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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 17:12
Un mot, un événement.

Il suffit d’un mot pour décrire un état de fait et un état d’âme. Juste un mot. Comme celui que prononça mon beau-père Karl Dreikaus le 17 octobre 1971 : « Beschissen » (Je suis foutu) pour nous annoncer qu’il se sentait mourir et qu’il en avait pris son parti.

Cet été 2015 se résume en un mot. Migrants. Tout l’été ce mot faisait la une des bulletins d’information et des quotidiens. Partout dans le monde. En ce mois de septembre encore, ça chauffe. Bigre, ça migre. Les grands flux ont repris comme du temps de Moïse. Sauf que le doigt de Dieu n’écarte plus les vagues.

Ça migre comme en 1939 en Alsace. Mamema dit : « Uff un devon ! » (On s’est mis en marche pour échapper au danger). L’Allemagne et la France pour les migrants actuels, c’est leur Dordogne, leur Périgord.

Que d’articles dans les magazines cet été au détour de mes mots croisés et des recettes à base de ce vinaigre balsamique qui est au cadeau de retour de vacances ce que le stylo est au cadeau d’entreprise !

Les petites chèvres qui ont peur du loup                    

Le migrant était l’émule de Heidi ou de Martine dans les reportages sur sa vie quotidienne. On pouvait voir des séquences ubuesques. « Les migrants à la laverie », « Les migrants font de la musique », « Les migrants ont la visite des autorités ». Et ce n’est rien à côté de la portée du sujet au niveau des stars. L’Allemand Till Schweiger, le Delon teuton, se donne à fond. La Bundesliga déroule des banderoles pendant les matchs, « Bienvenue aux migrants ».

Et puis, il y a tous les posts Facebook, le nouveau café du commerce. « Ils ont des smartphones, vous trouvez ça normal ? » Et là on se montre choqué : « Ah non ! Ce n’est pas normal, pas plus que les paraboles sur les HLM. »

Les questions ne manquent pas, les commentaires non plus. Les migrants, ça taraude ! « Et s’il y avait des terroristes avec ? » Et là on nous raconte à nouveau l’histoire des petites chèvres qui ont ouvert au loup, les peurs enfantines refont surface. Suit cette philosophie sur le côté imprévisible du destin, « on ne sait jamais ».

On tend les micros dans les rues : « Et vous ? Que pensez-vous de ces flux de migrants ? » Et ces chasseurs d’opinion en CDD ou CDI interrompent dans leur course des gens en route vers leur lieu de travail, vers un magasin ou vers une école si ce n’est un hôpital, des gens donc qui se posent déjà des questions terribles sur leur vie ou leur destin : « Où trouver une nounou ? », « Pourquoi mon tout nouveau dentier ne tient-il pas ? », « Et si mon analyse de sang n’était pas bonne ? »

« Prêt à accueillir un migrant chez vous ? »

« Que pensez-vous de ces flux de migrants ? ». « Vous pouvez répéter la question ? », « Mon tram arrive ! », « C’est dommage mon mari n’est pas avec moi, lui pourrait vous répondre », « Je suis immigré mais un immigré normal, pas un migrant ». Il y aurait donc une hiérarchie ?

Hier matin à la radio, une autre question, encore plus difficile. « Seriez-vous prêt à accueillir un migrant chez vous » ? Mamema dit : « Oh yeeeeh ! La réponse est dans l’architecture. On fait des camps comme on fait des maisons des maisons de retraite. Les animateurs munis de guitares ont de beaux jours devant eux, les vendeurs de Lexomil aussi ».

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

Un mot, un événement.
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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 18:08
Chronique d’une mort annoncée.

Comme dit la voix du peuple : « La Vie, l’Amour et la Mort sont les trois pôles de notre vie, tout comme le pôle Nord, le pôle Sud et le Pôle emploi ».

La Mort serait donc comme le Pôle emploi : redoutée, crainte mais fascinante puisqu’on aimerait « savoir comment c’est quand on y est ».

L’ombre de Thanatos plane. La mort est l’actrice principale des journaux d’information, l’héroïne des séries policières qui peuvent constituer jusqu’à 75 % d’une chaîne TV. Le sang coule dans nos salons, les balles explosent à nos oreilles pendant notre ingestion de haché tartare. Comme disait Mamema en mangeant sa soupe de pois cassés devant Colombo penché sur un cadavre, « il me donne de l’appétit. Je me dis que ça peut être la dernière fois que je mange, alors j’en profite ».

