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28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 11:49

 

Maurice Grimaud en 1966  Sidonie cigale et la fourmi

 

La Cigale, s'étant déconfinée tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la 2e vague fut venue.
Pas un seul paquet
De Pâte ou de papier cul.
Elle alla crier famine
Chez la fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelques masques pour se protéger, jusqu'à la fin de ce bordel.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant Noël, foi d'animal,
Intérêt principal.
Mais la fourmi n'est pas prêteuse ;
C'est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
— Nuit et jour à tout venant,
Je me collais, je sortais et me joignais aux foules.
— Vous vous colliez, sortiez et vous alliez dans des foules ?
J'en suis fort aise...
Eh bien, toussez maintenant. »
— Jean de la Quarantaine...

 

 

 

 

 

 

 

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 11:07

 

 

 

Six devient le chiffre des relations sociales ! Je me croyais dans les clous : avec leurs conjoints, mes enfants sont six. Mes petits-enfants sont six. Pour les repas de famille, c’est parfait. Dans une pièce, il y aura les enfants, dans une autre pièce mes enfants avec leurs conjoints. De part et d’autre, il y aura un buffet adapté où ils pourront se servir ce qu’un ex-restaurateur devenu traiteur à domicile leur aura livré. Dans les clous ? Oui, sauf qu’il y a moi ! Avec la nouvelle réglementation, moi, je deviens la septième roue de la tablée. « Nous sommes désolés, maman. C’est la nouvelle loi. Nous n’avons pas de place pour toi. Et puis, c’est pour ton bien. N’oublie pas que tu es personne à risque avec ton diabète ». Et me voilà bannie des agapes qui débutent par des feuilletages au cumin et se terminent par des tiramisus et des tartes au citron.

À la rue, Jésus et moi

Vous me connaissez. Je me suis dit : même pas mal ! Je cours dans les restos pour dilapider cet argent qu’on appelle « économies » et qui finit toujours par arroser les cœurs secs de ces échappés de votre utérus. Me voilà à l’entrée d’un restaurant où le buis posé devant le comptoir a été remplacé par une fontaine de gel hydroalcoolique. « Bonjour Madame, vous êtes combien ? » - « Je suis seule. » « Nous sommes désolés, Madame, mais vu les mesures de distanciation que nous devons appliquer, nous ne recevons plus que les groupes de six. Six par table, c’est la loi, et nous appliquons la loi. » Hopla ! Dans les établissements voués à la gastronomie, Jésus aurait pu placer ses apôtres à deux tables mais lui aurait subi le même sort que moi. À la rue, Jésus et moi ! Même combat, me mettre au ban de la dorade et de la crème brûlée, et c’est Jésus qu’on humilie !

Quand je pense au chiffre six, je penserai dorénavant au chiffre 66, le chiffre du diable et de la damnation. Ma vie ne sera plus la même. La femme seule ne permettra jamais à un groupe d’avoir ce chiffre rond qui ouvre les portes des invitations et des libations. Je suis condamnée à manger de petites salades de tomates avec un cervelas, des soupes mixées dans un petit blender ou encore un filet de truite avec une petite purée. Finis pour moi les pot-au-feu aux myriades de crudités et les choucroutes surmontées de chapelets de saucisses !

Même mon chandelier n’a plus sept branches

Je vous vois verser une larme sur mon triste sort. Séchez-la ! J’ai trouvé un filon pour remplir mes escarcelles : je loue mon trois-pièces pour les mariages. Il est aux normes : la table de cuisine et celle de la salle à manger ont six places assises, les fauteuils du séjour sont au nombre de six. J’ai même adapté mon chandelier. Il n’a plus sept branches, j’ai enlevé celle du milieu. Que la fête commence !

 

 

 

Huguette Dreikaus ? 
non ....ce n'est pas moi....

mais toutes les deux... alsaciennes  ...

