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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 15:26

 

 

 

Do you mug me ?

 

« Ich hab nicht alle Tassen im Schrank, aber ich habe viele Tassen im Schrank », c’est une de ces phrases intraduisibles qui disent que j’ai une douce folie et que j’ai beaucoup de tasses dans mes armoires.

L’histoire des tasses dans la tradition de ces cadeaux qui entretiennent l’amitié ne date pas d’hier. Du temps de mes parents, on offrait aux communiants et aux confirmants des « tasses à moka » aux décors oscillant entre les personnages baroques des porcelaines de Saxe, les couleurs blanches de la porcelaine de Limoges et les lignes dorées de la porcelaine de Bohème. Ces tasses ne servaient à rien si ce n’est à garnir une étagère de ces « vitrines » familiales posées dans la salle à manger et dans lesquelles on entassait les trophées aussi étranges que les épis en cristal, les poupées folkloriques, les calculs biliaires de mémé et les queues de cheval coupées aux filles de 14 ans !

Pense-bête
Les tasses à moka qui ne contenaient jamais de café ne sont qu’un exemple de ces contenants ne contenant jamais rien qui envahissaient nos maisons.

La saga de ces tasses n’est pas terminée même si on les a baptisées « mug » pour noyer le poisson. Les mugs sont légion, ils s’offrent tous azimuts mais rarement dans le but premier de fournir aux bénéficiaires de ce don un récipient pour sa boisson chaude préférée. Au contraire, le mug doit être un pense-bête : « N’oublie pas quelle radio tu dois écouter ! », « N’oublie pas que j’étais en voyage à New York ! », « N’oublie pas de faire un don pour la SPA ! »… Et je ne vous parle pas des mugs psychologiques, ceux qui sont censés définir votre personnalité. Il y a ceux qui vous flattent : « Tu es la meilleure maman », « tu es la reine du Baeckeoffe ». Il y a ceux qui sont censés vous faire rire à vos propres dépens et portent l’illustration d’un pèse-personne dont le VU-mètre est en zone rouge, d’un alcootest dont la couleur rappelle celle des épinards, d’un quidam coiffé d’un entonnoir.
Le Mug vous dira tout haut ce que les autres pensent tout bas. Il vous donnera une forte envie de casser de la céramique, ce qui vous permettrait d’entrer dans l’histoire tout comme le vandale qui a cassé le vase de Soissons.
Alors, à la manière de Marcel Duchamp, on dévie l’objet de sa finalité première. Le mug se fait porte-stylos, garde-brosses à dents, diffuseur d’huiles essentiels, coffre-fort pour petites doses de safran en poudre, musée pour blancs d’œuf qu’on n’utilisera jamais, réserve à trombones, collecteur de pipi matinal pour le labo.

Un t-shirt, c’est mieux
Mamema dit : « Ce serait mieux s’ils avaient un couvercle ». Ce serait surtout mieux qu’on offre des T-shirts à la place des mugs. Tant pis s’ils ont les mêmes inscriptions et les mêmes illustrations. Un t-shirt, c’est mieux !
Car un mug, on ne peut pas l’utiliser comme pyjama…

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

 
Do you mug me ?
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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 16:11

 

 

 

Ne pas déranger, je suis dans l’isoloir.

 

 

Il y a peu d’endroits où nous sommes face à nous-mêmes. Hormis l’utérus, les toilettes, l’appareil de radiographie et l’isoloir du jour de vote qui sont des lieux de solitude éphémères, il n’y a guère que le cercueil qui nous isole à jamais.
Mon copain Louis-Albert a fait une thèse en sociologie sur le comportement des gens dans les transports verticaux, les ascenseurs quoi. A l’aube de ce scrutin national, il serait judicieux de se pencher sur le comportement des gens dans les lieux exigus et à vocation unique : les toilettes et l’isoloir.
Ce sont des lieux d’angoisse. La vie s’y joue. L’avenir aussi. On y vit la peur de découvrir les signes d’une maladie grave, on y vit la peur de produire quelque chose de grave pour le pays avec le bulletin que l’on pose dans l’enveloppe puis dans l’urne. Assis sur la cuvette ou debout devant la tablette de l’isoloir, on est dans des questions existentielles.
« Entre mes mains, je porte votre espoir ou votre désespoir. Je suis dans l’isoloir. »
Avez- vous seulement pensé au pouvoir que vous donne votre bulletin de vote ? Dans l’isoloir tu es César, habilité à lever ou à baisser le pouce pour décider de la vie ou de la mort d’un de ces onze gladiateurs en lutte dans l’arène.

