c'est dans l'air du temps....

A la retraite ces vieux barbons vêtus de vert Qui nous imposent d’écrire les mots à leur manière, Bannissant fermement et très autoritaires Le moindre petit écart dans la langue de Molière. Et quant aux professeurs et autres intégristes Qui torturent sans vergogne le collégien si triste, Allergique aux accords, cancre récidiviste, Ils gagneraient vraiment à être plus fantaisistes. Et ceux qui nous reprennent avec impertinence Quand nous nous exprimons avec grandiloquence, En nous trompant de mot, par simple inadvertance, De grâce qu’ils nous laissent à nos insuffisances. Au diable l’orthographe !!! Oui nous, pauvres prolétaires, Ecrivons notre prose ou bien même quelques vers Sans nous soucier d’savoir combien il faut de r, A ces si sympathiques mots de vocabulaire. Ensemble, il faut lutter contre l’infâme dictature De ces accords pervers, sournoisement obscurs Et autre subjonctif et antérieur futur, Qui nous donnent au cerveau de sérieuses courbatures. Militons donc pour une écriture phonétique, Chacun jouant sa gamme, sa petite musique, Sans craindre le fielleux sourire sarcastique Du roi de la dictée prêt à lancer ses piques. Et alors camarades, armés de nos stylos, Sans complexe et au risque de passer pour des sots, Ecrivons en français, en verlan, en argot, En ignorant l’orthographe, ce trop lourd fardeau. jean-pierre georget le début.... ici |
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