Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 12:30

 

 

La transgression du septième jour.

Le Chiffre 7 relève du sacré. Il nous rend attentif aux péchés capitaux, nous raconte des histoires magiques de sept nains, de bottes de sept lieues, d’un ogre qui a dévoré ses sept filles. Le repos du septième jour est d’essence biblique.

Les défenseurs de ce repos le clament : « C’est un jour de repos instauré par Dieu, pas par la CGT ». Et les prophètes de malheur de s’écrier : « quiconque ira à l’encontre du repos dominical de l’humanité sera puni » (Heb. 4, versets 10 et 11).

Et voilà que le septième jour est néanmoins un jour de transgression ! Les magasins ouvrent le dimanche matin. Jubilation générale !

« Chouette, je vais pouvoir acheter des oignons le dimanche ! » La phrase est si exclamative qu’on imagine à quel point ce besoin d’oignons achetés le dimanche faisait partie de nos fantasmes profonds.

Pour le bien de tous

Guilaine pérorait devant la machine à café : « Enfin, je peux acheter mes yaourts nature, mon müesli et mes collants le dimanche sans avoir à respirer des vapeurs d’essence », méprisant ainsi la station-service de son quartier qui a de quoi dépanner les mal organisés du dimanche avec du sel, des œufs, de la pâte feuilletée et du papier toilette.

Pour camoufler son addiction aux revues « trou de serrure » offertes à la lecture dans son hyper, Lucie la bigote dit à sa mère : « J’irai, mais après la messe, bien entendu. Comme notre Seigneur a dit de passer le dimanche dans la contemplation. Je contemplerai donc les pantoufles dans les rayons et les nouvelles toilettes des princesses de ce monde dans les magazines. Ce sont des œuvres issues d’enfants de Dieu ».

La transgression est toujours raisonnée. À tel point qu’elle peut paraître raisonnable. Du moins a-t-elle raison des scrupules des politiques. « C’est pour le bien de tous ».

Ne serait-ce pas aussi un bienfait pour la longévité du couple ? Reine, psy conjugale, a parlé dans une de ses conférences du problème majeur du couple : « Ils ne se voient plus. Chacun a son travail. Quand elle est à l’aquagym, lui est à l’entraînement de foot. Quand elle joue de la clarinette à la fête de la salle polyvalente, lui a son match de foot. Le seul moment fort est celui des courses, quand l’un pose sa main sur la main de l’autre pour pousser le chariot ».

Donc, si pousser ensemble le chariot est un moyen fort d’exprimer son amour, il faut multiplier les occasions de le pousser ensemble.

Et le dimanche matin est idéal parce que le samedi, elle a ménage et repassage tandis que lui a vidange-graissage et lavage de la voiture.

Que le curé dise la messe dans la galerie marchande

Vive le chariot de supermarché ! Vive l’amour ! Vive la longévité du couple !

Mamema dit : « Le curé n’a qu’à dire la messe dans la galerie marchande, il aura plein de monde ».

Oui, et si en plus un dentiste s’installe à la sortie des caisses, on pourra enfin traiter là ces rages de dents qui ne surviennent jamais que le dimanche matin.

 

 

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

La transgression du septième jour.
Hébreux 4 : 10-11
 10  En effet, celui qui entre dans le repos de Dieu, se repose, lui aussi, de son travail, comme Dieu s’est reposé du sien.     11 C’est pourquoi, cherchons de tout notre coeur à entrer dans ce repos. Ainsi personne ne tombera en suivant le mauvais exemple de ceux qui n’ont pas obéi.

 

Repost 0
21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 12:20

 

 

 À prendre ou à lécher ?

Aujourd’hui , c’est la journée mondiale du câlin. C’est le moment de se promener dans les rues avec sa pancarte « Hug me ! » qui est un appel en espéranto à se faire serrer fort et léchouiller par le premier venu. Quand on lit les températures sur les thermomètres, on peut se dire : « Ce sera une journée gla-gla-gla-glamour ».

Les sentinelles anti-épidémie prêchent la prophylaxie et crient haro sur la promiscuité. Ils prônent une vie d’ermite dans un environnement aseptisé et stérile sans contact humain autrement vécu qu’à travers l’écran de l’ordinateur pour y rencontrer les amis virtuels de Facebook et se délecter des images de pot-au-feu et de chats en pyjamas.

Si on y réfléchit bien c’est devenu la vie de la majorité des humains, même en dehors des dangers de contagions bactériennes ou virales.

