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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 01:02
    Édition du Lun 4 jan. 2010




 
C'est un produit de saison, qui traverse les saisons. L'époque est au calendrier.
Et alors ? Alors, on aurait tort d'acheter son agenda les yeux fermés. De céder au premier échéancier venu. Un décompte calendaire peut en cacher un autre.
Par exemple, il est risqué de se donner rendez-vous le lundi de la deuxième semaine de janvier 2010. Sur certains calendriers, c'est le 4 janvier. Sur d'autres, le 11.

De quoi, y aurait-il des éphémérides bidons en circulation ? Les imprimeurs se mélangeraient-ils les pinceaux à la mise sous presse ?
Si le calendrier 2010 des pompiers du village ne compte pas le même nombre de semaines que celui du club de tricot (52 pour les uns, 53 pour les autres), c'est parce qu'il y a du mou dans la numérotation.

Le pataquès de l'année
Pour certains calendriers, la première semaine de janvier a commencé dès le 1er, un vendredi, et n'a duré que trois jours.
Pour d'autres, la première semaine de janvier attend aujourd'hui, lundi 4, pour daigner apparaître.
Bras de fer entre partisans du toujours plus tôt et du jamais trop tard ? Bricolage au doigt mouillé pour terminer pile poil sur un nombre familier de semaines ?
Pas d'affolement. Comme en toutes choses, de grands esprits se sont penchés sur la question du temps qui passe. Combien de temps, on n'en sait rien.
Mais de leurs cogitations est sortie une norme. Exactement comme pour le diamètre des chambres à air et les teneurs en matières grasses des yaourts.
D'où il ressort que, selon le texte ISO 8601, la première semaine de l'année est toujours celle qui contient le premier jeudi. Et qui, comme c'est le cas, peut démarrer aujourd'hui, un 4 janvier.
En revanche, même si la première semaine laisse passer trois jours avant de se présenter, comme en 2010 donc, l'année ne saurait compter de semaine... numéro zéro.

De semaine nulle, c'est beaucoup moins sûr : aucune norme n'a encore abouti à ce sujet.

Didier Rose


 

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 12:20









Les ados, c'est bien connu, sont pousses en rébellion, voulant s'affranchir de tuteurs. Et les rebelles, ces temps-ci, fleurissent dans les rues.
Signe distinctif, l'arrangement capillaire. On a beau être en révolte. S'il est un point sur lequel il ne saurait être question de déparer entre insoumis, voire de s'aventurer hors des sentiers battus de la sédition sociale, c'est bien l'occiput.

Flagrant comme le front sur la figure : la mèche fait des ravages. Balayage oblique pour tout le monde, et si possible de gauche à droite. Seuls les esprits irrésistiblement frondeurs, crâneurs si l'on osait, iront à contresens, l'effronterie atteignant là son comble.
Prenez un groupe de joyeux dandys en goguette. Pas moyen d'éviter la mèche faussement folle, voire sauvagement rabattue au millimètre - la frange droite, taillée à la hache, n'a pas encore dit son dernier brushing dans le camp de ces demoiselles.


Des cheveux pour les ados

Ne leur dites surtout pas, sous peine de passer pour un vieux raseur. On se croirait revenus dans les années 60. Retour vers le futur de nos tifs. Les McCartney se croisent en masse aux abords des lycées.
A croire d'ailleurs qu'existent des peignes agréés lissage latéral, des moules à frange à effet angulaire garanti. On soupçonne des occupations de salle de bains à rallonge en matinée et des discussions familiales en proportion au dîner. Où serait le mal, d'ailleurs ?
La dictature du sèche-cheveux en vaut bien d'autres. Si être dans le vent nécessite de s'en cacher à toute force (le décoiffé a du plomb dans la kératine, apparemment, tout comme le pseudo-mouillé), si être mutin suppose de mâter toute rébellion échevelée (sus à l'épi), chapeau bas après tout.

Voilà la capilliculture érigée en école de la vie : au diable la coupe, si elle ne défrise pas.
A moins qu'il ne faille déceler, dans la suprématie absolue de la frange un message subliminal. Est-ce d'être trop explosif que cet âge cultive ostensiblement ses mèches ?

 

Didier Rose


 

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 01:03










Chouchous, comptez-vous !
Non, il ne s'agit pas du cri de ralliement d'une troupe carnavalesque - du moins à notre connaissance.