Journaux et fictions relatent la mort comme pour nous garder cette idée en tête : « La mort un jour viendra » ou « Tiens ta lampe allumée » comme le chantait le Père Duval. On peut lire dans la Bible « Vous ne savez ni le jour ni l’heure » (Matthieu 25,13). Il est vrai que la justice a donné des dérogations à ceux qui se doivent de contourner cette parole biblique pour énoncer : « Le condamné sera exécuté en place publique le 23 juin à 6h du matin jusqu’à ce que mort s’ensuive ».

Michel Drucker, le héraut de Thanatos

L’histoire judiciaire est truffée de noms de lascars qui étaient renseignés sur le jour et l’heure. Et voilà que les médias nous pondent un Ange de la Parousie. Un de ceux qui prennent la Trompette (de leur renommée) pour annoncer une mort inéluctable avec même la date à laquelle elle interviendra.

« Michel Delpech s’éteint doucement. Il nous quittera en septembre ». Michel Drucker a une nouvelle fonction à inscrire dans le bouquet de ses prérogatives : il devient le héraut de Thanatos, l’aboyeur du spectre à la faux. « Oyez Oyez, braves gens, je m’appelle Michel, j’ai le cœur en Provence car Delpech va mourir ».

L’homme au canapé rouge, à la cuisse léchée sempiternellement par un chien si inerte qu’on le croirait empaillé, l’homme qui reçoit le dimanche des artistes qui ont leur carte Vermeil depuis plusieurs décennies, cet homme-là connaîtrait donc le jour et l’heure. Du moins pour Michel Delpech.

Entendrons-nous dorénavant à la fin de l’émission Michel Drucker annoncer : « Dimanche prochain dans ce fauteuil nous recevrons Jean d’Ormesson, Charles Aznavour pour son dernier disque, et nous aurons un beau document sur L.S qui va mourir mardi soir et sur F.T qui va mourir vendredi soir. Bonne semaine. Le journal vous sera présenté dans quelques instants par Marie Drucker »?

Si on fait partie du Gotha, il y a de quoi frémir. J’entends d’ici une star appeler sa meilleure amie ou son notaire : « J’ai une frousse terrible. Je crois que je n’en ai plus pour longtemps. Michel Drucker m’a annoncé sa visite ». On le craindra comme Veitchaninov craignait l’étrange homme au chapeau qui le poursuivait dans L’Eternel Mari.

Et Mick Jagger dans tout ça ?

J’ai ouvert mon cœur à Lili au sujet de cette ingérence dans la mort d’autrui et Lili qui connaît par cœur toutes les paroles de chansons depuis 1970 – depuis que sa maman lui a offert un mange-disques pour ses 5 ans – me dit : « Delpech a fait la même chose que Drucker dans la chanson Quand j’étais chanteur ». Effectivement ! Qu’ouyais-je sur Youtube ? « Ma pauvre Cécile/J’ai 73 ans/J’ai appris que Mick Jagger/Est mort dernièrement. »

Rassurez-vous : Michel Delpech n’a pour le moment que 69 ans, on verra quand il en aura 73. On attendra ce moment–là pour savoir pour de vrai où en seront Mick Jagger et Michel Drucker.

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
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Chronique d’une mort annoncée.
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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 07:32
Profs je vous aime parce que…

Profs je vous aime parce que…

… vous y croyez ! Vous partez dans les salles Neubau de vos écoles nées des fantasmes de verre et d’escaliers d’un architecte contemporain ou dans les écoles aux allures de caserne, de château ou de lazaret, pour enseigner ce qui vous a passionné pendant vos années à la fac avec la ferme conviction que les têtes blondes vissées sur les nouvelles créations scoliosantes n’attendent que vous pour parfaire leur culture.

Profs de maths, vous êtes persuadés que le destin de l’hypoténuse a quelque chose de surréaliste. Vous démontrerez que cette droite qui a la chance de surpasser en valeur les autres droites avec lesquelles elle forme l’angle droit a un destin enviable.

Dans une interactivité avec le prof d’histoire vous allez démontrer que Napoléon, Jules César et Gérard Depardieu ont eu des destins d’hypoténuse. Parfois l’interactivité peut se faire aussi avec le tout nouveau prof de médias qui parlera de Kevina Mallory, autre bénéficiaire de la Grâce de l’Hypoténuse puisque cette fille modeste de Rupt-aux-Nonains est devenue une gloire nationale pour avoir prononcé dans l’émission L’amour est dans le pré cette phrase culte : « L’amour est dans le pré. Mais le dentifrice pour pouvoir s’embrasser dans le pré est dans la salle de bains ».

