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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 08:08

 

 

 

 

 

 

 

En voilà, une année pleine d’espoir. D’abord parce qu’on a survécu à la frénésie de Noël.

Adieu, les hordes qui ont totalisé des milliards de kilomètres pour boire un vin chaud sous la pluie. Rendez-vous en août à Argelès.

Bizarre impression, le calme revenu, de se retrouver entre soi. Faudra-t-il parler, en Alsace, de la magie de janvier ?

Elle ne durera pas. Une hystérie en chasse une autre. Après-demain commencent les soldes.

En cela aussi, cette nouvelle année est prometteuse. On va rapidement tester ses bonnes résolutions. Saura-t-on résister au cri de l’étiquette barrée, pauvresse livrée comme en pâture au crédit des cartes bancaires ?

La mode serait plutôt à la retenue, l’achat compulsif passera bientôt pour atteinte au triple A national. Certains ont donc pu jurer qu’on ne les reprendrait plus à se faire broyer les panards pour des moufles trop petites bradées à - 50  %.

Rigueur d’abord. Les économistes n’ont pas été avares en vœux. A tous, bonne et onéreuse année. La santé d’abord, celle de l’euro bien sûr.

Du coup, les pétards du réveillon claquaient encore que déjà les hausses fumaient. Facile à retenir, tout ce qui est bon augmente. Les restos, les boissons très alcoolisées, les boissons pas alcoolisées et bien sûr cette spécialité tricolore à classer au patrimoine mondial immatériel : l’impôt.

2012 s’annonce là aussi comme un grand millésime. Normal dès lors qu’ait été interdit à Nouvel An de trinquer hors de chez soi. La bonne humeur à la rue, le symbole a peut-être été jugé trop explicite.

Heureusement, pendant que les uns lèvent le coude, d’autres bossent. Des scientifiques: ils ont inventé une matière constituée à 99,9 % de vide!

Grisant. Et évidemment sans aucun rapport avec l’édifiante campagne électorale de ce début 2012.

 

Didier Rose


 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 01:05

 

 

 

 

 

 

 


et si l’on notait les agences de notation ?

Voilà qui serait finalement une juste contribution à la théorie de la relativité, en toute chose.

Les profs – qui rédigent actuellement les bulletins de Noël – sont eux-mêmes notés ;
les examinateurs contrôlés ;
les comptables passés à la calculette ;
jusqu’aux cuistots, moulinés par les guides.

Au moment où trois éminents chefs d’État sont venus à Strasbourg rendre grâce au triple A, jeudi dernier, nos voisins allemands démontraient, et de quelle manière, qu’ils savaient prendre des mesures.

Des vraies : avec un double-mètre.

L’évaluation tient dans certaines cultures, et pas que dans la finance, pour exercice sacré, éternelle quête d’absolu.

Outre-Rhin, tout ou presque fait l’objet de tests sur des critères chiffrés : les pneus, les crèmes solaires, les yaourts, le scotch, les guitares, les carottes bio, le sekt, le papier hygiénique, les chaussettes de ski…

Ne manqueraient plus que des estimations techniques sur les bouquins, les marchés de Noël, les vacances à la mer ou la vie en couple – le « sehr gut » s’annonce hypothétique.

Cette fois, comme on n’arrête pas le progrès mesurable, un très sérieux organisme allemand vient de noter une autre denrée consommable : les parkings bâtis.
On ne sait si le retard d’Angela Merkel à Strasbourg était dû à l’une de ces perfides installations, conçues pour perdre les gens dans des rampes, des couloirs et des escaliers.

Le tableau final en tout cas n’est pas rassurant : près de 20 % de ces machines à sous géantes sont classées « déficientes » ou « très déficientes ».

Et devinez le principal défaut ? « L’étroitesse des places ». Un tiers des parkings à peine satisfont à une largeur recommandable estimée... à 2,50 m.

Voilà une critique qui ne manque pas de sel, dans le pays écoulant le plus de grosses berlines et de 4x4 énormes. Notre schizophrénie automobile a encore de beaux jours devant elle. Les parkings rapetissent ? Faites grossir les voitures!

