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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 02:50

 

 

 

Acheter devient un acte majeur.

Humeur - Sauvegarde de l’univers et de ses alentours

Rien n’est simple. Tout se complique. Fini le temps où faire les courses était un plaisir. Le plaisir quotidien de papoter à la boulangerie, à la boucherie et à la Coop, le plaisir d’une sortie trimestrielle vers l’hypermarché avec promenade entre les articles de jardin, les glacières et les ballons de l’été, les cahiers et les marrons de l’automne, les chocolats et les boules de Noël. Aujourd’hui le cabas ne suffit plus. Il faut un bagage. Un bagage hautement intellectuel !

A quand une formation universitaire pour nous apprendre le geste qui sauve le monde? En effet, il s’agit bien de faire acte de sauvegarde de l’univers et ses alentours. Acheter devient un acte majeur pour préserver sa santé, le bien-être des bêtes, la couche d’ozone, le climat, les réserves d’eau et la liberté individuelle.
« Tu as ta santé entre tes mains »

Il faut des connaissances médicales, physiques et même philosophiques pour faire le plein de son frigo, de son armoire de produits de nettoyage et de produits cosmétiques. Faire les achats devient un safari contre les OGM, les pesticides, le parabène, le gluten, les additifs, les édulcorants et les sucres. Une petite voix vous dit: «Tu as ta santé entre tes mains».

Tendre sa main vers un produit se fait dans le silence et la réflexion. Les « appuyés-sur-le caddie » ont des regards graves.

Au rayon des légumes s’entame une discussion philosophique sur le bio: « Un légume bio acheté dans un magasin et qui n’a parcouru que 10 kilomètres n’est plus bio parce qu’il a voyagé dans une camionnette et il était donc en contact avec du CO2 et des poussières de route contenant des particules toxiques. » OK, il va falloir se décider à manger directement chez le producteur. Peut-être, mais… avec quoi lave-t-il sa vaisselle ? Et d’abord, quelle est la nature de sa vaisselle ? Inutile de manger sain dans des assiettes à forte teneur de plomb et lavées avec des produits si caustiques qu’ils peuvent vous donner des ulcères d’estomac. Fichtre! On n’a jamais autant eu conscience de cette vérité première que, jusque-là, on n’entendait que lors d’un enterrement: « On est bien peu de chose. »
Le bouton rouge en main

Tous les produits doivent susciter de la réflexion en nous. Vous rêvez d’une paire de chaussure ? Attention ! Il y a des voix qui s’élèvent pour vous faire comprendre que des veaux et des cochons ont dû laisser leur peau pour vous permettre de chausser vos pieds et de parcourir le monde. Chaque pas que vous ferez vous rappellera votre cruauté. L’œil de Caïn sera dans votre œil de perdrix. Chaussures en plastique alors? Vous n’y pensez pas! Pensez aux émanations des usines de chimie et aux pluies acides qui détruisent nos forêts. Il vous reste les espadrilles, le monde animal sera sauvé par les espadrilles!

Le shopping devient anxiogène. Chaque acheteur a maintenant le bouton rouge en main, ce fameux bouton qui peut actionner la destruction de notre planète. Comment se sortir de cet imbroglio kafkaïen ? Ma voisine dit: « Moi, je suis innocente. C’est mon aide à la personne qui fait mes courses ».

Et Mamema dans tout ça ? Mamema est l’incarnation de cette philosophie alsacienne: «Kannsch mache was de witt. Es kommt doch alles wie’s komme soll » (Tu peux faire ce que tu veux : ce qui doit arriver arrivera).

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ...

Acheter devient un acte majeur.
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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 00:18
Les livres scolaires ont-ils un contenu subliminal ?

 

Après le scandale des œufs au fipronil et des dispositifs antipollution truqués implantés dans les voitures allemandes, voilà le scandale des livres de maths posés sous la loupe de Bescherelle, certes, mais aussi de la morale. Dire que pendant des générations les écoliers apprenaient avec zèle et sans discernement le contenu de leurs manuels scolaires ! On lisait les aventures de Jacqueline et de son chien Miro. On cherchait bravement par classes entières la pipe de Herr Weber qui lançait ce cri terrible : « Wo ist meine Pfeife ? » Faute ! Appeler un chien Miro et donc utiliser un terme péjoratif fait pour se moquer de ceux qui ont une mauvaise vie ! Que font les amis des animaux ? Parler d’une pipe à l’école alors que la loi Evin stipule clairement qu’il est interdit de parler en public du tabac et des ustensiles qui servent à le fumer, quelle honte !

