Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 00:02

 

 

 

« Dieu créa la femme. Et tout de suite après, les bijoux ».
Une réclame l'affirme. Donc c'est vrai - sous peine d'être de la pub mensongère. En ce jour de la Pentecôte, une sacrée révélation. Qui amène à reconsidérer la Genèse.
Donc, aux origines, monsieur Adam et madame Eve, ci-devant domiciliés au Paradis (code postal inconnu), étaient vierges de toute propriété. Jusqu'au moment, si l'on a bien compris, où leur sont tombées du ciel des rivières de diamants.
On imagine la tête des deux. L'une peut-être ravie. Son compagnon peut-être moins.


Monde en or

Sans doute Adam se serait-il plutôt vu avec quelques objets d'absolue nécessité, dans son eden pas encore civilisé : tape-mouches, puissant répulsif à serpents, éplucheur automatique de pomme, voire dinosaure rechargeable sur secteur - du fait d'ailleurs de cette occasion loupée, il a fallu attendre des millénaires pour voir un hybride de ce type circuler, aujourd'hui seulement, à titre expérimental, dans Strasbourg.
Mais revenons à nos angelots. Au lieu-dit Paradis, les bijoux de madame prem's ont fatalement bouleversé la vie de monsieur prem's. En effet, qui dit parure, dit forcément dîners en ville. Qui pense boucles d'oreilles, pense shopping chic. Etc.
Bref, pour le pauvre Adam, un sacré casse-tête: comment inventer une vie sociale et l'apparat qui va avec. Le tout sans carnet d'adresse, sans centre-ville à proximité, sans Facebook pour rameuter les potes.
Ces bijoux originels ne pouvaient pourtant passer à côté de leur vocation: être admirés des autres. On comprend mieux la suite de l'histoire dès lors, et comment une solution fut trouvée par le grand Architecte pour permettre à ces bijoux d'aller briller de par le vrai et vaste monde terrestre.
Depuis, les simples mortels semblent avoir conservé ce geste bienveillant d'offrir des joyaux. Qui ne sont pas forcément hors de prix, n'en déplaise aux joailliers. Dimanche prochain, par exemple, c'est la fête des mères: bienvenue au paradis du collier de nouilles.


Didier Rose


 

     Je pense donc je lis les DNA
     Dernières Nouvelles d'Alsace


 

 

 

 smilies

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Merci pour votre visite


Repost 0
Published by Simone - dans Didier Rose
commenter cet article
24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 08:00




 

 

 

 

 



C'est "THE" accessoire du moment. Phénoménal. Pas qu'un objet. Un genre de trait d'union entre les générations.
Le symbole ou presque d'une entente cordiale sur les canons de la mode, par-delà les âges et les classes. Si l'on osait, le fourre-tout d'aspirations mises en commun, de la queue de cheval aux cheveux blancs.
Dès certains collèges, il fait des ravages. S'exhibe entre les cours. S'en va gambader dans les rues, croisant ses homologues au bras d'autres propriétaires, qui ne fréquentent plus les salles de classe depuis belle lurette - ou alors dans le cadre de réunions de parents d'élèves.
Si on le remarque tant, ce héros de la garde-robe branchée, c'est qu'il impose un comportement ostentatoire. Sans doute à l'origine de son succès, ne datant pas de ce printemps, il faut bien le reconnaître.