Coïncidence, on inaugurait le jour même du sommet strasbourgeois, dans cette ville, un nouveau silo à bagnoles: une « quintessence, un exploit ».

Du coup, on s’y est précipité : 2,10 m à peine du côté le plus exigu de certaines places. De part et d’autre du Rhin, on ne doit pas avoir les mêmes valeurs mesurables. Ni peut-être les mêmes voitures.

 

Didier Rose


 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 08:00

 

 


 

 

 

 
"Enfin  soufflent les viticulteurs de l’autre côté du Rhin. Le raisin est rentré, grandement.

Non pas que la vigne allemande donnât des signes particuliers d’essoufflement, à proximité de cette fatidique ligne d’arrivée que sont les vendanges.

Si l’alerte rouge a été de mise, en Forêt-Noire, c’est que des pique-assiette sans scrupule courent les coteaux.

Passe encore que les randonneurs picorent des grappes en passant. Voire se bourrent le sac à dos : si, au moins, ils prennent goût aux futures productions locales…

Un danger autrement dévastateur donne ces dernières années des aigreurs d’estomac aux vignerons.

Dans la famille des calamités viticoles, il faut ajouter, aux oiseaux, des invités salement gourmands : les sangliers et les chevreuils. Des autouroutes à groins que les bestiaux remontent allègrement

Des sauvages ! Qui s’invitent, sans prévenir, ni bien sûr dire merci, à cette grande table ouverte qu’est devenu le vignoble. Surtout lorsqu’il est situé à proximité immédiate des forêts.

Les sangliers, d’abord, ont le nez partout. Et particulièrement entre les longs alignements de pieds de vigne. Des autoroutes, non à grains mais à groins, que les bestiaux remontent allègrement, jusqu’à ivresse complète de vers et de larves.

Résultat, des tranchées et des dégâts qui rendent le passage mécanique impossible.

Quand les suidés ont déblayé le terrain, place à un autre pépin : les cervidés.

Eux, dès le printemps d’ailleurs, s’attaquent aux sarments, au point que certains pieds ne s’en remettent pas.

On comprend la soif de vengeance des viticulteurs, prêts à payer une tournée à la grande confrérie des chasseurs. Pour peu qu’en retour elle se montre plus leste de la gâchette.

Des malins ont cru trouver la parade en clôturant leur parcelle. Mal leur en a pris : si un distrait ou un indélicat laisse porte ouverte, des biches trouvent là leur royaume, bien à l’abri derrière le grillage ou un fil électrique, hors de toute menace. Un festin royal.

En attendant d’autres idées lumineuses, le raisin est dans les cuves. Ouf !

Le millésime, paraît-il, aura du chien. La moindre des choses, puisque le voilà rescapé de ces autres aboyeurs, morfals en plus, que sont les chevreuils.

 

Didier Rose


 

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oui... parlons d'autre chose... !

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 08:50

 

 

 

 

 

 




Ils arrivent. 
Derniers jours avant l’avent.

Après, place à la magie de Noël : tarte flambée à tous vents, bonnet-cigognes comme s’il en pleuvait, panards écrasés comme de la purée.
On ne sait pas pour notre soeur Anne, mais les commerçants peuvent enfin voir venir. Et autre chose que des taxes qui poudroient et des agios qui verdoient.
Ils arrivent. Les touristes de Noël bouclent leurs valises, s’apprêtent à prendre leur bus nommé Riquewihr. Cap, en temps de frimas, sur les marchés à vin chaud.
La haute saison des guirlandes s’ouvre cette semaine, place alors à la parade des houppelandes rouges en coton ignifugé.
Eh quoi ? Faudrait-il décliner le cadeau, snober ce qui contribue à la richesse, spirituelle d’abord, de la région ?
Les fêtes, malgré certaines apparences sans doute trompeuses, ce n’est pas que la fête du tiroir-caisse. Un vrai bouillon de cultures, qui se pêlent-mêlent.
Ils arrivent. L’Alsace a chèrement gagné sa place dans les catalogues de voyagistes. Au firmament des destinations hivernales brille le Noël en grand, façon Strasbourg.
Pareille popularité ne se trouve sous le sabot d’un renne. Les allergiques aux petits chalets de bois, et tous ceux que les guirlandes pourraient défriser, sont donc priés de ne pas nuire au mythe. Pas seulement parce que les visiteurs de Noël arrivent, on l’aura assez dit.

