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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 11:00
À part la chute du chat…

 

Du pré au divan : avec l’émission Ambition intime, M6 passe des amours rurales au déshabillage en campagne électorale. Belle promotion pour l’animatrice. Il y a peu, elle connaissait surtout de Jaurès la station de métro. Ça tombe bien, comme dirait ce chat qui a glissé de la table à la première.

De portée politique, il n’a jamais été question. On peut dès lors rassurer les candidats à la présidentielle. Ces clips promotionnels ne figureront pas dans leurs comptes de dépenses. C’est gentil et gratuit.

Dans la com’ en France, l’émission marque un tournant. Pas de sujet tendu, pas de débat fatigant. Une chaîne concurrence les agences de pub en fournissant elle-même la panoplie complaisante du candidat humain et authentique et qui a souffert et qui reste sympa.

En prime est livrée une intervieweuse comme surprise et flattée de mettre en scène son ego au même niveau que ses jambes. Les mimiques ébahies et les palpations de chevelure sont incluses. On dirait une blogueuse de mode larguée à Davos ou une miss Météo face à des Nobel, l’une et l’autre ayant des alter ego masculins. Aucune question, jamais, n’aborde ce qui fait l’intérêt de l’invité. La téléréalité s’invite en copine chez les politiques, puisqu’elle se lasse des Chtis et des Marseillais.

Cette Ambition intime est une Bérézina de l’ambition collective. Pas parce qu’elle caricature la peopolisation jusqu’au comique — ah, ce piano à l’agonie en bande-son… L’émission piège les politiques à leur propre jeu. Ces experts en séduction acceptent d’être livrés sur canapé à une rouleuse d’œillades, laquelle donne en spectacle, avec cœur, des gens triviaux et très permutables. Fascinante banalité des CV. Allez, aux suivants !

L’éditorial - Dernières Nouvelles d'ALsace
 

 

Didier Rose
L’éditorial

 

 

  Je pense donc je lis les DNA 

 

 

 

 

 
 
 
À part la chute du chat…
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 17:04

   
Les compléments nutritionnels alimentent un fantasme. Il est vieux. Il est bien français. Et il persiste à conditionner notre bien-être à l’absorption d’une somme croissante de pastilles et d’ampoules.

C’est comme si le pays était peuplé d’anti-Obélix. Faute d’être tombés tout petits dans une potion magique, ils passent leur vie à en chercher la formule. Quitte à mélanger parfois les ingrédients en dépit du bon sens. Et, paradoxe absolu, à se retrouver à l’hôpital.

Ce syndrome gaulois ne nuit pas à tout le monde. Il fait la bonne santé financière de pourvoyeurs des mixtures les plus improbables. Ces industriels de la santé en flacons auraient tort de se priver. Dans l’imaginaire collectif, chaque fatigue, irritabilité, perte de cheveux ou surpoids a son antidote sous forme de comprimés. Pour les préparateurs de pilules contre les soucis, le marché est tentant. Leurs vitamines à eux, c’est notre aspiration à aller mieux, avec le moins d’efforts possible.

Voilà le problème : on dort mal, on mange trop, on stresse à longueur de journée, on s’épuise à vouloir ressembler à des clichés publicitaires… et on ne change rien à nos comportements. Plutôt que d’assainir sa nourriture, plutôt que de répondre aux prescriptions d’activité physique et d’hygiène de vie, plutôt que de ralentir, on dépose des euros sur un comptoir en échange de bonbons aux effets parfois tragiques. On joue à une roulette moléculaire dans l’espoir qu’une gélule dans le lot marchera.

Ce comportement ressemble à celui d’un convive au restaurant qui commanderait tout le menu au prétexte que l’un au moins des plats lui sera bénéfique. Sans même parler de l’addition, est-ce vraiment raisonnable ?

Face aux allégations et promesses des nutriments, en fait rarement nécessaires, la réponse n’est plus de céder à toutes les tentations. Mais bel et bien d’exercer des choix. À commencer par celui d’être un peu moins consommateur et un peu plus acteur de sa propre santé.