Profs je vous aime parce que…

…. vous êtes les derniers gladiateurs. Tous les jours vous entrez dans l’arène. Vous vous posez avec courage devant ce petit monde de Malgré-nous pour lesquels vous êtes un empêcheur de faire du Candy Crush avec le portable, un feldwebel obstiné à interrompre la narration de leur soirée si vachement cool avec de la groove qui déchire et un crémant au lait de soja « qui mêle quand même, tu vois, le côté sprinkling avec le côté health et ça je kiffe ».

Devant toutes ses exclamations pré- ou post-pubères, vous devez arriver à placer votre leçon tout en les voyant ricaner de vos anglaises, pouffer devant vos chaussures à fleurs en plastique, votre gilet baba cool ou votre t-shirt militant “Katmandou is not dead”. Ce t-shirt vous accompagne depuis vos années lycée en 1985 et revêt à nouveau une grande modernité après les séismes du Népal. Confucius dit : « Les bonnes causes s’inscrivent dans des combats de 100 ans » et les combats des profs via les t-shirts sont incommensurables.

Profs je vous aime parce que…

… vous êtes dans la quatrième dimension. Là où d’autres sont en quête du Loto à 6 chiffres ou d’un César au cinéma, vous êtes en quête de photocopies gratuites. J’en ai vu, tel Obama sur les lignes téléphoniques de Hollande, espionner les agendas de leurs confrères pour y piquer le code d’accès personnel à la photocopieuse et leur piquer leur quota.

Vous emmenez dans la quatrième dimension ceux qui sont chargés du repas de fin d’année. C’est que vous rejetez le repas gastro parce que vous n’êtes pas des bourges, vous rejetez le repas terroir parce qu’il est trop gras, vous rejetez le repas tiré du sac parce qu’il y a trop de pain qui gonfle vos tripes et les remplit de gaz. Vous rejetez tout ce qui vous éloigne du prix du ticket de cantine. La cantine est pour vous un lieu proustien, un endroit où depuis la classe de sixième vous trouvez la sérénité dans les vols croisés de petits suisses.

Profs d’allemand je vous aime parce que…

Vous continuez à apprendre aux geeks pétris de franglicismes qu’il est vital de savoir dire « Wo ist meine Pfeife ? ». Même si le tabac est interdit. Même si cette question qui se réfère à la Ordnung est totalement passée dans ce monde où tout ce qui se cherche se trouve fatalement dans le cloud. Même si cette question peut vous mener en garde à vue quand les parents d’élèves, toujours à l’affût d’un procès à vous faire, auront dit dans le poste de télé : « Oui. Elle les incite à fumer du shit. Elle leur demande depuis des jours de chercher une chicha. »

Huguette  Prof d'allemand.

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Profs je vous aime parce que…
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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 15:30
Transparence.

Savez-vous les mutations dont votre corps est capable ? Qui n’a jamais remarqué l’art suprême des atomes de sa chair qui consiste à former de nouvelles molécules avec ses congénères ? Tout le monde éprouve au moins une fois dans sa vie une de ces sensations de mutations organiques qui sont répertoriées dans nos expressions traditionnelles. En effet, qui n’a jamais eu l’estomac dans les talons ? La langue dans sa poche ? Qui n’a jamais remarqué qu’il n’avait plus la tête sur les épaules ? Sans compter tout ce que nous avons comme corps étranger dans notre cœur : un homme, un village, une partition de chanson, un waedele au raifort et j’en passe.

Ne sous-estimons pas notre corps. Il se plie à nos exigences. Il gonfle ses muscles pour nous récompenser de nos efforts en salle de gym. Il rétrécit pour correspondre à la silhouette que nous sculptons avec une surdose de blanc de poulet salade ou de protéines animales tri-quotidiennes. Il se crispe dans la position du fœtus quand nous cherchons à nous cacher dans un recoin. Et je ne vous parle pas de toutes les prouesses dont il est capable quand le cœur déborde d’amour: « Mon cœur te dit je t’aime. Il ne sait dire que ça ». Les ailes se mettent à pousser : « Je vole, mes chers parents, je vole ». Les pieds prennent un autre rythme : « Alors je danse ». Que d’expériences psychédéliques noircissent les carnets de l’étrange. Mais vous avez certainement vu de vos yeux qui n’en croyaient pas leurs yeux ces êtres fantasmagoriques composés soit d’une tête seule, soit d’un corps sans tête, soit d’un tronc seul s’exhiber dans ces cabinets des petites horreurs qui fleurissent encore ça et là et surtout sur la Theresienwiese à Munich lors du Oktoberfest.

