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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 17:20

 

 


Crébleu ! On est en plein mois de juin, avec un thermomètre qui affiche « Marrakech » même à Breuschwickersheim et avec une ruée sur les piscines telles que tout le monde sent le chlore et une ruée sur les pizzas telles que la Marguerite et la Fruits de mer se partagent le canapé avec Roland Jérémy ou Aziz en lieu et place d’Astrid, Solène ou Nadia.

Et voilà que les esprits s’échauffent encore plus à cause de la grève des trains, des remaniements dans les médias, des énergies nouvelles et des images dentaires de Schumacher.

Ça s’agite dans le Landerneau mais comme dit Mamema « Tant que ça râle, ce n’est pas tout à fait mort » ! Ah, j’en ai entendu des râleurs hanter les quais de gare déserts, furieux de ne pouvoir aller de leur point A vers ce fameux point B où peut se jouer un destin professionnel, amoureux où létal tant qu’une gare peut être un terminus. La seule qui se soit réjouie de cette grève c’est ma copine Lili qui dit : « Je m’en fous de la grève des trains. Comme mon mari Michel est cheminot en grève, il peut conduire les gosses au collège et mémé chez le cardio avec la voiture à ma place ».

L’ère des pseudos
Cardio ? Vous avez dit « cardio ? » comme cardiogramme ? Savez-vous qu’il y a un électrocardiogramme baladeur qui vaut autant qu’un Renoir si vous le dégotez, même si c’est une œuvre aussi mécanique que le dessin que vous avez réalisé avec votre spirographe à rotations régulières ou elliptiques. 60 000 francs suisses, c’est ce que demande Kagemusha le voleur de l’électrocardiogramme de Michael Schumacher, un Suisse certainement sinon il aurait demandé une rançon en euros. « Kagemusha », c’est un pseudonyme bien sûr. On vit tellement dans l’ère des pseudos que j’ai des amis Facebook qui s’appellent « Carré de chocolat », « Brume aux pieds plats » ou « Macaroni Vengeur » et un ami Fb qui a pour pseudo « Dick Roger » parce que, dit-il, « ça ne regarde personne que je m’appelle en réalité « Roger Dick. »
J’oubliais : dans le contexte de ce kidnapping d’acte médical le dossier Michael Schumacher était édité lui aussi sous le pseudo « Jérémy Martin ». Il y a de la schizophrénie dans l’air. En effet, Jérémy Martin fils de l’ancien ministre Philippe Martin pourrait exiger de piloter une Ferrari. « Da lachen ja die Hühner » (les poules vont rigoler).
Qui dit « poules » dit « crêtes » ! Or voilà que les crêtes reviennent sur le stade. La Coupe du Monde 2014 pourrait bien être une coupe réalisée par un coiffeur. Le monde entier a les yeux tournés vers les têtes des Bleus autant que vers leurs pieds. C’est qu’ils ont le LOOK. L’équipe du Coq français arbore des crêtes comme celle des punks les plus nihilistes. Incroyable de chercher à plaire avec la tête et avec les jambes. Mais comme dit Mamema : « Les coiffeurs veulent aussi leur heure de gloire ». Il est vrai que leur travail est plus visible que celui des proctologues. Et les coiffeurs ne deviennent des stars qu’en coiffant des stars. Tiens, à ce propos, c’est un Mulhousien qui coiffe Albert de Monaco. Un travail à temps partiel apparemment.
« Coupez court » !
000000aaaaa.jpg« Coupez court » ! L’été sera chaud ! Mais les Allemands le disent depuis des décennies : « Der nächste Winter kommt bestimmt » (l’hiver ne manquera pas de venir). Les débats sur le chauffage sont déjà ouverts. Chauffage par chaleur humaine ou énergie fossile ? Combinez les deux : adoptez des vieux !

 

 

 

Huguette Dreikaus ?  non ....ce n'est pas moi.... mais toutes les deux... alsaciennes  ....

