| /http%3A%2F%2Fs16.rimg.info%2F0a02e1f04cf9763b082085e37c6114af.gif) Riche un jour ? C'est arrivé près de chez nous : à Offenbourg, outre-Rhin donc, un couple a découvert récemment qu'il était millionnaire. Rêve qui s'est évanoui dès le lendemain. Pas banal certes de gagner au Loto (Lotto, pour nos voisins allemands). Et encore moins de tout perdre en moins de 24h - ou du moins de ne rien avoir à toucher. En lisant pourtant une gazette dominicale, cette dame de 66 ans avait bondi. Elle a pris son mari à témoin : les six chiffres gagnants publiés par un hebdomadaire allemand étaient bien les mêmes que ceux cochés sur la grille en leur possession. Dans la tête des nouveaux millionnaires, les compteurs s'affolent alors. Les chanceux, malades tous les deux, font des projets de voyage de santé, de cures au long cours. Ils regardent d'un autre oeil leur Ford Fiesta âgée de 22 ans, sagement garée à sa place, et se disent qu'elle est destinée à vite se muer en un carrosse autrement ronronnant. Conte cruel Les murs même de l'appartement, dans lequel ils ont emménagé en 1971, leur semblent bien resserrés, le logement pas si confortable qu'ils l'avaient cru. Et il n'y a pas que les projets, à s'emballer. La dame n'est pas loin du malaise, court prendre un calmant, car elle a déjà fait des alertes cardiaques. La nuit est agitée, le sommeil fébrile. Au point que, dès le lundi matin, la gagnante achète un autre journal pour relire les numéros du tirage. Katastrophe : ce ne sont plus les mêmes ! Le journal du dimanche s'était trompé, avait publié une grille erronée. Le couple n'a jamais gagné que dans ses rêves. Cruel chaud et froid, que les deux Badois n'ont pas fini de payer. Le mari était allé jusqu'à demander à ses voisins s'ils se doutaient que des millionnaires habitaient dans le quartier... Aux dernières nouvelles, les deux se montraient plus philosophes qu'amers. Mais on ne sait pas s'ils ont rejoué au Lotto. (suis amer) Ils gardent en tout cas un bulletin perdant, quoique d'une immense valeur à leurs yeux : il a fait d'eux, un jour, et un seul, des millionnaires. Didier Rose Je pense donc je lis les DNA |