Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 19:00

 

 

 

 

 

On va bientôt faire l'arbre de Noël
Mais cette année on l'allumera sans toi
Maman sourit pour me cacher sa peine
Elle ne sait pas qu'à mon âge, on comprend déjà

Quand je casserai ma tirelire pour Noël
J'achèterai un cadeau pour elle et toi
On n'sait jamais, des fois que tu reviennes
Son plus beau cadeau ce soir-là ce serait toi

Le Noël des mamans
C'est quand papa est là
Le Noël des mamans
Faut au moins être trois
Dans le cœur d'un enfant
Il y a trop d'amour
Le Noël des mamans
Toute seule, c'est trop lourd

Quand je ferai ma lettre au Père Noël
J'demanderai pas des jouets, je suis trop grand
Moi, j'écrirai seulement qu'il te rappelle
Que ma maman, c'est la plus jolie des mamans

Le Noël des mamans ça se commande pas
 

 

Damien

 

 




 


Repost 0
Published by Simone - dans Ils ont écrit
commenter cet article
15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 01:02

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


  

 Homme
Tu as regardé la plus triste la plus morne de toutes les fleurs de la terre
Et comme aux autres fleurs tu lui as donné un nom
Tu l'as appelée Pensée.
Pensée
C'était comme on dit bien observé
Bien pensé
Et ces sales fleurs qui ne vivent ni ne se fanent jamais
Tu les as appelées immortelles...
C'était bien fait pour elles...
Mais le lilas tu l'as appelé lilas
Lilas c'était tout à fait ça
Lilas... Lilas...
Aux marguerites tu as donné un nom de femme
Ou bien aux femmes tu as donné un nom de fleur
C'est pareil.
L'essentiel c'était que ce soit joli
Que ça fasse plaisir...
Enfin tu as donné les noms simples à toutes les fleurs simples
Et la plus grande la plus belle
Celle qui pousse toute droite sur le fumier de la misère
Celle qui se dresse à côté des vieux ressorts rouillés
A côté des vieux chiens mouillés
A côte des vieux matelas éventrés
A côté des baraques de planches où vivent les sous-alimentés
Cette fleur tellement vivante
Toute jaune toute brillante
Celle que les savants appellent Hélianthe
Toi tu l'as appelée soleil
    ...Soleil...
Hélas! hélas! hélas et beaucoup de fois hélas!
Qui regarde le soleil hein?
Qui regarde le soleil?
Personne ne regarde plus le soleil
Les hommes sont devenus ce qu'ils sont devenus
Des hommes intelligents...
Une fleur cancéreuse tubéreuse et méticuleuse à leur boutonnière
Ils se promènent en regardant par terre
Et ils pensent au ciel
Ils pensent... Ils pensent... ils n'arrêtent pas de penser...
Ils ne peuvent plus aimer les véritables fleurs vivantes
Ils aiment les fleurs fanées les fleurs séchées
Les immortelles et les pensées
Et ils marchent dans la boue des souvenirs dans la boue des regrets
Ils se traînent
A grand-peine
Dans les marécages du passé
Et ils traînent... ils traînent leurs chaînes
Et ils traînent les pieds au pas cadencé...
Ils avancent à grand-peine
Enlisés dans leurs champs-élysées
Et ils chantent à tue-tête la chanson mortuaire
Oui ils chantent
A tue-tête
Mais tout ce qui est mort dans leur tête
Pour rien au monde ils ne voudraient l'enlever
Parce que
Dans leur tête
Pousse la fleur sacrée
La sale maigre petite fleur
La fleur malade
La fleur aigre
La fleur toujours fanée
La fleur personnelle...
...La pensée...

        Jacques Prévert

                                     Fleurs et Couronnes.

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Simone - dans Ils ont écrit
commenter cet article
9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 09:00

 

 

 

 

 

 

 

 

"Si j'étais plante, je ne voudrais pas être de ces plantes qui ont trop affaire à l'homme.

Ni avoine, ni blé, ni orge parqués, sans pouvoir en sortir, dans un champ en règle - et on ne laisse même pas aux blés leurs bleuets pour se distraire - ni surtout ces légumes soumis et rangés, ces carottes alignées, ces haricots qu'on dirige à la baguette, ces salades qu'on force à pâlir en leur serrant le coeur quand il fait si beau alentour et qu'elles voudraient bien être grandes ouvertes.