La grammaire peut mener à tout

Et je ne vous parle pas de ces exercices de grammaire qui peuvent mener à des rixes terribles dans les cours de récré. Eh oui ! On ne pousse pas impunément les élèves à dire : « Mon père a mieux réussi dans la vie que le tien », « Ma mère est bien plus belle que la tienne ». Tout cela suscite des tensions propres à déclencher des violences entre les murs de l’école. La grammaire peut mener à tout, même à une philosophie de vie propre à engendrer chez les têtes blondes des comportements politiques indélébiles. C’est un élève de qui a remarqué ce lavement de cerveau subliminal et en a fait part aux autorités : « Je suis outré. Pour le conditionnel, notre prof prend comme exemple : Si j’étais riche. Je proteste contre cet embrigadement qui tend à faire de nous des êtres mus uniquement par l’appât du gain et donc de futurs électeurs de droite ».

Les autorités politiques ou morales ne sont jamais assez vigilantes. Comment ne pas voir sous un jour nouveau le rush sur les produits amincissants et dans les cabinets de chirurgie esthétique et se poser cette question pertinente : « Ce rush ne serait-il pas dû à des phrases au conditionnel qui commencent par : si j’étais belle ? »

Et voilà que le scandale du contenu des manuels touche les livres de maths de Nathan qui mettent des migrants en pourcentages. Ce bon vieux Fernand. Voyons, Fernand ! Ces pourcentages-là sont l’apanage de l’INSEE. Nos calculs de pourcentages à nous sont limités au calcul de l’argent qui nous reste si le 12 du mois nous avons dépensé 78 % de notre salaire ou au calcul du poids de matière grasse avalé par l’ingestion d’un yaourt de 125 grammes qui contient 5 % de matière grasse. L’« humain » ne se met pas en pourcentages !

Mamema dit : « Es hett alles siner Sinn ! » Tout a sa raison d’être. Elle n’a pas tort. Grâce à ce scandale de livre scolaire nous atteignons une liberté nouvelle : celle de pouvoir refuser d’être comptés pendant notre participation à des manifestations publiques ! Après le droit à l’image exigeons le droit à l’invisibilité statistique !

 

La chasse aux maris est ouverte.

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Les livres scolaires ont-ils un contenu subliminal ?
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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 11:06

 

 

 

Château de Reichshoffen

Château de Reichshoffen

 

Les touristes sont comme les éoliennes. Ils sont nécessaires pour l’économie d’un pays mais s’il y en a trop, ils finissent par dégrader le paysage et produire des nuisances dans l’environnement humain.

Les touristes, vous les avez vus ? Ceux qui se promènent en shorts et en chaussures en toile avec une casquette sur la tête ? Ceux qui exhibent des t-shirts militants « I love New York », « Vive la pétanque ! », « Je laisse vivre le fainéant qui est en moi ». Tous en uniforme en été alors que si on leur imposait un uniforme pour le travail, ils brailleraient dans les rues et feraient appel aux défenseurs des droits de l’homme au nom du respect des libertés individuelles. L’humanité aurait donc une face été ? Il semblerait.

Des mutations chromosomiques

L’été on oublie qu’on a milité contre les graisses et les sucres dans l’alimentation pour se goinfrer de churros et de chichis sur les plages, pour parcourir les rues encombrées des endroits « à voir » en léchant des glaces pantagruéliques qui font grimper le chiffre de la glycémie ! L’été on oublie qu’on a signé une pétition pour interdire dans les constructions à usage d’habitation les pièces de moins de 11 m² et on se vautre à 6 dans une caravane de 8 m² cuisine et dépendances comprises où dans une chambre de 4 m² avec vue sur la mer.

Quelles mutations chromosomiques subissent les quidams sous les effets du Râ et de Léon Blum ? Bref, comment est-il possible que l’être humain, sous l’influence du soleil et parce qu’il a des congés payés, change autant et agisse même contre ses convictions les plus intimes ? Pensez à tous ces athées qui luttent pour la laïcité et pour la suppression des vignobles comme Saint-Émilion ou Saint-Amour, mais qui se précipitent derrière un guide pour explorer des églises et brûler des cierges afin de guérir leur psoriasis ! Comment est-il possible que ces anars qui préconisent l’abolition de tout pouvoir politique se ruent dans les châteaux, ces palais du pouvoir absolu et tyrannique ?