Je vous le dis : le corps humain a des possibilités infinies. Y compris celle de devenir immatériel. Je l’ai éprouvé moi-même. Nous avons la possibilité de devenir transparents. Comme le chevalier du Bal des douze princesses. Comme Illya Kuryakin dans l’Homme Invisible. Comme Johnny Depp dans la vie de Vanessa Paradis.

Visiblement personne ne me voyait

J’ai eu ce quart d’heure d’immatérialité. J’ai été transparente pendant 15 minutes. Après une chute sur un trottoir. À Strasbourg. Dans une rue passante. Visiblement personne ne me voyait (bel oxymore). Pourtant j’existais. Mon genou gauche était en feu. Mon bras gauche aussi. On ne sent plus rien quand on n’existe plus. Si je n’avais pas rampé sur 10 m à l’aide de mon genou sain vers une clôture en fer pour pouvoir me mettre debout malgré le genou invalide, je pourrais toujours bénéficier de cet état de transparence. Il semblerait que les yeux perdent de leur acuité visuelle. Cette mutation physiologique n’est d’ailleurs pas récente. Elle est déjà répertoriée dans la Bible : « Ils ont des yeux et ne voient point ; ils ont des oreilles et n’entendent point » (Jérémie 5/21).

Hélas ! Tout a une fin. Je suis retournée très vite dans le monde des visibles. Puisqu’à 100 m de mon lieu d’immatérialité quelqu’un m’a touché le bras et m’a dit : « Hé, t’as pas deux euros ? »

 

 

 

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 12:13
Le burn-out dans vos valises ?

« Vacances j’oublie tout » dit la chanson qui revient tous les ans à date fixe sur les ondes, genre de Petit Papa Noël pour temps de canicule. Quand « Les Anges dans nos campagnes » deviennent « Vamos a la playa » et que Tino Rossi cède la place à Yannick Noah et à DJ Bobo « Chihuahua ».
Alors on y va… en vacances. A Rimini, à Lloret del Mar, dans un club marocain ou au camping de Schönau Plage pour oublier les embouteillages, les réflexions à la con à encaisser à la cantine. « Tu devrais pas manger des frites, ça fait rétrécir le jeans ». « Ton mec a fait vœu de t’épouser si sa mère arrive à sortir de son coma ? »

Les pastèques en carré livrées avec cure-dents évitent courses et cuisine

On y va pour oublier les tâches répétitives et ingrates de ses journées de travail. On y va pour ne plus voir la gueule du petit chef hargneux comme un roquet. On y va dans la joie de ne plus être convoqué par le prof de Kevin « parce que Kevin a séché », « parce que Kevin a fait des photos de filles de sa classe à leur insu et les a postées sur un site de rencontres ».

On y va parce que la vente massive de churros, de merguez et de pastèques « découpées en carrées et présentées dans une coupe en plastique avec un cure-dents » évite les corvées de courses et de cuisine. On y va pour être bien. Libre et sans souci.

Le burn-out, on le laisse à la maison. On l’enferme dans le placard aux oubliettes. On le gomme. Oui mais le burn-out est comme un chat qui vous est si attaché que, même abandonné à 600 km, il vous retrouve et reprend sa place sur le canapé.

En tongs et caleçon hawaïen

Le burn-out vous suit. Il ne vous lâche pas. Il prend juste un autre visage. C’est un burn-out d’été. Un burn-out en tongs et caleçon hawaïen. Il vous attend au Club quand vous devez engager de longues journées de combat pour votre transat au bord de la piscine, quand vous devez passer la nuit sur ce transat pour pouvoir y bronzer la journée et surtout quand vous devez rester éveillé pour ne pas être victime d’une délocalisation nocturne.

Il vous attend dans votre bungalow quand il vous met en présence d’insectes rampants déterminés à commettre des attentats sur votre peau et vos victuailles.

Il vous attend dans la boîte de nuit disco quand vous voyez cette grande bringue blonde se frotter contre votre mec et lui mettre des cerises de cocktail dans la bouche avec sa langue.

Le burn-out vous tanne. Et il a toujours le dernier mot. Vous explosez. En pleine période de paix. Vous vous changez en tornade. A minuit vous désertez la boîte disco après un uppercut bien ciblé au menton de la grande bringue blonde et celui un peu plus velu de votre mari auquel vous dites : « Et si ta mère est à nouveau dans le coma, ne compte pas sur moi ».

Six millions de croissants décongelés

A deux heures du matin, au volant de la voiture familiale, vous êtes sur la route du retour pour trouver le calme et la sérénité dans votre maison vide. A 4h du matin vous prenez un café dans une station-service avec un de ces croissants dont on congèle 6 millions de modèles toutes les nuits pour les dégeler sur les aires d’autoroute au petit matin.