 

Didier Rose
L’éditorial


 

  Je pense donc je lis les DNA 

 

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 11:07

 

  cc

 

 

 

 

 

À défaut de pouvoir vivre sans objets : vivre avec cent objets. Et seulement cent.
 
Pas simple, le pari relevé par quelques contre-consommateurs. Un appel au vide. Pour mieux se meubler l’esprit. D’autres remplissent garage et grenier de miettes d’existence, plus ou moins grandes. Eux donnent un coup de balai au quotidien.
 
Méritoire. Et osé. Je pense, donc je jette. Telle serait la devise de ceux qui veulent lever le pied, ne plus dépasser le 100. C’est peu. Le choix s’annonce dramatique, dans ce remue-ménage, du coup remue-méninges.
 
Dans la liste des objets repêchés par les aventuriers de la sous-possession, on trouve des vêtements – encore heureux. Mais pas beaucoup : deux à trois exemplaires par catégorie (haut, bas, dessous).
 
Et puis, en nombre au moins aussi importants, des joujoux électroniques. Pas fous, les nouveaux ascètes : portable, mp3, CD, plus tous les chargeurs afférents.
 
Au jeu de massacre de notre petit monde personnel survivent aussi de (rares) produits d’hygiène. Dont un décomplexé fil dentaire. Sont retenus encore, dans ce drastique quota, de gros morceaux. Non, pas une voiture. L’homo moderato sauve de la poubelle le plus bel objet de consommation passive jamais inventé : la télé.
 
Passons. Réduire l’expérience, même non scientifique, à un simple paradoxe serait injuste. Parce que dans la chasse au futile, dans le grand dézinguage de l’insignifiant, les vidangeurs d’appart ont quand même ce courage de dire non à l’accumulation. En jurant de n’y pas revenir.
 
Respect donc pour les autolimités du consumérisme. Et objection incidente : après avoir balancé les reliefs du passé, faudrait-il aussi se départir du poids, parfois si encombrant, des souvenirs ?
 
Sans histoire, ni mémoire : à n’avoir plus pour soi, entre effet de serre et crise monétaire, que l’avenir. Et encore.

Didier Rose


 

  Je pense donc je lis les DNA
publié le 12/03/2012

 

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 17:25



 


 

C’est un temps numérique, que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Ou à peine. L’heure est sombre pour le Minitel de nos aïeux – pensez, il a été lancé au tout début des années 1980.

Samedi prochain, le rideau tombe sur la drôle de boîte en plastique un peu toc qui faisait biiiip ! Il ne sera plus nécessaire, ni même possible de presser la touche Fin de connexion.

Adieu, Minitel mon amour, qui à ses plus beaux jours, compta près de 10 millions d’utilisateurs mi-étonnés mi-indulgents. Et qui vécut en Alsace de belles histoires, dont celle de GRETEL. Le service informatique des DNA avait alors mis au point un service de messagerie totalement innovant. Rien moins que l’ancêtre du tchat, du texto et du désormais célèbre tweet.

En appelant par téléphone une interface, le minitéliste a accédé à une nouvelle planète : des services à la demande, sur petit écran. Comme en toute chose, le génie humain n’a pas tardé à transcender la technique. Le Minitel a pris assez vite une connotation très rose. De 36.15 ULLA à 36.15 BLONDES, la messagerie a viré au coquin.

Il n’empêche. Le génie Minitel s’est fait marieur bien avant les Meetic et Attractive World. Pourtant, le maquis des 36.15, l’émergence d’internet et l’extraordinaire capacité de transmission graphique du web ont eu raison du bon vieux X25, nom de code du réseau Minitel.

« Une décroissance des usages », comme disent pudiquement les gestionnaires du bidule, additionnée à une nette tendance à bazarder son Minitel marron au fond du placard (moins d’un million d’entre eux seraient encore en état de se connecter) vont mettre un terme à une certaine exception française, et reléguer au Panthéon télématique la messagerie inventée en Alsace. So long 36. 15 et cap sur les «.com ». Jusqu’à nouvel ordre.

