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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 00:02

 

(Il ne faut surtout pas perdre le fil… car c’est très subtil !)

 

 

 



 

 

 

Loin des vieux livres de grammaire, Écoutez comment un beau soir,  Ma mère m'enseigna les mystères Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires, Il est deux verbes originaux. Avoir et Être étaient deux frères  Que j'ai connus dès le berceau.

Bien qu'opposés de caractère, On pouvait les croire jumeaux, Tant leur histoire est singulière. Mais ces deux frères étaient rivaux.

Ce qu'Avoir aurait voulu être Être voulait toujours l'avoir. À ne vouloir ni dieu ni maître, Le verbe Être s'est fait avoir.

Son frère Avoir était en banque Et faisait un grand numéro, Alors qu'Être, toujours en manque. Souffrait beaucoup dans son ego.

Pendant qu'Être apprenait à lire Et faisait ses humanités, De son côté sans rien lui dire Avoir apprenait à compter.

Et il amassait des fortunes En avoirs, en liquidités, Pendant qu'Être, un peu dans la lune S'était laissé déposséder.

Avoir était ostentatoire Lorsqu'il se montrait généreux, Être en revanche, et c'est notoire, Est bien souvent présomptueux.

Avoir voyage en classe Affaires. Il met tous ses titres à l'abri. Alors qu'Être est plus débonnaire, Il ne gardera rien pour lui.

Sa richesse est tout intérieure, Ce sont les choses de l'esprit. Le verbe Être est tout en pudeur, Et sa noblesse est à ce prix.

Un jour à force de chimères Pour parvenir à un accord, Entre verbes ça peut se faire, Ils conjuguèrent leurs efforts.

Et pour ne pas perdre la face Au milieu des mots rassemblés, Ils se sont répartis les tâches Pour enfin se réconcilier.

Le verbe Avoir a besoin d'Être Parce qu'être, c'est exister. Le verbe Être a besoin d'avoirs Pour enrichir ses bons côtés.

Et de palabres interminables En arguties alambiquées, Nos deux frères inséparables Ont pu être et avoir été.

 

 

 


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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 00:08


 

 

Cher frère blanc,

Quand je suis né, j'étais noir,
Quand j'ai grandi, j'étais noir,
Quand je suis au soleil, je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrai, je serai noir.
Tandis que toi, homme blanc,
Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras, tu seras gris.
Alors, de nous deux,
Qui est l'homme de couleur ?
 

Léopold-Sédar Senghor  (1906-2001)
poète, écrivain et homme politique sénégalais

 

 

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 00:03


 

 

Hier soir à la nuit tombée,
J’ai eu une idée en tête,
En regardant ma pendulette
Ses aiguilles m’ont inspirées. 

.
J’essaye de tricoter une poésie,
En rimaillant les mailles avec parcimonie,
Quelques points à « l’en-vers »
D’autres à l’endroit vers la vie.
 
A l’aide d’une pelote de fil en coton,
Je combine ces quatre couleurs,
Le blanc de la feuille immaculée,
Le bleu encre de mon cœur inspiré.
 
Le rouge vif de mon ardente passion,
Le vert de l’espoir de rimer mieux,
Sans aucun brin tordu vers la haine,
Rien que des mailles bouclées en cœur.
 
Tissant la fine fibre d’un je t’aime,
En torsades et points droits au cœur,
J’ai entrelace mes très fines mailles,
Pour que l’inspiration jamais s’en aille.
 
Ce tricot poétique aux mailles magiques,
A réchauffé mon cœur et mon corps hémiplégique,
Donnant à ma vie l’espoir d’une illusion chimérique,
Les fibres de ma vie, ayant perdu ces couleurs,
 
Je tricote, tricote… Je me fais un maillot « Raison ».

 

 Ecrit par PAQUITA

 

 

 

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 17:45

 

 



 

 

 

 

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors, j’ai pu me relaxer. Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle…Estime de soi.
 
 
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal quand je vais contre mes convictions. Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle… Authenticité.
 
 
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle. Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle…Maturité.
 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment. Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle…Respect.
 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire… Personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme. Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle… Amour Propre.
 
 
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plaît et à mon rythme. Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle… Simplicité.   

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison, et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé. Aujourd’hui, j’ai découvert… L’humilité.   

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois. Et ça s’appelle… Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir. Mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse. Tout ceci est… Savoir vivre.

 
Charles Chaplin
16 avril 1889,  décédé le  25.12.1977

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il pleut....... !

