfant, on attend le Messie, on attend une prime, on attend son chéri mais on n’attend pas – 15 ! Ces températures-là, on ne les attend pas. On les subit.

Paul, venu chercher son pain-spécial-diabétique, donne une recette pour lutter contre le froid : « Moi, je mets du papier journal sur la poitrine, toute l’épaisseur du journal ». Hopla ! Paul se promène avec les reportages sur la grippe aviaire, les résultats des votes à l’Eurométropole et les annonces mortuaires sur son cœur. Maria raconte qu’elle met de la graisse d’oie chaude sur ses seins pour protéger ses poumons.

Qui aura le remède idéal ?

Nous sommes à présent noyés dans les conseils. Qui aura le remède idéal ? C’est parti, je vous les livre pêle-mêle. Marche en groupe : ceux qui marchent au bord du groupe réchauffent ceux qui sont au milieu et à trois, on change la disposition du groupe. On appelle cela la Marche des pingouins. Sinon : marchez derrière une personne de forte corpulence qui vous servira de coupe froid (si quelqu’un marche derrière, vous faites une visite chez une diététicienne).

Vous pouvez aussi profiter des 26 °C des magasins et faire du lèche-étalage au lieu de faire du lèche-vitrines.

Pardon ? Si les températures négatives ont changé ma vie ? Oui ! Je marche à pied. Je fréquente le commerce de proximité. Je limite les achats. Je bois l’eau du robinet méprisant les six-packs de magnums d’eau minérale. Je n’ai pas de voiture. Enfin… je n’arrive plus à la sortir du garage et de la cour. Le froid a paralysé l’ouverture automatique des portails.

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

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La chasse aux degrés !
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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 08:07

 

 

Ferme la jalousie !

 

Nous sommes dans l’ère des « co ». On cohabite, on fait du covoiturage, on pratique la colocation. Dans les clubs libertins ça « co-pule ».

Kevin, ton amoureux, partage sa chambre de célibataire géographique avec Ines. Il fait les 400 kilomètres qui le séparent de toi le dimanche soir et ceux qui le ramènent chez toi le vendredi avec Natacha. Il a des étreintes très « hot » avec des dames Lambda dans les clubs de popo-troc. Mais ne sois pas jalouse. C’est toi qu’il aime. Tu es la seule dans son cœur. Son repère c’est toi. Arrête de lui faire des scènes !

Nous vivons dans l’époque du partage. Vélo-partage. Auto-partage. Fringues-partage. Femme-partage. Homme-partage. La possessivité n’est plus de mise. Elle est une forme de régression sociale.
« C’est à moi qu’il apporte le linge sale »
La jalousie est une pathologie voire une forme de délinquance qui s’attaque à la liberté fondamentale de l’autre de disposer de lui-même. En amour l’essentiel est de partager avec Kevin ce qu’il ne partage pas avec d’autres. Comme dit Lili : « Kevin ? C’est moi qu’il aime. C’est à moi qu’il apporte le linge sale ». Le nouveau principe de fidélité : « Plusieurs lits mais juste une machine à laver et un fer à repasser ».

Nombreux sont les co-mamans et les co-papas. Il faut s’habituer à serrer son enfant dans ses bras selon un emploi du temps défini par les juges. Les dimanches ont changé. Le Seigneur reste seul dans son tabernacle. « Dimanche prochain je fais une marche gourmande et dimanche d’après je le passerai avec ma petite Joyce. »

Fini le temps des messes et du pot-au-feu pris en famille. La course à travers les vignes à la recherche du Flammekueche a remplacé le pot-au-feu. La famille se restreint au tête-à-tête avec les enfants du divorce.

Et si c’était un jour où la jalousie pointe son nez ? Malgré les mots apaisants du psy : « L’enfant vous aime. Il vit chez sa maman mais il vous aime ».

Marche gourmande, garde des enfants, marche...

La vie d’Albert, c’est un dimanche de marche gourmande suivi d’un dimanche avec Joyce suivi d’un dimanche de marche gourmande et plein de jours avec le smartphone et ces milliers de SMS « Tu m’aimes ? Tu penses à moi ? » Mots dictés par la peur d’être moins aimé que « l’autre ».

La jalousie n’est pas un store qui protège des tourments. Et des questions. Alors ? Alors on cherche des réponses sur l’écran du smartphone.