Tu es la goutte d’eau qui peut faire déborder le vase

Dans cette alcôve improvisée, l’esprit des candidats est là pour te supplier : « Vote pour moi ! ». Et tu te rends compte que tu es la goutte d’eau qui peut faire déborder le vase…
Tu es le cil qui fait pencher la balance, qui met une Miss en surpoids et la renvoie dans ses foyers sans lui donner la chance de parader devant les vainqueurs des étapes du Tour de France.
L’isoloir te transforme, toi le naïf Clark Kent, en Superman. Tu peux brandir l’enveloppe comme un trophée. « Ma voix est là – dedans. La politique du pays est entre mes mains. Toi l’énarque bon teint, toi l’idéologue et ton baratin, tu n’es rien sans mon bulletin. »
Peter Handke a écrit Die Angst des Torwarts vor dem Elfmeter ( L’angoisse du gardien de but au moment du penalty ) pour décrire toutes les phases de la peur d’un joueur au moment de la phase décisive d’un match. Qui a déjà éprouvé cette peur étrange qui t’envahit entre le moment où tu entres dans l’isoloir et le moment où tu glisses ton zettele dans l’enveloppe ?
Ami électeur, as-tu ressenti le regard posé sur toi de ta défunte mère, ce regard critique qui te fustige pour avoir fait un choix en dehors des convictions familiales, pour avoir dérogé à la règle séculaire : « Même nom, mêmes adhésions idéologiques, même couleur politique, même religion, même recette de kaaskueche » ?

Tes motivations profondes sont-elles pures ?
Ami électeur, as-tu ressenti les secousses de ta conscience qui te pose cette question de fond : « Sais-tu vraiment quelles sont tes motivations profondes et si oui, sont-elles pures ? »
Le moment passé dans l’isoloir est court. Mais il prend aux tripes. Pour un instant « tu tiens le monde entre tes mains ». Ce n’est pas anodin.
Mamema dit « Du verzählsch quatsch ! ». Tu racontes des inepties. Mamema n’a jamais connu les affres de l’isoloir. C’est Babeba qui lui préparait l’enveloppe à la maison. Elle n’avait qu’à la mettre dans l’urne. Elle n’a jamais su pour qui elle votait.

 

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Ne pas déranger, je suis dans l’isoloir.
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:56

 

 

 

Portés disparus.

 

Portées disparues depuis longtemps, les salles communales avec des tiroirs de congélation privés loués aux particuliers pour y cryogéniser le demi-cochon acquis avant l’hiver ou leur surproduction de haricots. On y venait pour risquer un œil sur le contenu du tiroir du voisin. Pour lui voler une part de son intimité gastronomique: « Charles, les Hakenheim vont manger Hasepfeffer aujourd’hui ! La Marie a cherché un lapin au congélateur-hiesel. »
Portées disparues les salles de postes garnies de cellules téléphoniques où on attendait le «22 à Asnières » tout en laissant traîner les oreilles pour capter les conversations des autres cabines et aller ensuite à la Coop ébruiter les nouvelles: «Marie-Louise a appelé le médecin pour Jeanne. Elle a du mal à respirer. So, donnez-moi des Bucklings ! Il faut se faire plaisir tant qu’on est en bonne santé.»
Pour en savoir plus sur les choses les plus intimes des gens, il faut suivre les émissions de télé-réalité et de radio participative. C’est là qu’ils clament à des dizaines de milliers d’inconnus le contenu de leur plat du jour, leurs problèmes de santé, leurs déboires conjugaux et leurs histoires d’héritage. J’y ai même vu l’accouchement en direct d’une amie. Son enfant n’est pas né sous X mais sous TF1.
Ce jour de 1er avril est pour moi comme un 1er novembre. Un jour où parler des disparus. Eh oui, ils ont disparu, les cyber-cafés. Fini ! Ils n’existent plus ces lieux où on avait internet pour tous et partout. Avec les smartphones et les couvertures Wi-fi on a dans le monde entier un cyber-café dans la poche. Pour quelques pièces comprises dans un forfait planétaire et une wifi gratuite sur les terrasses à mojitos ou a latte macchiato on a toujours Wikipédia, Youtube, Google et sa radio préférée dans sa poche.

Oui. Mais… nos incursions dans les pays étrangers perdent tant de leur charme sans ces moments d’immersion dans la vraie vie : celle des cyber-cafés.