 

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 12:07

 


Merci Albert ! Merci d’avoir fait cette photo où tu tires la langue, cette photo que j’avais fixée au mur pour montrer aux copains que j’avais des idoles plus intellectuelles que Cloclo, Roy Black et Droopy.
Merci Albert d’avoir émis cette théorie libératoire « Tout est relatif » et son corollaire « Rien n’est figé. Tout évolue selon les circonstances ». À chaque mois qui passe, ta thèse se vérifie pleinement : nous vivons dans un pays avec une population aux comportements variables mais universels.
Ce mois de juin notre pays est peuplé d’est en ouest et du nord au sud de gens clonés dans leur tenue vestimentaire faite de t-shirts, de casquettes, d’écharpes, de shorts, le tout muni d’écussons et accessoirisé par des fanions et des mascottes en peluche. Tout le monde vautré sur des sièges allant d’un canapé suédois à une chaise bistrot en passant par un pouf, un futon ou une natte en paille de mil et tous regardent dans la direction d’une télé en bien propre, en copropriété, en location ou en jouissance momentanée moyennant l’absorption d’une boisson par demi-heure. Notre monde est à l’heure de l’Internationale. Celle du foot. Là où Lénine, Mao et même Jésus ont échoué, le foot a réussi. Nous avons une pensée unique : « Ballon ! »
Ceux qui tiennent la réputation du pays entre les mains ne sont plus les industriels chargés de porter le PNB au pinacle. Ce ne sont plus les militaires chargés d’asseoir notre pouvoir sur les autres nations. Ce ne sont plus les écrivains et cinéastes rencontrés dans ces festivals où l’on vante des histoires d’amours ou des histoires de règlements de comptes entre vendeurs de drogue improbables. La réputation du pays est entre les mains ou plutôt des pieds d’une douzaine d’as de la chaussure à crampons.

Nourriture unique
Juin 2014 c’est le mois du foot. On est dans la nourriture unique : la pizza. Comme dit mamema « la pizza c’est comme le flammekueche, la pâte c’est comme une assiette, après tu n’as pas de vaisselle ». Les rues des villes sont parcourues par des scooters enrichis de GPS pour ne pas perdre de temps. Les livraisons doivent se faire au quart de seconde près, dans un laps de temps laissé vide par une page de pub. Toutes les pizzas sont des pizzas-reines même celles aux quatre fromages. On en oublie les vertus de la soupe collective. Pizza et foot sont associés si fort en ce mois de juin que, même le reste de l’année, Brandon, du haut de ses 18 mois crie « goooooooaaaaaaaaal » en voyant un livreur de pizza.
Certes ce mois de juin 2014 laissera des séquelles en certains d’entre nous comme sur Brandon mais ce mois de juin 2014 sera le théâtre d’une civilisation au caractère aussi éphémère qu’universel : un monde de foot.
000000aaaaa.jpgDéjà se profile une autre civilisation éphémère, celle des transats, des shirts, des crèmes solaires, des churros, des moules-frites, des fesses nues et des livres de Marc Levy ou de Mary Higgins Clark. Il n’y aura qu’une chose qui ne changera pas. La SNCF continuera à faire grève.

 

 

 

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 00:00

 

 

 

 

 

 

C’est la chienlit. Les trains ne respectent plus les indicateurs Chaix. Les Michelines se la jouent capricieuses. Sur les quais c’est la fièvre. Les voyageurs attendent le train comme si la suite de leur vie en dépendait. On est dans un remake du film Le train sifflera 3 fois.
Les esprits s’échauffent, les récriminations fusent : « Ceux qui n’ont pas de boulot ne peuvent pas faire grève ! », « En plus, on crève de chaud sur ce quai », « Prendre le train c’est comme jouer au loto ». Il n’y a pas que le trafic qui est perturbé. Où est l’assistance psychologique ?
Le philosophe dit : « C’est le syndrome du grain de sable ». On se rue massivement sur le sable des plages mais tout le monde déteste ce fameux grain de sable qui enraye la machine bien huilée de nos routines. Un train prévu à 7 h 13 doit partir à 7 h 13. Un horaire est un horaire.
Il n’y a que Paul, ce lève-tard pathologique qui arrive à la gare à 7 h 20 qui puisse se réjouir du retard des trains. Paul ou Jenny qui se réjouit de ne pas pouvoir faire son exposé à l’école. Je crois aux vertus du hasard. Pourquoi ne pas faire confiance au hasard ?
Le temps du rêve
Le destin veille pour d’aucuns quand un train n’arrive pas, quand un avion ne décolle pas. Un train de 9 h 12 qui est annulé ne peut pas dérailler à 9 h 52. Dans le train de 13 h 42 qu’on doit prendre en remplacement du train de 11 h 47 se profile une rencontre improbable car comme dit Confucius : « Si tu es dans le train de 11 h 47 tu ne peux pas rencontrer quelqu’un qui est dans le train de 13 h 42 ». Ces rencontres peuvent être Hitchcockiennes comme dans le film L’inconnu du Nord-Express, ludiques comme dans Night train, amoureuses comme dans Le temps de l’aventure.
Le train en retard nous donne du temps. Du temps pour l’imprévu. Du temps pour l’improbable. Du temps qui nous appartient rien qu’à nous.
Le temps du rêve. Le temps de se faire des films dans sa tête avec sa valise à ses pieds. Du temps hors du temps. Du temps long parfois. Mais le temps long fait que la vie passe moins vite. Se pourrir le temps de l’attente avec du stress ou de la rancœur est 000000aaaaa.jpgabsurde car « Il y a toujours un train qui arrive quelque part ». « Aujourd’hui peut-être ou alors demain ».
Petite remarque. Il y a peut-être quelqu’un quelque part qui se fait une joie de ne pas vous voir débouler et qui crie « Vive la grève des trains ! »