Overdose de touristes

La face été de l’humanité gagne du terrain. Les touristes ? « Ils viennent jusque dans nos draps ». Avec Airbnb nous sommes devenus comme les Tyroler : « Sie verkaufen ihr Bettlein und sie schlafen auf Stroh » (Ils louent leur lit et dorment sur la paille). Ici, on loue son appartement et on dort sur le clic-clac des beaux-parents si on ne dort pas dans une caravane posée dans un camping. Comme quoi les touristes venus d’ailleurs peuvent nous transformer en touristes endémiques.

Il y a overdose de touristes ! Des plaintes se lèvent partout. Les habitants d’Ibiza font la chasse aux fêtards sur les plages. À Barcelone, on crève les pneus des voitures de location. À Venise, les âmes de la cité des Doges bloquent les rues. Même les touristes se plaignent de l’overdose de touristes. Ainsi à la une de quelques gazettes allemandes on peut lire « Les touristes allemands des Baléares se plaignent. Ils trouvent qu’il y a trop de touristes allemands dans les Baléares ».

 

La chasse aux maris est ouverte.

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 La face estivale de l’humanité !
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 11:50

 

 

 

Symphonie en pierre.

 

L’histoire de Hansel et Gretel mériterait d’être réécrite. Dans sa version première, elle est une allégorie sur ces mères abusives qui essaient de retenir les enfants à la maison.
N’a-t-on pas souvent entendu
cette interjection : « Ma mère me bouffe » ?

Les maisons nous bouffent
Mais c’était avant que les mères n’apprennent les bienfaits de la résilience sur le développement intellectuel des enfants abandonnés à eux-mêmes. Lili dit à chaque cours de Zumba : « Si Hervé Bazin n’avait pas eu une mère aussi détestable, il ne serait pas devenu un génie en littérature ».

Dans sa deuxième version et dans le contexte actuel du « mangez sain », l’histoire de Hansel et Gretel serait une mise en garde contre les aliments trop sucrés, trop gras, trop plein de gluten et le danger pour les deux enfants égarés dans la forêt serait le pain d’épices de la maison ! Ce serait une première approche de ma thèse d’aujourd’hui : « Les maisons sont dangereuses, elles nous bouffent ».

Nourris dès le sein de préceptes soi-disant assimilables à ces lois divines que Dieu grava sur les tables de Moïse, nous sommes programmés à « Dire bonjour avec la belle main », « Ne pas boire d’eau après avoir mangé des cerises sous peine de mourir » et surtout « Schaffe, schaffe Häusle baue » ! Construire sa maison. Il y a même une confrérie pour ça : les Castors d’Alsace. Sinon il y a ces Heinzelmännchen qu’on nomme architectes et promoteurs avec leur formule magique « Clef en mains » ! « Sssssssignez là ! Ce ssssssera une autre vie dans ce chez ssssssoi ssssssi sssssuper-bien conçu ». Tous ces sifflements ! SSS ! C’est Kaa qui se rue sur Mowgli. « Taïaut, taïaut, taïaut ! », « T’en prends plein la gueule », vous répond l’écho. Pensez à tous les sacrifices que vous allez faire. Combien d’entre vous ne verront jamais les remparts de Varsovie à cause d’un chauffe-eau à remplacer ? Combien ne verront jamais la Joconde en juillet parce que l’argent du voyage partira en pluie dans l’arrosage automatique mis en route pour sauver les rosiers et les haricots du jardin ?

Densité urbaine
Les grues sont de retour. Comme les pinces des dentistes abusifs, ceux qui vous arrachent vos dents encore saines pour les remplacer par des implants si chics, si inaltérables, si « faits pour durer une vie ». On a vu disparaître des maisons à colombage au profit de pavillons aux formes cubiques et aux toits plats. On a vu – et on voit encore - des fermes en U se transformer en HLM horizontaux avec un pool d’une dizaine de logements. On a vu des villages – et on en voit encore - se couvrir d’immeubles « résidentiels ».

Un jour, venue d’on ne sait où, une voix susurra à l’oreille des édiles cette expression si hautement intellectuelle : « densité urbaine ». Cette expression fit le tour de ces hémicycles où se réunissent ceux qui sont élus par le peuple mais qui sont mus par les services techniques. « Densité urbaine ». C’est celle qui met votre balcon face au balcon du voisin de l’immeuble en face, celle qui vous coupe l’accès à la lumière du soleil mais qui vous permet de voir la rivière en mettant un miroir au coin droit de votre loggia ou en montant sur un escabeau dans votre salle de bain.