Hamdoulilah, Gott sei dank, Dieu merci !
Le Maroc a fermé ces petits endroits perdus entre un hammam de quartier et un petit commerce d’œufs et de Vache qui rit ou ceux qui avaient pignon sur rue juste à côté d’une pâtisserie garnie jusqu’au plafond de cornes de gazelle. J’allais y humer les effluves de thé à la menthe et de musc. J’allais y admirer le chaos entre les fils électriques, cet enchevêtrement gordien si typique des villes orientales. J’allais y écouter les litanies de toutes ces familles collées à quatre ou cinq devant un ordinateur pour voir, par Skype, les membres de la famille à l’autre bout du pays ou à l’autre bout du monde: «Mohamed labess? Hamdoulilah ! » « Samira labess ? Hamdoulilah ! » Youness labess? Hamdoulilah ? ». On savait donc, en quelques minutes, que Farida, Mohamed, Latifa, Kahlil, Nadia et Abdelkader allaient bien, « Gott sei dank, Dieu merci !»

Cette litanie heureuse avait toujours pour moi un impact positif sur ma vie. Il est vrai qu’on se sent bête avec ses petits tracas quand on entend que tant de gens sont contents de leur vie. La preuve ! Quand un de mes enfants me demandait par Skype: «Ça va, maman ? », je ne disais pas «non, je n’arrête pas d’éternuer, avec tout ce pollen » ou «non, je ne trouve pas de Melfor», je pensais alors à mes balades dans des paysages sublimes et à mes tajines en bord de route et je disais: « Koulchi bikhir. Hamdoulilah » (Tout va bien. Dieu merci !)
Ah j’oubliais de dire, «grâce aux paraboles, j’ai pu voir les mariées s’étriper pour avoir une lune de miel à deux balles». C’est un bon sevrage pour retrouver son quotidien même si au royaume chérifien ce genre d’émission est un film de science-fiction. Stephen King aurait des scénarii plus faciles à écrire dans le pays natal d’Alain Souchon et de Michel Galabru mais aussi de Jean-Luc Mélenchon et de Dominique de Villepin.

 

 

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Portés disparus.
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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 10:24
Pâques au cacao.

- Vous préparez Pâques ?
- Et comment ! Pâques, ça se prépare tout de même.
- Vous avez participé à l’office de la Passion ?
- Pas le temps ! Tu parles ! Tous ces Lammele à faire cuire ! On en a déjà tonké dans le café ce matin. Et jeudi on a acheté les chocolats.
Chocolat ! Voilà le mot de la semaine. Chocolat ! C’est la fête du chocolat ! Des murailles de chocolat ! Des cloches, des lapins, des poules, des œufs ! Oui, mais pas que. Il y a la vie en chocolat. On a le lapin camionneur, le lapin PDG, le lapin paysan, le lapin boulanger, le lapin footballeur, le lapin chanteur. Chaque profession est fondue dans le chocolat. L’addict au chocolat peut être doublé d’un être au summum du narcissisme. Les fans de héros en deux dimensions trouvent de quoi assouvir le désir de pouvoir toucher leur idole. Il suffit d’acquérir Shrek, Bob l’éponge, Lucky Luke, Titi, Spiderman, même Michael Jackson tout en chocolat représentés posant à côté d’un œuf dans la même matière. Tout est dans tout. Tout est chocolat.

Si vous ne voulez pas être chocolat à l’école…
Hier matin. Vendredi saint. La radio a un fil conducteur : le chocolat. Je sais tout, tout. Tout un aréopage était dépêché pour vanter ses mérites et susurrer les petits dommages collatéraux qu’il peut engendrer. Un médecin parle de son action positive sur le cœur et sur le développement de l’intelligence. « Si vous ne voulez pas être chocolat à l’école, il vaut mieux absorber du cacao ». Une psychologue parle de l’effet anti-dépresseur du chocolat, cette molécule de bonheur que nous pouvons avaler sans faire la grimace et qui booste nos endorphines naturelles pour nous mener vers un bien-être proche de l’état zen. Il manquait juste une indication sur les doses à respecter. Mais comme dit Mamema : « Diss spiersch schun ! » Tu sais surtout que tu as dépassé la dose prescrite quand tu as oublié le chagrin dû à ta crise de couple et que tu ressens une violente crise de foie. Ah : j’oubliais l’intervention d’un chocolatier qui chantait l’Alléluia en parlant de la vertu pédagogique du chocolat. Alors, parents soucieux de l’éveil artistique de votre enfant, permettez-lui de créer SON personnage en chocolat ! Achetez-lui le chocolat adéquat pour le moulage et les colorants alimentaires ! Son équilibre psychologique dépend de ce processus. Le chocolat est mieux que la pâte à modeler. En effet, il contient de la lécithine !

Bigre, j’en ai appris sur le chocolat ! Même devant mon thé vert pris dans une cafétéria. Marie-Chantal y faisait un cours : « Non, il ne faut pas acheter n’importe quoi. Pour acheter du bon chocolat, il faut les moyens. Il faut du beurre de cacao et du cacao à 70 % ».

