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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 11:21

 

 

 

 

 

 

 

 

L’été s’en va, l’été est mort ? Youpi.

Le vent d’hiver va stopper net la suprématie effrayante de la tong, renvoyer au vestiaire ce peu reluisant string du pied.

Que souffle la froide bise peut faire chaud au cœur.  Rhabillés pour l’hiver les tatouages très apparents, et si artistiques… À l’abri des frimas, et des yeux, les mini-shorts un peu trop torturés.

Un peu plus de tenue dans nos rues, voilà qui ne sera pas pour déplaire aux cardiaques comme aux âmes pudibondes. Aux esthètes non plus, avant le retour redouté des bonnets de l’avent à pattes de cigognes.

Mais l’automne à venir est aussi une bonne nouvelle pour les affaires.


Rhabillés pour l’hiver

En ces temps de grande frilosité commerciale, les boutiquiers peuvent espérer se frotter les mains, faire monter le tiroir-caisse en température : la mauvaise saison marque en général l’embellie des ventes de vêtements.

Et justement, la filière textile sait enfin pour quel article précis les clientes dépensent le plus.

Autant éliminer le tee-shirt : pas assez cher pour être la valeur numéro 1, même s’il a l’élégance (celle-là, au moins) d’être l’effet le plus souvent acheté.

Ce n’est pas le pantalon non plus : dans son duel tendu avec jupe et robette, il rate le podium des plus grosses dépenses textiles.

Si l’hiver est tant attendu sur les étals, c’est parce que le vêtement usuel féminin pour lequel on fait le plus craquer sa carte bleue ne s’achète jamais en été, et pour cause : c’est le pull-over.

Cachez cette crise que nous ne saurions porter plus longtemps. Les faiseurs de mode ne devraient pas avoir maille à partir indéfiniment avec la morosité. La confection pour dame, un peu éreintée ces temps-ci, pourrait espérer se retricoter un chiffre d’affaires XXL.

Sauf que, au rythme où vont les saisons, dans le chamboulement des climats vécu jusque chez nous, il va peut-être falloir garnir les rayons de pulls au mois d’août.

Et refaire des stocks de maillots de bain début octobre. Le fin du fin étant, peut-être, d’aborder à terme les rivages de Noël en tongs.

 

Didier Rose


 

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 17:24

 

 

 

 

 

 

  Le parfum de ce livre, même vieux de trois siècles, se veut de soufre : le sujet n’est pas près de nous venir en odeur de sainteté.
Hé quoi ? Faudrait-il dès lors se pincer le nez, au prétexte de sa vulgarité très désuète…
Devrait-on opposer à des pages anciennes une supposée « grandeur » des temps modernes, quand la télé fait commerce régulier de bassesse, défilez familles en pleurs, amis sacqués, amours trahies ?
Pourrait-on en appeler à un « bon goût » actuel, sans voir tous ces 4x4 de 300 CV à la parade ?
Oserait-on invoquer une « décence » ou une « retenue » contemporaines, en oubliant sur internet ces sites dits d’échanges sociaux – dérisoires vitrines égotistes ?

L’art de se la péter.
 
Le livre n’est pas à la veille de s’exposer dans certains salons bourgeois. Il n’est pourtant pas si honteux que son titre nous en laisserait accroire : « L’art de péter », voilà qui peut plomber l’atmosphère, ou pas.

Pas question de trahir le contenu pseudo-docte d’un ouvrage datant de 1751. Ou pour vite en extraire, au louable prétexte régional, cette évocation aux « sons bruyants de la cataracte de Schaffhouse »…
C’est la réédition du document qui est symptom
Il nous en apprend. Non tant sur les ventosités répertoriées par le sieur Hurtaut, littérateur au verbe, disons, senti.

On fait surtout cette découverte qu’à une époque lointaine, on riait de la gymnastique intestinale. Mais sans imaginer déverser à la populace ses déboires conjugaux, sexuels, comptables, infirmiers.

Aujourd’hui, c’est l’inverse ! La trivialité a changé de champ.
Le fond de l’air y a peut-être gagné, pas le climat sociétal.

Du coup, on fera cet autre constat : dans le répertoire daté des gazouillements de ventre (dits : de maçon, polyphonique, de province, de ménage, etc.), pas un mot, pas un !, sur ce penchant bien connu à péter plus haut que son statut.