Le syndrome Haussmann n’est pas mort
« Densité urbaine », disent les adeptes. C’est utiliser l’espace pour permettre à des forces vives de grossir les actifs de la ville. Les discours sont aussi bien construits qu’une dissertation de bac où un élève doit prouver que Socrate était un chat. C’est de la rhétorique pure. Le problème c’est que chaque politique veut laisser sa patte dans le béton comme chaque star de cinéma veut laisser sa patte dans l’asphalte de Hollywood Boulevard. Le syndrome Haussmann n’est pas mort. Alors on attribue, on distribue. L’intimité de l’acquérant passe par les claustras. « Claustra pro nobis ».

Méfions-nous de la pierre ! Un jour elle devient pierre tombale.

La chasse aux maris est ouverte.

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Symphonie en pierre.
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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 11:01
Le facteur s’appelle Lulu.

Je suis la fille du facteur, comme dans la chanson de Montand.  C’était écrit.

Pourtant, dans un premier temps, il semblait écrit que je devais naître à Honolulu, comme fille d’un citoyen américain et de maman. Mais les voies de la Providence sont impénétrables. Maman a épousé celui qui lui apportait chaque jour les lettres postées aux États-Unis !

L’homme des postes a toujours été important. On l’attendait pour ses mandats. Ou pour un magazine. Ou pour tuer un lapin, ouvrir une boîte de conserve récalcitrante, changer une ampoule, goûter la Quetsch fraîchement sortie de l’alambic. Et voilà que sa compassion spontanée devient cahier de charges.

Le facteur démuni de lettres pour cause d’usage intensif de SMS et de courriels a une fonction nouvelle : « aide à la personne chez les anciens ». Le facteur ou la factrice. L’employé au képi (devenu l’employé au casque tant il se déplace sur sa poste-mob) est prié de voir Marie-Jeanne ou Ernest pour vérifier si les volets sont ouverts, si une voix répond à son coup de sonnette et si une main se met dans la sienne pour le « bonjour du jour ».

Suivra un entretien sur le thème de la santé où on énumérera les viscères comme dans la chanson « et l’colon, et les reins, et le foie, et la tête, alouette, alouette ». La séance se terminera par une évocation de souvenirs, un égrènement de griefs contre l’arthrose, le chien du voisin et le vent de la veille.

Et puis ? Et puis le facteur (ou la factrice) enverra un SMS à Bertrand, fils de Marie-Jeanne : « Elle va bien, vous pouvez continuer votre voyage autour de monde » ou à Ludivine, fille d’Ernest : « Il est égal à lui-même. Il vous a fait des confitures, je les ai mises au courrier par colis. Je sais que vous n’avez pas le temps de vous déplacer ».

Papi et Mamema sont de bons créneaux !

C’est fou ce que les vieux sont l’objet de sollicitudes ! Les bacheliers en parlent même devant leur lycée : « Je pourrai toujours m’occuper de personnes âgées, c’est un bon créneau ». Et voilà Papi et Mamema devenus des « créneaux » !

Maxime a investi dans un minibus pour emmener « des aînés » au mont Sainte-Odile, aux cochonnailles, au Kaffee-Kuchen en Forêt-Noire, au concert des Kastelruther Spatzen ou chez l’acupuncteur. Célia a une micro-entreprise et fait « coiffure à domicile pour séniors » avec la certitude de vendre un max de shampoings colorants et de toupets. Harald est arroseur ! Les Heinzelmännchen ne sont pas morts. On pourrait même dire « Les Heinzelmännchen » s’appellent Lulu. Le facteur aussi.

Quoi ? Vous ne connaissez pas les Lulus ? Les Lulus sont des fournisseurs d’aide à la personne, ils proposent leurs services dans les kiosques « Lulu dans ma rue ». Tu as un problème, tu vas chez un Lulu qui te débarrasse de ce souci, c’est magique.

Les Lulus repassent pour vous, promènent votre chien, font une marche nordique avec vous, cueillent vos haricots pour soulager votre dos, bref il y a quelqu’un qui est prêt à vivre les parts noires de votre vie.

À quand les Lulus qui auront mal aux dents à votre place, qui iront se faire enlever l’appendice ou les calculs biliaires à votre place ? Quel est ce monde où il faut vivre la vie des autres pour exister ?

Mamema est heureuse avec ses Lulus. Elle se sent DRH d’une multinationale : « Aujourd’hui, je vais faire le salaire de Louise, de Riton, de Sonia et de Hubert ».

Hubert, c’est mon taxi. Le taxi Hubert.