Les multi-câlinés au physique si avantageux que les créateurs de vêtements et autres chaussures en tirent avantage pour vendre leurs produits se lamentent : « Ah non ! On va encore se faire sauter dessus par tous les frustrés, tous les Shrek et tous les thons qui n’ont que leur chat, leur chien ou le capot de leur voiture à peloter ! »

Kevina dit : « Moi j’emmène une bombe de parfum Chanel. J’en spritze sur tous ceux qui m’approchent. J’ai horreur des stinkers ! »

Remettez vos doigts par paquets de cinq
Les psychiatres prônent le rapprochement physique de ces humains qui ne se touchent plus tant ils ont les doigts collés sur les appareils à fonctionnement digital ou fichés dans leur nez pour la chasse aux croûtons obstructeurs.

Le doigt serait-il devenu un objet utilisé uniquement pour un plaisir égoïste ? Il n’est pas fait pour cela. Sortez vos doigts de votre nez ou de tout autre méat ! Remettez-les par paquets de 5 ! Tendez vos mains ! Serrez d’autres mains ! Tirez sur les bras qui s’y rattachent et mettez-les autour de vous !

Et voilà un beau câlin. Bon pour la santé mentale. Bon pour le moral ! Hmmmmm !

Le câlin : « C’est indécent », dira Marie-Berthe qui vit dans un monde où on ne salue que les personnes dont la fréquentation a été validée par les parents au nom de l’ISF et d’un pedigree idoine.

« Roulez-vous des pelles ! » dira Dakota, pur produit de 1968 qui a fait l’amour souvent pour éviter la guerre.

Écoutez votre for intérieur
« Serrez-vous les uns contre les autres ! », dira Marie-Ange la kiné pétrie de méthodes chinoises.
« Vas-y ! », vous dira votre for intérieur qui se souvient avec délice des caresses de votre maman, de la douceur de ses mains quand elle vous enduisait d’huile d’amandes douces.
Écoutez votre for intérieur ! Fichtre ! Y en a marre des Klugscheisser (des néo-penseurs qui trempent leur plume dans le négationnisme).
Les Klugscheisser sont partout. Ils veulent éliminer Noël au cri de : « Respectez les athées ! ». Ils veulent vous inhiber avec leurs prophéties : « Méfiez-vous des inconnus, un serial killer va aussi faire ses courses au centre commercial et se déplace en tram avant d’être incarcéré ».
Silence ! La vie, c’est maintenant. Hic et hodie (ici et maintenant). C’est le jour des câlins. Et puis c’est tout !

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

 À prendre ou à lécher ?
Repost 0
13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 17:00

 

 

La chasse aux degrés !

Ce début janvier nous surprend. Rien n’a été prévu. Il y avait déjà dans la presse et à la radio les messages pour nous emmener acheter des serviettes-éponges au kilo, des draps de bains qui nous feraient poser nos fesses dénudées sur les héros de Star Wars ou des draps « Hello Kitty » , le botox nocturne des ménagères de plus de 50 ans.

Il y avait déjà dans les vitrines les galettes des rois et sur les pages de Google leurs recettes si diverses qu’on en trouve pour toutes les castes de la gastronomie, même des galettes sans gluten ou des galettes à la frangipane de carottes.

Tout était planifié. Le coup d’envoi de cette chorégraphie textilo-pâtissière devait être donné par la baguette du Maestro veillant à la bonne exécution du Radetzky-Marsch résonnant dans le monde entier le 1er janvier à midi.

Et voilà que le thermomètre veut nous montrer sa toute-puissance. Il repousse son mercure jusqu’à moins 10, voire plus. À la une des bulletins d’information parlés, écrits ou télévisés, il y a surenchère. On lit et on entend des chiffres négatifs atteignant le chiffre d’alcool du Sidi Brahim ou de cet apéritif anisé qui a donné son nom à un circuit automobile.

La température de la météo n’est pas forcément la température ressentie

Et voilà que tout change ! À la maison, le grand-père ne se lamente pas, comme à son habitude, sur les nouvelles hausses prévues de cette EDF qui est devenue Engie. Non, le grand-père, à la vue des températures proches de celles de la Sibérie, évoque encore et encore ses années de soldat en Russie. Il se revoit dans un uniforme blanc posé dans une tranchée une-place , essuyant des tirs d’obus et concluant : « J’ai eu chaud »… Comme quoi, la température de la météo n’est pas forcément la température ressentie. Je l’ai remarqué moi aussi quand je me suis retrouvée en sueur dans les rues où le thermomètre marquait – 8. Le virus de la grippe est plus fort que les flux d’air froid.