Sac à malices

Ses zélotes en voient leur démarche chamboulée, mélange entre le pas chaloupé du canard et la position du portemanteau, avant-bras relevé.
C'est que le petit chéri a ses contraintes, en dehors de toute appréciation esthétique. Remarquable certes, à l'observateur urbain. Mais pas sans conséquences pour l'utilisatrice, qui plus rarement est aussi un utilisateur.
Ce n'est pas là le dernier de ses paradoxes : ce sac à main - puisqu'il ne s'agit de rien d'autre - serait plutôt à classer dans les sacs à bras. Il se porte en effet dans le creux du coude, avant-bras replié vers le haut dans une curieuse posture de sémaphore un peu rouillé ou de position du boxeur (à moitié) sur ses gardes.
Pour autant que l'on puisse en juger, la pose ne doit pas être si évidente à tenir : la besace, parfois atteinte de surcharge pondérale, change fréquemment de côté. Preuve que l'intérieur du coude a ses limites de résistance.
En tout cas, le cabas branché peut se targuer de contribuer à changer le paysage dans les zones piétonnes. Entre sacs à dos, musettes à paillettes, sacoches à bretelles, bananes ventrales et pochettes Kitty, il semble revendiquer un statut à part. Celui que confère la mode. Par définition, ça ne va pas durer.

 

 


Didier Rose


 

     Je pense donc je lis les DNA


 



 smilie

Merci pour votre visite.

Repost 0
Published by Simone - dans Didier Rose
commenter cet article
11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 00:08

 

smiley

 

 

smileyEreintant : 80% des Allemands se disent heureux de leur boulot. Chiffre tellement énorme que l'on se demande s'ils ont bien compris la question posée.
Si oui, fermer d'urgence l'officine responsable de ce pseudo-sondage. Pour tentative d'escroquerie aggravée.
Parce qu'un tel pourcentage n'est même pas crédible. Outre-Rhin, on irait au bureau en sifflotant, détendu de la feuille de paie ?


smilesTandis que, dans nos parages, les prud'hommes ne savent plus où donner du délibéré ; les librairies ouvrent des rayons "Harcèlement moral" ; pas une semaine ne passe sans qu'une usine ne risque l'explosion (pas seulement sociale) ; jusqu'à certaines firmes qui se voient sommées d'ouvrir un service de prévention des suicides.


Heureux qui, comme...

Donc, parfaitement irréaliste, ce 80%. Ou alors nos voisins sous-entendent qu'ils sont contents moins de leur travail, que d'en avoir encore un... Ce qui changerait tout.

smilie

Sauf que, dans la même enquête, la même proportion de salariés affirment être « bien traités » dans leur travail.
Là, on ne comprend plus quelle mouche peut bien les avoir piqués.
A moins qu'il ne s'agisse d'un genre d'ironie à l'endroit des masses laborieuses en lutte, dans le monde, pour un sort meilleur.
Voire d'un coup bas aux centrales syndicales : à quoi bon en appeler encore au grand soir ? Puisque, chaque jour ouvré que les patrons rémunèrent, certains se targuent de petits matins radieux sur le chemin de l'usine.
Comme par un fait exprès, ce même chiffre de 80 ressort d'une autre étude.
Aux Etats-Unis, cette fois. Où il apparaît que les adolescents échangent (en moyenne) 80 messages écrits sur leur portable.
Pas par mois, pas même par semaine. Par jour !


smilie

Voilà qui, après déduction des nécessaires heures de sommeil, de jeux vidéo et de flirt, élèverait cette activité au rang de job à temps plein.
Sans jours chômés, ni récupérations, ni vacances.
smileyEt, surtout, sans jamais de grève. C'est peut-être là, après tout, une autre conception du bonheur.

 

Didier Rose


 

     Je pense donc je lis les DNA



 

 

 

 

 

smiles        Merci pour votre visite

Repost 0
Published by Simone - dans Didier Rose
commenter cet article
4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 00:06

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une virgule, ce n'est rien.

Un souffle dans un discours, une pause dans une phrase. Rien, on vous dit.

La preuve : existe-t-il sur Facebook un groupe de défense de la virgule ?
Une virgule, en même temps, c'est énorme. Combien d'erreurs, de malentendus, de contresens, au nom de la virgule ? Écrire par exemple « je vous aime, beaucoup » n'a forcément rien à voir avec « je vous aime beaucoup ».
De même, « des idées en politique, iniques » n'ont aucun rapport, même sous-entendu, avec « des idées, en politique inique ». Des gens comme le Nobel Claude Simon ont su élever la virgule au rang d'art littéraire absolu.
Bref, tout ou rien, la virgule est ambiguë. Est-ce la raison pour laquelle, ces temps-ci, on la voit si maltraitée ? Pas seulement dans les rédactions de CM 2, ni dans de fâcheux courriers électroniques.