Un élément de la fracture sociale
Et de décliner les dangers auxquels s’exposent ceux qui sont condamnés à acheter des lapins bourrés d’huile de palme, « les pauvres » ! Et voilà que le chocolat est un des éléments de la fracture sociale ! De quoi alimenter un programme électoral, non ? « Je promets du chocolat au beurre de cacao et au cacao à 70 % pour tous ! »

La fête de Pâques ne peut pas être réduite au chocolat. Aujourd’hui, c’est Samedi saint. Hier, j’ai dit à Lili : « Demain, c’est Samedi saint, ça te dit quelque chose ? », et Lili de répondre : « Ben oui, c’est l’anniversaire du naufrage du Titanic. »

Y aura-t-il à cette occasion un Titanic en chocolat ?

 

 

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 11:39
L’heure du choix.

Secrétaire médicale ou prof de philo ? Accéder à la demande en mariage de Claude ou la décliner ?
Fut un temps, le choix était à faire une fois pour toutes. Ensuite, dans le cas de la profession, c’était la ligne droite jusqu’à la retraite.
Pour le mariage, l’oukase paternel statuait sur la pérennité de la décision : « Hesch ne gewellt, hesch ne » (Tu l’as voulu, tu l’as eu). Seul le pouvoir divin sur la vie et la mort des gens pouvait interrompre l’éternité de l’engagement.
Tout choix se faisait, comme le dit la chanson : « Avec simplicité ».
Même en période d’élection, on était guidé voire embrigadé. Le curé disait du haut de la chaire : « Les bons sont à droite, les mauvais sont à gauche. C’est biblique ».
Dans mon village il n’y avait qu’un contrevenant. Il votait communiste. Chacun soupçonnait chacun d’être ce mécréant. Il y a même eu, dans la génération d’avant-guerre, un cas de vote à gauche dans ma famille. La femme d’un cousin de mon père a voté pour Jospin à la présidentielle. Motif : « Il est protestant comme moi »

Inutile de vouloir couper les cheveux à des chauves
« Au jour d’aujourd’hui », comme on dit au Café du Commerce ou dans la file du rayon charcuterie, « au jour d’aujourd’hui on ne sait plus choisir ».
Disons plutôt que le choix a perdu son côté immuable. Tu fais coiffeuse homme et la mode envoie dans la rue une armée de mecs au crâne rasé. Inutile de vouloir couper les cheveux à des chauves. Il faut faire un autre choix.
Tu es mariée à Louis-Edouard mais à cause de tes achats frénétiques sur Internet tu vois Gigi tous les jours, Gigi le BG de Colissimo. Gigi apporte le paquet, met le paquet et t’emballe. Exit Louis-Edouard.

« Au jour d’aujourd’hui », le choix est en CDD. Le choix politique aussi. Je me souviens d’une phrase entendue en 1981 au moment de l’élection de François Mitterrand : « J’ai voté pour lui pour montrer aux autres que je ne me laisse pas faire, mais s’il ne me convient pas je voterai encore pour un autre la prochaine fois ».
Fini le temps des militants à vie. Finie, la foi. Fini le temps de ceux qui suivent invariablement le même « panache blanc ».
Dans l’environnement immédiat des candidats, c’est le temps des traîtres et des opportunistes. C’est l’Ego-land.
Dans le camp des électeurs, qui fait encore un choix par conviction ? Je n’entends que des phrases vindicatives : « dene zaï’i’s » « ceux -là ils vont voir ce qu’ils vont voir ».

C’est du ball-trap
On n’est pas dans le cadre d’une élection, on est dans le cadre d’une chasse à l’homme. C’est du ball-trap. Celui qui sortira des urnes sera une sorte de Survivor. Ou alors ce sera une surprise absolue, même pour la majorité des électeurs qui auront voté pour lui. « Oh m… ! J’n’aurais pas cru qu’il sortirait. J’ai juste voté pour lui pour faire savoir que j’en avais ras le bol de la politique. Je pensais que je serais le seul »
Et Mamema dans tout ça ? Mamema ne vote plus, elle m’a dit : « C’est Babeba qui me préparait l’enveloppe. Je n’ai jamais su ce qu’il y avait dedans. Depuis qu’il est mort je ne vote plus. Je ne voudrais pas mal voter »

 

La chasse aux maris est ouverte.