À la boulangerie où Maria vend les vieux Stolle et les vieux bretzels du nouvel an broyés en chapelure pour enrober les cordons-bleus et pour faire des marikknepfle, on entend la Jeanne faire la météo des pieds : « Min Krànau macht Weh ». Plus fort que toutes les stations météo, le cor au pied de la Jeanne annonce le temps à venir.

Lucienne reprend ce qu’elle a entendu à la radio : « On attend – 18 ». Diantre ! Comment ose-t-on dire cela ? On attend un enfant, on attend le Messie, on attend une prime, on attend son chéri mais on n’attend pas – 15 ! Ces températures-là, on ne les attend pas. On les subit.

Paul, venu chercher son pain-spécial-diabétique, donne une recette pour lutter contre le froid : « Moi, je mets du papier journal sur la poitrine, toute l’épaisseur du journal ». Hopla ! Paul se promène avec les reportages sur la grippe aviaire, les résultats des votes à l’Eurométropole et les annonces mortuaires sur son cœur. Maria raconte qu’elle met de la graisse d’oie chaude sur ses seins pour protéger ses poumons.

Qui aura le remède idéal ?

Nous sommes à présent noyés dans les conseils. Qui aura le remède idéal ? C’est parti, je vous les livre pêle-mêle. Marche en groupe : ceux qui marchent au bord du groupe réchauffent ceux qui sont au milieu et à trois, on change la disposition du groupe. On appelle cela la Marche des pingouins. Sinon : marchez derrière une personne de forte corpulence qui vous servira de coupe froid (si quelqu’un marche derrière, vous faites une visite chez une diététicienne).

Vous pouvez aussi profiter des 26 °C des magasins et faire du lèche-étalage au lieu de faire du lèche-vitrines.

Pardon ? Si les températures négatives ont changé ma vie ? Oui ! Je marche à pied. Je fréquente le commerce de proximité. Je limite les achats. Je bois l’eau du robinet méprisant les six-packs de magnums d’eau minérale. Je n’ai pas de voiture. Enfin… je n’arrive plus à la sortir du garage et de la cour. Le froid a paralysé l’ouverture automatique des portails.

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

La chasse aux degrés !
Repost 0
25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 08:07

 

 

Ferme la jalousie !

 

Nous sommes dans l’ère des « co ». On cohabite, on fait du covoiturage, on pratique la colocation. Dans les clubs libertins ça « co-pule ».

Kevin, ton amoureux, partage sa chambre de célibataire géographique avec Ines. Il fait les 400 kilomètres qui le séparent de toi le dimanche soir et ceux qui le ramènent chez toi le vendredi avec Natacha. Il a des étreintes très « hot » avec des dames Lambda dans les clubs de popo-troc. Mais ne sois pas jalouse. C’est toi qu’il aime. Tu es la seule dans son cœur. Son repère c’est toi. Arrête de lui faire des scènes !

Nous vivons dans l’époque du partage. Vélo-partage. Auto-partage. Fringues-partage. Femme-partage. Homme-partage. La possessivité n’est plus de mise. Elle est une forme de régression sociale.
« C’est à moi qu’il apporte le linge sale »
La jalousie est une pathologie voire une forme de délinquance qui s’attaque à la liberté fondamentale de l’autre de disposer de lui-même. En amour l’essentiel est de partager avec Kevin ce qu’il ne partage pas avec d’autres. Comme dit Lili : « Kevin ? C’est moi qu’il aime. C’est à moi qu’il apporte le linge sale ». Le nouveau principe de fidélité : « Plusieurs lits mais juste une machine à laver et un fer à repasser ».

Nombreux sont les co-mamans et les co-papas. Il faut s’habituer à serrer son enfant dans ses bras selon un emploi du temps défini par les juges. Les dimanches ont changé. Le Seigneur reste seul dans son tabernacle. « Dimanche prochain je fais une marche gourmande et dimanche d’après je le passerai avec ma petite Joyce. »

Fini le temps des messes et du pot-au-feu pris en famille. La course à travers les vignes à la recherche du Flammekueche a remplacé le pot-au-feu. La famille se restreint au tête-à-tête avec les enfants du divorce.