 

 

 

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 12:03

 

 

 

 

 

 

L’été commence le 12 juin, le jour où les lycées et les collèges ferment pour cause d’examens et les écoles primaires pour cause de classes vertes. Et là, c’est le retour des mots en «-ction » : action, distraction, friction (à la crème solaire), élections (de Miss Bikini) mais aussi, hélas, le temps où il faut faire face à des infections, des dermo-réactions, des tuméfactions, des vols avec effraction, des chocs aux intersections. Mais comme dit Mamema : « Tout cela n’est pas grave tant qu’on n’est pas mûr pour l’extrême-onction. »
L’été c’est tout ce que j’ai énuméré comme mot en «-ction, mais c’est surtout le temps de la séduction ! Malédiction et abjection ! Voilà le temps où il faut viser la perfection.

Séduire est le propre de l’homme. Les psys disent que tout ce que nous faisons, nous le faisons pour plaire et pour séduire. Il paraîtrait que l’enfant qui fait « caca pot » devant les applaudissements nourris de la famille le refera toujours et encore dans l’intention de recueillir les mêmes vivats puis pour se retrouver enlacé et bécoté par sa maman. Sigmund situe le « caca pot » du nourrisson parmi les outils du séducteur entre le baisemain, les estampes japonaises, les chemises ou corsages « col ouvert » et la roue du paon.
Avec quoi pouvons nous séduire ? Si l’on en croit une récente émission de télé et le coach dépêché au secours de quelques cœurs solitaires, il faut avant tout être beau. La séduction commence donc dans des salles de fitness pour se continuer chez un chirurgien plasticien qui vous remodèlera selon l’image de catalogue des stars. Vous aurez alors la bouche de Madonna et non celle de tata Gertrude, le sourire de Hugh Grant et pas celui du cousin Gilbert. Une fois cette beauté atteinte, il suffira de la mettre en valeur avec des stilettos pour les filles, de la rock-wear pour les hommes.

Nous avons tous ce « Je-ne-sais-quoi »
Et ce n’est pas tout. Il y a la démarche, du genre « Montre moi comment tu marches et je te dirai ce que tu cherches ». Mamema dit : « Marcher c’est bien mais en amour il faut courir », et c’est vrai, les filles courent après les garçons et les garçons courent après les filles. Confucius ajoute un codicille : « Si tu veux attraper une biche, il faut aller dans les forêts où elles pullulent ». Et elles pullulent où les biches ? Et ils pullulent où les jeunes taureaux ? Dans la rue, dans les bars, dans les bus, dans les discothèques, sur les plages. Pour séduire, il faut donc sortir, prévoir des sous pour les transports, les boissons, le ciné etc. Tout le monde ne peut donc pas séduire n’importe où et épouser le facteur comme maman car l’amour vient rarement frapper à la porte.
000000aaaaa.jpgJ’ai tout lu et tout regardé sur la séduction et je me suis rendue à l’évidence : je ne réponds pas aux critères. Fichtre ! Diantre ! Et alors ? C’est oublier qu’on a tous ce « Je-ne-sais-quoi », ce petit « Dingel doo » qui affole les hommes. Confucius dit : « L’humanité, c’est comme les sommets de l’Himalaya, il y a ceux qu’on aborde parce que tout le monde en vante la beauté et il y a ceux qu’on voudrait être seuls à découvrir à cause de leur attrait si spécial et à cause de leur mystère ».
Hé ! Psstt ! Tu l’as vue, ma face Nord ?