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L’heure du choix.
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 11:28
C’est dur l’heure de la douleur

 

Il n’y a pas d’âge pour la douleur. Elle prend l’enfant au dépourvu dans son berceau, quand il agite son hochet et gigote. Une douleur soudaine qui secoue la gencive. Un mal terrible qui n’a que les cris pour l’exprimer. Que les cris et l’espoir d’une aide venue de maman et de ses suppos magiques. Les douleurs de l’enfance sont indélébiles. Je n’ai pas oublié les affres de mon otite. Je ressens encore ce chagrin qui a noué mes tripes quand j’avais vingt mois. Oui j’avais vingt mois et j’ai gardé cette image de maman au fond du trou béant laissé par les pelleteuses du chantier de notre future salle de bal. J’ai eu la sensation horrible qu’elle allait être ensevelie. J’ai hurlé à en vomir jusqu’à ce qu’elle me tienne dans ses bras. Cela n’a marché qu’une fois.

« Souffrez ! Souffrez ! Vous serez comblé de bienfaits »

La douleur est inhérente à la vie. Les masos proclament ses bienfaits. Boris Cyrulnik chante la résilience : « Souffrez ! Souffrez ! Vous serez comblé de bienfaits ». Les disciples de ce chantre citent Mozart qui a eu toute sa vie les boyaux tordus par une constipation pathologique et ils affirment que cette douleur lui a donné le don de composer des musiques divines. Je sais, il y a d’autres exemples.

De la douleur des esclaves est né le gospel. Des souffrances du Christ est venue la rédemption. Alors… Combien êtes-vous à espérer composer des symphonies ou à espérer peindre ce que seul l’œil de l’homo doloroso peut voir ?

Et voilà que la douleur a pris possession de moi. Plus exactement de mon bras gauche. Je suis une zonarde. Un de ces êtres atteints de zona. Au seul énoncé du mot, les yeux de celui qui prête son oreille à votre bouche se tourneboulent et il émet un « Oh Jesses Gott » qui vous remet entre les mains de celui, qui seul, semble pouvoir vous aider.

« Vous avez un zona du bras gauche ? », disent certains dubitatifs. « Ça existe, ça ? » Et vous voilà mis au même niveau que Coluche et son cancer du coude. « Oui Monsieur, ça existe ». « La vache ! » Mon médecin dit : « On ne ressent les douleurs que pendant un an. Après, on s’habitue ». Il est vrai que le cerveau est humain et à force d’entendre les lamentations du bras gauche qui répète encore et encore « J’ai mal » il a tendance à dire : « Ta gueule le bras gauche… ! » Apparemment mon cerveau a de la patience.

La douleur vous fait bouger votre fessier. Marcher pour éliminer les toxines. Courir les bras tendus pour étirer les nerfs. Prendre la voiture pour mettre une bougie au Mont Sainte-Odile. Aller consulter un rebouteux au fin fond d’une campagne meusienne (avec un arrêt pour déguster une potée). Rouler jusqu’à un endroit magique où trouver de la terre spéciale à poser sur le bras douloureux en cataplasme. Tout. On essaye tout. Et en courant ou en roulant, chanter à tue-tête « Life is life », la vie c’est la vie !

Les derniers temps je me sens Agamemnon. Je pense que seul un sacrifice humain peut me soulager. Je cherche quelle victime offrir à Hippocrate ! En attendant, je ne cesse de répéter « Eli eli lama sabachthani ». Et je mets sur mon mur Facebook, dans un encadré noir : « Je suis mon bras gauche ».

Mamema m’a dit : « Ne te plains pas, ça pourrait être pire… ça pourrait être le bras droit ».

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 13:00

 

 

 

Tu seras menuisier, mon fils

 

 

 

A l’aube de la fin de ce premier semestre scolaire, la prof en moi se réveille et les mots des conseils de classe de collège résonnent encore à mes oreilles.

« Sébastien ne pourra pas suivre en lycée. Il y a un menuisier dans son village. Il faudra voir s’il le prend en apprentissage. » Dans la suite des débats, Nadine est propulsée fleuriste, Loïc électricien et Natacha coiffeuse avec la mention : « Jolie comme elle est, elle pourra être coiffeuse ».

Parfois les séances d’orientation scolaire prennent des airs de concours de miss et de Chippendales. « Ronald est costaud. Avec les muscles qu’il a, il fera un excellent charpentier et pourra porter les poutres avec aisance. » Une évaluation physico-intellectuelle qui prend des airs de portrait astrologique trace l’avenir de petits boutonneux avec certitude.

Qui va gagner des millions ou Fort Boyard ?

Combien de vocations d’artisanat sont nées dans la résignation engendrée par les sentences du Sanhédrin de quelques membres de la MAIF ! Comme chez Aldous Huxley à l’école, on triait les Alphas et les Bêtas. Ceux qui continueraient dans le jeu Qui va gagner des millions et ceux qui, comme dans Fort Boyard , devront essayer de récolter quelque argent en avalant des couleuvres.