Et là, que voient vos yeux hagards ? Le petit chef hargneux qui vous pourrit la vie en compagnie d’une femme, pas la sienne, non, celle du bureau de l’entreprise, celle qui vous lançait des « « Tu devrais pas manger des frites, ça fait rétrécir le jeans » à la cantine.

Vous les surprenez en plein embarquement pour l’adultère. Vous faites trois photos. Juste trois photos. C’est à ce moment – là que vous sentez libérée. Le regard des tourtereaux vous prouve qu’ils vous ficheront une paix royale dorénavant.

A 5 heures du matin vous êtes assise dans votre voiture pour écouter les infos. Le portable vibre. C’est Kevin. « Maman je suis dans une galère. Je frise le burn-out. » Vous raccrochez.

Votre burn-out a trouvé trois nouvelles victimes. Comme dit Mamema, « si vos poux sautent sur une autre tête, vous n’aurez plus à mettre vos mains dans les cheveux pour vous gratter ».

 

 

 

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Le burn-out dans vos valises ?
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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 18:00
Allons voir nos drames intérieurs sur grand écran.

Il faut savoir regarder à l’extérieur ce que nous avons à l’intérieur.

Je sors d’une de ces journées où il m’a fallu voir sur grand écran – mais en noir et blanc - le travail de mes entrailles accompagné de « voum voum », « vuit vuit » et autres onomatopées biologiques. Ce sont des films empreints de suspense, un suspense terrible au cours duquel on est à l’affût des réactions de l’autre spectateur, celui qui porte une blouse blanche.

Les frissons ne manquent pas. On joue Seven. Et finalement le cinéma de Cannes ce n’est pas autre chose, sauf que les échographies ne se font pas sur le côlon et sur la bile mais sur une famille ou sur un individu. Leur syndrome, c’est leur comportement, les 24 images par seconde apportent les explications en gros plan sur leurs pathologies psychologiques ou sociales.

On n’est pas obligé de regarder

Lisez les scénarios ! Cela donne envie de se brancher sur Youtube pour regarder Les tontons flingueurs , Will Hunter ou La famille Bélier en DVD. « En même temps », comme dit Lili, « on ne fait pas partie du jury, on n’est pas obligés de regarder ce qui peut nous rendre malheureux ». Il est vrai.

Pour d’aucuns le Festival de Cannes se limite aux images de la montée de marches.

C’est la montée des marches des femmes-chignons, cou et oreilles dégagés pour mieux montrer collier et boucles d’oreilles des grands joailliers : les reines de l’écran sont des écrins.

C’est la montée des marches des nouveaux couples pour voir la nouvelle de Johnny Depp, le nouveau de Charlize Théron - qui est l’ancien de Madonna - bref on veut assister à ces chaises musicales matrimoniales ou juste sexuelles.

C’est la montée des marches de personnes dont on se demande ce qu’elles font là, comme Valérie Damidot (peut-être a-t-elle marouflé les rides des stars en ménopause ou en andropause)

Sur le petit écran, en période de festival, c’est la course aux potins, aux images volées. Les caméras sont à l’affût d’une robe qui reste coincée dans les fesses, d’un bustier qui tombe pour faire apparaître le bout de seins remodelés (sinon ça sert à quoi que les chirurgiens – plasticiens se décarcassent.)

Trouver l’âme sœur ou être transformé en animal

Les rigolos patentés, entre Youn, Courbet, Yann Barthès et les Palma-Show, courent le marathon de la vanne jusque dans les hôtels pour débusquer des déviations culinaires, des abus de gin ou des délires dans les rites d’endormissement.

Les happy few invités sur les plateaux pour rire en direct (sinon ça tomberait à plat) voient alors des déglutitions de douzaines d’huîtres au réveil, ils voient les grand écarts en position de poirier d’Estelle Lefébure (Zut! Elle en a fait un livre. Comme quoi les exhibitionnistes tuent le métier de chasseur de scoop).

Parfois on se demande… Comme dit mamema « wann de di mobsch im laawe bliet der nix anders everi ass mit em arsch Mucke fange » (si tu es désœuvré à cause de facilités que te donne l’argent, tu finis toujours par essayer d’attraper les mouches avec ton cul).

Mais, me direz-vous, il y a bien quelque chose qui vous fait vibrer dans le programme de ce festival ? Là, je rougis et je vous dis « Oui ». Je suis interpellée par le scénario du Grec Yogos Lanthimos, The lobster. L’histoire se passe dans un futur proche. Toute personne célibataire est enfermée dans un hôtel et forcée de trouver l’âme sœur en moins de 45 jours, faute de quoi elle sera transformée en animal. Comme je suis célibataire, j’ai peur de devoir passer le reste de ma vie à miauler ou à caqueter.

