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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 08:35










 

  • Le Corbeau et le Renard
  •  
  • Maître Corbeau, sur un arbre perché,
    Tenait en son bec un fromage.
    Maître Renard, par l'odeur alléché,
    Lui tint à peu près ce langage :
    "Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
    Que vous êtes joli !
    que vous me semblez beau !
    Sans mentir, si votre ramage
    Se rapporte à votre plumage,
    Vous êtes le Phénix des hôtes
    de ces bois. "
    A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
    Et pour montrer sa belle voix,
    Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
    Le Renard s'en saisit, et dit :
     "Mon bon Monsieur,
    Apprenez que tout flatteur
    Vit aux dépens de celui qui l'écoute :
    Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. "
    Le Corbeau, honteux et confus,
    Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.
  • En argot
  •  
  • LE CORBAC ET LE RACNIAUD
  •  
  • Le corbac sur un touffu planté
    Tenait dans son fuel un coulant baraqué
    Le racniaud par l'odeur alléchée
    Lui tint à peu près cette jactance
    Salut beau canari tout déplumé
    Si tu jactes aussi bien que tu es fringué
    T'es vraiment le plus beau caïd du quartier
    A ces mots le corbac ne se senti plus pisser
    Ouvra un large fuel et laissa tomber le coulant
    Moralité : Il ne faut jamais se laisser influencer
    Par les durs à fesses molles
    Qui vous lance à la gueule
    Des bobards à la gomme.
  •  Le mec La Fontaine.

 

  • En Verlan
  •  
  • Le Beaucor et le Narreu
  • Maître Beaucor, sur un arbre chéper,
  • Naitteu en son quebé un magefro.
  • Maître Narreu, par la deuro alléché,
  • Lui tint à peu près ce gagelan :
  • "Et jourbon, Sieurmon du Beaucor,
  • Que vous êtes lijo !que vous
    me blessen beau !
  • Sans tirmen, si votre magera
  • Se portra à votre mageplu,
  • Vous êtes le Nixphé des hôtes de ces wab"
  • A ces mots le Beaucor ne se sent pas de joie :
  • Et pour trémon sa belle voix,
  • Il ouvre un large quebé, laisse béton sa proie.
  • Le Narreu s'en zissai, et dit : "Mon bon Sieurmon,
  • Apprenez que tout teurfla
  • Vit aux pendé de luiceu qui le couté.
  • Cette çonleu vaut bien un magefro sans doute."
    Le Beaucor teuhon et fucon
  • Raju, mais un peu tard, qu'on ne l'y draipren plus.

 

  • En Vaudois
  •  
  • C't ami Corbeau, sur un arbre ganguillé
    Tenait à plein bec une tomme.
    C't ami Renard, le tarin chatouillé
    Lui tint ce discours à la gomme :
    Hé! salut c't ami Corbeau,
    T'es rude joli, t'es même fin beau!
    Crénom de sort, si ta batoille
    Vaut ce plumage qui pendoille,
    T'es le tofin des forêts du Jorat.
    A ces mots, le Corbeau qui trouve ça estra
    Ouvre tout grand son four
    Et lâche ses dix-heures.
    Le renard chippe la tomme et dit:
    Pauvre niolu, méfie-toi toujours des lulus
    Qu'ont la langue bien pendue.
    Cette leçon vaut bien une fondue!
    Le Corbeau dépité, conclut:
    Ch'us tondu, j'ai perdu,
    plus jamais je s'rai eu!

 

 

 

 

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 01:08

 

 

 

 

 

 


 

Si j'avais une poupée, je l'appellerais Terre
Elle aurait des beaux yeux : des yeux bleus de rivière
Elle aurait un manteau de fleurs et de forêt
Où les animaux aimeraient se cacher.
Elle aurait une robe de lacs et d'océans
Qui couvriraient ses pieds de vagues de diamants
Elle aurait des cheveux de brume et de nuages
Et des larmes de pluie parfois sur le visage.

Je la consolerais et je dirais aux grands
Arrêtez de souiller sa robe d'océans
Arrêtez de brûler son manteau de forêts
Regardez ses cheveux rongés par vos fumées.
Enlevez vos poisons de ses beaux yeux-rivières
Laissez les animaux vivre en paix avec la Terre
Je la protégerais et je dirais aux grands
Que cette poupée là appartient aux enfants.




Pierre CHENE

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 19:01

 

 

 

Partir !

Aller n’importe où, vers le ciel ou vers la mer, vers la montagne ou vers la plaine !
Partir !
Aller n’importe où, vers le travail vers la beauté ou vers l’amour !
Mais que ce soit une âme pleine de rêves de lumières, avec pleine de bonté, de forces et de pardon !
S’habiller de courage et d’espoir et partir malgré les matins glacés, les midis de feu, le soir sans étoiles.
Raccommoder s’il le faut. nos cœurs voiles trouées, arrachées au mât des bateaux.
Mais partir !
Allez n’importe où et malgré tout !
Mais accomplir une œuvre !
Et que l’œuvre choisie soit belle, et qu’on y mette tout son cœur, et qu’on lui donne toute sa vie.