Circule, virgule ?

La virgule est attaquée jusque sur des terrains où, décemment, on ne pouvait s'attendre à si lâche assaut. Dans les communications officielles au public par exemple, comme la publicité notamment. En vitrine de nos boutiques SNCF, un Strasbourg-Lille est ainsi affiché à partir de... « 41.5 » euros.
Une victoire de plus de l'impérialisme culturel anglo-saxon. Puisque, en français de chez nous, ce billet de train coûterait 41,5 euros (ou mieux 41,50 euros, mais on n'est plus à ce détail près).
Le point dans un nombre, pour marquer la décimale, appartient à des pratiques mondialisées qui transpirent jusque dans notre quotidien le plus anodin.
Encore devrait-on s'estimer heureux, puisque la SNCF aurait aussi bien pu annoncer un prix de 41 euros 1/2, à la manière des boursiers de Wall Street (quoique le coût des transports semble obéir de nos jours à des règles tout aussi fluctuantes).
Donc, pour finir, et sans pour autant désespérer, la virgule n'est ni rien, ni tout. Elle appartient, même sans en appeler à de pompeux principes, à un certain patrimoine linguistique.
Raison de plus pour la défendre, cette foutue virgule. Au besoin, en ponctuant cette phrase d'un point d'exclamation.

 

 

Didier Rose


 

     Je pense donc je lis les DNA


 

 

 

Merci pour votre visite

 

 

 

Repost 0
Published by Simone - dans Didier Rose
commenter cet article
28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 00:01

 

 

 

 

 

 

                                  

Ils sont jeunes, ils sont cool. Et vachement causants. On ne voit plus qu'eux sur le pavé des grandes villes. Toujours aux mêmes endroits.
Guère que leur couleur à varier. Une semaine, ils sont en jaune. La semaine d'après, en rouge. La dernière fois, on les a vus en bleu.
Ils ont le tee-shirt flashy. Et la cause noble. Qu'ils défendent par thèmes hebdomadaires : handicap, sida, faim dans le monde, pauvreté. Aucun beau combat ne leur échappe.
Et c'est ce qui les rend redoutables. Difficile d'éviter les quêteurs humanitaires. A défaut de pouvoir fermer les yeux, rien ne sert de chercher à les contourner.
Les chevaliers Bayard des zones piétonnières ont de l'audace. La petite phrase accrocheuse. Des passants, parfois, commettent un geste inespéré : ils s'arrêtent. En prennent pour un bon gros discours sympa, rôdé, dragueur.


Jeunesse pas dorée

Jusqu'à comprendre qu'on n'en veut pas à leur temps libre. Encore moins à leurs bons sentiments. Mais, plus sérieusement, à leurs sous.
Qu'il devient difficile de dire non, entre nouveaux potes...
Attention : donner, c'est bien. On n'aide jamais assez son prochain. En revanche, envoyer par vagues incessantes de bons samaritains faire de la retape à gogo, voilà qui n'a pas fini d'interpeller. A tous égards.
Pas sûr que la démarche grandisse les causes qu'elle est censée promouvoir. Quant à les servir... A quoi bon pour le quidam donner, puisque la semaine suivante, d'autres quémanderont, comme si de rien n'était ?
D'autant plus regrettable que, question humanitaire, des batailles nouvelles émergent. C'est horrible, mais on a appris, pure abomination, que des footballeurs ont été contraints cette semaine de prendre le bus pour jouer à l'extérieur, faute d'avion. Et qu'ils en sont sortis fatigués.
Voilà une bonne raison d'envoyer des jeunes quêter. Pour que plus jamais, des millionnaires du ballon ne se retrouvent à la rue. Pardon, pire : sur la route.

