| | Depuis quelques semaines, les petits fours alsaciens sont à nouveau entrés en grande souffrance. Spritzbredle, Butterbredle, Schwowebredle et autres Anisbredle vivent le martyr. Pas parce qu'ils sont l'objet de toutes les gourmandises, non, mais parce qu'ils sont victimes de toutes les orthographes. Entre autres, vous trouvez des Bredele, Breedele, Brédélé voire encore -suprême barbarisme- Bredeles, quand on ne vous parle pas carrément des « Breudeuleu ». A vous faire dresser les cheveux sur la tête, même si vous n'en avez plus. Paraît que c'est chic aujourd'hui d'appeler Bredele ce qu'en alsacien normal on appelle, depuis des siècles, Bredle. Une déformation par souci d'authenticité certainement, et surtout par respect des traditions. Il est à espérer que ce même respect ne conduise pas un jour à habiller notre Hans Trapp avec une houppelande rouge. Ou encore à faire promener Christkindel avec saint Nicolas pour fêter Sainte-Cécile. Mais on n'en est pas -encore( ?)- là. Alors, pour prendrez bien un Bredel, ou peut-être même quelques Bredle ? Rien que pour le plaisir du mot juste. B. St | |