En descendant l'escalier, elle a trouvé l'étoile Et déchiré le voile de l'obscurité. Un jour il sera l'heure où elle parlera Amour à ceux qui pleurent, À tous ces enfants là. Elle ouvre un œil discret sur le ciel encor bleu De sa fin de jeunesse Et regarde une fleur, que l'automne à ses feux A prise en sa tendresse. Et puis elle s'en va pas à pas, Cheminant vers un flot de promesses Car elle a le soleil et l'amour en ses yeux Pour ultimes caresses. Le parfum de sa vie, Les senteurs de l'oubli, La rose du levant, lui donnent du bonheur. Le vertige d'un jour, les vestiges d'amour, Lui donnent des frayeurs. Mais elle est loin de ça Dans son horizon glauque Où roulent des tonnerres aux nuages d'argent. Elle va, sans maudire, Un rire au bord des lèvres, Vers un autre avenir.  Lydia Pavot |