| Suffit, les hélicos, les gyrophares et tout le barnum des nations en balade. Le grand cirque de l'OTAN a plié ses tentes VIP et ses toiles contestataires. Rompez ! Les cigognes peuvent à nouveau prendre l'air sans se faire voler dans les plumes par des Sikorski. Les limousines sont allées faire crisser leurs pneus ailleurs, faire flasher d'autres cabines radar. A ce propos, on est curieux de savoir à qui seront adressés les éventuels PV relevés sur les autoroutes fermées ce week-end, autour de Strasbourg, à toute autre circulation que celle des dignitaires prestement translatés. Imaginez l'incident diplomatique : « A l'attention de Mr O., chef d'État, Maison Blanche... En vertu du Code de la route, vous avez perdu à ce jour 3 250 points sur votre permis de conduire, en raison des infractions ci-dessous (suivent 3 feuillets). Vous pouvez vous inscrire à un stage vous permettant de récupérer 4 points, tous les deux ans». Rois du volant Bien sûr, en tant que pays hôte, la France a peut-être eu la bonne grâce de débrancher les cinémomètres automatiques placés sur les parcours officiels. Histoire de ne pas attenter à d'augustes prunelles par de méchants flashs. On ne ferait pas plus prévenant. Quoi, la vitesse dès lors serait moins dommageable à la santé des passagers de voitures de grande livrée qu'aux conducteurs de Twingo ? On n'ose risquer ici une réponse. Mais concevoir que, sitôt les drapeaux rangés, les radars retrouvent leurs bonnes habitudes, ça, on peut très bien, oui. Après les flonflons des délégations, voici qu'est revenue la vraie vie. Sans voies dégagées, sans motards d'escorte, sans feux rouges sécurisés. Et dans cette vie là, la route est un danger, radars ou pas. Prudence, donc. Si déjà on n'est pas responsable du monde, autant se montrer maître, au moins, de son volant. Didier Rose Je pense donc je lis les DNA |