Si, c'est vrai.
Prouvé par la science. Ces dames préfèrent le rose. Pas le mauve, pas le mimosa, pas le pourpre. Non, la couleur layette années 50.
Même que l'éducation ne serait pas la seule à façonner goûts et couleurs : ce n'est pas (seulement) parce qu'on a tendu sa chambrette de rose bonbon que mademoiselle y resterait sensible.
La nature aussi y est pour quelque chose. Et peut-être même, au secours les grandes théories, l'évolution des espèces.
A l'origine de la découverte : deux chercheurs qu'on ne saurait soupçonner de machisme. Puisqu'il s'agit de chercheuses. Deux Anglaises, qui ont montré que cheveux en couettes et jupette s'accommodaient mieux aux déclinaisons d'églantine que maillot de rugbyman et salopette de bûcheron.
L'important, c'est le rose
Voyons voir la méthode : dans des piles de cartes bariolées, à z'yeuter rapidement, des cobayes des deux sexes ont été priés de faire des tris réflexes, par paires, par oppositions.
Bref, d'annoncer la couleur. Et, big surprise, si le bleu tape dans l'oeil des garçons, les variations de rouge un peu pâle, voire rosissant, émergent dans les tropismes chromatiques féminins.
Simple inclination, sortie tout droit du berceau et des catalogues de papiers peints pour nouveau-nés ?
Ben non, la science est formelle. Car les mêmes tests, faits aux antipodes, donnent les mêmes résultats, y compris dans des contrées où la notion de papiers peints est floue...
L'important, c'est donc le rose pour le genre féminin. Reste cette question : pourquoi ? Là, s'accrocher.
Naguère, pendant que ces messieurs partaient joyeusement tailler des bavettes au mammouth du coin, en scrutant la météo (donc le bleu du ciel), leurs compagnes aimantes se seraient occupées de faire cueillette de fruits des bois et de baies.
Nourriture à dominante... rouge. D'où une rémanence visuelle qui aurait traversé les âges. Dans certaines limites. Appliquée à la politique, la théorie du rose comme terrain d'entente féminin coince encore. Dans certains partis.
Didier Rose
Je pense donc je lis les DNA