| | La flamme de Noël serait-elle à l'aube de vaciller ? La fête ne brillera peut-être plus de la même manière. Trop aveuglante, sans doute. Pour l'instant, les guirlandes étoilent les firmaments hivernaux de nos rues. Partout en Alsace, les ampoules sont de sortie, on déroule au-dessus des têtes et des magasins des kilomètres de rampes clignotantes, des tonnes de comètes scintillantes et des flots de fontaines lumineuses. Un peu trop voyant, tout ça, au goût des puristes et des écolos. Les premiers se rembrunissent de manière saisonnière, pour hurler à l'excessive pollution lumineuse. Les seconds disjonctent à l'estimation des consommations énergétiques en période dite de partage (des factures d'électricité, il va sans dire). Les feux de l'amour de Noël Quoi, Noël dans le noir, comme terrain d'entente ? Pas tout de suite, si du moins flashait cette idée : la diode à électroluminescence, ou LED, brûle plus longtemps, de manière mieux cadrée, pour une conso moindre. Un genre de rejeton de la Fée électricité et du Père Noël, en quelque sorte. Élémentaire, mon cher kilowatt/heure ? Voilà qui plaide pour la LED. A condition de faire abstraction de ce détail, trois fois rien, une paille. Une diode est plus chère. Pas tant que ça non plus, puisqu'à Grenoble, où l'on n'a pas froid aux yeux, les diodes installées dans les feux rouges ont été rentabilisées en trois ans. Côté guirlandes, le calcul est plus délicat. Sauf à les laisser brûler à longueur d'année, les décorations de Noël en LED ne peuvent s'amortir qu'à long terme. Le progrès, même en cette saison, c'est pas cadeau. Les climatologues, néanmoins, apprécieront le geste. Que la chaleur de Noël reste cantonnée dans les veillées et ne soit pas dispersée à tous vents, voilà qui n'est pas pour déplaire aux stressés de l'effet de serre. Bien sûr, on ne fera pas si vite l'économie du bling-bling de l'avent, ni des feux du réveillon. Mais si la haute technologie gagnait les sapins de Noël, quel chemin parcouru finalement depuis les bougies de naguère, qui ont fait tant d'étincelles dans les ramures. Didier Rose Je pense donc je lis les DNA |