 

 

 

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 13:00

 

 

 

 

 

 

 

 

 Feuilletez les pages de son quotidien préféré ou celles des magazines en papier glacé posés sur les guéridons de ces salles où on attend les soins dentaires, les radios pulmonaires, les modifications capillaires ou les dispositions testamentaires ! Vous vous rendrez compte que tout tourne autour des trois positions fondamentales de notre corps dans l’espace, « debout, assis, couché ».

 Il y a ceux qui attendent de vous que vous vous mettiez dans la position couchée pour eux, pour remplir les chambres de leur hôtel ou de leur gîte, pour rentabiliser leurs baignoires à remous ou leurs bancs de massage, pour garnir les transats de leur lieu zen et vous permettre ainsi une méditation transcendantale. Être allongé peut donc être une « position d’activité » ne fût-ce que dans le cadre d’une participation à la politique des loisirs, un des éléments dynamiques de l’économie régionale, de l’économie nationale et de l’économie mondiale. Mamema dit : « Souvent, ceux qui sont couchés donnent du travail à ceux qui s’occupent d’eux et de leur bien-être ». Ce n’est pas Dédé-la-Saumure qui dira le contraire. J’adore Mamema, encore plus depuis que je sais que je suis couchée sur son testament. Comme dit Confucius : « Ceux qui sont devenus des gisants laissent parfois à ceux qui restent de quoi avoir une situation bien assise ».

Avoir un siège

« Assis ? Vous avez dit assis ? Ah si, vous avez dit assis ! » Oui, j’ai dit « assis ». Voilà une situation visée par le commun des mortels. Ce ne sont pas les remous des dernières semaines qui me donneront tort. Que sont en effet les élections sinon des batailles de candidats pour un siège, pour une place assise dans un hémicycle ?

  C’est alors une vaste valse des chaises musicales au son de « Lève-ton cul de là ! », célèbre chanson des Forbans. Avoir un siège n’est pas la panacée pour les seuls politiques, c’est la course quotidienne pour d’aucuns d’entre nous dans les trams, les bus, les trains et les restos. Poser ses fesses donne une base à notre vie ou dois-je dire une assise ? « Avoir une situation assise » est synonyme de réussite sociale. La chaise ou le fauteuil symbolisent l’appartenance à la caste de « ceux qui travaillent devant un bureau », ceux qui ont réussi à quitter leur condition d’ouvrier debout à son banc de peine ou de paysan debout derrière ses vaches pour pousser la charrue. Notons cependant que certains paysans sont devenus des notables qui vont balader leur fondement de moissonneuse-batteuse en vendangeuse-presseuse et en laboureuse-émotteuse avant de regagner leur siège de dirigeant agricole ou de représentant des comices agricoles. Mamema dit : « Il y a des hémorroïdes dans l’air ». En alsacien pourtant, « avoir une belle situation », une situation « bien assise » se dit « e gueti Stell hann » du verbe « stehn » (être debout) !

Qui sait encore se mettre à genoux ?

Être debout pourrait devenir un must dans cette civilisation actuelle qui nous propulse déjà vers le tofu, vers les associations de défense du grand hamster d’Alsace et du concombre tordu et nous propulsera bientôt vers les bureaux verticaux – ceux qui élimaient déjà les manches des ronds-de-cuir du temps de Courteline – et vers les canapés verticaux d’où nous pourrons visionner des films avec des histoires à dormir debout. Croupir c’est mourir. « Levez-vous ! » Il y va de notre santé.

Se mettre debout et bouger c’est allonger sa vie. « Lève-toi et marche », a dit Jésus à un Lazare déjà mort. Marcher est bon pour la santé sauf si tu marches dans un clou rouillé et que tu attrapes le tétanos ou si tu marches sur une mine. C’est beau un peuple qui marche ! C’est 000000aaaaa.jpgbeau une foule debout ! Bientôt, on en verra souvent des foules debout, sur la route du Tour de France et dans les tribunes du Mondial. Des centaines de millions de gens seront debout pour acclamer les dieux du stade. 
Et qui sait encore se mettre à genoux ?