 

 

 

 

 

 

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17 octobre 2020 6 17 /10 /octobre /2020 16:20

 

 

-  extrait du Calendrier des pompiers 2021 Australie

 

Pour faire un monde sans haine
J’ai chassé le« H » à coup de hache
Ecobué le « A » de la douleur
Effacé le« I » et son point à coups de poing
Noyé le « N » dans la Seine
Broyé le « E » avec les oeufs


Souad HAJRI

 

 

 

 

 

 

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 15:54

 

 

 

Un homme en France, un seul, dispose du bouton nucléaire – pouvoir conçu pour ne jamais servir. Il se confirme que le bureau présidentiel est équipé d’un autre bouton. Cet interrupteur est fait lui pour être actionné : c’est le bouton sanitaire. Il commande la vie sociale de la France en temps de Covid. Comme un surveillant général d’internat, Macron éteint ou rallume la lumière dans le pays selon son ressenti et ce qu’il estime être la nécessité. Il prend sur lui de décider pour tous.
Depuis mars, c’est flagrant. En quelques mots télévisés, la France a été placée à fond de cale. De la même façon, elle est ensuite ressortie à l’air libre. Pas de censure politique qui tienne, aucun avis médical opposable, pas de contradiction scientifique. Il revient à un Français en particulier, pas le moindre certes, de gérer l’incertitude par l’acte martial.
On l’a revu hier, la France est suspendue jusqu’à l’ultime seconde aux consignes de l’Élysée. Le recours à la palabre en des temps si chahutés n’est pas jouable dans un pays où «rassuristes» et «alarmistes» s’étripent. Mais l’usage que la présidence fait de son pouvoir de contrainte, sans autre forme de débat, n’aidera pas à rétablir la confiance dans l’institution. Car tout l’allant de Macron s’appuie sur des données qui ont prouvé leur fragilité dans le temps, tant pour les contaminations que pour les tours de vis. Un rapport remis à l’Élysée pointe d’ailleurs les ratés cumulés par l’État sur les tests, les masques ou le traçage.
Il est bon qu’un décideur résolu appelle à se mobiliser pour écarter la catastrophe. Cet homme dans la lumière apparaît pourtant comme une silhouette isolée, même si elle s’entoure de paravents locaux.
L’acceptabilité des contraintes de couvre-feu, de retenue sociale, de « bulle privée » ne peut plus être similaire : ces mesures signent les limites des tentatives précédentes de vivre avec le virus – personne n’ayant compris que cela impliquait de vivre autrement.
Rien ne dit que le doigt de Macron se trompe en plaçant la France du « relâchement » dans le noir. Rien ne dit non plus que cette stratégie du disjoncteur, puis de la prime à la discipline, sera endossée collectivement comme elle l’a été la première fois, sous l’effet de la sidération.

 

Didier Rose
L’éditorial

 
 
Je pense donc je lis les DNA 
Dernières Nouvelles d'Alsace

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 10:56

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 11:19

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 10:29

 

 

Le mythe d‘Ève persiste, le mythe de la femme créée pour faire entrer l’homme dans la tentation. Il faut remettre les choses à leur place ! Ève a été créée afin que l’homme ne soit pas seul. Elle devait être une personne de compagnie au même titre qu’un chat et s’occuper de son bien-être avec pour cela des talents divers, allant de la confection des repas à la conversation en passant par la cueillette des fruits et la reproduction afin que l’humanité demeure et que l’homme ait des compagnons pour la chasse et la belote.
L’histoire d’Adam et Ève relatée dans la Bible contient un message simple et tragique dans son interprétation. Dans cette histoire de paradis, il n’y a pas encore de place pour les droits des femmes, à savoir la liberté de disposer de leur propre corps en toute liberté et la possibilité de gérer elle-même les tenants et les aboutissants de la vie. La Bible a donné les codes de vie primitifs sans tenir compte des mutations ultérieures de la société.

Les hommes seraient-ils devenus des barbares assoiffés de violence ?
Pour la même raison, la Bible ne parle pas des comportements civils à garder au volant d’une voiture ou des dangers à manipuler un PC. Cela n’existait pas encore. Mais surtout, en ce qui concerne les femmes, elle n’a pas émis de dress-code si ce n’est de se distinguer de l’homme dans la façon de se vêtir (Deutéronome).
Et voilà que la jupe fait ombrage au bien-être de l’homme qui ânonne des principes moraux selon lesquelles la moralité de la femme serait proportionnelle à la longueur de la jupe. La jupe longue serait un gage de comportement exemplaire et de citer les aubes des religieuses. Il paraîtrait que la jupe émoustille les hommes, cette jupe qui était avant tout une cabine qui permettait à une femme de faire pipi n’importe où juste en écartant les jambes dans les rues et dans les champs en n’omettant pas de multiplier les jupons pour éviter à l’urine d’imprégner les tissus des jupes.
Oui, mais les jupes sont courtes et les hommes se sentent émoustillés. Et alors ? Ne sommes-nous pas humains parce que nous savons refréner nos instincts les plus bas ? ! Les hommes seraient-ils devenus des barbares assoiffés de violence ? Il y a l’homme aveuglé par le désir de pouvoir qui sort le pistolet pour donner une leçon au paltoquet qui a eu l’outrecuidance de le dépasser sur la route. Il y a l’homme qui veut couper les c… aux chevaux sans leur murmurer des choses tendres à l’oreille et il y a maintenant l’homme qui se rue sur une femme en jupe parce que la vue des genoux de la belle lui a donné un droit de visite sans aucun interdit, voire un droit de frapper ! Je porte moi-même des jupes. Heureusement que je suis au-delà de la date de sévices.
Si on rajoute à cela les « cogneurs de l’intime », ceux qui battent leur femme même si elle porte un jogging informe, la palette de la violence est immense. Mamema dit : « D’fraue selle ehri buewe richtig ziche » (les femmes doivent éduquer leurs fils correctement). N’oublions pas que chaque homme porte en lui l’éducation que lui a donnée une femme : sa mère.

