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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 20:27


 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Ne dites jamais plus à vos mômes : celle-là, tu me la copieras. Ils risquent de vous prendre au(x) mot(s). Jusqu'à un âge avancé.
Voilà la vraie plaie de l'université : les copieurs. Les mous du cervelet, les paresseux de la comprenote et autres flemmards incurables ont, paraît-il, trouvé le moyen de briller sans se fouler dans les amphis. Le copié-collé.
On pourrait en rigoler. Rappeler que depuis que le monde est monde, et l'école rasante, il s'est toujours trouvé de petits génies de l'antisèche, des maestros du repompage sous le pupitre.
Sauf que, jusqu'à récemment, tout cela relevait de l'artisanat local. Et que Toto, lorsqu'il se faisait serrer, faisait amende honorable, par écrit au besoin, avec de vraies fautes d'orthographe gages d'authenticité.

Je copie, donc je suis

     Est arrivé le progrès. Fini le bricolage de papa : avec internet, les artistes du « ce qui est à toi est à moi » acquièrent leurs lettres de noblesse : à eux, l'élite du savoir reproduit à l'identique.
Où est le mal, après tout ? Dans un monde formaté sur les mêmes réflexes consuméristes, à une époque où prendre son temps est assimilé à le perdre, dans un environnement qui diffuse un modèle dominant basé sur l'égoïsme, le plagiat n'est que signe d'une parfaite intégration.
Sauf que le pillage atteint des niveaux inavouables : des thèses seraient désormais annulées pour plagiat caractérisé ! La chose n'est sans doute pas nouvelle. Sa diffusion, si. Et le manque de scrupules de certains loustics aussi : l'un a repris jusqu'aux remerciements personnels qui figuraient en tête du travail piraté...
D'autres tricheurs sont plus futés, mélangeant paragraphes, citations, références. Du grand art, semblerait-il, que des logiciels anti-plagiat seraient pourtant en mesure de détecter. Du moins, avant que d'autres programmes ne viennent aider à plagier sans être collé. Le genre de cadeau qu'on pourrait retrouver sous les sapins de Noël. Copié en de multiples exemplaires.

 

 

 

Didier Rose


 

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 01:05

 

 

 

 

 

 

 

 

Il neige. Et les qualificatifs tombent dru : c'est énorme, incroyable, inadmissible. Surtout en décembre.
Il neige et les télés n'en rajoutent pas une couche : elles en font des tonnes.
Toute la semaine, des avalanches de poncifs, en direct de la Sibérie française. Des montagnes de clichés, depuis un pays recouvert d'une calotte arctique.
Aux journaux de 20 h, on a découvert les nouveaux héros de la glaciation : par téléphone, un camionneur s'est répandu sur la façon dont, ça fait froid dans le dos, il était resté bloqué à quelques kilomètres de chez lui - mais quelques secondes à peine sur des drames de la route autrement affligeants.
Un coup de zapette vers la chaîne concurrente, pour s'apitoyer longuement sur un pesant fait d'hiver : une dame, paraît-il, s'est passée d'électricité durant 24 h.
Sur un autre canal, on découvrait en vignettes, sans rire, des « envoyés spéciaux » dans toute la France, sur le front des intempéries.

Froid dans le dos

     Dans aussi lâche offensive de la météo, des reporters de guerre n'étaient pas de trop, posant devant un mont Saint-Michel saupoudré de sucre, touchant dans la Drôme des arbres fruitiers sous la ouate.
Visions glaçantes, en plein hiver, que pourtant la télé n'a pas craint de montrer à des heures de grande écoute, à destination de ceux qui n'étaient pas claquemurés dans leur igloo, ensevelis sous des congères rebelles.
Toute la panoplie des images d'Épinal, et de Noël, a été appelée en renfort, de peur sans doute de manquer de banalités : enquêtes sur les boules de neige, bonnets, poids lourds - on a la poésie qu'on mérite.
Il neige et tous nos problèmes non saisonniers ont semblé disparaître, recouverts du grand voile blanc de la compassion à bon compte. Plus de misère planétaire, plus de crise financière, plus de scandales nationaux. Rien que des écrans fortement givrés.