 

 

 

 

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 16:00

 

 

 

 

 

 

 

Regarder en arrière, c’est bien. C’est repenser à ceux qui nous ont précédés pour leur rendre hommage dans les livres d’histoire ou dans les anecdotes relatées au cours des soirées familiales. 

Regarder trop souvent en arrière sur sa propre vie et mesurer ainsi le temps passé, c’est risquer de se sentir vieux et déprimer. Je laisse derrière moi donc ce qui fait mon passé.

  Out les sixties et les concerts de ces chanteurs qui me font penser à la fête annuelle d’un hospice quand les petits vieux des chambres 43, 28 et 12 chantent un rock endiablé pour les autres pensionnaires en bougeant leur bassin comme pour démontrer la fiabilité de leur prothèse de hanches.

  Out les séries des années 60 à 90. Leurs épisodes sont comme autant de revivals rediffusés encore et encore en hommage à des acteurs en gabardine et des actrices avec des chignons, tous disparus ne laissant que des films jaunis et des images jaunies dans les albums Panini.

  Ras-le-bol de ces films qui sentent les chrysanthèmes. Même les acteurs de Friends sont déjà des clients pour des injections de Botox et des implants en silicone ou en titane. J’écoute One Direction et Pharrell Williams. Je regarde les films de Timberlake et de Ryan Gosling. Jude Law est trop chauve à mon goût, Bruel a déjà les traits de Gabin vieux même s’il a (encore) la tignasse d’un Ashton Kutcher qui aurait fait une mise en plis.

  Le lifting culturel existe 

Les vibrations d’émoi déclenchées dans les fibres de mon être par les jeunes talents de la musique et du cinéma valent toutes les injections de cellules de mouton faites dans le cadre « Vieille France » de cliniques privées suisses. Du coup, mes œstrogènes vont bien. Ils se régénèrent. Le lifting culturel existe. Il ne laisse pas de traces de sutures derrière les oreilles.

  Posons les romans de Sagan sur les rayons de la bibliothèque et gardons ceux de Riad Sattouf. Lui, il dépeint des no-life actuels prêts à dissoudre les valeurs fondamentales de notre société alors que les no-life de Sagan étaient juste prêts à dissoudre des glaçons dans leur whisky anti-spleen. Dansons avec Stromae au lieu de danser joue contre joue ad vitam aeternam avec Aznavour, ce Suisse qui sort de sa boîte à intervalles réguliers pour faire « coucou » dans le canapé rouge de Drucker et pour faire l’article de son dernier album qui n’est, hélas, jamais l’ultime. 

000000aaaaa.jpgOn a l’âge de ceux qu’on fréquente. Il vaut ainsi mieux fréquenter un dermato spécialisé dans l’acné qu’un notaire. D’ailleurs Mamema dit : « Si un jour vous me voyez entrer chez un notaire, ce n’est pas pour faire mon testament, c’est pour mettre au point les clauses du contrat pour mon prochain mariage. »

 

 

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 11:19

 

 

 

 

 

 

Pour une fois l’Eurovision fait le buzz.

L’Eurovision, c’est cette espèce de compétition de chansons ringardes où, depuis l’implosion du bloc de l’Est, la kyrielle des nouvelles républiques affichent une solidarité quasi fraternelle en s’auto-congratulant à coup de notes mirobolantes attribuées aux seuls pays frères. Le spectacle se déroule sur fond de bluettes ioulées par des voix clonées sur celle de Céline Dion, celle qui a chanté juste avant le naufrage du Titanic.

L’Eurovision ? Un congrès européen de la coiffure !

 L’Eurovision est un Titanic. Elle sombre dans un show pathétique où se roucoulent des chansons qui, à défaut de nous faire vibrer, nous font frémir. On assiste à un défilé de stars déchues qui cherchent un nouveau départ (comme le fit Patricia Kaas en 2009) et de « premiers prix » issus de ces émissions de recrutement labellisées « Nouvelles Stars ». Cela ressemble plus à un congrès européen de la coiffure qu’à un concours de performance vocale et de créativité musicale. C’est la fête au look.

 Vous connaissez le look « Wurst » ? Vous ne pouvez pas l’ignorer. Vous n’avez pas pu échapper à toutes les photos de Conchita transfigurée par sa gloire !