 



Didier Rose


 

  Je pense donc je lis les DNA
publié le 25/06/2012

 


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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 23:10

 

 

 

 


Trop tard, pour les fleurs. La fête des mères, c’était hier. Contrairement aux épreuves du bac, pas de rattrapage possible. Si le coche a été loupé, autant faire profil bas, voire jouer l’allergie aux sentiments sur commande : passez votre chemin, colliers de nouille et roses sous cellophane…

D’autant que, rebelote, la semaine prochaine ce sera aux papas d’être théoriquement à l’honneur et – peut-être – de découvrir le petit présent auquel ils ne pouvaient pas s’attendre.

Au jeu des cadeaux insolites, ou censément utiles, gare aux gaffes. Offrir un alcootest au prétexte que ça peut toujours servir, et que dès le 1 er juillet l’accessoire sera obligatoire dans les véhicules, voilà qui peut être diversement reçu. Quand maman fait du gâteau, papa ne boirait donc pas que du lolo ?

L’incident domestique n’est pas loin. Le diplomatique non plus, à en croire un lecteur qui nous écrit d’outre-Rhin, après avoir résidé près d’Ingwiller.

Ce Badois qui en pince pour l’Alsace se dit perplexe. À partir du 1 er juillet, c’est entendu, il faudra un ballon à bord. De quoi de faire passer l’ivresse légère des petits voyages à pas mal d’Allemands ? Beaucoup ne seraient même pas au courant de la mesure. Et, même pour les plus avertis, c’est le casse-tête. Pour se rendre par exemple au village de marques de Roppenheim, à quelques centaines de mètres de la frontière, l’alcootest sera de rigueur. Or, confirme notre lecteur, il n’en a trouvé nulle part sur son chemin.

D’où ce paradoxe. Nos voisins renonceront-ils à faire bonne chère en Alsace de peur de se faire pincer sans testeur d’alcool ? Verra-t-on au passage d’Iffezheim des contrôles de police au risque de multiplier les bouchons routiers ? Un comble, puisque l’obligation vise à éviter que ceux en liège ne sautent un peu trop facilement. Dès le mois prochain, la conduite à tenir sera donc délicate, en venant d’outre-Rhin. Gueule de bois à craindre, dès la frontière ?

 

Didier Rose


 

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 23:14


  

 

 

 

 


 

 

C’est de saison : l’heure est au remue-ménage. En Alsace, patrie de l’Osterputz, comme partout où sont censés reparaître les beaux jours, le temps est au nettoyage. Manière d’enterrer l’hiver ou de célébrer l’été, les opérations portes ouvertes foisonnent, dans nos intérieurs.

Selon certaines études, le battage de tapis et le récurage de carreaux ne seraient que la partie émergée de cette vaste catharsis printanière. L’important aurait lieu en zone immergée : au sous-sol. À la cave se livre le plus âpre de nos combats subconscients avec le passé.

Cette lutte littéralement underground dépasse, et de loin, le passage de l’aspirateur à l’étage et la valse des éponges en cuisine. De notre capacité à faire le vide dépendrait notre bien-être, rien moins.

Un bric-à-brac, même d’apparence dérisoire, n’est jamais gratuit, ni sans fondement. De la peur de manque, assurent les spécialistes ès-pataquès, naît cette curieuse propension à amasser des biens même usagés, même dépassés, même réputés sans valeur.

Le foutoir dans la cave, c’est normal. Mais, comme en toute chose, de l’excès viennent les ennuis. Stocker à perpétuité, ne jamais jeter révélerait un manque de confiance en soi, pire une dépendance exagérée à la possession matérielle : j’entasse, donc je suis. Donc je stresse de peur de perdre, etc.

Faut-il passer au lance-flammes nos placards, ranger nos débarras au bulldozer ? Pas si sûr. Vivre dans le vide, en apesanteur, aurait aussi ses effets secondaires. On ne vire pas impunément sa robe ou son costume de mariage.

Ne plus s’embarrasser de rien reviendrait à gommer les jalons du chemin parcouru. De ce fait, à se priver des vertus d’un tri épisodique. Or, faire des choix est un besoin humain, comme l’atteste à d’autres égards le rite des rendez-vous électoraux. Libre à chacun d’opter, dans sa cave comme au plan des convictions, pour la fidélité ou l’alternance.