J'accepterais encore d'être herbe à tisane, serpolet ou mauve, ou sauge, pourvu que ce fût dans un de ces hauts battus des vents où ne vont les cueillir que les bergers.

Mais j'aimerais mieux être bruyère, gentiane bleue, ajonc, chardon au besoin, sur une lande abandonnée, ou même un champignon pas vénéneux, mais pas non plus trop comestible, qui naît dans la mousse, un matin, au creux le plus noir du bois, qui devient rose sans qu'on le voie et meurt tout seul le lendemain sans que personne s'en mêle.

Et si j'étais animal, je ne voudrais pas être bête de maison ou de ferme, pas même la chèvre qu'on attache au piquet et qu'on rentre dans une étable pour la traire, ni une de ces poules dans la basse-cour, toutes mêlées aux marchés de l'homme et qui peuvent se dire l'une à l'autre quand elles ont pondu un oeuf : " C'est quinze sous que j'ai fait là et je vaux dix francs la livre "...

Non ! Non ! J'aimerais mieux être lièvre, ou renard, ou biche, ou rossignol qui ne rencontrent l'homme jamais que le jour où il les tue.

Et j'aurai été toute ma vie animal des plus domestiques, bête de somme, chien attaché, serin en cage. Ou légume à faire la soupe. C'était la volonté de Dieu."

 

 

 

 

Marie Noël, de son vrai nom Marie Rouget, est une poétesse et écrivain française, née le 16 février 1883 à Auxerre, décédée le 23 décembre 1967. Elle est officier de la Légion d'honneur.

 

 

 

 

 

Merci pour votre visite

Repost 0
Published by Simone - dans Ils ont écrit
commenter cet article
8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 01:04
"Dans chaque épreuve, ne cherchez pas l'ennemi, cherchez l'enseignement"

 

 

 

 

 

 
Il y a, dans chaque semaine, deux jours pour lesquels on ne devrait pas se tracasser, deux jours qui devraient être exempts de la crainte et de l’appréhension.
L’un de ces jours est Hier, avec ses erreurs et ses soucis, ses fautes et ses bévues, ses maux et ses peines, Hier s’échappe à jamais de nos mains.
Tout l’or du monde ne peut faire revivre Hier. Nous ne pouvons défaire un seul des actes posés; nous ne pouvons retirer une seule des paroles prononcées.
Hier n’est plus.
L’autre jour qui ne devrait pas nous inquiéter est Demain avec ses misères possibles, ses fardeaux, ses larges espérances et ses pauvres accomplissements.
Demain est aussi hors de notre portée.
Demain, le soleil se lèvera dans toute sa splendeur ou derrière un écran de nuages, mais il se lèvera. Jusqu’à cet instant, nous n’avons pas de mise sur Demain, parce qu’il est encore à venir.
Il ne reste qu’un jour :  Aujourd’hui. Tout homme peut livrer les combats d’un seul jour. C’est seulement lorsque vous et moi ajoutons les fardeaux de ces deux redoutables éternités, Hier et Demain, que nous sommes vaincus.
Ce ne sont pas les épreuves d’un jour qui rendent les hommes fous, c’est le remords ou la rancœur d’un incident qui est arrivé Hier et la crainte de ce que Demain peut apporter.
Vivons donc un seul jour à la fois.

 

 

 

 

 

Merci pour votre visite !
Repost 0
Published by Simone - dans Ils ont écrit
commenter cet article
7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 01:02

 

 

 

 

Le temps qui passe

Le temps

qui ne passe pas

Le temps qu'on tue

Le temps de compter jusqu'à dix

Le temps

qu'on n'a pas

Le temps qu'il fait
Le temps

de s'ennuyer

Le temps de rêver

Le temps de l'agonie

Le temps qu'on perd

Le temps d'aimer

Le temps des cerises

Le mauvais temps
et le bon et le beau et le froid
et le temps chaud

-
P. Soupault

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Simone - dans Ils ont écrit
commenter cet article
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 01:10

 

 