 J’adore Conchita Wurst. Voilà un garçon qui a fait la Une des journaux du monde entier simplement par l’utilisation d’un travestissement, alors que les travaux de scientifiques qui œuvrent des années durant dans leur labo pour lutter contre les maladies invalidantes ou létales ou pour améliorer notre vie ne dépassent pas les pages de revues hyperspécialisées qui ne tirent même pas à 20 000 exemplaires.

 Et pourtant les Autrichiens du Tyrol qui montent sur une scène dans un costume décalé et rigolo, ça ne manque pas et ça n’a jamais manqué. Ou trouvez-vous normal de voir les groupes austro-germano-tyroliens s’exhiber en Speckhose (culottes courtes en cuir), Kniestrümpfe (chaussettes) et bardés d’Edelweiss ?

Conchita remue les bons chrétiens

Quelle histoire que cette Wurst-Geschichte tombée pile entre les problèmes du « genre » à l’école et cette « Journée de la jupe » qui a viré en émeute à Nantes ! Curieux ce tollé surdimensionné contre les hommes en jupe alors que personne ne s’est jamais élevé contre le look « garçonne » des filles si ce n’est quelque contemporain coincé du bulbe de George Sand. Conchita bewegt die Welt. Elle remue les bons chrétiens qui oublient que, il fut un temps, on castrait les garçons en pleine mue pour leur garantir à jamais la voix fluette des filles et donner une couleur de chœur angélique aux psaumes.

 Elle fait tomber en syncope Christine Boutin, égérie autoproclamée des Indignés qui, depuis peu, a fait du malaise vagal la base de sa nouvelle carrière dans les médias.

 Et, the last but not the least, Conchita Wurst a ébranlé les fondations de l’Europe. En effet, au lendemain de la victoire du barbu en stilettos, Poutine a lancé un oukase. Vladimir, frappé lui aussi du syndrome du relooking, lui qui n’arrête pas de redessiner les cartes à publier dans les livres de géographie, celui-là même veut donc annexer l’Eurovision comme il a annexé l’Ukraine. La prochaine Eurovision sera donc panslave et consanguine.

000000aaaaa.jpg Mamema ne comprend pas ce cirque. Elle dit « Mon cousin Arsène était habillé en femme pendant 54 ans pour le Herreowe de Mulhouse. Et le fils de ma copine Ida, Jean Marie Arrus, fait rire des salles entières habillé en femme de ménage et personne n’a jamais rien dit ». Oui, Mamema. Mais il y a tout de même quelque chose d’important à faire remarquer : cet Arsène et ce Jean Marie, ce sont des Haut-Rhinois. Jamais un Bas-Rhinois ne ferait une chose pareille !

 

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Thomas Neuwirth, dit Tom Neuwirth, né le 6 novembre 1988 à Gmunden, est un chanteur autrichien, connu sous le nom de scène Conchita Wurst pour son personnage de drag queen barbue1,2. C'est au travers de ce personnage qu'il a représenté l'Autriche au concours Eurovision de la chanson 2014 avec la chanson Rise Like a Phoenix et l'a emporté devant les Pays-Bas et la Suède.

 

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 11:38

 

 

 

 

 

 

