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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 23:08



 






 

 

 

Homme

 

Tu as regardé la plus triste la plus morne
de toutes les fleurs de la terre
Et comme aux autres fleurs tu lui as donné un nom
Tu l'as appelée Pensée.
Pensée
C'était comme on dit bien observé
Bien pensé

Et ces sales fleurs qui ne vivent ni ne se fanent jamais
Tu les as appelées immortelles...
C'était bien fait pour elles...

Mais le lilas tu l'as appelé lilas
Lilas c'était tout à fait ça
Lilas... Lilas...

Aux marguerites tu as donné un nom de femme
Ou bien aux femmes tu as donné un nom de fleur
C'est pareil.
L'essentiel c'était que ce soit joli
Que ça fasse plaisir...

Enfin tu as donné les noms simples à toutes
les fleurs simples
Et la plus grande la plus belle
Celle qui pousse toute droite sur le fumier de la misère
Celle qui se dresse à côté des vieux ressorts rouillés
A côté des vieux chiens mouillés
A côte des vieux matelas éventrés
A côté des baraques de planches
où vivent les sous-alimentés

Cette fleur tellement vivante
Toute jaune toute brillante
Celle que les savants appellent Hélianthe
Toi tu l'as appelée soleil
...Soleil...
Hélas ! hélas ! hélas et beaucoup de fois hélas !
Qui regarde le soleil hein ?
Qui regarde le soleil ?
Personne ne regarde plus le soleil
Les hommes sont devenus ce qu'ils sont devenus
Des hommes intelligents...
Une fleur cancéreuse tubéreuse et méticuleuse
à leur boutonnière
Ils se promènent en regardant par terre
Et ils pensent au ciel
Ils pensent... Ils pensent... ils n'arrêtent pas de penser...
Ils ne peuvent plus aimer les véritables fleurs vivantes
Ils aiment les fleurs fanées les fleurs séchées
Les immortelles et les pensées
Et ils marchent dans la boue des souvenirs
dans la boue des regrets
Ils se traînent
A grand-peine
Dans les marécages du passé
Et ils traînent... ils traînent leurs chaînes
Et ils traînent les pieds au pas cadencé...
Ils avancent à grand-peine
Enlisés dans leurs champs-élysées
Et ils chantent à tue-tête la chanson mortuaire
Oui ils chantent
A tue-tête
Mais tout ce qui est mort dans leur tête
Pour rien au monde ils ne voudraient l'enlever
Parce que
Dans leur tête
Pousse la fleur sacrée
La sale maigre petite fleur
La fleur malade
La fleur aigre
La fleur toujours fanée
La fleur personnelle...
...La pensée...

  

 

Jacques Prévert.

Hélianthe....? ICI 
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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 12:06
 L'amour

L'amour est comme un oiseau libre d'aller partout, le ciel tout entier est sa liberté. Vous pouvez attraper l'oiseau, vous pouvez le mettre dans une belle cage dorée, et l'on pourrait penser que c'est le même oiseau que celui qui volait en liberté et qui avait le ciel tout à lui.
Ce n'est le même oiseau qu'en apparence, ce n'est pas lui, vous l'avez tué. Vous lui avez coupé les ailes. Vous lui avez pris son ciel. Et les oiseaux se fichent de votre or : aussi précieuse soit-elle, votre cage est une prison.