 

 

Didier Rose


 

     Je pense donc je lis les DNA



 

 

 

 

 


Merci pour votre visite

 



Repost 0
Published by Simone - dans Didier Rose
commenter cet article
20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 00:02

 

 

 

C'est une belle vie, que celle de container pour verre perdu.
D'abord, on peut s'alanguir partout. Pas seulement dans les fonds de banlieue.
Dans les beaux quartiers aussi, le container s'expose. Y compris dans les sites les plus choyés. Le tout, sans devoir justifier de quelque permis que ce soit, ni craindre de représailles. Contrairement à un vulgaire scooter, pilier honni des trottoirs urbains.
Simple exemple : à Strasbourg, un container trône entre l'une des plus belles églises de la ville et le tribunal tout aussi remarquable. Difficile de cadrer le dôme de la première de profil sans se taper la benne en avant-plan : les voies du recyclage savent être incontournables.


Bling bling

Ensuite, autre particularité enviable, un container à verre n'est jamais seul.
Des visites tout le temps ! Tôt le matin, tard le soir, les week-ends.

Les veilles de fêtes, les fêtes, les lendemains de fête. Pratiqué par les fidèles du lundi, les noctambules vasouillants ou les insomniaques maniaques, le jet de bouteilles jamais ne connaît de repos.

 

Pas plus que les riverains, donc. Autre privilège du container à verre perdu, lui au moins peut faire du grabuge quand bon lui semble, sans risque de poursuites pour tapage.
Un genre de cigales qui, ayant chanté tout l'été, ne se trouve dépourvu ni quand la bise, ni quand la nuit est venue.
Et capable de partager, avec ça. Dernière qualité du container de récupération de verre, il n'est pas égoïste.
Lui sait offrir à qui mieux mieux les notes cinglantes du bris de verroterie. Qu'il porte, et fort, le claquement des canettes bazardées et des litrons épuisés, musique quotidienne des riverains même lointains.
Il faut habiter à proximité d'un container à verre pour en apprécier tous les avantages.
Ce qui n'est sans doute pas le cas de bien des édiles. Et c'est dommage. Près d'un container, ils entendraient d'une autre oreille la vie en ville.

 

Didier Rose


 

     Je pense donc je lis les DNA



 

 

 

 

Merci pour votre visite !

Repost 0
Published by Simone - dans Didier Rose
commenter cet article
14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 00:05

 

 

 

 

 

 

 

 

Le printemps ne sonne pas seulement le retour des p'tites jupettes et des gros coups de soleil sur le blaze. C'est aussi l'époque des bonnes résolutions. Dont la plus urgente est : maigrir.
Ce ne sont pas les médecins qui le commandent. Non, plus sérieux : les magazines féminins. Les z'osiaux sont à peine de retour que des gazettes cancanent, en quadrichromie, qu'il faut larguer du bide et s'alléger les fesses. Bref, ressembler aux tiges post-pubères ou pré-faméliques des publicités.
Une catastrophe en vue pour l'industrie agro-alimentaire. Si une part, même maigre, de la population se mettait en tête d'avoir une silhouette de démonte-pneus passé sous une dameuse, la consommation ne ralentirait plus. Elle s'effondrerait.
De quoi régaler, en revanche, les psys. La schizophrénie guette. A la télé, 99,9% de spots pour des calories. Dans les magazines de mode, la même proportion de placards pour des produits de régime, des gélules coupe-faim et des crèmes drainantes.