L’institut Karolinska de Stockholm l’a prouvé : nos cellules sont en perpétuelle mutation. On ne les a que deux semaines dans la peau, 4 mois dans le sang, 500 jours dans le foie.
Je prends ce tremplin scientifique pour vous faire comprendre qu’il est aussi tout à fait normal que nous ayons des revirements fréquents au niveau de nos goûts et de nos quêtes.
Nous vivons de temps à autre de grandes mutations mentales et c’est bien ainsi car comme le dit l’adage : « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ».
Néanmoins je ne jetterai pas la pierre à ces presque quinquagénaires qui fouillent encore les boîtes de chocolat soluble ou les œufs en chocolat à la recherche de personnages microscopiques avant de faire tourner les voitures à format réduit sur une piste de Monza en plastique moulé.
Je ne me moquerai pas des sexagénaires et plus qui ont encore le poster de Johnny dans leur chambre et leur Malagutti dans un coin de garage.
Le temps qui passe, ça fait peur
C’est le syndrome de la Madeleine de Proust. On a ces objets posés comme des cales en bois sous les roues du temps qui passe.  Le temps qui passe. ça fait peur ! Bashung se posait cette question : « C’est comment qu’on freine ? »
Ralentir ! « Langsam dummle ! » dirait Mamema.
Alors, êtes-vous prêts pour le slow ? C’est ma nouvelle philosophie.
Je ne veux plus perdre le temps devant des feuilletons aux actrices si « comme il faut » qu’elles peuvent poser pour la promo d’un jambon, d’un parfum ou d’un produit pour nettoyer les vitres après avoir résolu un crime, sauvé un camping ou fini leur autopsie dans l’épisode 431 de la 123e saison de leur série.
Je ne veux plus passer 45 minutes devant un polar où j’ai deviné le coupable après 1,42 minute tellement c’est toujours celui qui pleure le plus fort la victime qui l’a tuée.
Je ne veux plus m’abîmer les dents et l’estomac à bouffer du pop-corn dans des salles de cinéma afin d’avoir au moins un souvenir durable d’un film, même si c’est celui d’un malaise gastrique.
Je pratique le slow film, un film sans ces drames qui nous nouent l’estomac à tout jamais, sans ces scènes d’horreur qui pourraient nous mener à l’infarctus, sans une problématique qui nous croquerait les neurones.
Bref, le slow film est un film zen qui nous maintient des heures durant dans un état contemplatif. Il permet cette béatitude qui nous envahit à la vue des beautés de la nature.
Trois heures pour parcourir les Alpes suisses. Neuf heures dans les golfes nordiques. 26 heures sur un bateau de croisière à aller au gré des vagues sans avoir de vague à l’âme.

J’ai regardé les poissons rouges pendant quatre heures
La Slow TV arrive de Norvège où un quart de la population a suivi pendant plus de 7 heures le périple du train reliant Bergen à Oslo à travers des paysages époustouflants.
Plus d’un million de spectateurs ont contemplé douze heures durant un feu de bois sur leur petit écran.
Mamema dit : « Moi j’ai regardé des poissons rouges pendant quatre heures ». OK mais Mamema était devant un aquarium.
000000aaaaa.jpgLe monde n’est pas encore prêt pour la contemplation directe car comme dit Confucius : « Si le bois qui brûle est au programme d’une émission de télé, tu n’as pas à le scier, tu n’as pas à le stocker et tu n’as pas à chercher des bûches dans la cave pour l’entretenir »

 

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 18:49

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Non, le mois de mai n’est pas un mois si différent dans notre Alsace chérie. Si parmi les autres mois il n’y en a qu’un qui a droit d’être utilisé dans un mot composé pour donner le Oktowertee (tisane d’octobre), le mois de mai nourrit largement les lignes de notre dialectionnaire avec sa Maiküür (balade printanière), ses Maiziwele (oignons blancs), ses Maikaaffer (hannetons), sa Maiandacht (soirée chapelet), sans oublier son Maje, cet arbre fiché dans la cheminée des jeunes filles au mois de mai pour rendre hommage à leur beauté. Et je ne vais pas omettre les Maiprozessione (les processions et cortèges). À vos godasses ! 

   Sur les pas de Gandhi, de Mao, ou de son curé 

Les miennes sont prêtes. Ce sont des modèles « sur coussin d’air avec soupape d’évacuation de la sueur des pieds et avec renfort arrière anti-ampoule ». Ce mois sera rude pour les petons ! Marcher au mois de mai prend des proportions philosophiques. Il ne s’agit pas seulement de poser un pied devant l’autre sur les routes et les sentiers ! Il s’agit de savoir pourquoi on marche et de faire savoir pourquoi on marche. Marcher au mois de mai, c’est suivre les pas de Gandhi, de Mao, de Martin Luther King ou tout simplement de son curé. C’est qu’on marche pour tout : pour la paix, pour la justice ou pour demander la bénédiction de Dieu sur les plantations de maïs (ce qui n’exclut pas que les paysans fassent des cortèges dans la rue pour avoir de bons prix pour le maïs que Dieu n’aura pas omis de faire pousser en masse suite aux prières des paroissiens lors des processions des rogations).

  Je marche. Marcher est devenu un acte qui nourrit mon « ça », mon « moi » et mon « surmoi ». Mon « ça » se réjouit de voir les poumons gonfler, la cellulite fondre et le cœur battre enfin en rythme régulier après les mois d’apnées systématiques devant les épisodes de DR House, d’ Esprits Criminels et du Bergdoktor. Mon « moi » est satisfait de renouer avec la nature. Et mon « surmoi », c’est mon âme qui exulte sur les chemins parcourus de fleurs des processions mariales. « C’est le moi de Marie, c’est le mois le plus beau » !

