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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 01:17
  


Vous me dites, Monsieur, que j'ai mauvaise mine,
Qu'avec cette vie que je mène, je me ruine,
Que l'on ne gagne rien à trop se prodiguer,
Vous me dites enfin que je suis fatigué.

 

 

Oui je suis fatigué, Monsieur, et je m'en flatte.
J'ai tout de fatigué, la voix, le coeur, la rate,
Je m'endors épuisé, je me réveille las,
Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m'en soucie pas.
Ou quand je m'en soucie, je me ridiculise.
La fatigue souvent n'est qu'une vantardise.
On n'est jamais aussi fatigué qu'on le croit !
Et quand cela serait, n'en a-t-on pas le droit ?

 


Je ne vous parle pas des sombres lassitudes,
Qu'on a lorsque le corps harassé d'habitude,
N'a plus pour se mouvoir que de pâles raisons...
Lorsqu'on a fait de soi son unique horizon...
Lorsqu'on a rien à perdre, à vaincre, ou à défendre...
Cette fatigue-là est mauvaise à entendre ;
Elle fait le front lourd, l'oeil morne, le dos rond.
Et vous donne l'aspect d'un vivant moribond...



Mais se sentir plier sous le poids formidable
Des vies dont un beau jour on s'est fait responsable,
Savoir qu'on a des joies ou des pleurs dans ses mains,
Savoir qu'on est l'outil, qu'on est le lendemain,
Savoir qu'on est le chef, savoir qu'on est la source,
Aider une existence à continuer sa course,
Et pour cela se battre à s'en user le coeur...
Cette fatigue-là, Monsieur, c'est du bonheur.


 

 

Et sûr qu'à chaque pas, à chaque assaut qu'on livre,
On va aider un être à vivre ou à survivre ;
Et sûr qu'on est le port et la route et le quai,
Où prendrait-on le droit d'être trop fatigué ?
Ceux qui font de leur vie une belle aventure,
Marquant chaque victoire, en creux, sur la figure,
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus
Parmi tant d'autres creux il passe inaperçu.


 

La fatigue, Monsieur, c'est un prix toujours juste,
C'est le prix d'une journée d'efforts et de luttes.
C'est le prix d'un labeur, d'un mur ou d'un exploit,
Non pas le prix qu'on paie, mais celui qu'on reçoit.
C'est le prix d'un travail, d'une journée remplie,
C'est la preuve, Monsieur, qu'on marche avec la vie.

 


 

Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
J'écoute mes sommeils, et là, je me sens fort ;
Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance,
Et ma fatigue alors est une récompense.

 

 

 

 


Et vous me conseillez d'aller me reposer !
Mais si j'acceptais là, ce que vous me proposez,
Si j'abandonnais à votre douce intrigue...
Mais je mourrais, Monsieur, tristement... de fatigue.

 

 

 

Robert Lamoureux

 


 

 

 

Robert Lamoureux (né Robert Marcel Adolphe Lamoureux le 4 janvier 1920
à Saint-Mandé et mort le 29 octobre 2011 à Boulogne-Billancourt

est un acteur, humoriste, auteur dramatique, réalisateur, poète,

parolier et scénariste français.

 

 

 


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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 01:09


 

 

 


 

 

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Six jolies petites serviettes,
Maman, grand-mère et quatre enfants,
Discutaient à  mi-voix, dans un tiroir,
Au milieu des anti-mites, petites bêtes,
Qui les protégent des vieillir en trouant,
Joliment  garnies des petites fleurettes,
Des jolies petites fleurettes des champs.


 

 

0742.jpg

 

 

Savez-vous mes chers enfants,
Que demain c est un jour de fête !
Disait serviette grand-maman,
Nous assisterons à un bon repas,
Pliées d une façon bien soignée,
Nous décorerons les assiettes,
Pour faire honneur aux invités.

 


 

0743.jpg

 

 

 

Nous caresserons des bouches coquettes,
Au goût de framboise, rouge à lèvres, vif sang,
Moustaches rousses, noires, grises à frisettes,
Des personnes âgées et des très jeunes gens.

 

 

 

0744.jpg

 

 

A la fin du repas, nous serons abandonnées,
Nous garderons l empreinte,
de tous ces gourmands,

Nous serons enfermées
dans la machine à laver,

Où nous ressortirons,
aussi fraîches qu'avant.

 

0745.jpg


Et nous rejoindrons, à nouveau notre tiroir.
Où nous nous reposerons,

jusqu à une prochaine fois,
Heureusement que tous les jours
ne sont pas des fêtes !