 

 

Didier Rose


 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 01:03

 


 

 

 

 

 

 

   
Il n'est pas très grand : un millimètre de long, et encore, dans la force de l'âge.
Il n'est pas ultra intelligent : 300 neurones bien tassés, en configuration course.
Et il n'est même pas mignon : avec ses 1 000 cellules toutes mouillées et son petit corps transparent, on ne le voit pas vraiment briller en discothèque.
Seulement voilà, lui au moins nous parle de notre avenir. Et sans mentir.
Car ce superbestiau a une qualité qui fait chavirer les chercheurs : sa faible espérance de vie, trois semaines pour les plus balèzes, permet de mesurer, comme en accéléré, les stratégies de lutte contre le vieillissement.
Pas glamour pour un sou, le ver C. elegans - le mal nommé -, est donc devenu une star des labos.
Adieu souris, lapins, couvées : M. Le Ver, sans se tortiller des mois, montre comment les cellules clamsent ou font la danse du ventre, suivant le traitement appliqué.

Le ver qui fait luire Noël

     Des bidouilleurs de génie ont déjà réussi à doubler la vie de Mister C. elegans.
Coup de maître, plus délicat à obtenir chez l'homme. Un début de régime à peine approchant, appliqué à des humains, a surtout provoqué dépression, chute de la libido, frilosité chronique et comportement asocial. A vous dégoûter de devenir bicentenaire.
Donc, des réglages sont encore nécessaires. Les chercheurs ont dès lors fixé leur priorité : non pas gagner indéfiniment en survie, au prix d'un calvaire physique. Mais plutôt prolonger le vécu en bonne santé. Et, si possible, avec toute sa tête.
Sur ce plan, le ver magique, avec son intellect franchement limité, n'est pas d'un grand secours expérimental.
De grands savants ont quand même osé ce pronostic : la molécule de jouvence, c'est pas pour demain. Sauf à croire au père Noël.
A ce propos, un facteur de longévité vraiment incontestable serait le maintien des liens sociaux (les vrais, pas facebook !). Juré, on ne pestera plus de la même manière contre les serial raouts de fin d'année.

 

Didier Rose


 

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 01:03

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sonnez, grelots des tiroirs-caisses. Filez, traîneaux immatriculés en Lituanie, sur les autoroutes d'Alsace.
L'heure est à la fête, le Noël des cartes bleues approche. Ne pas oublier son code secret: ça va banquer à tous les rayons.
Sauf que non. Cette année, Père Noël a le blues. Pas le cœur à flamber. Petite mine, le grand homme.
C'est que le marché de la générosité aussi, a du plomb dans l'aile. Pour la troisième fois consécutive, les Français vont regarder un peu plus à la dépense.
Ceinture sur l'onéreux, mollo le dispendieux. Papa Noël aurait des oursins dans les poches, la hotte un poil flagada.
Un sapin dégarni

    Moins de cadeaux, à moins de personnes. Il va y avoir de la place sous le sapin, si l'on en croit les sondeurs.
Les amis, notamment, peuvent se gratter. Ce seront les premières victimes du resserrement des budgets.
Plus vraiment d'actualité donc de mettre le paquet sur les cadeaux, qui représentaient les deux tiers des dépenses consacrées aux fêtes.
Face à la tourmente, les esprits sont plutôt à la préservation des estomacs : tout ce qui touche à la table semble épargné par la morosité.
Point de régime en temps d'agapes, même si les marques de distributeurs et les premiers prix semblent les mieux placés pour être invités au repas de Noël.
Mais là n'est pas la seule cause de la déprime qui guette ce bon vieux Noël. Plus inquiétante, une autre étude montre que, même en cas de présents, on ne risque pas de chavirer de bonheur.
Il n'y a qu'à voir : les cadeaux que les Français préfèrent recevoir sont des bons d'achat et de l'argent. Et ceux qu'ils préfèrent donner se résument à une trilogie... parfums, chocolats, livres. Cherchez l'erreur.
Les magasins ne seront donc pas totalement désertés cette fin d'année. Entre Noël et Nouvel An, on peut s'attendre à un rush commercial. Du côté des guichets de reprise et d'échange.


 

Didier Rose


 

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Par ici,  il dort .... !

