Mal aux pieds, au dos, à la tête ?
Mais c'est la magie de Noël, que revoilà !
Enfin, il est possible à nouveau de se faire couramment massacrer les panards. Suffit de traverser un marché de Noël, de préférence dans une grande ville : le résultat est meilleur.
On s'y fait rétamer les tatanes à peu près une fois à la minute. Passe encore quand le maladroit a le gabarit d'un touriste taïwanais, bien entendu confondu en excuses.
Quand il s'agit d'une armoire bavaroise bien charpentée, en revanche, qui a la bonne idée de prendre racines pile-poil sur l'ongle incarné dont la seule évocation suffit à faire transpirer entre les omoplates, c'est l'extase. Les anges de la nuit de Noël en avant-première.
Un Noël comme on aime
On peut toujours éviter les heures d'affluence. Gare aux jours de pluie, alors. Là, c'est le coup de pébroc assuré entre la quatrième et la troisième vertèbre cervicale, à l'endroit exact où l'on s'est pris, gamin, un poteau de handball à rebours.
Se dépêcher de jeter un regard noir au criminel, avant que quelqu'un ne vous plante des baleines dans les deux yeux. Ou que déboule entre deux chalets une poussette d'enfant à quatre roues motrices et 300 kg à vide, pour remettre moelle épinière et politesse d'aplomb dans le bazar.
Reste plus, avant la carapate, que le remède miracle en de si cruelles occurrences : le vin chaud. Si bonne idée.
Ca brûle rapidement quelque chose qui devait être des muqueuses, l'orange et la cannelle mélangées décalaminent jusqu'à l'os les sinus, même les very encombrés. Si vous apercevez un père Noël bleu qui vous parle de bouclier fiscal, pas grave. Il ne s'agit probablement que d'un début d'hallucination.
Ne pas vouloir, pour autant, mettre sur le compte du breuvage la constatation faite incidemment par les autorités : une fois sur deux, le « made in » apposé sur des décos de Noël serait suivi de la précision « China ». La preuve que l'Empire du Milieu n'est pas hermétique à la beauté de Noël. Pas plus que nous, en fait.
Didier Rose
Je pense donc je lis les DNA