 

Didier Rose


 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 10:24

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAUD devant. Si ça sent le roussi, c’est peut-être réussi. Après la mode du mi-cuit, l’hystérie du cru et toutes les déclinaisons des deux, le cramé obtient droit de cité dans les assiettes.

Ce qu’on appelle un retour de flamme. La grande cuisine découvre la cuisson plus qu’à point. Noir, c’est noir, côté goût y a-t-il encore de l’espoir ?

Qu’importe le flacon, coupent des cuistots parmi les plus en vue, pourvu qu’on ait du charbon. Si l’on vous sert ces prochains temps un crottin de chèvre carbonisé, une coquille Saint-Jacques à l’aspect fuligineux ou un poisson passé au lance-flammes, ne pas crier trop vite au scandale. L’effet calciné est, peut-être, recherché.

L’Alsace et ses tartes flambées y trouvera-t-elle vraiment à redire ? Voilà en tout cas qui nécessitera un apprentissage des nouvelles manières à table. Commander un steak saignant dans une maison qui s’applique à le consumer risque de jeter comme un froid. Se pincer le nez en salle, alors que le chef s’applique à roustir ce qui lui passe entre les spatules, serait s’exposer à de cuisants commentaires.

Les cuissons extrêmes sont du dernier chic. Ce qui n’est pas à la portée du premier venu. Entre la caramélisation maîtrisée et l’incendie galopant, il y a comme une frontière. Ne serait-ce que celle de notre santé. La magie du fumé jusqu’à l’os a ses limites.

Autant laisser d’ailleurs à la gastronomie ce qui lui appartient. Dans certains domaines, dont la politique, être grillé ne peut toujours pas passer pour une panacée. Pareil dans la finance, les sentiments et quelques domaines accessoires comme le monde professionnel.

On se gardera de se considérer comme étant d’avant-garde au motif que l’on serait flambé. Comme on saluera, aussi, tous ces gâte-sauce de notre connaissance qui à force de noircir leurs casseroles, nous montraient le chemin de la modernité.

 

 

 

 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 23:30

 

 

 


 


 


Yaurait-il en politique un effet chewing-gum ? Les traités de commerce décrivent ce phénomène merveilleux : dans un supermarché, sur deux acheteurs de chewing-gum, un ne savait pas qu’il en prendrait.

L’électeur se comporte en consommateur. À quelques jours du premier tour de la présidentielle, un votant déclaré sur trois n’aurait pas fait son choix, et pourrait ne décider qu’au dernier moment. Un peu comme au passage en caisse, mais face à cette autre calculette qu’est l’urne.

Le bataillon des indécis étant disparate, tout candidat peut escompter un supplément de voix, pourquoi pas à proportion du vote des électeurs décidés. Ce qui, en définitive, ne changerait pas le résultat final.

Un tiers des suffrages, c’est vraiment énorme. Au-delà du score qui permettra aux deux premiers de se qualifier pour le 6 mai. Imaginez ! Si les indécis de France se donnaient le mot, et s’y tenaient, ils placeraient au second tour qui bon leur semblerait.

Même si c’est pur fantasme, l’hypothèse affole certains QG de candidats. Voilà pourquoi cette fin de campagne donne l’impression de démarrer, se fait poignante. Quelle phrase, quelle idée, quelle image pour déclencher, à l’instar de l’acte d’achat subreptice, le déclic du bulletin au plus près du scrutin ?

L’un des charmes de ces consultations tient à leur façon de perpétuer un certain darwinisme : ne s’en sortent que les candidats les mieux adaptés à l’environnement électoral du moment. Mais c’est de la théorie. Dimanche, on verra comment le marketing politique, et les sondages, se seront dépêtrés du vote chewing-gum.

 

 

L’éditorial  DNA  -  Didier Rose 

 

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 23:27

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VOTEZ !
Tous les partis diront adhérer au slogan. Les appels à préparer son petit bulletin ne manquent pas, ces temps-ci.
 