Je t'écris de la main gauche
Celle qui n'a jamais parlé
Elle hésite, elle est si gauche
Que je l'ai toujours cachée
Je la mettais dans ma poche
Et là elle broyait du noir
Elle jouait avec les croches
Et s'inventait des histoires
ooo
Je t'écris de la main gauche
Celle qui n'a jamais compté
C'est celle qui faisait les fautes
Du moins on l'a raconté
Je m'efforçais de la perdre
Pour trouver le droit chemin
Une vie sans grand mystère
Où l'on n' se donne pas la main
ooo
Des mots dans la marge étroite
Tout tremblants qui font des dessins
Je me sens si maladroite
Et pourtant je me sens bien
Tiens voilà c'est ma détresse
Tiens voilà c'est la vérité
Je vais, je n'ai plus d'adresse
Rien qu'une fausse identité
ooo
Je t'écris de la main bête
Qui n'a pas le poing serré
Pour la guerre elle n'est pas prête
Pour le pouvoir n'est pas douée
Voilà que je la découvre
Comme un trésor oublié
Une vue que je recouvre
Pour les sentiers égarés
ooo
On prend tous la ligne droite
C'est plus court, oh ! oui, c'est plus court
On voit pas qu'elle est étroite
Il n'y a plus place pour l'amour
Je voulais dire que je t'aime
Sans espoir et sans regret
Je voulais dire que je t'aime, t'aime
Parce que ça semble vrai


ooo

 

 

 

Danielle Messia
Jean Fredenucci
1982

 


 

Repost 0
Published by Simone - dans Ils ont écrit
commenter cet article
15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 01:15

 

 

 

 

 

 

 

A l'informaticien de mon coeur,

 
Mon Amour,

 
Je suis venue surfer sur ton web, impromptue,
Transférant mes données, bousculant tes menus.
Sur quoi vas-tu cliquer, supprimer ? Insérer ?
Vas-tu scanneriser mon image ou quitter ?
Je sais, j'ai investi, un à un, tes programmes,
Semé dans tes circuits mes messages, mes charmes.
Souhaiterais-tu graver, inscrire en ta mémoire
Mon virus effronté ?

Je voudrais tant le croire.
Ne suis-je qu'une option, la petite souris
Entrée par effraction sur l'écran de ta vie ?
Je me verrais si bien grignoter tes murs gris...
Ouvrirais-tu les mains pour m'en faire un tapis ?
Mon cœur, tu m'as saisie dans tes fichiers secrets.
Et je compte depuis nos rendez-vous discrets.
Tu viens te connecter à moi, fuyant ton site,
Le cœur déboussolé entre deux favorites...
C'est vrai, j'ai piraté l'ordinateur central...
J'ai choisi de t'aimer, patienter m'est égal
Et si tu m'aimes autant que mon cœur le devine,
N'aie pas peur, j'ai le temps.

Lançons bien la machine !
Pas question que tu viennes à moi pour te planter.
Sois sûr, quoi qu'il advienne, de ne pas te tromper.
Par contre, si j'ai tort, alors, tant pis pour moi.
De ton PC je sors ma disquette hors la-loi,
Te laisse à tes nuits blanches, par amour, par respect,
J'éteins tout, je débranche.

Et puis, je disparais !
 
Ton petit Wana "doux"

 
Marie Guillon

"1er prix - Les Plumes D'Amour"
 Point de Vue

 

réédition  26 mai 2006...link


 

 

 

 


 Grand merci pour vos visites  !

 

 

 

Repost 0
Published by Simone - dans Ils ont écrit
commenter cet article
23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 00:04
 
Je t'aime et tu m'aimes
Je vais demander
Trois jours de congé
Et on se marie
 On vivra tranquille
C'est pas difficile
Suffira d' faire des économies
 On f'ra un enfant
Deux kilos seulement
Avec une timbale
A ses initiales
 Il ira très loin
Ce s'ra un génie
Suffira d' faire des économies
 Et toi et moi
On vivra la vie qu'on voudra
On s'endormira
Le soir de bonne heure
Les bras dans les bras
Et toi et moi
 Pas besoin d'aller chercher
Le bonheur plus loin
Il est là
Bien à l'abri
Des rideaux Vichy.

