| | Adieu cadeaux, gâteaux, galettes. Les fêtes sont déjà loin, fini la fiesta. L’avent et ses espoirs sont passés, voici l’après. Demain sonne le glas de janvier, un nouveau départ dans l’année. Février, un tournant. L’année en effet ne restera pas seulement dans les mémoires pour raisons électorales. Ni par simple coïncidence calendaire : 2012 est un sacré numéro, le rendez-vous des vendredis 13. Outre janvier, les mois d’avril et de juillet aussi célébreront la patte de lapin et le trèfle à quatre feuilles. Que du bonheur, pour la Française des Jeux. Mais si février contribue à faire de ce millésime une exception, c’est surtout pour ses 29 jours au compteur. 2012 est bissextile, ce n’est pas si gratuit. Dans le monde salarié, par exemple, un jour de plus au turbin pour le même prix. On applaudit. Sur un autre versant, les bénéficiaires d’indemnités et d’allocations journalières, et ce ne sont sûrement pas les plus vernis, toucheront un rabiot : le pécule quotidien attaché à ce 29 e jour, prime de février qui ne tombe malheureusement que tous les quatre ans. Il n’en va évidemment pas de même pour les natifs du 29 février. Un anniversaire prétendument tous les quatre ans, le vieillissement soi-disant divisé par quatre, l’affaire eût été trop belle. Outre le plaisir d’être né un jour pas comme les autres, et de partager cette particularité avec le fameux Sapeur Camenber, les petits malins nés un 29 février ont ce privilège exorbitant de pouvoir fêter leur anniversaire quand bon leur chante, trois années sur quatre. Autrement dit, soit à l’instant précis où l’on bascule du 28 février au 1er mars — mais c’est un peu court. Soit le 28 février. Soit le 1er mars. L’essentiel étant que famille et potes soient synchrones. À propos de synchronisation, après le calamiteux 2011, au moins une bonne nouvelle : à part le 11 Novembre, aucun férié cette année ne tombe un dimanche. Ça change un peu. Didier Rose Je pense donc je lis les DNA Dernières Nouvelles d'Alsace | |