 

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Allons voir nos drames intérieurs sur grand écran.
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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 18:34
Trou la la, trou la la !

Cela sonne comme un yodel des montagnes suisses, comme un air qu’on chante pour une victoire dans un pays où les messages ne se font pas par texto mais par l’écho. Encore une fois les chercheurs ont pu écrire « Bingo » sur leur journal intime et sur le mail à envoyer à la presse mondiale.

Une nouvelle découverte vient allonger la liste de ces événements qui font avancer l’humanité : le mystère des trous dans le gruyère a enfin été élucidé.

« Pas de quoi fouetter un chat », me direz-vous, vous qui attendez enfin ces vaccins qui pourraient éliminer toutes ces maladies traitées par les oncologues ou étudiées par les laboratoires de génétique, vous qui attendez des solutions au désespoir de vos enfants en rupture sociale.

Oui mais, il faut penser à la joie de ceux qui n’ont plus à se poser la question devant leur tranche d’emmenthal : « Pourquoi les Suisses ont-ils des fromages à trous ? » Que celui qui n’a jamais essayé de résoudre cette énigme devant un plateau de fromages me jette un billet pour voir un concert de Hansi Hinterseer.

Certains comtés sont des étouffe-chrétien et donc une arme de la laïcité

Diantre ! Combien de plans a-t-on déjà tiré sur la comète à ce sujet ? « Dieu ne sculpterait-il pas des alvéoles pour permettre aux souris de dormir dans l’odeur de leur fromage préféré ? » « Le crémier ne les percerait-il pas pour donner l’illusion aux clients d’avoir plus de fromage pour le prix ? » « La nature ne les mettrait-elle pas là pour permettre aux gourmets de respirer en dégustant leur gruyère ? » (On pourra à cette partie de la liste des hypothèses noter que certains comtés sont des étouffe-chrétien et donc une arme de la laïcité).

Les théories sont légion. Il est étonnant qu’elles ne soient jamais devenues des thèses pour l’obtention d’un doctorat universitaire ès-trous. Ne riez pas ! La question a tarabusté les plus éminents scientifiques sinon ils n’auraient pas consacré des années de recherche à la question. Ma cousine Marie-Lise dit : « Il faut arrêter cette polémique ! Ceux que les trous de l’emmenthal perturbent, ils n’ont qu’à acheter de l’emmenthal râpé. Il n’y a pas de trou dans l’emmenthal râpé ». Dans la famille donc, nous avons ajouté une deuxième question à l’éminente question sur la provenance des trous dans le gruyère : « Comment la râpe à fromages peut-elle éliminer les trous ? »

Et voilà qu’un sujet de conversation de plus disparaît ! De quoi pourrons-nous parler ? Maintenant que le sexe de Sheila n’intéresse plus personne, que la recette de l’île flottante est devenue si simple que les angoisses sur les grumeaux possibles ne s’expriment plus devant un verre de latte macchiato et que Hollande est devenu si impopulaire que le critiquer encore, ce serait tirer sur une ambulance avec un lance-roquettes.

Savoir gérer l’après

Certes, dans un premier temps, nous pourrions étaler notre science : « Savez-vous que les trous dans l’emmenthal sont dus à de microscopiques particules de foin contenues dans le lait qui lâchent des gaz dans la meule ce qui forme des trous ? » On pourrait même rire sur le sujet : « Même les brindilles de foin pètent ! ». Mais après ?

Après ? Mon psy dit : « Il fait toujours savoir gérer l’après ». Après, on pourra revenir aux questions classiques abordées dans le livre de Murphy. « Pourquoi les trous sont-ils ronds ? » « D’où vient l’attirance de l’index pour les trous ? »

 

 

 

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 16:04
Gandhi et organdi !

Qui se soucie encore du Prix Eurovision de la chanson ?

C’est comme une baratte aux formes obsolètes reléguée dans les caisses entreposées dans le garage mais qu’on garde parce qu’elle permet toujours de faire… son beurre. Si les chansons proposées vous ennuient, si vous en avez marre d’entendre depuis 60 ans les compositions de l’Allemand Ralph Siegel, coupez le son et regardez le look des chanteurs.

 

Faites ce voyage entre Game of Thrones, The Crow ou Le Petit Chaperon rouge. Le look est primordial pour les chanteurs. Les sociologues disent « La mode nous permet de montrer à l’extérieur ce que notre âme ressent à l’intérieur ». Vous l’aurez compris, la mode et la philosophie vont de paire (paire de Louboutin bien entendu).