Et si c’était un jour où la jalousie pointe son nez ? Malgré les mots apaisants du psy : « L’enfant vous aime. Il vit chez sa maman mais il vous aime ».

Marche gourmande, garde des enfants, marche...

La vie d’Albert, c’est un dimanche de marche gourmande suivi d’un dimanche avec Joyce suivi d’un dimanche de marche gourmande et plein de jours avec le smartphone et ces milliers de SMS « Tu m’aimes ? Tu penses à moi ? » Mots dictés par la peur d’être moins aimé que « l’autre ».

La jalousie n’est pas un store qui protège des tourments. Et des questions. Alors ? Alors on cherche des réponses sur l’écran du smartphone.

Le smartphone ! Il est à la jalousie ce que le pistil de la fleur est à l’abeille. C’est là qu’elle se nourrit. Facebook fournit autant de détails qu’un détective privé. « Il a mis une photo où il danse enlacé avec Lucy ! Le salaud ! Et à moi il a dit qu’il avait une soirée poker avec ses potes ». « Je ne supporte pas qu’elle like tous les posts de Raphaël. Ce Raphaël ne publie que des inepties. Je vais crever ce Raphaël mais d’abord je vais lui demander de me donner son téléphone. Je veux voir les messages ».
Le temps des duels n’est pas mort. La jalousie arme Caïn contre Abel. Quentin contre Louise. L’adage dit : « La jalousie coule dans les veines ». Il vaut donc mieux être jaloux que de souffrir d’anémie.

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

Ferme la jalousie !
Repost 0
11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 17:38

 

 

 

Noël à l’envers ! On en fera vite la fête à Neuneu !

Et voilà le saint Nicolas interdit d’école ! Pour y faire entrer quel produit de remplacement ? La laïcité ne sera jamais la méthadone de la foi. Enlevez aux jeunes la religion ici et ils la chercheront ailleurs. Sous d’autres latitudes ou dans d’autres philosophies. Les nouvelles religions ne manquent pas : la religion de la maigritude, la religion des véganes, la religion de la fitness. « Habeam corpus », j’ai un corps. Le reste importe peu.

« Noël pour moi ? C’est l’anagramme de Léon », se gausse Lydia qui cherche le nirvana sur les chemins de l’Ardèche en se délectant de thé indien.

Et voilà que des voix s’élèvent : « Oui mais je pratique Noël ! ». Pratiquer Noël, c’est quoi ? Aller au Chrischeles ? Faire des Bredle ? Décorer le sapin ? Dans les jardins, le soir, s’allument les leds des biches de Noël, des nains de Noël, des ours de Noël, des Barbies géantes de Noël. C’est la fête à Neuneu. Il y a même le manège de Noël, la barbe à papa de Noël, la crêpe de Noël. Sans oublier le chapeau de Noël qui clignote. Tout cela sans la foi n’est rien. Noël n’est pas une fête foraine même si elle est la fête des forains.

Chaque ville se découvre une légitimité historique

Ne me dites pas : « L’Alsace est le pays de Noël ! » C’est un titre créé par les offices de tourisme. C’est une auto-proclamation. Et voilà que chaque ville se découvre une légitimité historique. J’ai assisté à l’inauguration du marché de Noël où la voix vibrante du tribun a annoncé avec émotion : « Nous serons à jamais la capitale mondiale de la crèche. Un historien a trouvé un document de 1420 citant la présence d’une crèche de Noël dans notre ville ». OK et si on trouvait l’écrit attestant le premier cas de peste en 1143, Haguenau serait la capitale mondiale de la peste ?

Qui eût cru qu’un jour les documents d’archives serviraient à légitimer la vente de vin chaud, de pains d’épices mais aussi de Flammkueche sur baguette et de pommes d’amour ? Sélestat capitale du sapin, où l’historien local a brandi le parchemin du XVIe siècle, garant d’authenticité. Ou Wissembourg qui agite le document sur la vie de Hans von Trotta, le fameux Hans Trapp, originaire de l’Outre-Forêt. Ou Strasbourg qui détient les archives des Bredle nés dans cette ville au XVIe siècle. On n’attend plus que la lettre de Bietlenheim près de Brumath à la préfecture pour avoir le droit de s’appeler Bethléem.