Sinon, nous risquons de perdre,
nos fleurs des champs.

A force d être lavées,
nos fleurs perdront leurs éclats.



Paquita

 

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 18:22



 

  Un morceau de joie au hasard de ta route
Un morceau de ciel fixé au coin de ton coeur
C'est ce que tu cherches au milieu de tes doutes
Pour calmer ta peine et soulager tes douleurs.

 
Cultive bien la joie toujours
Ramasse tes morceaux d'espoir
Ne les laisse pas traîner le jour
T'en auras besoin ce soir.

 

 
Tes chagrins secrets, tes bonheurs dissipés
Tes espoirs déçus tout au long de tes années
Ce sont des malheurs sur le chemin de vie
Pour former ton coeur sans le durcir mon ami.

 
Et un jour viendra emporter tous les rêves
Vers cet au-delà où toute vie s'achève
Mais une lumière, une clarté soudaine
Changera ta vie transformant toutes les peines.

 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 19:05

 

 

 

 

 

  Mon cher Scoutmestre, excusez-moi
Je n'irai pas au camp pourquoi ?
Il faut bien que je vous l'écrive :
Je suis couché tout simplement,
Je vais vous expliquer comment
Cela m'arrive.

 

J'étais dans la rue, une auto
Filait en plein sur un marmot.
L'accident allait être atroce :
Alors, mon sang n'a fait qu'un tour,
Et je me suis élancé pour
Sauver ce gosse.

 

Il était temps, mais après ça,
Je ne sais ce qui se passa,
Car l'auto m'a jeté par terre,
Et du trottoir de gens remplis,
Je me suis trouvé dans mon lit
Près de ma mère.

 

J'ai beaucoup mal au côté.
Le docteur qui m'a visité
Dit qu'il se peut bien que je meure.
Pour être prêt à tout instant
J'ai reçu tous les sacrements,
Et maman pleure.

 

Faut pas m'traiter comme un martyr :
L'auto n'a pas pu ralentir,
Le chauffeur a perdu la tête.
Moi je cherchais l'occasion
De faire ma bonne action,
Et je l'ai faite.

 

Notre Seigneur un jour a dit
Que lorsqu'on mourrait pour autrui,
Ca prouvait un amour énorme :
Eh bien, j'aurai ce grand bonheur,
Et je suis content pour l'honneur
De l'uniforme.

 

Je sais que vous prendrez le deuil :
Surtout mettez sur mon cercueil
Qui recouvrira ma dépouille,
Mon chapeau scout et mon bâton,
Et s'il vous plaît, le fanion
De ma patrouille.

 

Adieu ! je meurs, et je vous dis :
Rassemblement au Paradis !
Pleurez pas, faut pas vous en faire !
Et je vous fais en expirant
Le grand salut de l'aspirant
Mort pour son frère.

 

 

 

 

 image1.gifPause

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 14:30

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaque enfant est une étoile
Un éclat de l'infini,
Dieu allume les étoiles
Dans le ciel de notre vie.

Dans leurs yeux
Un chemin à commencer.
Dans leurs yeux
Un chemin inexploré.

Dans leurs voix
Un refrain à libérer.
Dans leurs voix
Un refrain d’immensité.

Dans leurs mains
Un dessin à révéler.
Dans leurs mains
Un dessin de gratuité.

Dans leurs coeurs
Un jardin ensemencé.
Dans leurs coeurs
Un jardin ensoleillé.


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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 10:31

 


 

 

 

 

Que si un rien fait souffrir
un rien aussi fait plaisir…
Que tu peux être semeur
d'optimisme, de courage, de confiance…
Que ta bonne humeur
peut égayer la vie des autres…
que tu peux, en tout temps,
dire un mot aimable…
Que ton sourire non seulement t'enjolive,
mais qu'il embellit l'existence de ceux qui t'approchent…
Que tu as des mains pour donner
et un coeur pour pardonner…


Thomas Merton

L’américain Thomas Merton, né en France en 1915 et mort à Bangkok en 1968, est l’un des plus grands spirituels de ce 20e siècle.

