| Ode à tous ceux qu’on aime, Et qui un jour s’en vont, Poursuivre des « je t’aime », Qui aussi s’envoleront ; | | | | Au bel ami d’un jour, Oh ! doux amant d’un temps, A l’amour de toujours, A celui d’un printemps ; | | | Qu’il dure tout’une vie, Ou un très court instant, Aimer est infini, Et toujours si troublant ; | | | | Plaire, se rencontrer, Se séduire et puis vivre, S’aimer et s’enlacer, Se retrouver, se suivre ; | | | D’amour ou d’amitié, Aimer est envoûtant, A deux c’est plus léger, Et l’on est plus vivant ; | | | | Rien n’est jamais acquis, Mais l’on s’habitue vite, A serrer mieux la vie, Quand l’amour vous habite ; | | | Enivré du moment, Contre ceux que l’on aime, On ne voit passer l’ temps, Ni tout ce qui se sème ; | | | | Quand commence l’histoire, Que l’espoir est repu, Nul ne peut alors voir, La fin dans le début ; | | | La vie tourna la roue, Pour que vos cœurs s’attirent, Afin que vienne à vous, Accompagné du rire ; | | | | Cet ami, ou amant, Qui partage vos rêves, Et écrit sa chanson, Avec votre lumière ; | | | D’autre cœur que le vôtre , Avait dû le quitter, Avec l’espoir, peut-être, Que vous le rencontriez ; | | | | Quelqu’un défit l’union, Qui lui était si chère, Pour qu’il puisse à tâtons, Trouver votre chaumière ; | | | | Mais comme il est pressé, Le bonheur va courant, Vivre, croire, espérer, Ne dure qu’un moment ; | | | Ailleurs, vivre l’appelle, Pour d’autres lendemains, Accompagnez ses ailes, Vers ce nouveau destin ; | | | | Rendez l’espace libre, Pour qu’il aille plus loin, Ecrire avec joie « vivre », Sur d’autres parchemins ; | | | Des yeux divers des vôtres, Apprécieront ses mains, Laissez venir ces autres, Sur ce nouveau chemin ; | | | | Il quitte une émotion, Pour un autre partage, Qui n’à pas de prénom, Ni encore de visage ; | | | Comme il a pris la route, Vers vous un beau matin, Redonnez là lui toute, Pour aller vers demain ; | | | | Tant que la vie nous frôle, On n’est pas séparés, Lâcher est votre rôle, Le destin est parfait ; | | | Par amour se serrer, Avec moi tu t’enivres, Pour l’amour se quitter, Ne m’attends pas pour vivre ; | | | | D’autres pour nous sont prêts, Il n’est pas là de doutes, Ils respirent à côté, Et sont déjà en route ; | | | Aimer c’est laisser vivre, Et regarder partir, Accompagner sans suivre, Pour semer l’avenir. | | | |