Et c'est ce que nous faisons de notre amour : nous fabriquons des cages dorées. Nous avons peur, parce que le ciel est immense, peur que l'oiseau ne revienne pas. Pour le tenir sous contrôle, nous devons l'emprisonner.
C'est ainsi que l'amour devient mariage.
L'amour est un oiseau qui vole : le mariage est un oiseau dans une cage dorée. Et l'oiseau, à coup sûr, ne pourra jamais vous pardonner. Vous avez détruit toute sa beauté, toute sa joie, toute sa liberté.
Les amoureux ont toujours peur.
Ils ont peur parce que l'amour vient comme la brise. Vous ne pouvez le créer, ce n'est pas quelque chose que l'on fabrique.....il vient.
Mais tout ce qui vient de lui-même peut aussi repartir de lui-même ; c'est un corollaire naturel. L'amour vient, et les fleurs s'épanouissent en vous, les chansons vous montent dans le cœur, l'envie de danser...
mais avec une peur cachée.  Que se passera-t-il si cette brise qui vous est venue, fraîche et parfumée, vous quitte demain ?...
Car l'existence ne se limite pas à vous.
Et la brise n'est qu'une invitée : elle restera chez vous aussi longtemps qu'elle en aura envie, et elle pourra partir d'un moment à l'autre.
Ceci crée une peur chez les gens, et ils deviennent possessifs. On devrait s'aimer, aimer intensément, aimer totalement, et ne pas se soucier du lendemain. Si l'existence a été si merveilleuse aujourd'hui, faites-lui confiance : demain elle sera encore plus belle et plus merveilleuse.
A mesure que grandit votre confiance, l'existence se montre de plus en plus généreuse à votre égard. Elle déversera plus d'amour sur vous. Elle fera pleuvoir sur vous encore plus de fleurs de joie et d'extase.

Aimez intensément, totalement, et vous ne penserez jamais à créer d'asservissement, de contrat. Vous ne penserez jamais à rendre quelqu'un dépendant. Si vous aimez, vous ne serez jamais cruel au point de détruire la liberté de l'autre. Vous l'aiderez, vous élargirez son ciel.

C'est le seul critère de l'amour : il donne la liberté, et il donne inconditionnellement.

Pour vous dire que je pense à vous mes Amis, mais parfois, il est important de penser à soi !

 

 Osho

 1931-1990

 L'amour
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 09:17
 L'amour
 L'amour
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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 12:12

 

 

 

 

xc

 

 

 


Si j'étais maître du monde...

je t'offrirais...
plus d'occasions
pour te détendre...
plus de temps à rire
et moins d'heures à t'inquiéter...
plus de temps pour vivre
avec les êtres aimés...
plus de temps pour découvrir
le monde et ses beautés...
plus de santé
et moins de souffrance.
Je t'offrirais la possibilité
de poursuivre les projets
qui te sont chers...
non seulement aujourd'hui
mais pour chaque jour de ta vie !

 


zzzzzz

 

 

 

 

 

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 08:00

 

 

 

Appelle–moi

Y a si longtemps que je n'ai eu de tes nouvelles, appelle-moi
Bien sûr que je pourrais faire le pas
Mais j'ai peur que tu ne le vois pas comme ça
On a eu de si doux moment, on oublie pas facilement  tu vois

Je sais que tu as refais ta vie
Que loin de moi tu souris
Mais je pense encore à nous
Je sais qu'on oublie pas les remous

J'ai su que tu avais des enfants
Ils doivent être beaux s'ils ont tes yeux pétillants
Appelle-moi juste pour me dire
Que c'est bon pour toi de vivre

Appelle-moi
Même si ça ne se fait pas
Dis-moi juste un petit mot
Juste pour m'assurer que pour toi tout est beau


23 6 2007

 

 

 

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 18:00

 

 

 

 

 


                Deux vieillards marchent dans la rue
                Tous leurs amis sont maintenant disparus
                Aujourd’hui un autre a été enterré
                Et ils se demandent qui sera le dernier .

                Assis à une table ils se content leurs souvenirs
                Sans se soucier du dernier qui va mourir.

                Ils savent très bien que le compte à rebours s’achève
                Mais ils sont déjà si loin dans leurs rêves
                Perdu dans un coin merveilleux de leur vie
                En pensant à leurs femmes ou à leurs amis.

                Et puis des larmes naissent dans leurs yeux
                Est-ce parce qu’ils sont heureux, ou vieux
                 Un vieil homme marche seul dans la rue
                Tous ses amis sont maintenant disparus.

                Car aujourd’hui il a enterré le dernier
                Mais il sait très bien qui est le dernier
                Comme ça doit être triste d’être le dernier à mourir
                Sans plus personne pour se rappeler des souvenirs
                Sans plus personne pour se faire consoler.
               