 

 

 


 

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 12:05

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien placés bien choisis
quelques mots font une poésie
les mots il suffit qu’on les aime
pour écrire un poème
on ne sait pas toujours ce qu’on dit
lorsque naît la poésie
faut ensuite rechercher le thème
pour intituler le poème
mais d’autres fois on pleure on rit
en écrivant la poésie
ça a toujours kékchose d’extrème
un poème

Raymond Queneau 

 

 

 

 

 

 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 17:16

 

 

 

 

Venez, poussins,
Asseyez-vous
Je vais vous instruire sur l'œuf
Dont tous vous venez, poussins.
L'œuf est rond
Mais pas tout à fait
Il serait plutôt ovoïde
Avec une carapace
Et vous en venez tous, poussins
Il est blanc
Pour votre race
Crème ou même orangé
Avec parfois collé
Un brin de paille
Mais ça,
C'est un supplément
A l'intérieur, il y a...
Mais pour y voir
Faut le casser
Et alors d'où - vous poussins - sortirez

 

Raymond Queneau

 



 

 

 

 

 

 Le passé est un oeuf cassé,
l'avenir est un oeuf couvé.

 

 

Paul Eluard

 

oeufs racistes

 

 

Quand on vole un oeuf,

on va en prison,

quand on vole un boeuf,

on va au Palais-Bourbon...

 

 

  Marin Karmitz

 

 

 

 Le passé est un oeuf sans germe :

tout ce qu'on peut en tirer
c'est une omelette.

 

 

 Frédéric Dard

 

 

 

 Le cochon dit à la poule :

"Les oeufs, pour toi,

c'est un engagement partiel ;

le bacon pour moi,

c'est un engagement total".
 

 

Philippe Meyer

 


 


 Les paroles sont comme des oeufs :
à peine écloses, elles ont des ailes.


 Proverbe malgache

 

 

 

  L'amour est un oeuf frais
Le mariage est un oeuf dur
Et le divorce un oeuf brouillé.

 

  Père d'Oliban

 

 


 

 


 

 

 


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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 12:03

 

 

 

 

 

 

 

 Les sentiers affichent ce matin un  grand sourire
C’est la rentrée et l’été s’apprête à mourir
Que de pieds vont  fouler  les rues et courir.
 
 Les enfants heureux gambadent en fou-rires
Sur les voies empruntant  vont  aller et venir
Sous le regard  envieux des plus vieux en soupir.
 
Voyez, ça et là poussent  les fleurs de gaieté
Pour accueillir en admiration tous les  écoliers
Joliment vêtus, retrouvant les gestes  familiers.
 
La joie est là, la joie est revenue  sur les chemins
Au revoir chaleur d’été, la fête est au suivant
C’est bientôt l’automne, une  saison arrivant.
 
S’en va et revient la vie jamais elle  ne se perd
Rejaillira  plus belle en d’autres  printemps verts.

Fialyne

 

 

smilie

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 17:46

 

 Assis à cette table, n’est point une bribe humaine qui bouge, mais c’est mon enfant, la chair de ma chair, c’est celui qui  habite au plus profond de mon cœur.
 
 Assis sur ce banc, c’est mon enfant. Il ne sait rien, ignorant, il ne maîtrise pas souvent ses rires,  ses  énigmes  et sa peur.
 
C’est une partie de moi, regardez-le avec  tendresse et amour. Faites du  respect et de la décence une fable, n’allez point au delà de son esprit, ni celui de votre  perception  des sens.
 
 Assis sur ce vélo, c’est mon enfant,  le fruit d’un amour, Sorti de mes entrailles pour vivre et voir le jour. Il est  notre espoir de perpétuer nos racines pour  une  richesse humaine et dense.

 Quelle est cette malignité du genre humain, inconsciente qui change la vie de l’enfant en un enfer ?

 Quelle est cette bestialité effrayante qui transforme l’avenir de l’enfant en un éternel hiver ? 
 Quelle est cet horrible trouble qui se décharge sur l'enfant en   tempêtes et orages, un temps  lourd sans lumière, un temps de vie court sans but, sans espérance?

 Cet  enfant, qui vous sourit là, est né pour être heureux et prospecter le monde.

 

Il est mien, il est  vôtre  et rien ne vous cède le droit de piétiner sa joie et son innocence.
 
 Que s’étouffe cette petite voix machiavélique dans la tête de l’apôtre  diabolique au sourire fourbe sur un visage  au masque angélique, lui soufflant  des idées  perverses. Un traitement vil par des mains malsaines  d’une déplorable violence.
 
 Cet enfant est un enfant  espiègle, intelligent et pur. Je le confie à toutes les institutions pour en faire  un homme sûr et confiant. Il bâtira un autre futur, une  qualité humaine vertueuse, un avenir  riche, orné  d’amour et de progrès abondants. 

Laissez le vivre ses rêves, laissez le vivre son enfance.
 
 

Fialyne le 12/09/2007

 

 

 

 



Grand merci
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