Mais aussi parce que certaines atteintes au si cher Christkindelsmärik donnent à réfléchir sur la compétition qui fait rage dans le monde, de plus en plus large, de l’émerveillement de fin d’année.
La SNCF, pour ne prendre qu’elle, invite le chaland par internet à « voyager vers les plus beaux marchés de Noël ». Parmi lesquels, et même en tête de gondole, Strasbourg. Jusque-là, tout va bien.
Jusque-là seulement.
Car pour trouver les autres « plus beaux marchés de Noël », prière de se rendre :
à Lyon (pour la fête des lumières),
à Marseille (pour la foire aux santons),
à Paris (pour «les chalets de Noël aux quatre coins de la capitale»),
à Amiens (sur les traces de Jules Verne),
à Metz (pour fêter la Saint-Nicolas)...
Si d’aventure l’offre paraissait un peu light, direction aussi Stuttgart, Francfort et Munich.
Bref, l’esprit de partage, cher au Noël strasbourgeois, a intérêt à être sérieusement développé, cette année.
Ceux qui aiment Noël prendront le train, peut-être. Mais pour où, au juste ?

 

Didier Rose


 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 12:20

 

 

 



 

Qui suis-je ?
 
À 52 ans, j’ai la gambette toujours avantageuse, la taille itou et la peau aussi tendue qu’une fin de mois en temps de crise. Mes revenus, eux, feraient pourtant pâlir un ponte russe exilé en Suisse ; mes maisons couvrent la planète et question garde-robe, je ne suis pas habillée que pour l’hiver.
 
Je suis : Barbie. La reine de Noël, fille du glamour en plastique et d’un marketing en béton. J’ai tout lieu d’avoir bonne mine, teint rose et cil battant. Ma vie commerciale est un conte de fées, sans jouer sur les mots.
 
Des jeux vidéo basés sur le bourre-pif névrotique, des bidules multimédias à chargeurs spécifiques et bugs intégrés pensaient me donner des rides ? Raté ! La Miss Monde des petites filles de Mandchourie et d’Alsace, le mannequin le plus populaire de la planète layette, c’est encore et toujours moi.
 
Je n’ai peut-être pas l’air très futée, mais je sais compter sur mes ongles vernis : +17 % de ventes, avant même d’avoir mis mes habits de Noël. Qui a dit que la croissance n’était qu’histoire de marchand de sable ?
 
À la bourse aux Noëls heureux, je garde une cote telle que, à l’instar de la dinde sur la table, j’ai ma place réservée sous le sapin. Aucun concurrent pour me pourrir les fêtes. Même pas le Monopoly, même pas les Lego, bien que tous deux reviennent en force — à croire que c’est dans les vieilles boîtes qu’on fait les plus beaux cadeaux.
 
Voilà qui n’est pas une bonne nouvelle pour de petits arrivistes comme les PetShop, et leur trombine de manga, ou les Zhu Zhu Pets, en peluche attrape-poussière, ou ces mollassons de Zoobies.
 
La sélection naturelle est, dans l’espèce des jouets, sans pitié. Une liste au père Noël, c’est dix choix, en moyenne. Sous le sapin, à peine la moitié d’élus. Dur, dur, de ne pas être moi.
 
Dans mon monde de Barbie, pas de crise, pas de dette souveraine. Mais un euro bien ferme, stable et non négociable. Comme mon prix : 20 euros, pour vous dire, la Barbie journaliste.

Didier Rose


 

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   une  Barbie... et
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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 01:02

 

 

 

 

 

Comment ça, la belle affaire ? En plein décembre, rien de plus normal, certes. Sauf qu’il n’est même plus besoin de sortir, pour sentir prendre la magie.

Il suffit d’avoir une prise de courant, un ordinateur pas trop virussé et une adresse internet. Dès le mois d’octobre, alors, c’est Noël tous les jours.