Pourtant l’adage est clair : « Il n’y a pas de sot métier ». Que serait le médecin sans l’artisan qui fait les lits, l’électricien qui rend possible l’utilisation des appareils d’investigation et de soins, la couturière qui réalise les draps et les champs opératoire, l’installateur sanitaire qui installe les douches pour les asepsies à la bétadine et les lave-mains pour purifier les mains des chirurgiens ? L’assistance médicale, ce sont aussi ces petites mains qui rendent les interventions possibles. Merci aussi aux mécanos qui entretiennent les ambulances dont la fiabilité est beaucoup plus importante que celle d’une voiture de Formule 1.

L’artisanat ne doit pas être un déversoir sur lequel certains conseils de classe posent un entonnoir à large col en fin d’année scolaire pour y faire entrer des jeunes incasables dans les études supérieures.

L’artisanat a une grande porte d’entrée aussi belle que celle des villes chérifiennes. C’est par là qu’il faut y accéder. On ne dépose pas des jeunes sur les marches de ce palais comme on abandonnait un gosse non désiré ou malformé sur les marches d’une église du temps de Charles Dickens et d’Emile Zola.

Le rêve de faire quelque chose de ses mains

Umwertung aller Werte. Voilà qu’un médecin s’est fait boulanger, une avocate tricoteuse et un banquier serrurier de précision. Il y avait en chacun d’eux le rêve de faire quelque chose de ses mains.

Je connais une star du rock qui voulait juste être menuisier ! Il se rêve encore menuisier peut-être beaucoup plus qu’un menuisier se rêve star du rock.

 

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 11:48

 

Le garde-barrière va disparaître Derniers tours de manivelle le 10 avril 2017 !  Il pourrait être sorti d’un film de Jacques Tati. Sur le quai de la gare de Reichshoffen, c’est un garde-barrière qui tourne la manivelle pour ouvrir et fermer les deux passages à niveau à l’approche d’un train. Ce système est presque aussi vieux que la ligne de chemin de fer Haguenau – Niederbronn, inaugurée il y a plus de 150 ans. Mais il fonctionne encore parfaitement.
DNA 04.03.2017

Stéphane Hauser, l’un des derniers gardes-barrières de Reichshoffen.

Stéphane Hauser, l’un des derniers gardes-barrières de Reichshoffen.

Personne n’a jamais résolu l’énigme de la fascination que le train exerce sur les vaches ! Pourtant cette fascination existe et elle ne touche pas que les vaches. Ce n’est pas pour rien qu’Agatha Christie y a trouvé le décor du Crime de l’Orient-Express , que Grace Kelly y a puisé sa notoriété en attendant celui qui sifflera trois fois et que Ravel y a entendu le rythme de son boléro. Il y a dans ma mémoire, des « tchouk, tchouk » qui ont rythmé ma vie.

Scories d’antan
J’avais 5 ans quand on a pris le train avec ma grand-mère pour rendre visite à ma tante à Illfurth. Nous étions dans un wagon en bois, ma grand-mère avait enveloppé nos gilets blancs dans des serviettes-éponges pour éviter que les scories n’y posent des taches noires. Jamais je n’oublierai cette petite gare d’Illfurth posée en haut d’une colline et son sentier clandestin, raccourci champêtre pour se rendre au village en contrebas. Ma grand-mère m’a dit cette phrase : « Il y a toujours un train qui nous emmène vers ceux qu’on aime ».

La littérature de gare ne se résume pas à Guy des Cars

Le bonheur se trouve parfois au bout d’un ticket. Le destin se joue dans un train ou une gare. Ce n’est pas Anna Karénine qui vous dira le contraire.

J’avais 18 ans et je prenais le train pour me rendre à la fac. Train le matin, train le soir. Une mini-société avec ses rituels. Les mêmes gens dans les mêmes wagons à la même heure avec les mêmes activités. Des joueurs y continuaient jour après jour la même partie de belote. Un adepte de Simenon lisait l’une après l’autre les œuvres de son idole, prouvant que la littérature de gare ne se résume pas à Guy des Cars et Konsalik. Une tricoteuse confectionnait maille après maille des centaines de chaussons et de brassières. Une esthéticienne distribuait des échantillons de crèmes et enregistrait les commandes. Un couple adultérin s’y faisait des câlins érotiques, genoux recouverts d’un épais manteau pour la pudeur.

Ce couple avait 27 minutes pour vivre sa passion et devait se séparer quand la voix SNCF annonçait : « Kurtzenhouse. Le train arrive à Kurtzenhouse ».