 

La chasse aux maris est ouverte.

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Le facteur s’appelle Lulu.
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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 12:01
L’été des jambes.


Toute l’année les jambes sont coincées sur des chaises de bureau ou condamnées à une position debout derrière des comptoirs de vente, voire devant des groupes avides de suivre des cours pour connaître les grandes dates de l’histoire de France, les posologies médicamenteuses, les rouages économiques et les recettes des desserts sans cuisson.

Toute l’année ? Non ! En été, les jambes pédalent sur des vélos, foulent les sentiers des GR, nagent dans les piscines du monde et du jardin de la maison, dansent dans les clubs, les discothèques, les campings et lors de fêtes de villages, de barbecues et de ces concerts d’été où on exhibe des gloires passées pour faire vibrer la foule avec des refrains nostalgiques.
Le slow de l’année…
L’été sera comme toujours l’été de toutes les danses. On attend le slow de l’année aussi sûrement qu’on attend le Tour de France. Le slow, ce rythme du rapprochement entre des gens qui ne se connaissent pas forcément mais qui après trois minutes de Whiter Shade of Pale échangeront leurs points sur Macron, la disparition des koalas et la présence de la tige de ciboulette sur tous les plats du resto. Après trois minutes de Imagine , Kevin va nouer une relation amoureuse avec Cindy et trois mois après, son village perdu dans les Vosges échappera à la consanguinité grâce à son mariage avec cette fille venue de la Corrèze. Après trois minutes de Le plus beau de tous les tangos du monde avec Jules Berger, médecin veuf de Bergerac, mamie Doris pourra habiter avec ce Jules car à cet âge-là, on n’a pas le temps de réfléchir. Le petit-fils pourra occuper l’appartement de mamie Doris – gratuitement - et l’état économisera les allocations-logement.

Le slow peut changer la face du monde comme il a changé le profil de Lili. L’abus de slow a, en effet, arrondi le ventre de Lili. Le slow, c’est patin couffin. On te roule un patin et t’as un mouflet dans le couffin.

En piste ! D’abord pour ce slow où les mains peuvent se balader sans risquer les tribunaux, les hauts cris des féministes et sans avoir à répondre aux invectives du papa de la fille et cette question classique : « Alors, ma fille, vous l’épouserez quand ? » En piste aussi pour la fameuse danse aux rythmes endiablés, style latino, dans la lignée des Macarenas, des Lambadas et autres salsas. Pratiquons ces danses qui tiennent des danses rituelles faites pour appeler la pluie. Oui, pour faire tomber une petite ondée sur son carré de laitues ou sur ses pieds de cornichons, il faut « schluudere » le bassin.
Que du bon pour la santé
Votre coach sportif vous parlera du gainage inhérent à la danse rapide, des calories à brûler et du « cardio » qui maintiendra votre palpitant au top. Bref que du bon pour la santé si vous n’abusez pas de mojitos et de cacahuètes grillées.

À vos cavaliers, à vos cavalières ! Attention cependant aux phéromones ! Ils sont exacerbés en été. Il y a des fois le tango, ce n’est pas un pas en avant, deux pas en arrière, c’est cinquante pas en arrière !

Mon plus beau souvenir à moi ? J’ai dansé ce slow mythique du film Titanic sur un bateau de croisière mais tout le monde est rentré sain et sauf !

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

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L’été des jambes.
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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 11:32

 

Descends un court instant du ciel et serre-moi dans tes bras !

Bonne fête, maman !!!

 

« Tu es la maman la plus belle du monde ». OK, mais c’est une chanson que chantent les petits, ceux qui n’ont pas encore feuilleté de magazines pour comparer. Pour les autres c’est : « Oh maman, tu devrais arrêter de garder les cheveux longs, ce n’est plus de ton âge ! ». « Oh maman, tu ne devrais pas porter de jupes, tes jambes ne sont pas montrables ! »

Il paraîtrait même qu’il y a des rejetons outrecuidants qui offrent des bons bizarres à leur maman : « Bon pour une épilation de la moustache », « Bon pour dix séances d’amincissement », « Bon pour une réduction mammaire ». L’amour, surtout l’amour filial, n’est plus aveugle. Il a même chaussé des lunettes à verres grossissants.

Vous allez me dire c’est mieux que de se voir offrir des barbecues, planchas, pierrades, services à fondue ou autre crêpières, ces achats groupés qui poseront chaque semaine à votre table la totalité de vos descendants avides d’ingurgiter des viandes et des poissons grillés que vous serez sommées d’accompagner d’une dizaine de crudités maison et de sauces à réaliser dans cette cook-machine que la famille au complet vous a offerte pour vos 40 ou vos 50 ans.