 

Cécile Chabot.

 

 

 

 

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 01:02

 

 

 

 

   

 

Ne presse pas la pluie,
elle prend le temps qu’il faut
afin d’étancher la soif de la terre.
 
Ne presse pas le coucher de soleil,
il prend le temps qu’il faut
afin d’annoncer la tombée de la nuit
jusqu’à son dernier rayon de lumière.
 
Ne presse pas ta joie,
elle prend le temps qu’il faut
afin d’apprendre à vivre ta tristesse.
 
Ne presse pas le silence,
il prend le temps qu’il faut
afin de faire la paix et cesser le bruit.
 
Ne presse pas ton amour,
il prend le temps qu’il faut
afin de se débarrasser des moments
les plus tristes de ton cœur.
 
Ne presse pas l’autre,
car il prend le temps qu’il faut
afin de s’épanouir
aux yeux du Créateur.
 
Ne presse pas ta douleur,
elle prend le temps qu’il faut
afin de se diluer dans les eaux calme
de ta conscience.
 
Ne te presse pas toi-même,
car tu as besoin du temps qu’il faut
afin d’apprécier ta propre évolution.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 01:03

 

 

 

 

 

 
Pas de bûche dans le foyer
Pas d'argent pour en acheter
Pas de sapin, pas de cadeau
Même pas de neige pour le traîneau
 
Pas d'emploi, pas de chèque de paye
Pas de fruit dans la corbeille
Pas de dinde, pas de tourtière
Pas de décoration, ni de petites lumières
 
Les dessins des enfants
Ornent le frigidaire "vide" évidemment
Et les chants de Noël qu'ils fredonnent
Apaisent le bruit qui, dans l'estomac, résonne
 
Pas grand chose pour ce Noël
Sauf, une prière pour l'Éternel...
"Seigneur, même si ça ne suffit pas toujours
Conserve-nous au moins l'AMOUR"

Danièle Labelle
 PRIERE DE NOËL

 

 

 

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 19:00

 

 

 

 

 

On va bientôt faire l'arbre de Noël
Mais cette année on l'allumera sans toi
Maman sourit pour me cacher sa peine
Elle ne sait pas qu'à mon âge, on comprend déjà

Quand je casserai ma tirelire pour Noël
J'achèterai un cadeau pour elle et toi
On n'sait jamais, des fois que tu reviennes
Son plus beau cadeau ce soir-là ce serait toi

Le Noël des mamans
C'est quand papa est là
Le Noël des mamans
Faut au moins être trois
Dans le cœur d'un enfant
Il y a trop d'amour
Le Noël des mamans
Toute seule, c'est trop lourd

Quand je ferai ma lettre au Père Noël
J'demanderai pas des jouets, je suis trop grand
Moi, j'écrirai seulement qu'il te rappelle
Que ma maman, c'est la plus jolie des mamans

Le Noël des mamans ça se commande pas
 

 

Damien

 

 




 


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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 01:02

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


  

 Homme
Tu as regardé la plus triste la plus morne de toutes les fleurs de la terre
Et comme aux autres fleurs tu lui as donné un nom
Tu l'as appelée Pensée.
Pensée
C'était comme on dit bien observé
Bien pensé
Et ces sales fleurs qui ne vivent ni ne se fanent jamais
Tu les as appelées immortelles...
C'était bien fait pour elles...
Mais le lilas tu l'as appelé lilas
Lilas c'était tout à fait ça
Lilas... Lilas...
Aux marguerites tu as donné un nom de femme
Ou bien aux femmes tu as donné un nom de fleur
C'est pareil.
L'essentiel c'était que ce soit joli
Que ça fasse plaisir...
Enfin tu as donné les noms simples à toutes les fleurs simples
Et la plus grande la plus belle
Celle qui pousse toute droite sur le fumier de la misère
Celle qui se dresse à côté des vieux ressorts rouillés
A côté des vieux chiens mouillés
A côte des vieux matelas éventrés
A côté des baraques de planches où vivent les sous-alimentés
Cette fleur tellement vivante
Toute jaune toute brillante
Celle que les savants appellent Hélianthe
Toi tu l'as appelée soleil
    ...Soleil...
Hélas! hélas! hélas et beaucoup de fois hélas!
Qui regarde le soleil hein?
Qui regarde le soleil?
Personne ne regarde plus le soleil
Les hommes sont devenus ce qu'ils sont devenus
Des hommes intelligents...
Une fleur cancéreuse tubéreuse et méticuleuse à leur boutonnière
Ils se promènent en regardant par terre
Et ils pensent au ciel
Ils pensent... Ils pensent... ils n'arrêtent pas de penser...
Ils ne peuvent plus aimer les véritables fleurs vivantes
Ils aiment les fleurs fanées les fleurs séchées
Les immortelles et les pensées
Et ils marchent dans la boue des souvenirs dans la boue des regrets
Ils se traînent
A grand-peine
Dans les marécages du passé
Et ils traînent... ils traînent leurs chaînes
Et ils traînent les pieds au pas cadencé...
Ils avancent à grand-peine
Enlisés dans leurs champs-élysées
Et ils chantent à tue-tête la chanson mortuaire
Oui ils chantent
A tue-tête
Mais tout ce qui est mort dans leur tête
Pour rien au monde ils ne voudraient l'enlever
Parce que
Dans leur tête
Pousse la fleur sacrée
La sale maigre petite fleur
La fleur malade
La fleur aigre
La fleur toujours fanée
La fleur personnelle...
...La pensée...

