c'est dans l'air du temps....
Par Simone

| Danger, téléphone. Le coup de fil, aussi nocif que la bouffée de cigarette ? Il y a de quoi s'interroger. Pas seulement en raison d'un prétendu Grenelle des ondes ; que le portable fasse bouillir les cerveaux, malmène les egos, on le savait depuis longtemps. Il n'est qu'à voir, ou plutôt entendre certaines terrasses ou plages par grande affluence. Ce n'est que regards dans le vague, main à l'oreille, boîtier collé à l'occiput : « Et alors je lui ai dit, et puis il m'a dit, à quoi j'ai redit, et tu sais quoi, il m'a dit aussi », etc. La banalité livrée en pâture au voisinage, l'extrême vide affiché en vitrine : « Et toi t'es où, et tu vas où, et c'est quand, et lui il est où ? »... Donc, que le portable soit nocif aux hémisphères cérébraux de la compréhension et de la relation sociale, rien de neuf sous les antennes-relais. Gamelle téléphonée En revanche s'annonce un nouveau risque corporel lié à une dépendance aux mauvaises ondes téléphoniques : la gamelle. Le gadin. La grosse bûche pour cause de diversion radiotéléphonique.
| Téléphoner nuit à l'intégrité des carrosseries automobiles, c'était prouvé. Comme sont répertoriés les traumatismes des piétons à la langue tellement bien pendue, qu'ils en oublient d'élémentaires précautions avant de traverser la rue. Apparaît de surcroît une catégorie moins connue d'accidents qualifiables de domestiques : les séquelles de sms. Vouloir à tout prix rédiger des textos dans les escaliers peut se solder par un appel aux urgences de l'hôpital du coin. Et que dire de ces cyclistes que l'on voit passer avec un casque mp3 sur les oreilles, pédalant à toute vibrure, les deux mains occupées à trifouiller leur portable multimédia ? Pour freiner, il leur reste juste le nez. Mais c'est pas pratique, sauf peut-être à l'atterrissage. Ceci peut donc être assimilable à un avertissement de salubrité publique, même s'il nuit gravement à la santé financière des opérateurs : un portable n'est jamais aussi inoffensif que lorsqu'il n'est pas utilisé. En toutes choses, il faut savoir raccrocher.
Didier Rose Je pense donc je lis les DNA |
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