«À quelle sauce vais-je être mangée ?»

Il y a des cadeaux comme des bracelets électroniques : à cause d’eux, non seulement on ne vous lâche plus mais vous avez toutes les corvées pénitentiaires à effectuer selon un cahier de charges hyper-bien rempli. Il y aurait de la sueur d’angoisse sur le front des mamans dans la perspective de la journée de demain, voilà une chose qui ne m’étonnerait guère. De la sueur et cette question : « A quelle sauce vais-je être mangée ? »

C’est étrange, ces angoisses liées à des jours qui devraient être des jours de fête et de bonheur total.

Les gazettes ne manqueront pas de nous rappeler la tristesse de toutes ces mamans qui font de l’origami et de la gymnastique douce dans des maisons de retraite pour mieux pallier le manque. Confucius dit : « Le ciel leur assèche les muqueuses, mais il leur assèche aussi le canal lacrymal pour leur éviter de se déshydrater à force de larmes ». Pour la fête des mères, les « gosses » devenus adultes seront là. On déversera sur les genoux des aïeules des trucs nés d’un inventaire à la Prévert : des fleurs, des chocolats, des collants en laine, des pantoufles anti-dérapantes, des lingettes fraîcheur et des notices notariales : « Les avantages de la donation faite du vivant du donateur ».

Le jour des gouttes biologiques salées

Demain, c’est la fête des mères. Jour des gouttes biologiques salées. Jour de sueur. Exsudation de la peur des mères d’être le sujet de vénérations dictées par le seul calendrier. Jour de larmes. Ces larmes qui coulent quand on entend encore dans sa tête cette phrase terrible : « T’es plus ma mère ». Je fais partie de ces mères enterrées vivantes. Pourtant je tousse encore, il y a même un chien qui a enfoncé ses dents dans mon « cadavre ».

Demain, c’est la fête des mères. Je mangerai de la tête de veau. Ce sera la Madeleine de Proust qui me rappellera une autre Madeleine. Ma Maman. Il arrive un temps où l’amour n’a plus d’autre organe pour s’exprimer que l’estomac.

 

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Bonne fête, maman !!!

 

 

 

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 15:26

 

 

 

Do you mug me ?

 

« Ich hab nicht alle Tassen im Schrank, aber ich habe viele Tassen im Schrank », c’est une de ces phrases intraduisibles qui disent que j’ai une douce folie et que j’ai beaucoup de tasses dans mes armoires.

L’histoire des tasses dans la tradition de ces cadeaux qui entretiennent l’amitié ne date pas d’hier. Du temps de mes parents, on offrait aux communiants et aux confirmants des « tasses à moka » aux décors oscillant entre les personnages baroques des porcelaines de Saxe, les couleurs blanches de la porcelaine de Limoges et les lignes dorées de la porcelaine de Bohème. Ces tasses ne servaient à rien si ce n’est à garnir une étagère de ces « vitrines » familiales posées dans la salle à manger et dans lesquelles on entassait les trophées aussi étranges que les épis en cristal, les poupées folkloriques, les calculs biliaires de mémé et les queues de cheval coupées aux filles de 14 ans !

Pense-bête
Les tasses à moka qui ne contenaient jamais de café ne sont qu’un exemple de ces contenants ne contenant jamais rien qui envahissaient nos maisons.

La saga de ces tasses n’est pas terminée même si on les a baptisées « mug » pour noyer le poisson. Les mugs sont légion, ils s’offrent tous azimuts mais rarement dans le but premier de fournir aux bénéficiaires de ce don un récipient pour sa boisson chaude préférée. Au contraire, le mug doit être un pense-bête : « N’oublie pas quelle radio tu dois écouter ! », « N’oublie pas que j’étais en voyage à New York ! », « N’oublie pas de faire un don pour la SPA ! »… Et je ne vous parle pas des mugs psychologiques, ceux qui sont censés définir votre personnalité. Il y a ceux qui vous flattent : « Tu es la meilleure maman », « tu es la reine du Baeckeoffe ». Il y a ceux qui sont censés vous faire rire à vos propres dépens et portent l’illustration d’un pèse-personne dont le VU-mètre est en zone rouge, d’un alcootest dont la couleur rappelle celle des épinards, d’un quidam coiffé d’un entonnoir.
Le Mug vous dira tout haut ce que les autres pensent tout bas. Il vous donnera une forte envie de casser de la céramique, ce qui vous permettrait d’entrer dans l’histoire tout comme le vandale qui a cassé le vase de Soissons.
Alors, à la manière de Marcel Duchamp, on dévie l’objet de sa finalité première. Le mug se fait porte-stylos, garde-brosses à dents, diffuseur d’huiles essentiels, coffre-fort pour petites doses de safran en poudre, musée pour blancs d’œuf qu’on n’utilisera jamais, réserve à trombones, collecteur de pipi matinal pour le labo.