Même si on n'est pas loin d'un genre de cavalcade, serpentins en moins, nommée ascension sociale.

C'est fou, peut-être. Mais attesté,

paraît-il : pour les salariés français, le premier critère de promotion dans les entreprises serait le favoritisme.
Voilà qui expliquerait certaines faces de carême au bureau, même avant mardi gras. Les contrats de résultats, clauses d'objectifs et autres bonus proportionnels ne seraient que confettis sociaux, poudre aux yeux syndicaux.


Le gagnant est...

Ce n'est pas seulement telle conversation de bistrot qui l'affirme. Mais l'enquête menée par l'autoproclamé « leader mondial de la gestion de carrière et du recrutement en ligne ».
D'où il ressort que pour avancer, rien ne servirait de courir, mieux vaudrait jouer de l'échine. Cyrano et son «ne pas monter bien haut» n'a aucun avenir hiérarchique.
Quel pavé en tout cas dans les grilles salariales ! A ce compte-là, au grand bal des favoris, seraient princes les plus agiles, pas forcément les plus endurants, dixeunt les intéressés. La performance ne viendrait qu'en second plan, à l'heure de gagner des mètres carrés de moquette et des centimètres de voiture de fonction.
Et que dire de cette bonne vieille ancienneté : quand il s'agit de se faire mousser, elle n'interférerait qu'en dernier ressort, selon certains salariés. Qui une fois sur quatre affirment ne pas même saisir comment ou pourquoi leur aimable entreprise promeut dans ses rangs !
Un constat autrement révélateur que la dénonciation des supposées faveurs du grand manitou. Là, tombent sans doute les masques : ne plus savoir comment être méritant de nos jours s'avère plus inquiétant que de crier, depuis que le monde est monde, au fayot.

A quoi servirait de se décarcasser si, au final, le gagnant relève de la surprise du chef ? La question peut encore valoir, dans les bureaux et usines, quelques jolis charivaris... 

 

Didier Rose


 

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 01:01










Ça y est, le printemps est là. Comment, trop tôt ? Pas du tout, la botanique textile a ses lois. Les fleurettes sont de retour. Partout.
Pas encore dans les jardins, d'accord. Laissons d'abord fondre les deux mètres de neige qui vont peut-être tomber cette nuit, en un bloc si possible, puisque cet hiver ne sait visiblement plus comment nous surprendre.
A dire vrai, c'est dans les vitrines que s'étale l'invasion du végétal. A peine passé le bulldozer des soldes, chargés de déblayer le terrain, voilà un déferlement de p'tites pétales colorés, d'imprimés fleuris, bref des pâquerettes et des lilas comme sur les photos des calendriers.

Attention les yeux, après le noir et blanc des mois passés, ça dépote dans le registre champêtre. A vendre, dans toutes les tailles, éclosion massive de motifs jardiniers, germination spontanée d'inflorescences chamarrées.


Le bouquet après l'hiver

N'en jetez plus : les regards en coin en disent assez. Trop cruel, après des semaines en hibernation que de voir si vite bourgeonner en rayon, par-dessous les cache-nez des mauvais temps, les jupes et les chemisiers des beaux jours - enfin s'ils se décident à revenir.
Plutôt que de crier au miracle de la nature (commerciale), il faut saluer l'art des faiseurs de mode.
On ne sait à quels baromètres ils se fient, mais la NASA devrait s'en inspirer. Prévoir qu'après ces frimas à rallonge et ce festival d'intempéries, une telle floraison s'imposait pour les porte-monnaie, chapeau.

Finement joué. Rien n'eût été plus dur à digérer qu'un printemps habillé à la va comme je t'assombris. Là, pas de danger de louper le coche, de continuer à se saper, à tous égards, le moral.
Question nippes, on se croirait téléporté en zone tropicale, perdu dans une serre speedée par les halogènes.
C'est clair : la fleurette fait le printemps des boutiques. On ne s'en plaindra pas, après un hiver un peu trop salé.

Surtout s'il fallait y percevoir le signe même pas caché que l'avenir aussi, s'annonce un tantinet plus fleuri.


Didier Rose


 

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 01:05








 
Le téléphone de nos jours n'incite pas seulement à parler. Il fait aussi écrire. Beaucoup. Et, si affinités, en recommandé.