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 00:02

 

 

 

 

 


La beauté des petites choses
Et autres gestes anodins
C'est un enfant qui court
Au milieu d'un jardin
C'est le chant d'un oiseau
Quand on ouvre sa cage
C'est se coucher dans l'herbe
Et compter les nuages
C'est aller comme le vent
Sans penser à demain
Comme si nous étions libres
Immortels et sans fin.

 

....

  Nicolas Ciccone 2004

 

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 00:09
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Pourquoi tes bisous rouges et sucrés,
Sont tout en haut du cerisier ?

J´aimerais en cueillir un, juste pour goûter,
Mais pourrais-je jamais, atteindre le sommet ?

J´imagine son goût fruité, doucement m´enivrer
et le noyau trois fois sous ma langue retourner.

Je les vois d´en bas, de leur rouge vif me narguer.
Mais sur l´échelle de mes sentiments,

je n'ose me hisser :
De mes rêves déments, j'ai bien trop peur de tomber.

Jack

 



 

 

 

 

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 00:03

 

 

 

 

 

 

Sur un sentier raide et pierreux, j' ai rencontré une petite fille qui portait sur son dos , son jeune frère.

Mon enfant, lui ai-je dit, tu portes un lourd fardeau.
Elle me regarde et dit : 
Ce n'est pas un fardeau,  monsieur, c'est mon frère.

Je restais interdit. Le mot de cette enfant courageuse s'est gravé dans mon coeur.
Et quand la peine des hommes m'accable et que tout le courage me quitte, le mot de l'enfant me rappelle :  Ce n'est pas un fardeau que tu portes, c'est ton frère...

 


 

 

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 00:04

 
Au dessus de ma tête,
Un petit nuage blanc
Ne semble pas à la fête,
Balayé par le vent.

smilie

smilie

 

 


 

 

Il est dans nos cœurs
Il est plein de douceur
Il est fait de chaleur
Qu'on sent

de temps en temps !

 

 

smiley

 



Il est tout près de nous
C'est plus petit que tout
On le voit après coup.
Il se cache partout.

 

Où est le bonheur ?
Il est dans un sourire
Le geste qui vient guérir
Le rêve ou le désir
Qu'on a de temps en temps !

Il danse dans nos yeux
Il chante si on le veut,
Se fait silencieux
C'est un clin d'œil de Dieu.

Où est le bonheur ?
Il est dans le soleil
Le printemps qui s'éveille
Il est dans les merveilles
Qu'on voit de temps en temps.

Il est dans les oiseaux
La fleur ou le roseau
Il résonne dans l'écho
Du lac ou du ruisseau.

Où est le bonheur ?
Il est  dans nos mains
Il n'est jamais très loin
Il est sur le chemin

Qu'on prend
de temps en temps.

Il est dans le présent
Il se vit maintenant
C'est de nous qu'il dépend
Chaque jour en tout temps.

smilies


 

 

 

 

 

  smileys

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 00:01

 

 


 

 

 

 

 

On se fait la cour, on se fiance, on se marie,

on nage dans le bonheur.

De petites fêlures apparaissent.
On les néglige.

Elles grandissent, puis se stabilisent.
On vit avec.

Un jour, un heurt stupide dévoile la fissure irréparable.

On se met d'accord pour la cacher.

On la bouche n'importe comment.

Les contemporains qui semblaient indestructibles,

s'évanouissent, un par un, dix par dix.

On se retrouve tous deux, séparés et proches.

On se fait souffrir pour se sentir encore vivre.

On se serre un peu pour avoir moins froid.

Trop tard.

L'un des deux lâche la rampe.

L'autre reste là, vacant, désaffecté,
remâchant ses torts et fabriquant ses remords.

 

                                 Jacques de Bourbon Busset

 

 

 

 

 smiles

 

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 00:09


 

 
Les bulles de savon que cet enfant
S'amuse à tirer d'une paille
Sont translucidement toute une philosophie.
 
Claires, inutiles et passagères comme la Nature,
Amies des yeux comme des choses,
Elles sont ce qu'elles sont
Selon une précision rondelette, aérienne,
Et personne, pas même l'enfant qui les abandonne,
Ne prétend qu'elles sont plus que ce qu'elles semblent être.
 
Quelques-unes se voient à peine dans l'air lucide.
Elles sont comme la brise qui passe et touche à peine les fleurs
Et dont nous savons qu'elle passe pour la seule raison
Que quelque chose en nous se fait plus léger
Et accepte tout avec plus de netteté.
 
Alberto Caeiro

 

 

 

 

 

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