        Jacques Prévert

                                     Fleurs et Couronnes.

 

 

 

 

 

 

 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 09:00

 

 

 

 

 

 

 

 

"Si j'étais plante, je ne voudrais pas être de ces plantes qui ont trop affaire à l'homme.

Ni avoine, ni blé, ni orge parqués, sans pouvoir en sortir, dans un champ en règle - et on ne laisse même pas aux blés leurs bleuets pour se distraire - ni surtout ces légumes soumis et rangés, ces carottes alignées, ces haricots qu'on dirige à la baguette, ces salades qu'on force à pâlir en leur serrant le coeur quand il fait si beau alentour et qu'elles voudraient bien être grandes ouvertes.

J'accepterais encore d'être herbe à tisane, serpolet ou mauve, ou sauge, pourvu que ce fût dans un de ces hauts battus des vents où ne vont les cueillir que les bergers.

Mais j'aimerais mieux être bruyère, gentiane bleue, ajonc, chardon au besoin, sur une lande abandonnée, ou même un champignon pas vénéneux, mais pas non plus trop comestible, qui naît dans la mousse, un matin, au creux le plus noir du bois, qui devient rose sans qu'on le voie et meurt tout seul le lendemain sans que personne s'en mêle.

Et si j'étais animal, je ne voudrais pas être bête de maison ou de ferme, pas même la chèvre qu'on attache au piquet et qu'on rentre dans une étable pour la traire, ni une de ces poules dans la basse-cour, toutes mêlées aux marchés de l'homme et qui peuvent se dire l'une à l'autre quand elles ont pondu un oeuf : " C'est quinze sous que j'ai fait là et je vaux dix francs la livre "...

Non ! Non ! J'aimerais mieux être lièvre, ou renard, ou biche, ou rossignol qui ne rencontrent l'homme jamais que le jour où il les tue.

Et j'aurai été toute ma vie animal des plus domestiques, bête de somme, chien attaché, serin en cage. Ou légume à faire la soupe. C'était la volonté de Dieu."

 

 

 

 

Marie Noël, de son vrai nom Marie Rouget, est une poétesse et écrivain française, née le 16 février 1883 à Auxerre, décédée le 23 décembre 1967. Elle est officier de la Légion d'honneur.

 

 

 

 

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 01:04
"Dans chaque épreuve, ne cherchez pas l'ennemi, cherchez l'enseignement"

 

 

 

 

 

 
Il y a, dans chaque semaine, deux jours pour lesquels on ne devrait pas se tracasser, deux jours qui devraient être exempts de la crainte et de l’appréhension.
L’un de ces jours est Hier, avec ses erreurs et ses soucis, ses fautes et ses bévues, ses maux et ses peines, Hier s’échappe à jamais de nos mains.
Tout l’or du monde ne peut faire revivre Hier. Nous ne pouvons défaire un seul des actes posés; nous ne pouvons retirer une seule des paroles prononcées.
Hier n’est plus.
L’autre jour qui ne devrait pas nous inquiéter est Demain avec ses misères possibles, ses fardeaux, ses larges espérances et ses pauvres accomplissements.
Demain est aussi hors de notre portée.
Demain, le soleil se lèvera dans toute sa splendeur ou derrière un écran de nuages, mais il se lèvera. Jusqu’à cet instant, nous n’avons pas de mise sur Demain, parce qu’il est encore à venir.
Il ne reste qu’un jour :  Aujourd’hui. Tout homme peut livrer les combats d’un seul jour. C’est seulement lorsque vous et moi ajoutons les fardeaux de ces deux redoutables éternités, Hier et Demain, que nous sommes vaincus.
Ce ne sont pas les épreuves d’un jour qui rendent les hommes fous, c’est le remords ou la rancœur d’un incident qui est arrivé Hier et la crainte de ce que Demain peut apporter.
Vivons donc un seul jour à la fois.

 

 

 

 

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 01:02

 

 

 

 

Le temps qui passe

Le temps

qui ne passe pas

Le temps qu'on tue

Le temps de compter jusqu'à dix

Le temps

qu'on n'a pas

Le temps qu'il fait
Le temps

de s'ennuyer

Le temps de rêver

Le temps de l'agonie

Le temps qu'on perd

Le temps d'aimer

Le temps des cerises

Le mauvais temps
et le bon et le beau et le froid
et le temps chaud

-
P. Soupault

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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