C'est précisément par ce type de lettre que commence l'histoire d'une jeune femme. En juin dernier, elle résilie ainsi son abonnement internet et téléphone fixe à Nancy, renvoie sa box et, études terminées, revient chez ses parents strasbourgeois.
Affaire réglée.

Sauf que non. Côté bancaire, le compteur continue de tourner, les prélèvements se poursuivent comme si de rien n'était. Il n'y a plus d'abonné au numéro résilié, certes. Mais de payeur, si.
Argument, pas vraiment téléphoné lui, de l'opérateur : si l'abonnement n'a pas pris fin, c'est parce qu'il avait été souscrit, à l'époque où la jeune femme était mineure, par ses parents. Même devenue majeure, elle n'a pas la possibilité d'y mettre fin !


Raccrochez,c'est une horreur.

Il est heureux que lesdits parents soient en bonne santé : à défaut, comment aurait-elle pu stopper la machine infernale ?
Quoique...
Si les factures n'avaient pas été payées, il est probable que la jeune femme, cette fois, aurait été jugée assez responsable pour être poursuivie.

Bon prince, l'opérateur s'est résolu à couper les prélèvements... plus de six mois après la fin du service et le déménagement de la titulaire.
Mais de remboursement, point. Au contraire, une dernière facture devra cumuler... les communications téléphoniques intermédiaires (inexistantes) ainsi que des frais de résiliation.
Broutilles que tout ça. Car là où l'abonnée devenue fantôme a failli décrocher, c'est à la lecture du message adressé par le service client : un courrier de confirmation lui sera envoyé à son... «ancienne adresse postale ».

Oui, vous avez bien lu : celle de la jeune femme privée de résiliation, qui depuis n'habite plus là, donc ne recevra jamais cette lettre, ne pourra de fait y répondre, etc.


Allô, allô ? Il y a quelqu'un derrière l'ordinateur ?

 

 

Didier Rose


 

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 01:05






 
Plus qu'une semaine.... (article du 8.02.10). Non pas pour trouver l'amour - une vie peut n'y pas suffire. Mais pour dégoter une preuve d'amour. Ce qui n'est pas toujours plus simple.
Fait numéro un : dimanche prochain, c'est la Saint-Valentin. Donc, la chasse au cadeau est ouverte. Seulement, qui dit chasse, dit possibilité de mal viser.
Fait numéro deux : les temps ont changé. Les fainéants du doux-cadeau-à-chéri(e) sont priés de se creuser pour sortir des poncifs calamiteux. Pas sûr que soient encore assimilables à des références les sempiternels cravates, chocolats, roses rouges et poêles Tefal.
En d'autres occasions, pourquoi pas. Mais pas là. Les plus récentes données scientifiques en attestent - enfin, un sondage. Si l'on s'attache au cas particulier de ces dames, elles sont dépeintes comme « romantiques » : 67% pensent que l'amour peut durer toute la vie.

Et avec ça, « réalistes » : 73% affirment qu'une séparation reste envisageable notamment, on n'y aurait jamais pensé, en cas de « crise dans le couple ».


Ah, l'amour !

Bref, comme les meilleures blagues, les plus belles histoires doivent savoir s'arrêter. Là où se corse l'affaire, à l'approche de la Saint-Valentin, c'est que 57% des Françaises redoutent surtout « la routine dans le couple ».
Aïe. Plus qu'une semaine, c'est court pour trouver l'idée de génie qui fera chavirer cette Saint-Valentin. Ne pas bondir un peu trop vite sur la suite du sondage : si 44% des femmes disent recourir à des accessoires dans leur vie intime et visionner des films X dans 39% des cas, tout cadeau dans ce domaine devra soigneusement être mûri - sous peine de passer pour le satyre du quartier, ce qui ne crée pas forcément des liens.

Allez, rien n'est perdu. Comme y invite un message salvateur, osez déclarer votre flamme. Et ne rougissez pas de vos rougeurs.
Sauf qu'il s'agit là d'une campagne sur une affection chronique de la peau du visage, la rosacée. Qui a choisi la Saint-Valentin pour faire sa pub. Froid plus émotions : la période serait dangereuse pour nos petites joues. Ça devient compliqué de faire plaisir.

 

Didier Rose


 

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 18:01





 
 
Le commerce, c'est pas si chinois. Suffit de savoir compter.