Pas une ligne non plus sur la tendance, si chère d’apparence aux esprits en devenir, à « se la péter ». Trop moderne, pour un ouvrage du XVIIIe ?

Didier Rose


 

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Publié en 1751, L'Art de péter, Essai théori-physique et méthodique à l’usage des personnes constipées, des personnes graves et austères, des dames mélancoliques et de tous ceux qui restent esclaves du préjugé est rapidement devenu un classique de la littérature comique et pseudo-médicale. Son auteur, Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut, un érudit du XVIIIe siècle, considère  que péter est un art et le pet, bien lancé, une arme sociale. 

voir ...................

 

 

 

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 17:45

 

 

 

 

 

 

Voilà que ça recommence. On croyait l’idée honnie. Mais non.

Le bizutage, c’est comme les plus idiotes des « blagues à Toto ». On n’en verra jamais la fin.

Les dadais de septembre sont donc de sortie. Pas remarqué ces échalas avec un bonnet-cigogne sur le crâne ? Ces gamines en perruque rouge et blouse peinturlurée ?

Hors de question de parler d’autre chose que de « séances d’intégration ». Ce qui change tout.

Avant, le bizutage se faisait au grand jour. Et au grand dam des passants que l’on venait importuner.

Désormais, les sessions d’éducation des petits nouveaux poussent le chahut un peu plus avant dans la nuit. Et, subtilité, consigne est donnée de ne pas balancer trop vite le nom de son bahut.

Le pavé partagé

On hurle, on chante, on avance à cloche-pied, attachés ou en soutien-gorge, mais chut, ne pas dire que l’on fait une formation en eau et environnement.

Pourtant, à voir le nombre de bières sur les bancs l’autre soir, on ne pouvait douter d’une certaine expertise en liquide.

Quant au paysage, difficile de faire plus édifiant que le tableau beuglant et rotant formé autour d’une malheureuse fontaine de centre-ville.

Ailleurs, un autre jour, à d’autres fleurons de notre enseignement supérieur, consigne était transmise par une cheftaine avec porte-voix de brailler « Joyeux anniversaire » au pied d’une statue.

On ne sait si quelqu’un alentour a réussi à trouver ça drôle.

Ne pas jouer trop vite au pisse-vinaigre : il faudrait plutôt se féliciter de tant d’esprit bon enfant.

Dans nos villes d’automne en semaine, vagissants : des bizutages. Le week-end, vagissants : des enterrements de célibataires, futurs mariés déguisés en soubrettes à moustache, en girafes à pois verts, en Martiens quêteurs.

Viennent juste trancher dans ces réjouissances, et à longueur d’année, ces électrons libres qui persistent à faire la manche, et sont parfois sèchement priés d’aller mendier ailleurs. Pas assez gais, désolé.

 

Didier Rose


 

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 17:03


 

 

 

Si vous avez vraiment trop d’amis, achetez un nouveau téléphone portable.

Rien de plus commode pour effacer des années de vie, perdre des brouettées de contacts.

Un portable neuf, c’est la virginité retrouvée, un alibi en or pour faire le ménage dans ses souvenirs.

L’excuse est toute trouvée, pour ne plus appeler. Faire le penaud : ben, j’ai tout perdu en transférant mon répertoire…

Bref, le portable a, aussi, de bons côtés : c’est la lessiveuse de passé la plus accessible du marché.

Qui a téléphoné, téléphonera

Nos existences compactées dans quelques grammes d’électronique ? On comprend mieux les airs de camés que prennent certains abonnés mobiles.

Cet amour irrépressible pour son smartphone est attesté par un sondage : un conducteur sur deux à peine estime dangereux d’écrire un texto en conduisant ! Pianoter « où t’es ? » en divaguant sur la route, quoi de plus banal ?

Pareillement, répondre à un appel en passant la troisième n’est jugé risqué que par un quart des conducteurs — avec trois bras, où est le problème ?

Pourtant, une étude britannique se montre sans pitié. Messieurs les Anglais, raccrochez les premiers : en cas de freinage d’urgence, tenir un téléphone est pire qu’être bourré.

C’est scientifique : les distances d’arrêt du causeur sont 20 % supérieures à celles du poivrot – ce qui n’est pas du tout une excuse à l’alcoolémie au volant !

Pire, le téléphone dit mains libres alourdit le pied et la sanction : la distance est encore rallongée de 10 %.

À voir le nombre de tchatcheurs au volant sur nos routes, il y a de quoi s’inquiéter.