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 14:12

 

 

 

 

 

 

  Déprimé, le marché du travail ? Déprimant, aussi.
La course à la feuille de paie peut s'apparenter à un cruel strip-tease social : on se découvre, sans jamais être sûr de ne pas rester au vestiaire.
Pas toujours facile de mettre à nu la nature d'un monde vécu comme à la fois prometteur et impitoyable. Ni vraiment aisé de déshabiller le jargon des offres d'emploi.
Heureusement, Pôle Emploi tient parfois en réserve des pépites. Comme l'annonce d'un poste d'animateur/trice web.
Voilà qui fleure bon l'informatique, la convivialité, l'air du temps.
D'autant plus séduisant que cette collaboration dans le multimédia s'affiche à durée indéterminée (basta, les contrats à gogo).
Certes, il va falloir se résoudre à déménager, le lieu d'exercice est Paris, dans un centre d'appels. En fait une boîte «de 20 à 49 salariés» - on imagine l'équipe branchouille et sympa.

Job à découvert

     Autre bon point, surtout dans les nouvelles technologies, les débutants sont acceptés. Aucune connaissance, même en bureautique, n'est requise : formation assurée.
Ce super-job est en horaire de nuit. Mais les 35 heures sont garanties et le salaire est en conséquence : de 1 800 à 3 000 euros par mois. Non, on ne divague pas: il s'agit bien d'un emploi « non qualifié ».
A ce stade-là, et juste avant d'envoyer leur CV, certains prendront peut-être le temps de lire les deux lignes descriptives. Bien leur en aura pris.
Car ce boulot d'avenir n'est peut-être pas donné à tout le monde : il s'agit d'animer « un service de charme pour adultes sur internet ». Et, au cas où l'on n'aurait pas très bien compris : prévoir « l'utilisation de la webcam ».
On aurait pu se croire propulsé dans le futur. La proposition s'apparente plutôt à un modèle un peu ancien. Bien antérieur en tout cas à l'ère du numérique.
Quoique. La virtualité de la prestation est assurée sur au moins un plan: au chapitre des déplacements, il est clairement spécifié « Jamais ». L'esprit du multimédia est sauf.

 

 

Didier Rose


 

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  ¡ ǝʇısıʌ ǝɹʇoʌ ɹnod ıɔɹǝƜ

bonne journée...

 

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 01:05

 

 

 

 

 

 

 

Les rétrogrades peuvent - peut-être - aller se rhabiller. Après quelques millénaires de sexisme, ces messieurs se sentiraient la fibre plus égalitaire.
Pas d'affolement, les deniers machos : la parfaite équivalence des sexes, on n'y est pas tout à fait.
En témoigne la question des salaires et de la répartition des tâches ménagères, sujets toujours très segmentants (comme on dit de nos jours) dans les bureaux et les buanderies.
Pour autant, des tentatives de raccommoder les genres sont méritoires. L'espoir naît des jeunes : l'an dernier, les garçons ont (enfin?) dépensé autant en fringues que les filles!
Une parité applaudie par le monde du chiffon, avec des limites. Si, en matière vestimentaire, les porte-monnaie n'ont plus de sexe, les armoires si. A budgets identiques, les mâles investissent encore timidement dans les articles à dentelles et jambières - même si le curieux rite de la Saint-Valentin vient un peu brouiller les cartes, y compris bancaires.

Plus ou moins égaux

     De même, les coups de cœur de ces demoiselles pour les cravates décorées de Donald et les moufles de motard tout-terrain restent-ils épisodiques - en dehors des périodes de Noël, autre moment de générosité à risque.
La fringue aurait donc la bonne idée d'égaliser les chiffres, grâce aux efforts des mecs. Qui, du coup, se demanderont peut-être si ces dames ne seraient pas tentées un jour de s'aligner sur toutes ces dépenses où elles demeureraient à la traîne.
Banzaï, les nanas, sur les voitures à pneus extra-large, les tickets de tiercé, les perceuses à percussion et les catalogues de VTT ?
Pas si vite. On ne peut être sur tous les fronts à la fois. Et sur l'un en particulier, les comportements sont de plus en plus sexués : la clope.
L'Organisation mondiale de la santé s'alarme, à nouveau, d'une augmentation « particulièrement préoccupante » du tabagisme chez les jeunes filles, minettes à mégots renvoyant leurs copains de classe au rang de machouilleurs protoplasmiques de chewing-gums. Une mode de plus en plus inégalitaire dont personne ne peut s'accommoder.