On n’a pas encore inventé la migraine d’après vin chaud via Googgle, ni les odeurs de sapin téléportées. Pour tout le reste, on peut compter sur de bonnes âmes domiciliées en «.com ».

« Aux portes de Noël », autrement dit dès la Toussaint, voilà de premières promos ciblées… sur les poêles. Gare à ne pas s’emballer inconsidérément, au risque de devoir étrenner l’objet de manière inattendue. Ne surtout pas cumuler avec les offres de Top Couteaux, qui table présomptueusement sur un « Noël tranquille ».

A défaut de déclic, des clics et des conseils: « Faites pétiller vos cadeaux » — et si possible le champagne proposé. « Vivez un Noël british » en gagnant des cadeaux anglais, dont sont exclues toutes victuailles d’outre-Manche, le folklore a ses limites.

En allemand, en russe ou en d’insoupçonnés sabirs, le « shopping de Noël » sur écran propose des catalogues Hello Kitty « spécial Noël », des listes de bijoux pour homme « spécial Noël » et des vacances « spécial Noël », l’esprit de partage poussant la réduction jusqu’à 70 %.

Pas mal. Quoique un peu court pour de petits malins : « Livraison avant Noël », garantissent-ils finement. « Idée cadeau originale », assurent d’autres, sans que l’on sache si l’ensemble de la famille a reçu le message : danger de paquets plus du tout originaux sous le même sapin…

Des rapides ont compris que sur internet aussi, le temps c’est de l’argent : « Jouets de Noël/Accéder à la vente » propose en raccourci un site. Tout le contraire des poètes qui évoquent en page de garde une mystérieuse «hotte pleine de cadeaux ». Les cartésiens, eux, promettent de donner « trois raisons d’aimer Noël ». Trois seulement ?

Dans le grand bazar du numérique, il y a en forcément pour tous les goûts et toutes les cartes bleues. Des branchés ne jurent que par votre « wish liste » (naguère, la lettre au Père Noël). Des snobs proposent LE « it-bag » (jadis, le sac à main à la mode). Des empressés proclament : « Il est arrivé ». Pas le père Noël, beaucoup mieux : « le guide d’achat des fêtes ».

Sous prétexte de bienveillance, un site se demande même : « Êtes-vous sûr de n’avoir rien oublié pour Noël ? » Peut-être que si. Aller faire ses cadeaux en vrai, dans un endroit absolument pas virtuel et très futuriste. Un magasin, ça s’appelle.

 

Didier Rose


 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 08:28



 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

   De la relativité du temps, et du dodo
Endormis, les « frenchies » ? C’est l’OCDE qui le dit.
  Nous ne serions pas que râleurs invétérés : question roupillon aussi, on ne craindrait personne.
  Si donc vous aviez ces temps-ci la paupière lourde dès le JT de 20h, la faute n’en incomberait ni à l’heure d’hiver, ni à un dérèglement d’horloge biologique.
  C’est plus fort que nous : l’appel de la couette atteint en France des sommets.
  Le Père Noël peut bien vivre en Laponie, si ça lui chante, le marchand de sable a trouvé sa patrie dans l’Hexagone.
  On ne regardera peut-être plus son oreiller avec la même bienveillance, tant la statistique paraît à dormir debout.
  Selon leurs déclarations, les Français dorment en moyenne 8h50 par nuit. Sacrée bande de marmottes, en comparaison des Coréens, qui passent chaque nuit une heure de moins aux plumes, pardon au futon.
  Au moment où la compétition économique réveille la concurrence, nos voisins allemands se contenteraient, eux, de 8h10 de sommeil. Perfide.
  Mais pas suffisant pour donner aux gourous de la productivité l’envie d’aller se recoucher.
  D’abord, parce que l’enquête est déclarative. Donc les chiffres peuvent être surévalués : les Français ont très bien pu comprendre, dans un demi-sommeil, qu’il leur fallait dorénavant pioncer plus pour gagner plus. De cette fatale erreur découlerait une certaine tendance à se prétendre accro à son édredon.
 
À l’inverse, les Allemands pourraient être enclins à minorer leur temps réel de sommeil, au motif que l’avenir, et en premier lieu la santé économique nationale, appartient à ceux qui se lèvent tôt – ou disent ainsi.
 