Sauf qu’en matière d’addictologie, le téléphone est censé être moins nuisible : contrairement à l’alcool, on est censé, en théorie, pouvoir s’arrêter quand on veut….
En théorie.

 

 

Didier Rose


 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 17:13

 

 

 

 

 

 

La rentrée a, au moins, un bon côté : basta les congés !

Parce qu’on n’en pouvait plus de cet été. Pas des mini-shorts bien sûr, ni des blagues du Racing : si toi aussi, tu veux être président de club, envoie ta photo, ou n’importe quoi…

Cet été pourri, on commençait à en avoir par-dessus la casquette, d’abord parce que les caves inondées, le camping dans la gadoue et la piscine vue des vestiaires, ça lasse.

Si encore, la pluie n’avait été que d’orage. Mais mauvaises nouvelles aussi sont tombées par trombes.

Pas moyen de rechercher le coup de soleil sans de plus devoir craindre que ne s’évaporent ses dernières économies, son boulot, son appart.

Pendant que les uns tentaient de se brûler le cuir, d’autres cramaient des milliards. Et même pas d’ambre solaire pour s’éviter ce genre d’érythèmes baissiers.


Têtes de notes

Comme si cela ne suffisait pas, les États se sont payés sur la dette, et l’on a bien senti qu’il y avait intérêt (s) à se préparer à allonger.

Sous son pauvre parasol même pas étanche à la conjoncture, le vacancier a été bombardé de calculs glaçants.

Des billions perdus au pastis, des trillions à l’heure du retour des plages. Le soir, on en vérifiait du coup le taux de TVA sur la pizza Hawaï.

Un été avec calculette incorporée, et taux différés, c’est dur. D’autant qu’il a fallu se résoudre, c’est moche, à laisser nos destins entre les mains d’obscures agences de notation.

Si l’on a tout bien compris, tandis que les uns s’en allaient bronzer, les autres restaient au bureau à cloquer des AA + et des BBC, à moins qu’il ne s’agisse de B – et de ABD +.

Bref, l’été a basculé : à voir le serveur du café du port et le vendeur de lavande s’empoigner sur la dégradation de la note grecque, on pouvait craindre que plus rien ne soit comme avant.

Sauf, peut-être, cette chère rentrée. Allez savoir pourquoi, l’idée même de retrouver un système de notation de 1 à 20, avec moyenne à 10 et félicitations à partir de 16, voilà qui, pour un peu, donnerait vraiment envie de reprendre l’école.

 

 

 

Didier Rose


 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 00:04


 

 

 

 Chaud devant. L’effet de serre risque de ne pas bousculer seulement notre rapport au monde.

Les cotes de la confection textile aussi sont en pleine révolution.

Il suffit pour s’en convaincre de prendre la mesure (les mesures ?) du phénomène short.

À ceux qui, dans le débat, seraient tentés de vouloir faire court, il faudra pointer le sens de l’histoire. En l’occurrence – et en résumé : toujours plus mini.

Les tarifs du coton flambent ? Ça tombe bien : les falzars rapetissent à vue d’œil. Au point d’ailleurs qu’on pourrait craindre pour les débouchés de l’industrie du tissage.

Mais on peut aussi se dire que, vu la taille moyenne du pantalon en ville, notamment chez ces demoiselles, la pénurie de toile jean’s n’est sûrement pas pour demain.

Toujours plus court

Avec ne serait-ce qu’un pantalon aux normes de l’hiver dernier, on doit bien pouvoir couper plusieurs valises de shorts tels qu’ils fleurissent ce printemps.

Et on fera abstraction ici des variantes un peu fantaisistes, genre caleçon de plage ou boxer à motif hawaïen, très esthétiques sur fond de colombages, loin de la mer.

Malheureusement, la miniaturisation textile n’est pas toujours si palpable. Et prend parfois des formes plus pernicieuses. Qu’on ne touche du doigt qu’un peu tard.

Vérifiez : les poches des pantalons ne cessent de diminuer en taille.

Économie à peine voilée de tissu ? Adaptation à une époque où l’on est censé voyager plus loin plus léger ? Reflet de comportements dépensiers, façon rien dans les mains, rien dans les poches ?

Toujours est-il que pour glisser un portefeuille dans une poche arrière ou le duo téléphone-trousseau de clés dans une poche de côté, il faut se sentir un peu l’étoffe des héros.