                Comme il doit avoir envie de se tuer
                Un vieil homme est assis et attend la mort
                Il endure toutes les souffrances de son corps
                En pensant à ses amis qui ont retrouvé leur jeunesse
                En pensant à sa solitude et à sa détresse.
                
                Tout à coup il a peur d’être devenu immortel
                Il aimerait bien être déjà rendu au ciel
                Auprès de sa femme et de ses amis
                Car le vieil homme voit en eux le paradis

 

09/03/2007       

 

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 17:15

 

 

 

swxwxwxwwxs

 

 

Mots au quotidien.

les mots de tous les jours
ne portent ni veston ni cravate
ils dépeignent le quotidien
ils parlent de sentiments
de caresses et d'affection
ils tapent sur l'épaule
du copain qui est dans le pétrin
qui a besoin de compréhension
ils lui disent les mots qu'il faut
et ils versent avec compassion du baume
sur les plaies qui marquent sa peau

sans se prendre pour des acrobates
les mots sourient aussi à la vie
ils leur arrivent de faire les bouffons
de marcher les pattes en l'air
ils s'esclaffent et rigolent
ils racontent des blagues
souvent même assez polissonnes
s'expriment sans faire de détours
sur le sexe et la drague
ils s'amusent à jouer des tours
sans prendre les choses trop au sérieux

mais les mots comme va le vent
vite changent de direction
virent de tribord à bâbord
deviennent tantôt tristes
avec des accents mélancoliques
tantôt ils sont remplis d'angoisse
affichent des visages affligés
parfois avec gêne ils bafouillent
ne savent plus trop quoi dire
alors tout piteux ils se taisent
leurs silences éloquents en disent long

à d'autres moments leur ton est lyrique
ils s'enfilent comme des perles
et s'alignent pour former des vers
qui disent avec plus de douceur
l'amour que l'on n'ose déclarer tout haut
ils prononcent tout bas les déclarations
de l'amoureux transi à sa bien-aimée
et quand ils deviennent muets
ce n'est pas parce qu'ils bougonnent
c'est qu'ils n'ont plus rien à dire
et que dans le dictionnaire ils dorment
errour404
Auteur inconnu

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 07:00

 

 

 

 

 

 

 

C'était pourtant une souris ordinaire, une souris grise  souris, avec un petit museau pointu et une petite moustache; mais rien ne lui plaisait dans la vie. D'abord, elle n'aimait pas sa couleur. Un jour elle voulait être rousse, et elle rouspétait ; le lendemain elle préférait marron, et elle maronnait. Elle se trouvait petite. On l'appelait mini-souris ; mais elle avait beau se pendre par les pieds, elle ne gagnait pas un millimètre ; et ça, elle ne pouvait l'admettre.

  Son poil non plus ne lui convenait pas ; elle le trouvait trop ras. Elle ressemblait à ses cousins, les rats, et ça la chagrinait. Elle vivait dans un trou qui était si étroit qu'elle avait plus de place quand elle achetait trois grains ; ça la rendait grincheuse. Bref, jour et nuit, notre souris ronchonnait sans répit.

  Tu n'es pas très gentille, lui disait-on, peut-être es-tu malade ? Ou trop maigre ?

  C'est vrai ça, on parle toujours des " bons gros " mais jamais des " bons maigres "; tu devrais y songer.

  Elle y songea… Manger, manger, elle ne pensa plus qu'à se gonfler la panse . Elle s'enferma chez elle avec des provisions et se mit à la tâche:

 

Menu :
Lundi : pâté, patates et pâtes ; Mardi : pâtes, pâté et patates ; Mercredi : patates, pâtes et pâté ; Jeudi : pâté, pâtes et patates ; Vendredi : pâtes, patates et pâté ; Samedi : patates, pâté et pâtes ; et le dimanche un grand verre d'eau.

 
 Une semaine passa. Sans résultat. Malgré un tel menu, elle restait trop menue. Elle supprima le verre d'eau. Après plus de deux mois de ce régime " bourri-bourra ", notre souris glouton finit pourtant par s'empâter de partout et devint ronde comme un ballon. Même les pattes semblaient parties, cachées par son gros ventre. Il n'y avait plus que les oreilles qui dépassaient, et encore, pas tout, juste un petit bout.