 

Didier Rose


 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 01:11

 

 

 

 

 

 

  On ne rigole pas avec l'heure. Surtout en pleine Toussaint. Un moment rêvé, finalement, de faire son deuil des beaux jours. Ceux du passé lointain comme ceux de l'été passé.

Seuls les chrysanthèmes et les gros distraits négligeront que l'heure d'hiver est arrivée : depuis 1975 que l'on s'énerve à pareille époque avec tout ce qui porte aiguilles ou cadran, il serait temps d'être synchro.

Outre-Manche, on règle sa montre-poignet depuis bien plus longtemps : le régime de l'heure d'été y remonte, sans jeu de mots, à pas loin d'un siècle. C'est dire si les Italiens même, convertis dès 1966, paraissent retarder, en comparaison.
Terminé, ces décalages horaires qui pimentaient les passages de frontières continentales : l'Union européenne a été promue grand horloger communautaire depuis 1998.

L'hiver recalculé

     Pour bien mettre les pendules d'aplomb et éviter de se faire sonner les cloches, la directive 2000/84/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 janvier 2001, publiée au Journal officiel des communautés en L31 du 2 février 2001, elle-même transposée en France par arrêté du 3 avril 2001, publié au Journal officiel numéro 82, page 5363, texte numéro 21, se conforme au calendrier fixé par la Commission européenne sous l'index 2001/C 35/07 et 2006/C 61/02.
En résumé : c'est le dernier dimanche de mars et d'octobre que ça se passe. Invariablement. Surprise égale ou proche de zéro.
Sauf que le calendrier lui-même a son tempo. Et que, entre ces deux jalons, la distance n'est pas forcément la même. Résultat, l'heure d'été cette année nous a gâtés : 217 jours. Ce qui n'était pas le cas de l'année passée : 210 jours à peine (comme d'ailleurs en 2008).
Une heure d'été ne ressemble donc pas forcément à une autre. Celle de 2011 s'annonce radieuse, 217 jours à nouveau
Voilà au moins une bonne nouvelle en ce 1er novembre: l'heure d'hiver ne durera que 147 jours cette année, contre 154 jours les deux précédentes - rien n'est encore garanti côté températures.

 

 

 

Didier Rose


 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 23:00

 

 

 

 

 

 

    L'urgence médicale, comme le progrès, ça n'attend pas. Raison pour laquelle, sans doute, le second est venu au secours de la première.

Explication : un robot téléphonique indique, sur appel au 3237, la pharmacie de garde la plus proche.
Pour 34 centimes la minute, on a droit à un étalage de toute la science accumulée en matière de serveur vocal. Enorme. Faut vraiment être mal, pour ne pas se marrer.
Passons sur les classiques "tapez 1", suivis des non moins traditionnels "choix incorrect". Simple mise en bouche, ou en oreilles, comme on veut.
C'est, une fois cette épreuve nerveuse franchie, qu'une voix féminine gratifie le client alsacien d'un sketch comme on n'en entend plus guère qu'aux JT du 20h. Et encore. D'évidence, le numérique mondialisé fait peu de cas des particularismes locaux.

Allô, bobo numéro

     Donc, ne pas s'étonner d'entendre parler d'Osodowald (sans doute pour Ostwald) ou d'Os-bergen (pour Hausbergen). Comprendre que Hénheim correspond à Hoenheim ou que Dallendène fait référence à Dahlunden.


Sauf à être pressé par les événements, ce service de pointe peut aider à découvrir une autre géographie de l'Alsace : l'ordinateur vocal renvoie à Bolvillé (Bollwiller), Mansté (Munster), Turquème (Turckheim), voire Boukseuwiller (Bouxwiller).
Consciente de ses faiblesses linguistiques, la machine n'hésite pas à indiquer des itinéraires : "à mi-chemin entre Colmar et Mulhouse" on trouvera Reuguisheim (Réguisheim). Près de Saverne, voilà Nioueuwiller (Neuwiller).
Parfois, la voix déraille, et il faut s'accrocher au combiné pour espérer piger. Mieux vaut ne pas appeler avec une otite : on n'est pas près de comprendre où trouver ses gouttes auriculaires.
Au fait, si quelqu'un connaît en Alsace les villes de Dreuguemingen ou de Briniquème, qu'il n'hésite pas à se signaler au robot parleur : des pharmaciens de garde y sont peut-être en souffrance.