Le look Matt Pokora quasi universalisé

Il y a du Nietzsche dans ces Hommes aux Dés qui veulent sans cesse bouleverser les codes: « Umwertung aller Werte » (renversement des situations existantes). La gent des porteuses d’œstrogènes tressaille devant les podiums ou les magazines pour savoir si les cheveux doivent être portés courts, longs ou rasés, si la distance entre les cuisses est toujours préconisée à 2,5 centimètres ou si une fréquentation abusive des centres de fitness est indispensable pour aller jusqu’aux 3 cm.

Et voilà que les hommes s’y mettent. À défaut de pouvoir varier à l’infini le patron du « pantalon veste » et de la matière des godasses, ils doivent se distinguer par des barbes, des colliers, des rouflaquettes et surtout par des tatouages. C’est le Matt Pokora – look , quasi universalisé, tant on rencontre de ses clones dans les rues et encore plus sur les podiums.

Strasbourg a sa fashion-week. Tout y est ruban-rose, petit verre de crément sous le regard d’une Miss aux jambes si longues que les fabricants de collants ont dû revoir leur production. Tout y est, les VIP customisés par un foulard posé négligemment sur l’épaule, par du gel sculptant leur chevelure jusqu’à les faire ressembler à une œuvre de France Siptrott. Tout y est. Même ce qu’on n’attendait pas. La leçon New Age. C’est Gandhi dans l’organdi ! « La paix sur cette terre, l’amour entre les hommes, voilà ce que nous cherchons à atteindre. » C’est la Malala Confection. On vise le prix Nobel de la Paix loin pourtant des saris des maîtres à pensée de l’Inde et du Pakistan.

On se demande quels sont les messages de paix subliminaux contenus dans la déambulation de mannequins auxquels on demande d’avoir les mensurations exactes du costume coupé par un couturier philosophe dans ce monde où c’est la personne qui doit être à la taille du costume et non l’inverse.

Dans cette salle gansée de rose, parcourue par un tapis blanc, au milieu de gens surtout vêtus de noir passe-partout sauf si on a fait tomber la mayonnaise de la verrine sur le haut, je me serais donc crue dans un meeting de Moon, de Billy Graham ou de Ségolène Royal tant on y diffusait de messages contenant les mots « amour », « love », «fraternité.»

Une fraternité ouverte aux tailles 36

J’ai appris que le monde doit avancer dans l’amitié, dans la compréhension réciproque mais avec des coiffures collées au gel, des petites robes stylisées pour les filles et des visages aux barbes taillées comme les buis de Le Nôtre pour les hommes.

Bizarrement je ne me suis pas sentie « Sœur » dans cet univers guimauve et amour. Pas la bonne taille. C’est une fraternité ouverte aux tailles 36.

 

 

 

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Gandhi et organdi !
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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 07:00
Et si la vie n’avait plus de sens ?

 

Petite scène ordinaire dans le bus. Les langues se délient dans la mastication des chewing-gums du matin, ceux qui doivent rendre l’haleine propice à une conversation au saut du lit.

Tous les thèmes sont abordés selon les principes d’une auberge espagnole où chacun amène ses considérations sur la vie, ou plutôt sur ce qui se passe à la télé et sur Facebook. On raconte Masterchef sans qu’on ait l’odeur, le toucher, le goût. On montre les murs de Facebook avec des photos de bébés figés dans des poses banales ou insolites mais qui ne sentent ni le mustela ni le vomi, des bébés auxquels on ne peut pas faire pfrrrr sur le ventre pour arracher des gazouillis sonores.

Bref, on fait l’apologie d’un monde qui n’a plus guère de sens. Un monde où le toucher, l’odorat, le goût et même souvent l’ouïe sont bannis. Un monde où l’on vous en met juste plein la vue !

Le nez fuit fromages faits et viandes boucanées

La vie perd son sens ou plutôt ses sens. C’est une course effrénée au « sans odeur » et au « sans bruit ». Il s’agit de bannir les bruits mécaniques des marteaux-piqueurs et des voitures lancées à toute blinde, d’éradiquer les mauvaises odeurs chimiques ou organiques pour épargner au nez les relents de cellulose ou de lisier de porc. Hélas les oreilles, détournées de leur fonction première d’écoute de tout bruit entre aigus et basses et dans toutes les gammes de décibels, ne supportent plus que celui qui sort du MP3 et autres distributeurs de mots et musique. Alors on fait fi du chant du coq ! Béart pourrait chanter: « Ce gros con a fait kikiriki il faut lui couper le kiki ».