Le smartphone ! Il est à la jalousie ce que le pistil de la fleur est à l’abeille. C’est là qu’elle se nourrit. Facebook fournit autant de détails qu’un détective privé. « Il a mis une photo où il danse enlacé avec Lucy ! Le salaud ! Et à moi il a dit qu’il avait une soirée poker avec ses potes ». « Je ne supporte pas qu’elle like tous les posts de Raphaël. Ce Raphaël ne publie que des inepties. Je vais crever ce Raphaël mais d’abord je vais lui demander de me donner son téléphone. Je veux voir les messages ».
Le temps des duels n’est pas mort. La jalousie arme Caïn contre Abel. Quentin contre Louise. L’adage dit : « La jalousie coule dans les veines ». Il vaut donc mieux être jaloux que de souffrir d’anémie.

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

Ferme la jalousie !
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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 17:38

 

 

 

Noël à l’envers ! On en fera vite la fête à Neuneu !

Et voilà le saint Nicolas interdit d’école ! Pour y faire entrer quel produit de remplacement ? La laïcité ne sera jamais la méthadone de la foi. Enlevez aux jeunes la religion ici et ils la chercheront ailleurs. Sous d’autres latitudes ou dans d’autres philosophies. Les nouvelles religions ne manquent pas : la religion de la maigritude, la religion des véganes, la religion de la fitness. « Habeam corpus », j’ai un corps. Le reste importe peu.

« Noël pour moi ? C’est l’anagramme de Léon », se gausse Lydia qui cherche le nirvana sur les chemins de l’Ardèche en se délectant de thé indien.

Et voilà que des voix s’élèvent : « Oui mais je pratique Noël ! ». Pratiquer Noël, c’est quoi ? Aller au Chrischeles ? Faire des Bredle ? Décorer le sapin ? Dans les jardins, le soir, s’allument les leds des biches de Noël, des nains de Noël, des ours de Noël, des Barbies géantes de Noël. C’est la fête à Neuneu. Il y a même le manège de Noël, la barbe à papa de Noël, la crêpe de Noël. Sans oublier le chapeau de Noël qui clignote. Tout cela sans la foi n’est rien. Noël n’est pas une fête foraine même si elle est la fête des forains.

Chaque ville se découvre une légitimité historique

Ne me dites pas : « L’Alsace est le pays de Noël ! » C’est un titre créé par les offices de tourisme. C’est une auto-proclamation. Et voilà que chaque ville se découvre une légitimité historique. J’ai assisté à l’inauguration du marché de Noël où la voix vibrante du tribun a annoncé avec émotion : « Nous serons à jamais la capitale mondiale de la crèche. Un historien a trouvé un document de 1420 citant la présence d’une crèche de Noël dans notre ville ». OK et si on trouvait l’écrit attestant le premier cas de peste en 1143, Haguenau serait la capitale mondiale de la peste ?

Qui eût cru qu’un jour les documents d’archives serviraient à légitimer la vente de vin chaud, de pains d’épices mais aussi de Flammkueche sur baguette et de pommes d’amour ? Sélestat capitale du sapin, où l’historien local a brandi le parchemin du XVIe siècle, garant d’authenticité. Ou Wissembourg qui agite le document sur la vie de Hans von Trotta, le fameux Hans Trapp, originaire de l’Outre-Forêt. Ou Strasbourg qui détient les archives des Bredle nés dans cette ville au XVIe siècle. On n’attend plus que la lettre de Bietlenheim près de Brumath à la préfecture pour avoir le droit de s’appeler Bethléem.

Le paradoxe des bouleversements, c’est que tous ces adeptes de la laïcité s’en prennent indirectement aux symboles païens que j’ai cités. Pour ramener les choses à leur vérité première. Jésus est né à Bethléem. À Bethléem il y a des palmiers. Oh Palmenbaum, oh Palmenbaum. On y cuisinait à l’huile d’olive, il n’y a donc rien qui légitime le beurre des Bredle. Il n’y a pas de vaches à Bethléem, il y a des chèvres. Essayez de faire des Bredle avec du beurre de chèvre. Oh vache !

J’aime le kitsch de Noël. Le kitsch m’émeut. J’ai été élevée dans le kitsch des épis en cristal, des poupées folkloriques et des soupières en biscuit au couvercle surmonté de rose. Pour le vrai sens de la nativité, je lis les Écritures saintes, pas les alsatiques. Au fait, pourquoi le village de Biblisheim ne demanderait-il pas à devenir la capitale de la Bible ?

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
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Noël à l’envers ! On en fera vite la fête à Neuneu !
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Texte Libre

deytsc

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