Et, à ce jeu-là, pour trouver les meilleurs, inutile de chercher bien loin désormais. Juste au bout du monde : la Chine est devenue la plus grosse boutique de la planète.
Pas un bazar de bas étage, comme pourraient toujours le penser des fielleux un peu attardés de la calculette.

L'empire du milieu n'a plus grand mal à joindre les deux bouts technologiques, le grand dragon asiatique ne crache pas que des bimbeloteries.
Dans la caboche aussi, ça fume diablement. Au point que, Donnerwetter !, la Chine vient de coiffer l'Allemagne, c'est dire, sur le poteau à exportations, y compris à valeur ajoutée : elle a été sacrée première puissance commerciale.


Le petit dragon français

Le poids de la Chine dans les échanges commerciaux est indiscutable. Jusque sur les flux les plus incongrus.
On a pu en sourire encore récemment. Lors de l'opération visant à exporter le concept de marché de Noël strasbourgeois à Tokyo.
Pour que les Japonais puissent s'imprégner de l'esprit régnant autour des cuves de vin chaud, des bonnets-cigognes, dont on ne discutera pas ici le bon goût, leur ont été adressés.
Particularité : ces accoutrements ont été fabriqués en Chine. Expédiés en Alsace. Puis renvoyés au Japon, comme l'ont révélé nos limiers strasbourgeois.
Sale affaire. A la fois bilan carbone désastreux pour les volatiles fanfreluches. Et coup bas à une supposée authenticité. Manqueraient plus que les knepfles importés de Shanghai...

A désespérer ? Sans doute. Si du moins nos lecteurs n'avaient pas l'oeil acéré, et on les en félicite.

Acquéreur d'un coffret d'écriture chinoise, plume, encre, papier, un Strasbourgeois a écarquillé les yeux devant la provenance du matériel.
Au dos de cet assortiment traditionnel chinois est stipulé, sans aucun doute possible : MADE IN FRANCE. Ce qui s'appelle mélanger les pinceaux.
Gare quand même à la riposte.

 


 

Didier Rose


 

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 01:02







2010, c'est décidé, sera l'année du franc. Aux arguties des uns et aux équations des autres, aux statistiques officielles et aux comptabilités corrigées, pourquoi ne pas opposer, finalement le seul vrai verdict, celui de la calculette, ou plutôt du convertisseur.
Oui, oui, celui-là même qui connut son heure de gloire à l'arrivée de sa majesté l'euro, une décennie à la fin de l'année prochaine.
L'euro, annonçait-on en 2002, devait être le grand soir, un saut en avant. Exact. Sur le front des prix, il y a vraiment du progrès. Qu'on ne mesure peut-être plus assez.

Donc, soyons franc sur les étiquettes. Ça mérite le détour. Au rayon soldes, des chaussures de marche sacrifiées à 135 €, c'étaient 885 F d'il y a dix ans. Un gros pull en laine noir à 170 € aurait coûté 1 115 F. Une somme, quoi.


L'euro n'est pas franc

Marginal ? Passons alors à la vie courante. Un coca au bistrot à 3,40 € vaut l'équivalent de 22 F. Une baguette « tradition » à 1,10 € pèserait 7,20 F. Une galette des rois, pas très grande, à 8,50 €, reviendrait à 55 F. Ce qui est tout de suite plus explicite.
Des miettes dans nos budgets ? Passons à plus lourd alors. Un aller-retour en TGV à Paris, depuis Strasbourg, à 164 €, coûte avec le recul mais sans les retards 1 075 F. Une voiture moyenne cédée à 16 000 € après bonus, remise, prime et félicitations du vendeur réclame l'exacte contrepartie de 105 000 F. Quand même.

Particularités que tout cela ? Que dire alors d'une opération de compte bancaire facturée 5 €, soit 33 F ? D'une bête révision chez le garagiste affichée à 375 €, soit 2 460 F ? D'un changement de freins à 1 800 €, soit 11 800 F ? D'un forfait journalier de parking à 20 €, soit 131 F ? D'une place de spectacle à 77 €, soit 505 F (donc 1 010 F à deux) ?
Finalement, l'idée n'était peut-être pas si bonne. Mieux vaut continuer à compter en euros.

Convertir en francs, à force, peut gravement nuire au moral de l'opérateur. Surtout s'il devait faire ce calcul que, peu importe la monnaie, un SMIC est resté un SMIC.