J’avais 22 ans quand je prenais le train pour rejoindre jour après jour mon poste à côté de Thionville. Le train au long cours venait de Milan et allait en Belgique. C’était le train des confidences. On raconte volontiers les choses les plus intimes à un voyageur anonyme que, de surcroît, on ne reverra jamais.

C’était le train de l’exil pour ces jeunes profs arrachés à leur lieu géographique ou à leurs enfants comme c’était mon cas. Le train des larmes et des espoirs. C’était le bonheur du train du vendredi, qui nous rendait ceux qu’on aime. Comme disait ma grand-mère : « Il y a toujours un train qui nous emmène vers ceux qu’on aime ».

« J’ai vu le Zug ! »

Jeudi matin j’ai pris le train. Avec mon petit-fils. Il a deux ans. Dimanche il avait vu « un Zug ». Il n’a pas tari à ce sujet : « J’ai vu le Zug ». Jeudi nous avons pris le « Zug ». Il a composté. Il a regardé le train arriver : « Il bouge ! Il bouge ! ». Il a applaudi tout au long du voyage. Il a bu un chocolat au buffet de la gare. Il a eu sa première fois avec le train. Il n’y a plus de scories, plus de banc de bois. Mais il y aura dans son cœur ce premier voyage inoubliable avec sa grand-mère.

La vie est un voyage en train. Un jour, la voix SNCF dira « le train arrive à Kurtzenhouse » et ce sera le moment de descendre et de quitter ceux qu’on aime.

 

 

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Avec la SNCF, c’est possible !

 

 

 

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 12:19
Ode à la table de nuit.


Bizarre la vie, bizarre le cerveau ! Vous voyez une chose et vous pensez à une autre. Vous entendez un mot et par un phénomène d’association vous pensez à autre chose comme si ce souvenir était vital.
En lisant les titres d’un magazine allemand je suis tombée sur le mot « Nachtisch ». L’article parlait des nouveaux desserts, ceux qui utilisent les brocolis en glace, les cèpes en mousse et les carottes en entremets. Ces recettes étranges défilaient devant mes yeux mais mon esprit restait attaché au mot « Nachtisch » qui était devenu, pour mon for intérieur le mot « Nachttisch », la table de nuit.
Les images commencèrent à se bousculer dans la tête. Pour ne pas casser ce film, je me mis à tracer encore et encore le mot « Nachttisch » sur un bout de papier en lui donnant une teinte alsacienne « Nachttischel », un diminutif qui illustre à la fois la petite taille du meuble et les émotions qui s’y rattachent.
Je suis une fureteuse de « Nachttischel », ce petit concentré de personnalité de nos grands-mères.


Des rêves doux
Grand-mère, la mère de maman, avait un magazine dans le tiroir, un « schwytzerheftel », magazine suisse. On y trouvait aussi les pinces du chignon qu’elle défaisait pour la nuit et un élastique pour attacher sa natte. Les mouchoirs et les aspirines ne manquaient pas, le verre d’eau à usage universel non plus. L’eau devait servir à lutter contre la soif, à prendre une aspirine et à désaltérer les ectoplasmes de mes ancêtres.
Dans la table de nuit de Mamema, la mère de papa, c’était un festival de crèmes pour soigner ses ulcères variqueux et les crevasses laissées sur ses mains par le travail de la terre. Entre les tubes d’onguent émergeait une boîte recyclée de bonbons des Vosges qui contenait des pralinés, de petites boules de chocolat fourrées d’une sauce sucrée blanche. Ces pralinés, on pouvait les acheter dans tous les Zuckerstand (stand de confiseries) de tous les messtis. Elle disait : « Es gibt siessi Traïm » (ça provoque des rêves doux).
Et les grands-pères, me direz-vous ? Grand-père avait là tous les accessoires pour soigner sa moustache copiée sur celle du Kaiser François Joseph. Il y avait là le corset nocturne pour permettre la pérennité de la forme de son décor de visage, des gels et des lotions diverses pour le soin aux poils.


Le domaine de la transgression totale
Babeba y gardait une lampe de poche à portée de main pour scruter la maison en cas de bruits suspects. Il avait un sifflet à ultrasons pour calmer les chiens et une boîte avec les Nierestein, ces calculs rénaux qui lui avaient été retirés au cours une opération qui lui inspirait autant de récits d’angoisse que ses années de guerre.