Le paradoxe des bouleversements, c’est que tous ces adeptes de la laïcité s’en prennent indirectement aux symboles païens que j’ai cités. Pour ramener les choses à leur vérité première. Jésus est né à Bethléem. À Bethléem il y a des palmiers. Oh Palmenbaum, oh Palmenbaum. On y cuisinait à l’huile d’olive, il n’y a donc rien qui légitime le beurre des Bredle. Il n’y a pas de vaches à Bethléem, il y a des chèvres. Essayez de faire des Bredle avec du beurre de chèvre. Oh vache !

J’aime le kitsch de Noël. Le kitsch m’émeut. J’ai été élevée dans le kitsch des épis en cristal, des poupées folkloriques et des soupières en biscuit au couvercle surmonté de rose. Pour le vrai sens de la nativité, je lis les Écritures saintes, pas les alsatiques. Au fait, pourquoi le village de Biblisheim ne demanderait-il pas à devenir la capitale de la Bible ?

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

Noël à l’envers ! On en fera vite la fête à Neuneu !
Repost 0
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 12:50
Le smartphone n’est pas de la saucisse de viande.

Mon smartphone sait tout de moi. Il note qui j’appelle et qui m’appelle. Il rapporte où je suis et à quel moment. Le smartphone est un précieux auxiliaire de la police, surtout avec les nouvelles possibilités de profilage. Voilà qu’il est possible d’analyser toutes les molécules présentes sur l’écran.

Dans les labos on saura si vous avez une maladie de la peau. Votre psoriasis sera en photo dans leurs cahiers aussi sûrement que la photo d’une pin-up est dans la cabine d’un routier.

On reconnaîtra les odeurs de votre haleine car les molécules d’air vicié dessinent, sur l’écran informatique des chercheurs, selon le cas, une bouteille de vin, un mojito, un reblochon ou une Fine Napoléon.

Un auxiliaire pour ma psy

Mon smartphone garde en mémoire tous mes clics, c’est l’auxiliaire de ma psy à qui il cafte mes faits et gestes : « Elle clique sur Doctissimo : elle est inquiète pour sa santé. Elle clique sur des sites de voyance : elle n’a aucune confiance en elle. Elle a beaucoup de conversations sentimentales sur WhatsApp : c’est une érotomane qui croit qu’on l’aime mais comme dit Confucius : à ne lire que les mots sur les cartes de menu quand on a faim on finit par mourir d’inanition ».

Je soupçonne mon smartphone de vendre ces infos à des spécialistes de ces problèmes. Je reçois en effet des mails-spams émanant de cabinets d’ostéopathie, de cabinets de voyance et de sites de rencontre.

Mon smartphone sait que je sais bien faire les quiches et les boulettes de viande. Il sait que j’aime les ours en peluche. Il sait que je fais de la danse de salon et des soirées loto. Il a les photos à l’appui. Mon smartphone sait que les poèmes sur la mer signés Laure Ley sont de moi. Il sait que tous les tweets contre le chef d’État signés « C. Gollen », c’est moi. Il sait que le compte Facebook « Sarah Porte » est un compte à moi qui me permet de jeter un œil sur le compte de ceux qui m’ont bloquée.

Mon smartphone sait tout de moi dès que j’ouvre Youtube, il me propose les chansons de mes chanteurs préférés, la liste de mes feuilletons préférés, mes recettes-minute préférées.

J’ai peur que mon téléphone tombe en de mauvaises mains. J’ai coupé la géolocalisation. J’ai supprimé la mémoire externe. Je l’ai enfermé dans un lieu juste connu de moi dans un étui spécial.

Mamema dit : « Il vaut mieux se balader avec un morceau de saucisse de viande qu’avec un smartphone. La saucisse de viande, au moins, personne ne saura jamais ce qu’il y a dedans ».

 

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

Le smartphone n’est pas de la saucisse de viande.
Repost 0
26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 12:03
La chasse aux maris est ouverte.

 

Pendant ce mois de novembre on fête Hubert et Catherine. La chasse est donc ouverte. La chasse aux bêtes à poils et aux maris.
Chers amis de la laïcité, ne vous offusquez pas de tant de dévotion : la Saint-Hubert et la Sainte-Catherine sont aussi dénuées de leur connotation religieuse que le « con » est dénué de sa connotation anatomique et que le « rail » a perdu sa connotation ferroviaire.
Hier c’était donc la Sainte-Catherine, journée mondiale d’empathie pour celles qui n’ont pas réussi à « pécho » un mari alors que leur carte d’identité révèle un âge canonique de 25 ans.
Diantre ! Quel est le problème de ces filles qui sont encore seules à 25 ans ? Faites voir la photo ! Mon Dieu ! Ben oui, là on comprend ! Attention, la course au mari est âpre : il y a plus de filles que de garçons. Il n’est pas facile de séduire le mâle.