 

 

Didier Rose


 

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 01:05


Le clown comme outil ? Ne rigolez pas. C'est sérieux. Enfin, supposé comme tel.
On subodorait que la science pouvait parfois s'apparenter à un grand cirque. Des chercheurs confirment qu'un gros nez rouge et un monocycle contribuent à faire avancer la connaissance - pas seulement en matière de blagues finissant par un seau d'eau sur la tête.

Champ d'expérimentation : une université. Patience, ce n'est pas là qu'il faut se marrer (du moins pas pour le sujet qui nous concerne). Sur ce terrain d'investigation, des scientifiques ont voulu mesurer à quel point le téléphone pouvait vraiment nuire à la vigilance.

Allô, les clowns ?

Là entre en piste notre clown, chargé de traverser sur une roue un campus. Un test pour vérifier la différence d'attention entre les téléphoneurs indécrottables et les piétons n'ayant personne à qui ne rien dire, donc ne téléphonant pas.
Le verdict est sans appel : un quart seulement des passants suspendus à leur portable ont remarqué le clown. Alors que les promeneurs mains dans les poches et oreilles dégagées ont été attirés plus d'une fois sur deux par le comique (de répétition, en l'occurrence).
De là à déduire que les drogués du portable sont deux fois moins éveillés que la moyenne, c'est séduisant mais précipité. Car l'étude montre que les marcheurs solitaires sont eux-mêmes beaucoup moins réceptifs que... les couples. A deux, on aperçoit le clown trois fois sur quatre.

Peut-être parce que, ensemble, on voit plus loin ? Allez savoir. En tout cas, l'amour de l'autre, contrairement aux idées reçues, ouvre bien les yeux. A la différence de l'amour du téléphone, se soldant lui par ce qui est appelé un « aveuglement non intentionnel ».
Drôle d'histoire, non, que celle du clown révélateur des comportements? Avec ses limites, attention. Contrairement à certaines rumeurs, l'usage du clown éveilleur de conscience n'est absolument pas en voie d'être étendu à des domaines aussi téléphonés que la politique, l'économie ou l'environnement.

 

Didier Rose


 

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 01:02





Mais si, vous y arriverez. Il faut agiter la paume, gentiment.
Pas un strict salut militaire. Ni un ironique V baba-cool. Hors sujet, l'un comme l'autre.
Les bonnes manières en temps de grippe méritent d'être revues. Y compris les salutations.
Après le savon sur les pognes, après le gel hydro-alcoolique plein les paluches, un tournant dans les relations humaines : dire bonjour sans s'effleurer.

Vous en aviez cauchemardé ? D'autres y viennent.
Pour préserver les règles élémentaires de la politesse en même temps que leur santé, ils sont entrés dans le camp des refuzniks du serrage de louches, militent pour un armistice de la poignée de mains. Vade retro, virus grippal !


Bas les pattes !
Ces chers inquiets proposent de se faire signe à distance, main levée dans un geste à la fois pacifique et de refus : no contact, please. De quoi corser les échanges rituels prévus par les traités de courtoisie.
Face à une main offerte à l'ancienne, cherchant celle d'en face, il va falloir jouer serré. Manier l'humour et le clin d'oeil pour éviter l'incident diplomatique : s'cusez-moi, j'ai les doigts enrhumés, hé hé...
Pas gagné. Heureusement est arrivé internet : on peut y trouver l'objet salutaire en temps de pandémie grippale. Un badge indiquant clairement « Just say hello» (Dire "salut" suffit).
La trouvaille que voilà ! Pour rester sympa sans secouer la moindre mimine dans la journée, rien de tel qu'un gros macaron annonçant la couleur. En anglais, car on ne sait pas encore quelle langue parle le virus.
On attend les stades suivants de la prudence. Interdit de toucher aux poignées de portes (ou avec des gants ?), interdit de prêter un stylo (ou après rinçage à l'eau de Javel), interdit de manipuler des billets de banque (problème, le blanchissage de l'argent est interdit par la loi).

A ce rythme, même les sports de ballon risquent d'être déclarés hors la loi sanitaire. Du moins s'ils se jouent à la main. Une vraie mauvaise nouvelle pour l'équipe de France de football.

 


Didier Rose


 

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deytsc

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