On a beau examiner l’affaire sous toutes les coutures, se dire que la satisfaction du client dans la confection ne tient plus guère qu’à un fil, rien n’y fait : il y a des domaines où le progrès, ce n’est vraiment pas dans la poche.

 

Didier Rose


 

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 06 JUIN 2011

 

 

 

 

 

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 00:01


 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'abus de téléphone portable nuit. Pas seulement au ciboulot. Aux relations sociales aussi, à considérer le nombre de zombies à oreillettes qui arpentent le pavé.
Au point qu'un sevrage brutal peut faire mal. Et rendre violent, si l'on considère certains événements pénitentiaires. Confisquer en taule un téléphone interdit cause parfois comme du dérangement.
Un endroit qui ne risque pas de connaître pareille mésaventure, c'est la prison d'Offenbourg, outre-Rhin. Une prison en partie privée, ce qui sur le fond revient au même : les détenus y sont au pain sec sur invitation de l'Etat - sauf qu'une entreprise en fait son beurre.
Dans cette prison-là, plus besoin de vouloir confisquer les téléphones portables.
De quoi, l'administration allemande, dans sa grande perspicacité, aurait-elle trouvé LA dernière zone d'ombre, à l'abri des réseaux ?

Téléphones
cellulaires

Même pas. Beaucoup plus sûrement, la prison d'Offenbourg est la première en Allemagne à tester depuis six mois un système de blocage des ondes électromagnétiques de portables. Raccrochez, il n'y a même plus d'opérateur sur le mobile demandé.
Et ça marche. Autrement dit, les téléphones ne marchent plus. Du moins dans l'enceinte de l'établissement qui compte 500 places, pour 200 salariés, eux aussi privés de communications, plus... cellulaires que jamais.
Bon, le zinzin n'est pas donné : si vous aussi souhaitez brouiller les téléphones portables dans le quartier, prévoir un investissement de l'ordre d'un million d'euros.
Plus quelques déconvenues judiciaires, puisque, en Allemagne par exemple, le vote d'une loi a été nécessaire à l'installation du bidule.
Mais après, quel progrès ! Le téléphone portable enfin muselé, qui n'en a rêvé, au bistrot ou au ciné ?
A méditer quand même avant de se mettre en frais, puisque, ailleurs qu'en prison, il paraît qu'on attente là à une liberté. Quand bien même elle ne daignerait plus s'arrêter là où commence celle des autres.

 

Didier Rose


 

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Édition du Lun 11 jan. 2010

 

 

 

 

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 00:01


 

 


 

La pression, ça a du bon. Il n’est pas que les amateurs de bière, les fabricants de pneus ou les adeptes du nettoyage mécanique pour souscrire à l’idée.

Mais la pression, parfois, c’est aussi nettement moins bon. Les candidats actuels au bac, les cuves de Fukushima ou ceux qui auraient serré la paluche de David Douillet en savent quelque chose.

La pression n’est donc pas anodine, sait faire impression, dans le foncier par exemple.

On connaissait bien, dans certains quartiers de certaines villes d’Alsace, le petit billet de l’agent immobilier gentiment pressant, glissé dans les boîtes aux lettres : si vous-même ou quelqu’un de votre connaissance vendez un bien dans le secteur, on saura vous trouver fissa un acheteur généreux.

À toi mon toit ?

De bonne guerre. Sans doute est-ce là le prix à payer sur un marché que l’on dit pudiquement tendu.

Mais lorsque l’affaire vire à la requête appuyée, voire au siège en règle, certains propriétaires sont d’avis qu’on en veut à leurs murs.

Hasard ou signe des temps, les habitants d’un pavillon près de Strasbourg ont reçu des messages en rafale leur demandant s’ils n’étaient pas vendeurs. Flatteur en un certain sens. Déstabilisant aussi. Comme un sentiment d’occuper au restaurant une table convoitée par d’autres.

Ici un jeune couple, là des acquéreurs solvables, les uns en promenade, les autres prospectant d’eux-mêmes, promettent proposition raisonnable, décision rapide, voire paiement garanti par conseiller bancaire.

Pour un peu, on aurait envie de vendre, même sans y avoir jamais pensé.

Plus tristement, ces bouteilles à la mer témoignent sans doute d’un monde tourneboulé : dur, dur, d’aller soi-même à la chasse pour se trouver une grotte, de conduire une guérilla sur le terrain pour se poser.