Comme le chante Cookie Dingler, « Même dans Elle ils disent qu’il faut faire un effort ».
Fêter la Sainte-Catherine c’est comme fêter la Toussaint

Le succès passe par les repas à 5 points WW, les joggings matinaux qui mettent des auréoles sur les t-shirts et les épilations du maillot en ticket de métro (pour les allers-retours)

Elle passe surtout par le recours à une assistance des nouvelles technologies : un clic sur Internet. Un casting télé. Ou alors : une inscription au Club vosgien.

Tout n’est pas perdu, les filles ! Vous pouvez avoir dix orteils de plus dans votre lit en épousant un des éleveurs de vaches niais et rougeauds tels que les sélectionne l’équipe de L’amour est dans le pré.

Vous pouvez avoir l’ADN d’un mâle autour de la cuvette de vos WC en épousant, sans l’avoir rencontré avant le mariage, un Hervé barbu et moustachu cherché pour vous par des scientifiques de la téléréalité - « Mariée au premier regard ».

Vous pourrez parcourir les sentiers pédestres des Vosges la main baguée dans la main baguée d’un Louis rencontré lors de la montée du Club au Lac des Perches.

Les Catherinettes, ça existe. Oui mais, fêter la Sainte-Catherine c’est comme fêter la Toussaint. On peut fêter la Sainte-Catherine sans être en manque de mari comme on peut fêter la Toussaint sans être mort.

Et si le mariage n’était plus la panacée pour les filles ? Ne vivons-nous pas l’ère des célibattantes ?

C’est l’ère de ces femmes qui font carrière seules, qui font des bébés toutes seules, qui peuvent dormir dans des chambres roses et kawaii sans avoir à opter plutôt pour une déco anis et chocolat pour ne pas perturber la testostérone d’un cohabitant bagué.

Seule Kate porte encore le chapeau

Confucius dit : « Le besoin de partager sa vie avec un mâle naît de l’utilisation d’un déambulateur ! ». Les Catherinettes 2016 auraient l’âge de leur « patronne » : Catherine Deneuve.

Les Catherinettes ne portent plus le chapeau. Elles vont nue tête. La seule Catherine qui porte encore le chapeau, c’est Catherine d’Angleterre, la Kate de William.

Mamema dit : « En amour ce qui est beau ce n’est pas de porter le chapeau, c’est de perdre la tête ».

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

La chasse aux maris est ouverte.
Repost 0
18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 12:47
J’ois la voix

11 novembre. Je me réveille avec cette nouvelle sur mon écran : « Léonard Cohen est mort. Une des plus belles voix du monde vient de s’éteindre ». Léonard Cohen, juste une voix pour le monde. On connaît peu de l’homme. C’est avec sa voix qu’il a conquis le monde. La force de la voix. Celle qui peut changer l’histoire d’un peuple comme celle qui a envoyé Jeanne d’Arc combattre les Anglais. Comme celle de la Lorelei qui a éconduit tant de marins. Comme celle de Dieu qui a envoyé Moïse loin de l’Egypte. Comme celle de Radio Londres qui a dynamisé la Résistance française pour aller sur le chemin de la liberté.

Ce mot « la voix » a été cité des centaines de milliers de fois ces deniers jours en raison des élections américaines où, jour après jour, et pis, heure après heure, et enfin, minute après minute, on comptabilisait les voix. Ces voix si précieuses à celui ou à celle qui veut accéder au pouvoir suprême. Toutes les voix comptent, et la voix de tout électeur est respectable, car il a fait son choix en son âme et conscience. Les indécis ne votent pas. Le vote populaire et démocratique est souverain. Pour avoir la voix du peuple dans les urnes, il faut savoir d’abord écouter la voix du peuple dans ses manifestations publiques, dans ses révoltes émises sur les réseaux sociaux, pour connaître ses orientations intimes.

Pour les élections dans le monde entier, c’est une nouvelle donne. Les votants n’écoutent plus la voix de ceux qui disent « Attention, si vous votez pour celui-là ou celle-là, vous allez à la catastrophe ! » Ils veulent tous manger de la pomme interdite. Qui sait ? Elle peut avoir meilleur goût que la mangue ! L’élection de Trump laisse sans voix !