Le nez a un court arpège de sensations qui va juste de la sauce aux champignons au gruyère en passant par les glaces aux fraises. Il fuit les fromages faits, les viandes boucanées et les gâteaux au beurre de chèvre. Lili dit : « J’aime bien voir ça dans les émissions à la télé mais je ne voudrais pas le subir en vrai » L’expérience d’en prendre plein la bouche et le nez à table devient pour le commun des mortels aussi désagréable que d’avoir à découvrir un cadavre, comme au début des films policiers.

L’amour peut entrer par l’oreille

Et l’amour dans tout ça ? L’amour n’a plus de sens. Il est confiné à la vue, de mots écrits ou de photos envoyées. L’amour est devenu écrivain et photographe. Il lui manque les sons, le toucher et l’odeur. Et voilà qu’un film nous démontre que l’amour peut très bien se contenter d’un seul sens autre que la vue : l’ouïe. L’amour peut aussi entrer par l’oreille.

Dans Un peu, beaucoup, aveuglément , séparés par un mur entre leurs appartements, Mélanie et Clovis font bruit alterné pour une bonne relation de voisinage puis se devinent dans les bruits d’eau, de casseroles ou de meubles déplacés, pour finir par s’écouter dans le souffle des gestes intimes et de la respiration.

L’amour n’a qu’un sens, l’ouïe, mais prend peu à peu tout son sens… jusqu’à ce que les autres sens réclament leur dû. Sensualité et sexualité deviennent vitales. Clovis et Mélanie ressentent le besoin impérieux de se toucher, se respirer, de vivre la gamme des sensations qui font l’amour quand il est vrai. Ils le sentent à travers la cloison. Clovis alors brise le mur… du son. En amour, la « bonne entente » ne suffit pas.

 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

Et si la vie n’avait plus de sens ?
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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 05:50
Le temps de l’évasion.

« Voilà l’été ! Voilà l’été ! » dit la chanson. « Le temps de l’évasion » disent les prospectus des tour-opérateurs et les mails des hôtels du monde entier. Devant les assiettes garnies du plat du jour ou d’un « crudités – escalope de poulet » pour le régime, on parle maillot de bain, planche à surf, piolet, natation, plongée. Il n’y a tout à coup qu’un maître mot : « Partir ».

Partir. S’évader. Penser à autre chose.

Poser ses fesses sur les galets ou le sable de quelque plage du monde.

Hisser ses jambes épilées (ou pas) sur des montagnes « ailleurs » pour y rencontrer bouquetins, marmottes ou quelque moines en contemplation mystique au milieu des cailloux et des chèvres en osmose avec leur propre frugalité.

Traîner ses mocassins de marin sur les coursives d’un bateau de croisière pour aller de Venise à Alexandrie sur une route jonchée de repas pantagruéliques et sur des airs de salsa.

Faire des « clics » intempestifs sur son smartphone pour enfermer en 64 octets les bâtisses avec une sublimation esthétique sinon fantasmagorique de la notion de quatre murs ou des plats colorés immortalisés avec ingurgitation.

Le terme sociologique pour cette somme de comportements est « Vacances ». Et depuis des lustres et surtout depuis des lustres récents “Vacances” rime avec “Voyages”. Les routes et les airs connaissent de gros flux migratoires. Les eaux aussi.

Partir, parfois, c’est mourir beaucoup

Maman les p’tits bateaux qui vont sur l’eau ont-ils des jambes ? Etranges, ces bateaux ! Ils sont la rédemption et l’anéantissement. Ils sont l’arche de Noé ou le Titanic.

Les paquebots combinent les deux : ils portent des canots de sauvetage pour éviter des morts lors d’un naufrage. Le submersible et l’insubmersible. Le bateau navigue entre deux eaux, entre la vie et la mort comme celui d’Orphée et d’Eurydice.

Il te mène à Cythère, pardon Ibiza, pour faire des folies de ton corps au rythme des basses émises par la sono de David Guetta.

Il te mène dans les eaux profondes de la Méditerranée. Dans le froid éternel. Pourtant la chaleur d’Ibiza n’est pas loin.

Dans les eaux profondes de la Méditerranée, les corps s’entrechoquent sans musique. Les cieux chantent « de profundis ». David Guetta ne se trémousse que pour les corps qui sentent le monoï.

L’évasion est un mot à double tranchant.

Partir c’est mourir un peu. Parfois, partir c’est mourir beaucoup. Et surtout. Les bonnes migrations se font du Nord vers le Sud. Ne jamais aller à contresens.

Mamema dit : « Umgekehrt isch immer letzrum » (le sens inverse est toujours à contresens).

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

 

Le temps de l’évasion.
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Texte Libre

deytsc

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