  000000aaaaa.jpgNe me retenez pas. Je marche. Je ne marche pas seulement pour moi. Je marche pour les autres. Je prête mes pieds à de nobles fins. Aujourd’hui samedi je participe à la marche contre l’obésité. Je me demande d’ailleurs s’il faut un poids maximal si on veut y participer. Et sinon ? Ben dimanche je fais une marche gourmande au profit des pompiers. C’est contradictoire de marcher contre l’obésité et de marcher pour s’empiffrer. Lili dit « En même temps, s’il n’y avait plus d’obèses ils ne pourraient pas faire de marche contre l’obésité ». Mamema dit « Avant, je hurlais aussi dans la rue pour qu’on s’occupe mieux de mes oignons, maintenant, à l’âge que j’ai et avec les pieds que j’ai c’est le podologue qui s’occupe de mes oignons »

 

 

 

Huguette Dreikaus ? non ....ce n'est pas moi.... mais toutes les deux... alsaciennes  ....

 

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 11:13

 

 

 

 

  « Quentin, tu te présentes pour un job dans un restaurant, joue-moi la scène. » Tout passe par les saynètes. Le coach est formel : « Tu vois, gamin, tu te mets en situation pour un truc, tu répètes le truc encore et encore et tu vas déchirer à l’entretien. Crois-moi, à force d’être dans un rôle, il se réalise dans la vie normale ».

  Bel axiome mais ce que proclame le coach n’est que l’expression tonitruante de la grande foi qu’il a en ses billevesées. Je peux vous le jurer : j’ai longtemps et souvent joué au docteur, je ne suis pas devenue docteur. Mes connaissances en anatomie n’ont jamais dépassé les viscères et les muscles des lapins et des poulets que j’ai vidés et émincés pour subvenir à mes besoins en protéines.

  Vous avez joué à la marchande à la maternelle ? Maintenant votre fille le fera à 16 ans avec son formateur aux techniques de vente et aux discours à asséner au client au sujet des produits à écouler. Elle sera filmée comme pour un court-métrage. Elle sera jugée comme aux Oscars. 

« La voilà sur la bonne voie pour devenir commerciale en assurances », direz-vous à la voisine. Perdu ! Elle se sera tellement prise au jeu qu’eĺlle vous le dira avec toute la fermeté affirmative enseignée par son coach : “Je vais faire intermittente du spectacle. J’ai monté un one-woman-show qui s’appelle Des radis dans ton Caddie, l’histoire hilarante d’une vendeuse de légumes en supérette”.

Pour cette génération, tout est jeu 

Le one man show sur fond de CAP a le vent en poupe : Raymond et son camion, Le cuistot est louche , Lola vous fait la raie au milieu , Les vis et la vertu.

  Ce n’est pas tout. Les psychanalysés sommés par leur psy de jouer leurs névroses présenteront des : Ma névrose n’est pas morose , Je suis schizo je vous fais mon duo.

  Je vous le dis : il n’y aura pas assez de scènes pour accueillir tous ces nouveaux talents. 

Nous avions déjà les Je viens d’la banlieue défavorisée avec le Jamel Comedy Club. On a donc maintenant les Apprentiscénes en Ile-de-France. Se sont profilés les « Ados Show » ou se jouent des sketchs sur le thème J’suis djeun et j’te keun pour permettre aux boutonneux d’évacuer leurs complexes. C’est la Kev Adams attitude.

  000000aaaaa.jpg C’est la génération pour qui tout est jeu. Ils jouent leurs journées devant des jeux vidéo. Leur avenir se joue désormais sur les scènes d’un théâtre. Comme dit Mamema, Diss isch doch alles numme Kaschperle.

  Ou comme dirait Confucius : « Vous avez raison, Mamema, la vie n’est pas le théâtre de Guignol mais tant qu’il y aura des marionnettes il y aura du boulot pour ceux qui adorent tirer les ficelles ».

 

 

Huguette Dreikaus ? non ....ce n'est pas moi.... 
mais toutes les deux... alsaciennes  ....

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deytsc

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