La douleur est muette

Une chanteur est souvent réduit à sa voix : « Quelle voix extraordinaire ! » Les jeunes prennent des cours de chant pour accéder au firmament de ceux qui marquent leur époque par leur voix. Forts des trémolos de Jean-Baptiste Maunier dans Les Choristes , ils s’affrontent dans des concours au jury sans pitié, dans des émissions comme la Star Academy ou « The Voice ».

Un électeur est souvent réduit à la voix qu’il donne au moment des élections, puis on n’écoute plus sa voix une fois l’investiture du candidat accomplie.

Mais nous ? Ne sommes-nous pas réduits à n’être que des voix ? Des voix qui parlent au bout des téléphones ? Il est bon de faire le bilan. Quels sont les amis ou les membres de la famille que nous rencontrons pour de vrai ? Quels sont ceux dont nous avons la voix dans le téléphone de temps en temps pour capter quelques vibrations, quelques émotions ou tout simplement pour pouvoir nous dire : « Le lien n’est pas rompu » ? L’amitié et l’amour deviennent virtuels. On ne reçoit souvent plus rien d’autre que la voix de ceux qu’on aime. Je ne dirai rien de plus, car il est écrit dans le grand livre des adages : « La douleur est muette ».

 

 

Je suis dans mon bureau
 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

J’ois la voix
Repost 0
6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 18:00

 

 

 

Je suis dans mon bureau

 

« Pas le temps de prendre un café avec toi, Lili ! Je suis overbookée, j’ai mes entreprises à gérer. » De toute façon, les seuls cafés que je prends c’est lors de rendez-vous d’affaires pour détendre l’atmosphère avant de discuter le bout de gras.
Letemps n’est plus aux occupations ludiques et superficielles. Comme tant de concitoyens j’ai de multiples start-up. L’ordinateur me meut. Un clic, un client. Un client pour partager ma voiture samedi pour aller à Paris. Oui ! Je suis une agence Bablacar. Un client pour louer ma voiture la semaine prochaine. Je suis une agence Koolicar. Dimanche trois clients pour chercher leur Schwarzwälder. Je suis auto-entrepreneur « Kuchenko ». Mercredi prochain je promène les lévriers de Madame Sounso. Je suis patronne de l’entreprise « Toutoutour ». Le soir je fais le coucher de cinq octogénaires. J’ai une entreprise d’aide à la personne « Mémédodo ».

Par les temps qui courent, si on veut du travail, il faut le créer
Après « Mariage pour tous », c’est « Entreprise pour tous ». Chacun peut devenir patron. Par les temps qui courent, si on veut du travail il faut le créer. Comme dit Confucius : « Si la pluie ne tombe pas sur toi, pose-toi sous ta douche ».
La seule nécessité absolue : avoir un ordinateur et hop c’est parti ! Kevin fait son business avec le Bon Coin. Il vend et vend encore. Les meubles de mamie. Les pâtes à sel de sa sœur. Les autographes qu’il glane à la sortie du Zénith. Il achète aussi pour revendre. Il a un chiffre d’affaires de 1 300 euros par mois.

Kevin se prend pour le Trump de l’article de seconde main sauf qu’il ne pose pas ses mains sur les filles. Il se pavane avec une voiture allemande enrichie d’un tuning « Formule 1 » et le magazine Challenges a consacré un article à cet homme d’affaires « nouvelle génération ».

Etre son propre patron est très tendance. Avancée économique ou régression ?

Regardons ce phénomène par le petit bout de la lorgnette. Avec cet état de fait on est loin de l’ère Steve Jobs ou Dassault, ces temps où l’entreprise vendait les réalisations techniques époustouflantes de ses patrons. Le monde entier avait l’œil rivé sur Apple et sur les usines de l’aviation.
L’économie populaire à l’africaine
Kevin est l’illustration d’un monde de revente. Pas de création. Pas de production.
Nous sommes dans un monde de « Tous vendeurs » propre à l’économie populaire africaine. Là-bas on est propriétaire d’un tabac : un tapis posé sur le sol pour proposer des cigarettes à l’unité. On gère un commerce ambulant avec un cabas renfermant des mouchoirs en cellulose. On a une entreprise d’entretien des chaussures : une chaise pour le client et une brosse pour ses chaussures. On a un magasin de fruits en posant ses pastèques au bord de la route.
Pas de pas-de-porte. Pas de vitrine. Tout comme Kevin.
Alors, intéressé ? Dites-moi ce que vous avez à vendre et je vous dirai comment appeler votre « boîte ».
Pour les marchés de Noël, il est juste encore temps de créer « Bredelshop », ou « Candle-Candy » (des bougies en forme de bonbons géants), « Cannelle – Brestchdel » (bretzels à la cannelle) sinon Finger-spitze (dentelles faites à la main).
C’est no limit !
Ne criez pas haro sur ces nouvelles entreprises. Elles sont si importantes qu’elles ont l’honneur de figurer sur les listes du fisc, ce Who’s Who de la réussite sociale