Jusqu'à plus faim

Mangez, éliminez. Qu'il est fatiguant ce monde qui incite à se gaufrer des kilojoules de nourritures industrielles pour dépenser ensuite des tonnes d'euros en repas hypocaloriques.
Donc, autre résolution de ce début de printemps : ne plus croire tout ce qu'on nous serine. Non, il ne faut pas peser moins de 35 kg à l'âge adulte pour être attirant. Non, un monospace ne fait pas le bonheur. Non, le bien-être ne se mesure à la diagonale de son écran plasma.
Vaste programme, sans doute, qui ne résumerait plus la raison d'être à un niveau de consommation. Je dé-pense, donc je suis ?
Et si finalement, la meilleure cure amincissante était celle qui allégeait notre propension à posséder pour exister ? Et si les kilos superflus ne se logeaient pas qu'au niveau de la ceinture abdominale, mais aussi dans les placards ?
On plaisante, bien sûr. D'abord le porte-monnaie. Pour les options de société, rien ne presse.
Au moment des choix, la mode de ce printemps n'est pas qu'aux imprimés et aux ballerines. On l'a vu encore assez récemment, l'abstention aussi est très tendance.

 

Didier Rose


 

     Je pense donc je lis les DNA



 

 



 

 

 

 

Merci pour votre visite


Repost 0
Published by Simone - dans Didier Rose
commenter cet article
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 00:05

 






Toutes ces nouvelles ont été diffusées le même jour, jeudi dernier précisément :


- Un homme d'affaires turc a proposé de racheter un grand équipementier automobile français (600 salariés) moyennant 15% du capital ;
- Un diplomate suédois, nom de code Silvester, espionnait l'Union européenne pour le compte de Moscou ;
- Mme de Fontenay, 77 ans, nom de code inconnu, attaque son employeur aux Prud'hommes, estimant « ne plus rien avoir à perdre » ;
- Le bouclier fiscal est dépeint, de source gouvernementale, comme « un bon principe d'équité fiscale » : 6% des bénéficiaires représentent les deux tiers de son coût budgétaire ;
- Selon un représentant du parti socialiste, la victoire aux régionales a changé le climat ;


Y croire ou pas


- L'éditeur du livre contesté de Claude Allègre sur une supposée imposture climatique a félicité l'auteur pour ses chiffres de vente ;
- 63% des hommes se disent certains d'avoir trouvé la femme de leur vie ;
- Les crapauds sont capables de prédire les séismes ;
- Une communauté d'Etats se dit déterminée à taxer les banques ;
- L'énorme majorité des entreprises ont un plan d'emploi pour les seniors ;
- Pour la RATP, les métros et RER partent et arrivent à l'heure ;
- L'Insee a mis en évidence une progression du pouvoir d'achat en 2009 ;
- Le chômage, dans le Land voisin du Bade-Wurtemberg ne cesse de baisser, et approche désormais les 5% ;
- Des financiers français appellent à des crédits à la consommation « vertueux ».

En l'absence de démentis au cours du week-end pascal, aucune de ces informations parues le 1er avril n'est à considérer comme un canular.

 

 

 

 

Didier Rose


 

           Je pense donc je lis les DNA


 

 

 



 

 

 

 

 

 

 Et pour certains, l'été ne débutera

qu'en septembre....pensez à changer

les dates de vos vacances ... !!

Merci pour votre visite !



Repost 0
Published by Simone - dans Didier Rose
commenter cet article
31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 12:54








Déphasé, comme chaque année à même époque ? L'impression, presque, de précéder son temps ? Mais que le jour, ce matin, a plutôt tardé à se lever, lui ?
Pas de mystère là-dessous : l'heure d'été est passée par là.
En fait, rien n'est plus démocratique que d'avancer sa montre d'une heure au printemps. Avec l'heure d'été, la jet-set ne goûte plus seule aux privilèges du décalage horaire.
Un coup de remontoir, et hop, le continent effectue un voyage immobile. Fait un bond collectif dans l'espace-temps.
On reste au même endroit. Mais plus rien n'est vraiment pareil. Le jet-lag pour tous, bestiaux inclus. Des ingrats, soit dit en passant.