Les prétendants au trône ne sont pas seuls à partir en campagne. Les publicitaires aussi savent faire œuvre d’inventivité en période électorale, avec un à-propos qu’on leur connaissait, mais aussi une malice sans doute pas étrangère à l’étrange rapport de fascination/désamour que suscite la chose politique.
 
Depuis quelques semaines, on a droit à un vrai festival d’allusions plus ou moins finasses à l’actualité. D’abord dans un propos distant, comme cette pub mettant en scène une pseudo-réunion de trois copains au bistrot pour désigner le « président » de la soirée. Gentil. Plus prosaïques, on a senti des appels du pied très appuyés, du genre : « Au moment de choisir votre nouveau téléviseur (ou mixeur), votez Machin ». Connu.
 
Nul besoin d’avoir à soi une armada de créatifs et des budgets monstrueux pour s’attirer des suffrages, au moins au plan humoristique. Un pressing strasbourgeois le prouve, qui a distribué des tracts recommandant : « Votez blanc » – blanc comme linge, il va sans dire. Voilà qui devrait nettoyer à sec quelques plans com’, l’invitation n’étant pas en l’occurrence à prendre au premier degré.
 
Il y a là, en tout cas, de quoi ouvrir la voie à nombre de déclinaisons, que l’on attend toutes polémiques cessantes. Dans le même genre, une jardinerie pourra appeler à voter vert, un fabricant de piscine à voter bleu, un faiseur de layette à voter rose, des viticulteurs à voter rouge (ou blanc), et ainsi de suite – même si pour certaines couleurs plus discutées les annonceurs ne se bousculeront sûrement pas au portillon.
 
En attendant le proche double scrutin, le constat s’impose : quand il s’agit de détourner le débat, l’imagination semble déjà au pouvoir. Surtout si les fins sont commerciales. Le consumérisme comme aiguillon politique ? Sur ce sujet-là, au moins, on s’abstiendra.

Didier Rose


 

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 11:01

 

 

 

 

 

 

 


 

Claquer la porte ? Quoi de plus banal (quand du moins ce n’est pas celle du boulot). La claquer sans y penser est plus risqué. La claquer en ayant laissé la clé dans la serrure, côté intérieur, voilà qui devient périlleux. Lorsque le tout est brillamment tenté un dimanche matin, on découvre que l’aventure commence parfois sur son palier.
 
Inutile d’aller au fond de la brousse pour se sentir seul au monde. Un entresol d’immeuble dans un quartier bourgeois de Strasbourg peut faire l’affaire.
 
Première épreuve, trouver un sauveur. Un serrurier, quoi. Où l’on mesure que la notion du temps peut être relative, y compris celle d’un service dit 7 jours sur 7.
 
Ne pas désespérer trop vite : au cinquième appel ce dimanche-là, bingo. Zorro décroche. Et annonce ses tarifs, à la mesure du moment. Ce sera cher, une invitation au resto aurait été plus avantageuse.
 
Mais on ne choisit pas toujours le menu, ni ses commensaux. L’artisan est donc venu, a foré le barillet, remplacé le mécanisme et sorti l’addition. 800 euros ma p’tite dame, service, déplacement et nouvelle serrure compris.
 
Affirmer que tirer la porte derrière soi n’est jamais gratuit aura rarement pris autant de pertinence. L’artisan étant sympathique, et n’ayant jamais caché que de nos jours on n’avait plus rien pour pas cher, la facture a été réglée sans trop sourciller.
 
Il est vrai que, sans le vouloir, le Superman de la perceuse s’était montré vaguement humoristique. D’abord, en voulant consoler sa cliente : une serrure d’ultra-haute sécurité aurait pu lui résister bien plus longtemps (aïe, la facture). Ensuite, en déballant ses références professionnelles : son truc à lui serait plutôt le perçage de coffres-forts oubliés...
 
À ce tarif-là, de fait, il y aurait de quoi se sentir riche. C’est peut-être ce qu’a pu se dire notre étourdie en refermant, avec un luxe de précautions, sa porte précieusement garnie.

Didier Rose


 

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