Manque de bol pour nous, la réalité n’est pas très loin. Selon une enquête basée cette fois sur des données réelles, les Allemands seraient les plus nombreux à faire sonner leur réveil avant 6h ! Entre 6h30 et 8h30 le bataillon des Français reprend le dessus. Après 9h, les Allemands redeviennent plus nombreux à rester au lit. Au total, en France on se lèverait à 7h02 en moyenne. Contre 6h56 outre-Rhin. Battus de 6 minutes : la journée commence mal, effectivement.
  A la frontière des deux cultures, rien ne dit si l’Alsace grappille quelques minutes de répit au paddock. Ou si elle échappe à une statistique encore plus assommante de l’OCDE.
  La France ne serait pas seulement le pays où l’on passe le plus de temps au lit. C’est aussi l’endroit où l’on reste le plus longtemps à table. Deux heures par jour, soit le double des États-Unis et du Canada.
 
Pas si étonnant du coup que nous soyons champions du shopping : 32 minutes par jour. À un moment ou un autre, il faut bien se dépenser.

Didier Rose


 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 01:22

 

 

 

 

 

 

 

 

Prises de tête en perspective. Des cardiologues sont formels : je pense, donc je dépéris. Enfin, si je pense mal.

Voilà de quoi avoir un peu plus le blues : le mental influerait sur l’âge de nos artères. En clair, plus je déprime, ce qui est déjà une punition, moins je reste souple de la coronaire.

Pas qu’un peu : les épisodes dépressifs à répétition, ou sévères, multiplieraient le risque cardiovasculaire par 2,5. Pour retrouver la pêche, après ça…

D’urgence alors, à l’approche du gris novembre : sourire. Puisque tirer une tronche de six pieds, garder le dos concave nuisent gravement au palpitant.

Ce n’est pas si étonnant : avoir le moral dans les chaussettes conduit souvent à des comportements méchants pour le muscle cardiaque.

On fulmine, alors on fume plus. On bout, alors on boit trop. On est intoxiqué par le quotidien, alors on ouvre la boîte à chimie.

La tête et le cœur

Par un cercle à la fois vicieux et paradoxal, plus on a le cœur gros, plus ses chances sont minces.

Comme pour compliquer le tableau, l’inverse est aussi vrai : un patient en insuffisance cardiaque sur deux risque, en plus, un syndrome dépressif.

Tournée générale, alors, d’antidépresseurs ? Ce serait pratique. Mais les petites pilules qui font voir la vie en rose laissent de marbre le système cardiovasculaire.

Pire, s’il apparaît que broyer du noir est mauvais pour le cœur, gamberger jusqu’à la zone rouge ne serait guère meilleur. Une étude britannique voudrait démontrer que le QI (quotient intellectuel) viendrait en deuxième position, après le tabac, dans les facteurs prédictifs d’un accident vasculaire.

D’aucuns trouveraient la corrélation pour le moins fumeuse. Elle aurait pourtant cet avantage que si être trop intelligent aggrave la menace cardiaque, nous tiendrions enfin là une vraie, bonne et indiscutable raison de rester aussi bas de plafond que possible. Exercice dans lequel (paraît-il), d’aucuns excelleraient, de longue date : pas si bêtes.

 

 

Didier Rose


 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 01:03

 

 

 

 

 

 

Novembre n’est pas que triste. C’est aussi, quoique trop rarement, un mois taquin.

Cette année, par exemple.

On pensait n’avoir droit, au cœur de l’automne, qu’à un poisseux mélange de brouillards matinaux et de feuilles d’impôts locaux.

Sauf que pas tout à fait.

Vendredi, par exemple, sera un jour remarquable. Certes, parce que l’on commémore l’armistice de 1918. Certes, parce qu’à cette occasion la journée est fériée.
Certes, parce que pareil jour chômé n’a pas (encore) été biffé au nom d’une autre et rude guerre. Une bien longue bataille pour faire rendre gorge à notre dette publique, bunkeriser le PIB national et faire flotter au sommet du budget de l’État le seul oriflamme qui vaille encore, qu’importent les pertes en piétaille : le triple A.