Un t-shirt, c’est mieux
Mamema dit : « Ce serait mieux s’ils avaient un couvercle ». Ce serait surtout mieux qu’on offre des T-shirts à la place des mugs. Tant pis s’ils ont les mêmes inscriptions et les mêmes illustrations. Un t-shirt, c’est mieux !
Car un mug, on ne peut pas l’utiliser comme pyjama…

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

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Do you mug me ?
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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 16:11

 

 

 

Ne pas déranger, je suis dans l’isoloir.

 

 

Il y a peu d’endroits où nous sommes face à nous-mêmes. Hormis l’utérus, les toilettes, l’appareil de radiographie et l’isoloir du jour de vote qui sont des lieux de solitude éphémères, il n’y a guère que le cercueil qui nous isole à jamais.
Mon copain Louis-Albert a fait une thèse en sociologie sur le comportement des gens dans les transports verticaux, les ascenseurs quoi. A l’aube de ce scrutin national, il serait judicieux de se pencher sur le comportement des gens dans les lieux exigus et à vocation unique : les toilettes et l’isoloir.
Ce sont des lieux d’angoisse. La vie s’y joue. L’avenir aussi. On y vit la peur de découvrir les signes d’une maladie grave, on y vit la peur de produire quelque chose de grave pour le pays avec le bulletin que l’on pose dans l’enveloppe puis dans l’urne. Assis sur la cuvette ou debout devant la tablette de l’isoloir, on est dans des questions existentielles.
« Entre mes mains, je porte votre espoir ou votre désespoir. Je suis dans l’isoloir. »
Avez- vous seulement pensé au pouvoir que vous donne votre bulletin de vote ? Dans l’isoloir tu es César, habilité à lever ou à baisser le pouce pour décider de la vie ou de la mort d’un de ces onze gladiateurs en lutte dans l’arène.

Tu es la goutte d’eau qui peut faire déborder le vase

Dans cette alcôve improvisée, l’esprit des candidats est là pour te supplier : « Vote pour moi ! ». Et tu te rends compte que tu es la goutte d’eau qui peut faire déborder le vase…
Tu es le cil qui fait pencher la balance, qui met une Miss en surpoids et la renvoie dans ses foyers sans lui donner la chance de parader devant les vainqueurs des étapes du Tour de France.
L’isoloir te transforme, toi le naïf Clark Kent, en Superman. Tu peux brandir l’enveloppe comme un trophée. « Ma voix est là – dedans. La politique du pays est entre mes mains. Toi l’énarque bon teint, toi l’idéologue et ton baratin, tu n’es rien sans mon bulletin. »
Peter Handke a écrit Die Angst des Torwarts vor dem Elfmeter ( L’angoisse du gardien de but au moment du penalty ) pour décrire toutes les phases de la peur d’un joueur au moment de la phase décisive d’un match. Qui a déjà éprouvé cette peur étrange qui t’envahit entre le moment où tu entres dans l’isoloir et le moment où tu glisses ton zettele dans l’enveloppe ?
Ami électeur, as-tu ressenti le regard posé sur toi de ta défunte mère, ce regard critique qui te fustige pour avoir fait un choix en dehors des convictions familiales, pour avoir dérogé à la règle séculaire : « Même nom, mêmes adhésions idéologiques, même couleur politique, même religion, même recette de kaaskueche » ?

Tes motivations profondes sont-elles pures ?
Ami électeur, as-tu ressenti les secousses de ta conscience qui te pose cette question de fond : « Sais-tu vraiment quelles sont tes motivations profondes et si oui, sont-elles pures ? »
Le moment passé dans l’isoloir est court. Mais il prend aux tripes. Pour un instant « tu tiens le monde entre tes mains ». Ce n’est pas anodin.
Mamema dit « Du verzählsch quatsch ! ». Tu racontes des inepties. Mamema n’a jamais connu les affres de l’isoloir. C’est Babeba qui lui préparait l’enveloppe à la maison. Elle n’avait qu’à la mettre dans l’urne. Elle n’a jamais su pour qui elle votait.