 

Je suis dans mon bureau
 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

Je suis dans mon bureau
Repost 0
26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 11:00
Like a rolling stone !

 Et voilà , c’est dit ! Le prix Nobel de Littérature est allé à Bob Dylan. Les rotatives se déchaînent. Les oiseaux Tweet ont du grain nouveau à se mettre sous la dent. La littérature prête toujours le flanc aux mises en délibéré.

Personne ne conteste le prix Nobel de Physique. La science est faite de certitudes. Au lycée, les devoirs de maths ou de physique commencent par : « Démontrez que le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés de l’angle droit ». En quelque sorte, les fondements des maths sont immuables depuis la découverte des nombres négatifs. En revanche la contestation est de mise et même obligatoire en littérature où les dissertations commencent par « Pensez-vous que… ? »

Alors ? Si vous applaudissez des deux mains les Nobel fraîchement nommés dans le domaine des sciences, pensez – vous qu’il fallait donner celui de littérature à un parolier de chansons ?
Il faut avoir atteint l’âge requis, comme les papes
Relisez Gide, Hermann Hesse, Hemingway, Herta Muller et tous les autres lauréats. Entrez dans leur monde de mots. Juge-t-on les mots ou l’impact qu’ils ont ? That is the question.
Bob Dylan est un poète de la chanson. Il est sur les rayons des discothèques comme d’autres Nobel sont dans les rayons des bibliothèques, mais pas autant que les Beatles qui ont vendu un milliard de disques. On le trouve chez les soixante-huitards imprégnés de musique folk et chez les amateurs de veillées où on chante « The answer is blowin’in the wind » et « Stewball ».
Les rockers chantent Elvis, Joe Cocker ou les Pink Floyd. Bob Dylan est donc bien à classer dans une certaine forme de culture. Une culture appartenant déjà au passé.
En outre, Bob Dylan a l’âge pour le Nobel. Comme les papes, les lauréats du Nobel doivent avoir l’âge requis : au-delà de 62 ans selon la moyenne des lauréats. Dylan a 75 ans. Dario Fo vient de mourir à 90 ans. Un âge de pape. La littérature est une religion.
Les intellectuels sont en émoi. « Comment ont-ils osé ? » Un prix est une somme d’argent ou une médaille à distribuer selon les critères d’un jury. Tout jury est souverain.
Patrick Sébastien n’est pas près de chanter “Les Sardines” à Stockholm
Un jury de concours de beauté ou de concours littéraire n’est pas un jury d’examen. Il a le droit de se laisser guider par ses émotions ou par son désir de changer la donne.

Ainsi, cette année, il y a des prix Nobel qui ont vu de nouveaux paramètres de sélection. Celui de la paix est donné au président colombien pour avoir essayé de faire la paix avec les FARC. Il a juste essayé… Mais comme disait le curé de mon enfance à propos des péchés : « Avoir envie de le faire compte comme si on l’avait fait ».

Le Nobel de littérature est allé à un poète de la chanson. Regrettable qu’ils n’y aient pas associé Joan Baez. Apparemment la notion de couple chez les nobellisés ne peut toucher que les scientifiques. Ecoutez « Like a rolling stone » et Keep calm. Restez serein.

Patrick Sébastien n’est pas près de chanter « Les Sardines » sur les podiums de Stockholm. Les Kastelruther Spatzen n’y chanteront pas « Eine weisse Rose » non plus.

Cela ne les empêchera pas d’être sur le podium des cœurs. Comme dit Mamema à propos des concours de beauté : « C’est Raphaël Lavigne le plus bel homme de France mais c’est babeba que j’aime ».

 

 

 

 

Like a rolling stone !

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

Like a rolling stone !
Repost 0

Texte Libre

deytsc

Articles Récents