Paraît que, dans les étables, les ruminants s'évertuent à ne pas vouloir comprendre les bienfaits énergétiques de la mesure. Voilà bien, dans le règne animal, ce qui distingue l'homme : lui au moins révise, deux fois par an, toute la relativité du temps.

L'heure de gloire

A défaut donc de remettre toutes les pendules à l'heure, l'été rappelle les aiguilles à notre souvenir. Grâce au basculement saisonnier, on révise la notice du four, le mode d'emploi du radioréveil.
On démonte aussi les commodes pour remettre la main sur le livret technique du programmateur de chauffage. Et, évidemment, on n'en retrouve que la version originale en anglais.

Du coup, on s'offre une remise à l'heure linguistique. Et on repart, cette semaine, pour un stage de survie, avant ré-acclimatation : il fait faim en pleine réunion, on pique du nez n'importe quand, on se retrouve dans la file du ciné en avance. Bref, on cherche midi à quatorze heures, ou presque.
Sauf, bien sûr, à être réfractaire : des enragés refuseraient, de plus en plus nombreux, de se livrer à la gymnastique saisonnière de l'heure d'été. Enfin, les premières semaines. Car l'heure fantôme aurait ses limites, y compris pour les refuzniks de la toquante. La contestation, comme on sait, ça va bien. Un temps.

 

Didier Rose


 

     Je pense donc je lis les DNA








il était temps : il est revenu !

Qui ?  Didi !

Merci pour votre visite !













Repost 0
Published by Simone - dans Didier Rose
commenter cet article
27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 01:03



Didier Rose écrivait le 14 décembre 2009....










 
Dans certaines entreprises, l'esprit de Noël sent le sapin.
Des salariés disent avoir carrément les boules : les fêtes de fin d'année ne s'annoncent pas comme un cadeau.
Surtout lorsque les affaires vont mal, malheureusement.

Mais, même dans des boîtes épargnées, il souffle comme un vent froid sur les ressources dites humaines. On serait plus près de la glaciation des rapports sociaux que d'un effet de serre.
D'accord, la nouba de service sous les guirlandes Prisunic n'est pas toujours une partie de plaisir.
Entre le punch tiède derrière la photocopieuse et les distributions de perfidies après les petits-fours, pas de quoi se décrocher la mâchoire de rire.

Noël pas cher

On ne parle même pas de ces banquets où tout le monde regarde sa montre en priant pour que l'omelette norvégienne arrive avant la syncope générale.
Rien de bien nouveau, même s'il arrive aussi qu'un pot de service tourne à la poilade générale et qu'on s'en tape les cuisses des semaines après.
Dans une société, Noël aura cette fois des accents singuliers. Depuis tout le pays, les salariés sont convoqués au siège social. Pour le bilan de fin d'année. Sauf que le repas de Noël sera remplacé cette fois par... un casse-croûte.
Les destinataires, surtout ceux basés aux antipodes, ont cru à un canular. Absolument pas, leur a-t-il été répondu, faut tenir compte de la crise.

Des milliers de kilomètres, à plusieurs dizaines, des séjours à l'hôtel, pour une tranche de sauciflard ?
Certains ont prévu d'apporter leur baguette, par souci d'économie. D'autres se demandent si l'on ne va pas dévisser l'une ou l'autre ampoule, pour rogner sur la facture d'électricité.
Ou si le chauffage ne sera pas coupé, en contrepartie de billets d'avion et de train qui ne s'imposaient pas, à l'heure du fax et d'internet.
Trop tôt pour savoir si ce Noël au pâté sera réussi. Mais l'ambiance risque de n'y être pas triste du tout.

 

 

 

Didier Rose


 

     Je pense donc je lis les DNA








en raison des élections pas de D. Rose dans les DNA du lundi....j'en profite pour mettre en ligne ce qu'il avait écrit en 12/09
(ne fait pas double emploi)  

Merci pour votre visite ...


Repost 0
Published by Simone - dans Didier Rose
commenter cet article

Texte Libre

deytsc

Articles Récents