Je me tairai sur ma présence dans les Nachttischle de cet accessoire en céramique souvent orné d’un œil dans son fond, un objet qui est exposé dans les musées et rappelle les temps où les équipements sanitaires étaient du domaine de la science-fiction.
La table de nuit ! Un document important sur le mode de vie des gens et sur leurs préoccupations ! Dans les années soixante, elles étaient le domaine de la transgression totale puisque les jeunes femmes -catholiques de surcroît- y gardaient les rails de pilules contraceptives si largement interdites par le Vatican. Un péché dont les hommes se lavaient les mains, selon le slogan :  « Ce n’est pas mon affaire ».
J’ai posé la question autour de moi : « Avez-vous une table de nuit ? » Réponse la plus fréquente : « Oui ! Sinon, les télécommandes, je les mettrais où ? » Bon sang, mais bien sûr, la table de nuit ne pourra gagner définitivement les musées que le jour où tous les appareils électriques seront à commande vocale. Sauf que Lili dit : « Moi je l’ai recyclée. Comme elle est basse, j’en ai fait un marche- pied ». L’art de donner une nouvelle utilisation aux choses. Comme dit
Confucius : « Une cuillère est une cuillère mais si tu l’utilises pour prendre ton sirop contre la toux, elle devient un accessoire médical ».

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

Ode à la table de nuit.
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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 13:30

 

 

 Cui-cui, viens sur ma branche !


Ce sera mardi : la Saint-Valentin approche ! La ville de Strasbourg ne s’y trompe pas. Elle échafaude des chapiteaux qui sont les chalets de février, mais doivent remplir le même rôle : vendre des nuitées à des amoureux du monde entier venus roucouler pendant des soirées de slows langoureux après avoir acheté parfums, bijoux et Eros en chocolat dans les boutiques décorées de colombes blanches et de cœurs rouges. Même des pains d’épices personnalisés circulent dans les sachets roses.

Je vous le dis : on est dans une variante de Noël sauf qu’à la Saint-Valentin on n’entend pas les clameurs de : « Laïcité ! Saints de tous bords restez au ciel ou dans vos catafalques ! »

Il est vrai que le terme Saint-Valentin est devenu un nom tellement commun qu’on ne cherche même plus à savoir quelle a été sa vie. On oublie que le pauvre Bienheureux a été décapité comme on oublie que le mot « con » désigne en fait le sexe de la femme.

On ne connaît ni le jour ni l’heure
Les ornithologues revendiquent cette date. C’est celle de l’accouplement de tous les oiseaux. « Viens sur ma branche, l’amour t’appelle ! » Pour eux c’est une fois par an, ce qui ne les empêche pas de gazouiller les autres jours.

Je trouve étonnant que le marketing forcené des chargés d’événementiel n’ait pas encore lancé le concept d’une nuit de la Saint-Valentin à passer dans une maison dans les arbres avec comme slogan : « Coït, Coït ! Viens sur ma branche ».

Tout est possible. Le marché est ouvert. Les sites de rencontre sont de la partie. Ils organisent des soirées pour « Trouver l’amour de sa vie ! » autour de canapés au gingembre et de mojitos mixés avec une « Formule magique des marabouts d’Afrique. »

On n’a donc pas besoin d’avoir déjà un amoureux en venant à la fête des amoureux, comme on n’a pas besoin d’être mort pour aller au cimetière.

Et l’amour dans tout ça ? Il n’est ni dans un slow, ni dans une bague en diamant, ni dans les plans Q et encore moins dans les prés. Entrer en amour c’est comme entrer dans la vie ou dans l’au-delà : on ne connaît ni le jour ni l’heure.
Appelez-moi Rustine !
« Quoi ? Aimer c’est vivre ensemble ? Pouah ! » Dans le pays des petits deux-pièces mis sur le marché par les talents de vendeurs de produits de défiscalisation proposés aux petits revenus, on ne veut pas partager son espace, débattre sur le choix des papiers peints, attendre son tour pour la douche, se prendre le chou au sujet des sorties du week-end. Alors c’est le chacun pour soi. « C’est chouette ! Quand mon Loulou vient chez moi il est rasé, il a des chaussettes propres qui traînent chez lui quand elles sont sales. Et il m’apporte même des fleurs. »

Et ceux qui vivent ensemble : l’amour est-il toujours le troisième dans le couple ? Pas sûr. Comme dit Quentin : « Avec Lola nous vivons ensemble. On s’aime bien. Et puis c’est pratique. A deux on a un logement plus grand. Chacun a sa chambre avec salle de bains. Si je veux aller au cinéma avec quelqu’un, elle est là, quand les hormones réclament leur dû elle est là aussi ». Hopla ! Appelez-moi Rustine !

Mardi, c’est la Saint-Valentin. C’est le jour des Amoureux. Envoyez toujours vos « Je t’aime » dans la bonne direction.

 

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

 Cui-cui, viens sur ma branche !
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deytsc

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