 

Didier Rose


 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 11:46

 

 

 

 

     Mourir plus vert ? Ce n'est même pas de l'humour noir. Plutôt le souci de réduire, jusque dans leur propre disparition, l'empreinte écologique d'individus se voulant éco-responsables.
Pas de théorie scabreuse là-dessous. Juste le deuil d'un certain tabou.
Comme à la veille de chaque Toussaint, les métiers du funéraire exhument leurs statistiques.
Où il apparaît que 45% d'entre nous ne sont plus du tout choqués par l'idée de préparer leur mort - et d'une.
Mais surtout que l'idée du bio a fait son chemin jusque dans l'au-delà - et de deux.
En clair, vivre et mourir écolo, c'est plus que possible. Carrément réclamé par les plus naturels des humains.

Vert l'au-delà

     Simple exemple, le cercueil « vert » serait en vogue : en bois éco-certifié, voire en carton, sans colles ni solvants. Comme si le développement durable entrait au cimetière.
En Australie apparaissent même des sépultures qui n'en sont plus. Adieu, pierres tombales. Pour localiser les défunts sur une pelouse dégagée, il faut en passer par... un GPS. De quoi chahuter les tribulations familiales à la Toussaint - on ne parle même pas du dépôt géolocalisé des gerbes.
Plus bio, le funéraire serait aussi en pleine mondialisation. Question de dispersion des familles, paraît-il. Et par voie de conséquence, de rapatriements plus fréquents des dépouilles.
Certes, l'Europe autorise la libre circulation des personnes. A condition qu'elles soient vivantes. Pour ramener un corps de Baden-Baden à Strasbourg, vient de s'agacer très officiellement la confédération des métiers du funéraire, il faut en passer par un premier cercueil doublé d'une enveloppe hermétique. A la fois coûteux et incompatible avec un souhait de crémation.
D'où cet appel aux accents peut-être incongrus, de la part de spécialistes habitués au funèbre : de grâce, pas d'entraves réglementaires au dernier voyage des disparus.
Même dans la mort, des frontières restent à abattre. 

 
 

Didier Rose


 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 00:02


 

 

 

 

  Audrey Hepburn

  


Le vélo a pour vraie vocation de révolutionner la vie en ville. Ringardiser grave la bagnole. Rendre le pavé aux badauds. Bref, pacifier un monde urbain de brutes.
Sauf que pas toujours. Au royaume du flâneur, la petite reine aurait parfois tendance à flirter avec l'abus de pouvoir. Et il ne s'agit pas là de cadrer les seuls « z'y-vas » qui déboulent dans les contre-allées sur la roue arrière, funambules de la jante un peu barrés.
Pas plus qu'il ne faudrait s'en prendre qu'aux champions de la pédale qui, sur les pistes cyclables, filent à des allures peu convenables, et de surcroît font chauffer le grelot à la vue du moindre piéton.
Encore moins de feindre de découvrir ces jolies pédaleuses un rien hautaines, grillant à la volée les feux au rouge, faussement indifférentes aux coups de klaxon et aux poussettes.

Vélo véloce

     Non, s'il fallait vraiment un exemple pour se persuader que le vélo n'adoucit pas obligatoirement les mœurs, on pourrait citer ce quadra bien mûr, et de bonne mise, vu ces jours-ci pédalant à toute berzingue en ville, siège bébé dégarni à l'arrière.
Slalom digne d'une descente alpine entre des camions de livraison empêtrés de bon matin en zone piétonne. Avec en prime engueulade de quiconque n'avait pas le réflexe de se coller au mur sur son passage. Et remontage de sens interdits tous pans de veston battants. Un Loeb monté sur bécane et malencontreusement lâché en pleine foule : bravo l'artiste.
Pour ce pédaleur de génie sorti depuis bien longtemps de l'adolescence, pas de quartier : sa bécane valait passe-droit, son coup de mollet ratatinait les codes non seulement de la route, mais aussi de la simple civilité.
Donc, se méfier avant d'entonner en cœur la tirade attendrie du deux-roues comme avenir fleur bleue des transports. A sa manière, le vélo trop véloce peut plomber l'atmosphère en ville. Le coup de pompe n'est jamais loin.

 


 

Didier Rose


 

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