  Mais quand elle se trouva coincée dans son trou sans pouvoir en sortir, elle fut à nouveau de très mauvaise humeur, Et elle jeuna le plus vite possible.

  A sa première sortie, elle rencontra deux souris voisines. Une blanche, une verte. La blanche travaillait à l'hôpital et elle était très pâle. La verte courait dans l'herbe, mais quelqu'un qui passait par là l'attrapa par la queue, la trempa dans l'huile, dans l'eau, et elle se transforma en un escargot tout chaud. Quel sort pour une souris de finir en escargot ! Notre souris grise aurait pu se dire qu'être couleur muraille, ce n'était pas si mal que ça ; mais non, elle ne se le dit même pas.

 Le soir, il y avait un bal. Pour se faire belle et se grandir un peu, notre mini-souris mit ses souliers vernis avec des talons hauts. Puis elle entra.

   Musique.... Drame , c'était un cha cha cha !

 Elle voulut s'échapper, mais elle glissa par terre et tomba sur les dents. Et crac, plus de dents !

 Mais c'est triste une souris sans dents, qui ne grignote ni ne sourit. Il lui fallait d'urgence une dent de remplacement. Elle fit alors le vœu que si elle en trouvait une, elle deviendrait une crème de souris et le demeurerait pour le reste de la vie.

 Et c'est depuis ce temps-là que les enfants glissent sous leur oreiller leur première dent de lait. C'est pour aider les petites souris à devenir plus sages…

 

Texte de: Nicolas-Jean Brébon


 

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 12:04

 

Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront,
Ceux qui aiment l'honneur, chanteront de la gloire,
Ceux qui sont près du roi, publieront sa victoire,
Ceux qui sont courtisans, leurs faveurs vanteront,
 
Ceux qui aiment les arts, les sciences diront,
Ceux qui sont vertueux, pour tels se feront croire,
Ceux qui aiment le vin, deviseront de boire,
Ceux qui sont de loisir, de fables écriront,

 

 

       

 
Ceux qui sont médisants, se plairont à médire,
Ceux qui sont moins fâcheux, diront des mots pour rire,
Ceux qui sont plus vaillants, vanteront leur valeur,
 
Ceux qui se plaisent trop, chanteront leur louange,
Ceux qui veulent flatter, feront d'un diable un ange :
Moi, qui suis malheureux, je plaindrai mon malheur.

smiles
Joachim DU BELLAY  
un poète français  1522-1560
-------------
Son œuvre la plus célèbre  Les Regrets 
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme celui-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

 

 

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 12:49


  • Deux épis de blé, amoureux l’un de l’autre, devisent avant le jour fatidique. Ils ne comprennent pas que leur vie doit s’abréger aussi vite. Un crapaud leur fait comprendre que leur mort ne sera pas inutile : ils deviendront le pain qui nourrit les hommes ... !

 

Les épis de blé, qui vont mourir demain sous la faucheuse,
s'enlacent et se confessent.

Approchons nous d'un champ de blé.

Ecoutons deux épis mûrs se parler
ainsi dans le dimanche :


- Toi, as-tu peur de la mort ?
              demande le premier épi avec une voix de femme.

-Moi ? Non,
              répond le deuxième épi avec sa voix de garçon.

- Tu pensais à demain ?
- Non.
- Tu me réponds en tremblant.
- C'est la rosée qui est froide ce matin.
Il fait froid, n'est-ce pas ?
Et toi, tu as l'air fatiguée ?

- Je n'ai pas dormi cette nuit.
- Moi aussi, j'ai veillé.
- Il est arrivé notre automne
              dit-elle

- J'ai fait mes adieux aux astres,
              annonce t-il.

- As-tu remarqué comme il faisait beau ?
Moi, j'ai admiré le ciel une dernière fois !

Félix Leclerc


2 août 1914-8 août 1988, uteur-compositeur-interprète,  poète,  écrivain,  acteur québécois  un homme engagé pour la souveraineté du Québec et pour la défense de la langue française.

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Texte Libre

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