 

Tu auras des fleurs
Devant l' pavillon
J' frai la cuisine
Tous les samedis
 On f'ra en quinze jours
L'Asie en charter
Suffira d' faire des économies
 
Et puis, quand viendra
La fin des folies
On regardera
Nos photographies
On mourra tranquille
C'est pas difficile
Suffira d'faire des économies
Et toi et moi


Alain Bashung,

 1er décembre 1947  -  14 mars 2009

 

Repost 0
Published by Simone - dans Ils ont écrit
commenter cet article
6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 00:01

 

 

 

 

  Georges Brassens
LES AMOUREUX DES BANCS PUBLICS


Les gens qui voient de travers
Pensent que les bancs verts
Qu'on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents
Mais c'est une absurdité
Car à la vérité
Ils sont là c'est notoire
Pour accueillir quelque temps les amours débutants

Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se fouettant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des petites gueule bien sympathiques.

Ils se tiennent par la main
Parlent du lendemain
Du papier bleu d'azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher.
Ils se voient déjà doucement
Elle cousant, lui fumant,
Dans un bien-être sur
Et choisissant les prénoms de leur premier bébé

Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se fouettant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des petites gueule bien sympathiques.

Quand la sainte famille machin
Croise sur son chemin
Deux de ces malappris
Elle leur décoche en passant des propos venimeux
N'empêche que toute la famille
Le père la mère la fille
Le fils le saint esprit
Voudrait bien de temps en temps pouvoir se conduire comme eux.

Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se fouettant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des petites gueule bien sympathiques.

Quand les mois auront passé
Quand seront apaisés
Leurs beaux rêves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds
Ils s'apercevront émus
Que c'est au hasard des rues
Sur un de ces fameux bancs
Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour.

Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se fouettant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des petites gueule bien sympathiques.

 


 DNA ?

abonnée depuis de très longues années !

 

Repost 0
Published by Simone - dans Ils ont écrit
commenter cet article
4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 00:03

 

 

 

 


Vous m’avez allumée et vous me regardez, rêveur. Vous êtes peut-être heureux de m’avoir.             
 Moi, en tout cas, je me réjouis d’être allumée.

Si je ne brûlais pas, je serais comme les autres, dans une boîte, où je n’ai pas de signification.

Ma raison d’être, je l’ai seulement lorsque je suis allumée, car alors j’existe.
Bien sûr, depuis que je suis allumée, j’ai rapetissé et bientôt je ne serai plus qu’une pâle lueur.

Mais il en est ainsi : ou bien je reste entière, rangée dans une boîte et, dans ce cas, je ne sais pas vraiment ce que je fais sur terre... ou bien je répands lumière et rêveries, et alors je sais pourquoi je suis là, pourquoi j’existe.

Pour cela, je dois donner quelque chose de moi, me donner moi-même.  C’est mieux que d’être dans une boîte en carton.
      « Il en est de même pour vous. »


Ou bien vous vivez pour vous, vous ne perdez rien, mais aussi, vous ne savez pas au juste pourquoi... ou bien, vous donnez lumière et chaleur, alors les gens se réjouissent de votre présence.

Vous n’êtes pas pour rien sur terre mais vous devez aussi donner quelque chose de vous.  N’ayez pas peur si, ce faisant, vous devenez plus petit, c’est seulement de l’extérieur...

Je suis une bougie unique.  Lorsque je suis allumée, la lumière et la chaleur qui se dégagent de moi ne sont pas fortes mais,  par contre, avec d’autres bougies, toutes ensemble, grande devient notre clarté et forte est notre chaleur.
       « Il en est de même pour vous. »

La lumière que vous donnez n’est pas grand-chose, mais, avec celle des autres, c’est énorme.

Il y a parfois des pannes de courant à la maison, il fait noir d’un seul coup.
Alors tout le monde pense : « Vite, une bougie  », et l’obscurité est ainsi vaincue grâce à une seule flamme.
        « Il en est de même pour vous. »

Tout n’est pas idéal dans ce monde. Beaucoup se plaignent, certains n’arrêtent pas de se lamenter.

Alors, n’oubliez pas qu’une seule flamme est encore plus que l’obscurité.

Prenez courage et n’attendez pas les autres. 
Soyez allumés et brûlez. Et si vous avez des doutes,  alors prenez une bougie et allumez-la. Regardez cette flamme et comprenez .

 

 

                          

                  Merci pour votre visite.

 


Repost 0
Published by Simone - dans Ils ont écrit
commenter cet article

Texte Libre

deytsc

Articles Récents