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

Ne pas déranger, je suis dans l’isoloir.
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:56

 

 

 

Portés disparus.

 

Portées disparues depuis longtemps, les salles communales avec des tiroirs de congélation privés loués aux particuliers pour y cryogéniser le demi-cochon acquis avant l’hiver ou leur surproduction de haricots. On y venait pour risquer un œil sur le contenu du tiroir du voisin. Pour lui voler une part de son intimité gastronomique: « Charles, les Hakenheim vont manger Hasepfeffer aujourd’hui ! La Marie a cherché un lapin au congélateur-hiesel. »
Portées disparues les salles de postes garnies de cellules téléphoniques où on attendait le «22 à Asnières » tout en laissant traîner les oreilles pour capter les conversations des autres cabines et aller ensuite à la Coop ébruiter les nouvelles: «Marie-Louise a appelé le médecin pour Jeanne. Elle a du mal à respirer. So, donnez-moi des Bucklings ! Il faut se faire plaisir tant qu’on est en bonne santé.»
Pour en savoir plus sur les choses les plus intimes des gens, il faut suivre les émissions de télé-réalité et de radio participative. C’est là qu’ils clament à des dizaines de milliers d’inconnus le contenu de leur plat du jour, leurs problèmes de santé, leurs déboires conjugaux et leurs histoires d’héritage. J’y ai même vu l’accouchement en direct d’une amie. Son enfant n’est pas né sous X mais sous TF1.
Ce jour de 1er avril est pour moi comme un 1er novembre. Un jour où parler des disparus. Eh oui, ils ont disparu, les cyber-cafés. Fini ! Ils n’existent plus ces lieux où on avait internet pour tous et partout. Avec les smartphones et les couvertures Wi-fi on a dans le monde entier un cyber-café dans la poche. Pour quelques pièces comprises dans un forfait planétaire et une wifi gratuite sur les terrasses à mojitos ou a latte macchiato on a toujours Wikipédia, Youtube, Google et sa radio préférée dans sa poche.

Oui. Mais… nos incursions dans les pays étrangers perdent tant de leur charme sans ces moments d’immersion dans la vraie vie : celle des cyber-cafés.

Hamdoulilah, Gott sei dank, Dieu merci !
Le Maroc a fermé ces petits endroits perdus entre un hammam de quartier et un petit commerce d’œufs et de Vache qui rit ou ceux qui avaient pignon sur rue juste à côté d’une pâtisserie garnie jusqu’au plafond de cornes de gazelle. J’allais y humer les effluves de thé à la menthe et de musc. J’allais y admirer le chaos entre les fils électriques, cet enchevêtrement gordien si typique des villes orientales. J’allais y écouter les litanies de toutes ces familles collées à quatre ou cinq devant un ordinateur pour voir, par Skype, les membres de la famille à l’autre bout du pays ou à l’autre bout du monde: «Mohamed labess? Hamdoulilah ! » « Samira labess ? Hamdoulilah ! » Youness labess? Hamdoulilah ? ». On savait donc, en quelques minutes, que Farida, Mohamed, Latifa, Kahlil, Nadia et Abdelkader allaient bien, « Gott sei dank, Dieu merci !»

Cette litanie heureuse avait toujours pour moi un impact positif sur ma vie. Il est vrai qu’on se sent bête avec ses petits tracas quand on entend que tant de gens sont contents de leur vie. La preuve ! Quand un de mes enfants me demandait par Skype: «Ça va, maman ? », je ne disais pas «non, je n’arrête pas d’éternuer, avec tout ce pollen » ou «non, je ne trouve pas de Melfor», je pensais alors à mes balades dans des paysages sublimes et à mes tajines en bord de route et je disais: « Koulchi bikhir. Hamdoulilah » (Tout va bien. Dieu merci !)
Ah j’oubliais de dire, «grâce aux paraboles, j’ai pu voir les mariées s’étriper pour avoir une lune de miel à deux balles». C’est un bon sevrage pour retrouver son quotidien même si au royaume chérifien ce genre d’émission est un film de science-fiction. Stephen King aurait des scénarii plus faciles à écrire dans le pays natal d’Alain Souchon et de Michel Galabru mais aussi de Jean-Luc Mélenchon et de Dominique de Villepin.

 

 

La chasse aux maris est ouverte.

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi....
mais toutes les deux... alsaciennes  ..

Portés disparus.
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deytsc

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