| En voilà, une année pleine d’espoir. D’abord parce qu’on a survécu à la frénésie de Noël. Adieu, les hordes qui ont totalisé des milliards de kilomètres pour boire un vin chaud sous la pluie. Rendez-vous en août à Argelès. Bizarre impression, le calme revenu, de se retrouver entre soi. Faudra-t-il parler, en Alsace, de la magie de janvier ? Elle ne durera pas. Une hystérie en chasse une autre. Après-demain commencent les soldes. En cela aussi, cette nouvelle année est prometteuse. On va rapidement tester ses bonnes résolutions. Saura-t-on résister au cri de l’étiquette barrée, pauvresse livrée comme en pâture au crédit des cartes bancaires ? La mode serait plutôt à la retenue, l’achat compulsif passera bientôt pour atteinte au triple A national. Certains ont donc pu jurer qu’on ne les reprendrait plus à se faire broyer les panards pour des moufles trop petites bradées à - 50 %. Rigueur d’abord. Les économistes n’ont pas été avares en vœux. A tous, bonne et onéreuse année. La santé d’abord, celle de l’euro bien sûr. Du coup, les pétards du réveillon claquaient encore que déjà les hausses fumaient. Facile à retenir, tout ce qui est bon augmente. Les restos, les boissons très alcoolisées, les boissons pas alcoolisées et bien sûr cette spécialité tricolore à classer au patrimoine mondial immatériel : l’impôt. 2012 s’annonce là aussi comme un grand millésime. Normal dès lors qu’ait été interdit à Nouvel An de trinquer hors de chez soi. La bonne humeur à la rue, le symbole a peut-être été jugé trop explicite. Heureusement, pendant que les uns lèvent le coude, d’autres bossent. Des scientifiques: ils ont inventé une matière constituée à 99,9 % de vide! Grisant. Et évidemment sans aucun rapport avec l’édifiante campagne électorale de ce début 2012. Didier Rose Je pense donc je lis les DNA Dernières Nouvelles d'Alsace |