Gare aux effets collatéraux. On pensait à une politesse. Mais il va falloir y réfléchir à deux fois avant de glisser à un hôte cette innocente invitation : ma maison est la vôtre. Un rendez-vous chez le notaire peut rapidement s’ensuivre.

 

Didier Rose


 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 00:06

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yes, we can : l’anglais, n’effraie plus des xénophiles comme les Français.

Une étude est sortie des imprimantes juste avant l’été : la frenchie allergie à l’english domination linguistique ne serait pas si désespérée.
Oh, my God, il semble même que la langue de Shakespeare (et de Cantona) soit jugée super-utile par deux froggies sur trois.
Messieurs les Anglais, speakez les premiers : on vous est tout ouï.
Enfin, en principe. Parce que, à s’y intéresser d’un peu plus près, l’étude est moins beautiful.
Very bad en anglais, les Français ? It is not une légende. Près des deux tiers des interrogés se jugent pitoyables à l’heure de commander une cup of tea.
You talk to me ?
Voilà qui augure des discussions animées sur les plages des Landes (ou à Chamonix), lieux prisés des british tourists.

Les autochtones français ayant le sentiment de s’exprimer en anglais comme des spanish meuh, on va vers des dialogues savoureux.

Le « I love you » des familles paraîtra un peu court pour tenir un débat crédible. Faudra-t-il entre deux pâtés de sable user d’un éculé « my tailor is rich » ? Ce qui risque d’être interprété curieusement, venant de quelqu’un en maillot de bain effiloché.

On ne saurait trop conseiller de se tourner plusieurs fois la langue dans la bouche avant de jouer au polyglotte devant des Danois, Néerlandais, ou Norvégiens, nettement plus calés question anglicismes.

D’autant que, sorti de l’anglais, déjà pas glorious, le Français s’étale : des musts comme l’allemand, l’espagnol ou le portugais recueillent moins de 5 % des suffrages, quand il s’agit d’en juger la portée stratégique.

L’Alsacien ne fait l’objet d’aucune citation. Inexplicable, tant on nous a seriné que les marchés de Noël et le vin chaud mettaient la région au centre de l’univers.

On se consolera donc avec quelques bonnes feuilles du Harrap’s, avant de tailler la route pour les vacances. So long, darling (*).

 

 

Didier Rose


 

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* à bientôt

 

 

 

 

 

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 00:03

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ca va être la fête aux papas, c'était la fête aux papas, papounets et papouillous adorés. Surtout s’ils sont tombés un jour dans la clope.

Dimanche prochain, on devrait assister à un raz-de-marée de « vapoteurs » sous emballage cadeau.

Keseksa ? Le vapotage est au tabac ce que l’infusion est au pur malt. Sous certains angles, ça peut se ressembler. Mais ça n’a rien à voir.

La cigarette électronique serait le plus beau des cadeaux à faire aux poumons de son géniteur chéri. À lui l’illusion de fumer, aux autres la réalité d’un air plus pur.

Le vapotage est censé faire passer le goût du crapotage. Bien. Sauf que toute cigarette, même à vapeur, a son mauvais côté. En l’occurrence, l’autonomie du zinzin à piles.

Papas sans filtre

Sans cesse à plat, certains ont dû se résoudre à remplacer leurs paquets de cibiches par des paquets d’accus. Pas sûr que les poches de veston y gagnent.

Des malins ont préféré bricoler des systèmes de rechargement via les prises USB de leur ordinateur : on ne fera jamais trop de louanges au progrès informatique.

À ce propos, les autres papas, ceux qui ont le bonheur de ne pas fumer, peuvent aussi meubler utilement leur prise USB en se faisant offrir cette autre grande avancée de l’humanité : des chaussons chauffants, alimentés par leur ordinateur. Bonjour les panards à la vapeur dans les bureaux !

Plus de fumée de tabac dans les espaces paysagers, certes. Mais comme un remugle bien typé de fond de cave, du côté de Roquefort. On parie que, outre l’atmosphère, la conversation entre collègues y gagnera, notamment en fin de journée.

Si d’aventure, l’objet ne restait pas en odeur de sainteté, pas de souci : d’ici à la prochaine fête des pères, il se trouvera un génie pour inventer un autre truc à brancher sur son ordinateur.

Ce n’est pas le cas de Schnock, « la revue des vieux de 27 à 87 ans », autre cadeau très original, qui lui ne réclame pas d’électricité. Mais il peut sûrement en produire, au déballage.

 

 

 

Didier Rose


 

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