Vendredi ne sera pas seulement singulier pour toutes ces nobles raisons. Ni même, et l’affaire n’est pas sans importance, parce que s’ouvre jeudi soir un de ces jolis ponts comme on aime, dont l’année se montre scandaleusement avare.

Un vendredi comme celui qui se présente dans quatre jours, on ne peut espérer le vivre qu’une fois dans sa vie.

Ou alors, il faudra prévoir d’être centenaire, au minimum, pour en connaître l’exacte réplique.

Ce vendredi est donc l’occasion rêvée de commettre un acte mémorable : se marier, réussir pour une fois la confiture de coings, ne pas faucher de petits articles de bureau, naître, traverser Benfeld en respectant le 70, ne pas parler politique à table (ou pire de bourse), trouver le climat alsacien vivifiant, arrêter d’arrêter de fumer, ne pas recharger son smartphone, tomber dans les bras du voisin ou, plus fort que tout ça réuni, balancer sa téloche...

On ne risquera pas d’oublier l’anniversaire de l’un ou l’autre de ces événements personnels, tout simplement parce qu’ils seront datés du 11/11/11.

Certes, diront les gros blasés, en matière de curiosités chiffrées et de séries bégayantes, on a été servis.

Le nouveau siècle est bon, avec les poètes et les superstitieux : depuis le 01/01/01 jusqu’au 10/10/10, la décennie passée a été riche en dates très mnémotechniques.

Ce n’est pas une raison pour gâcher cette avant-dernière fenêtre de tir.

Avant le fatidique 12/12/12 (dans un an, un mois et un jour), vendredi prochain, à 11h11 par exemple, une sérieuse entorse sera infligée à la banalité du quotidien. Si du moins aucune agence de notation, d’ici là, ne décide de nous dégrader le calendrier, voire de renvoyer novembre aux calendes grecques.

 

 

 

Didier Rose


 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 08:01

 

 

 

 

 

 

   « Et voilà ». Plus une phrase qui ne s’achève ainsi. Il faut beau, « voilà quoi ». J’ai aimé ce magnifique ouvrage, « voilà ».
Pas réussi à pécho cette meuf, « bon voilà »… Ce « voilà » là vaut toutes les démonstrations, coupe court à la contradiction et aux sempiternelles conversations.

À chaque époque son tic de langage. À chaque génération, jeune ou pas jeune, son mistigri.  On a eu droit un temps à des « génial », pour dire chouette.
Puis à des « mais carrément », pour marquer une simple absence d’objection.
Des « à donf », pour signifier une adhésion voulue forte. Du « mortel », comme plate-forme de ralliement inconditionnel. Des « tout à fait » pour remplacer un bête oui.
On connaît bien aussi les « y a pas de souci » pour signifier, par exemple, qu’on allait démarrer un boulot — le « pas de problème » ne valant qu’acceptation du principe d’éventuellement démarrer ce fameux boulot. Il fut un temps où l’on était vite « gavé » (ou «saoulé»), autrement dit qu’on se barbait.

À moins qu’on ne se bornât à constater qu’il « n’y a pas photo », à savoir  : cause toujours tu m’intéresses.

Tout le monde a eu son compte de films ou de stars « trop bien » (en clair corrects). Ou « méga » bien, un cran au-dessus. « C’est clair » a remplacé depuis belle lurette « en effet ».
Et si l’on veut faire un tant soit peu sérieux, conclure d’un « point-barre », sera du plus bel effet.
À ce stade, on en passera, autant par charité que pour cause de place contingentée, qui ne veulent rien dire du tout. Genre : « on va dire », « c’est pas faux », « par rapport à… », « sur Strasbourg », ou encore ce must qu’est devenu « ok-d’accord ».
Mais aucune de ces expressions compulsives ne rivalisera, en fréquence comme sur le fond, avec le fameux « voilà » qui remplace le point dans la phrase, ponctue les conversations de comptoir comme les journaux télé.

C’est peut-être symptomatique du moment. Le « voilà » ferme un tout, évacue l’objection et ne saurait souffrir le commentaire contraire.

Belle trouvaille, vraiment, que voilà.

 

 

 

Didier Rose


 

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