 

 

Huguette Dreikaus ? 
non ....ce n'est pas moi....

mais toutes les deux... alsaciennes  ...

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 15:57

 

 


 

Ma République pour une jupe : un banal vêtement devient soudain, et à nouveau, l’objet de préoccupations républicaines. À Strasbourg, c’est un énième fait divers qui fait accourir la ministre Marlène Schiappa. Ailleurs, c’est une querelle sur les tenues à l’école qui suscite la sortie du patron des enseignants, Jean-Michel Blanquer.
À chaque fois, une affaire de jupe renvoie au sexisme et au regard sur les femmes. La coïncidence d’épisodes aussi distincts ne doit pas empêcher pourtant l’examen proportionné du fléau.
À Strasbourg, à plusieurs reprises ces derniers temps, il s’agit au-delà de tout d’actes barbares et de portée criminelle, avec des conséquences pouvant être dramatiques pour les victimes.
Au sein de l’Éducation nationale, c’est d’une teneur différente bien sûr. Les remarques aux élèves court vêtues relèvent de tentatives dispersées, un peu désespérées, de reconquérir une autorité par un prétendu code vestimentaire. Hors les cas d’outrages définis par la loi, l’encadrement scolaire a plus à faire, et de façon plus urgente, que de s’aligner sur les nostalgiques des uniformes.
D’ailleurs, nombre de proviseurs ont renoncé à être prescripteurs de mode. Depuis les vagues hippies et babas, fixer une norme s’est souvent avéré peine perdue et abusivement genré.
Quand un ministre vante des « tenues républicaines », il se parle donc à lui-même. Au risque de ne désigner que les filles, vieux réflexe, il plaide un consensus vestimentaire pour conforter sa figure paternaliste de penseur de l’école. Autrement dit de la société.
Les atteintes sexistes en tous genres dans l’espace public appartiennent à un registre autrement alarmant : ce n’est pas la conception que l’on se fait de la longueur des jupes qui jette le trouble. C’est la violence avec laquelle on dénie à l’autre la liberté de ses choix.
Ces agressions réclament moins l’invocation des principes de la République que l’intervention sans équivoque des juges. Il serait ahurissant de faire comme s’il pouvait y avoir là, au nom d’un cadre démocratique, le moindre débat.

 

Didier Rose
L’éditorial

 
 
Je pense donc je lis les DNA 
Dernières Nouvelles d'Alsace
 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 11:19

 

 

Ensemble est un mot en perdition totale sauf dans le vocabulaire de celui qui monte ses meubles en kit et qui au moment de la vis finale peut s’écrier : « C’est bon ! Ça tient ensemble ».
Dans le contexte pur de la vie sociale, le mot ensemble est remplacé par le mot cluster, attribué à bien des réunions familiales (« un cluster lors d’un mariage »), à des réunions sportives (« un cluster au Racing ») ou à des réunions de travail (« un cluster à l’école de Lingolsheim »).
Mamema dit : « Moi, ce sont les clusters de thés dansants qui me manquent ». Mamema ne sait pas que cluster est un mot qui contient une notion de contamination quasi-létale, pour elle c’est synonyme de club.
Et voici que se développe le syndrome Howard-Hughes, le besoin de la vie en reclus afin d’éviter toute atteinte virale par contact. Le producteur américain Howard Hughes vivait seul coupé du monde et des autres. Tout ce qui lui était présenté devait être stérile et aseptisé.
Vous nous reconnaissez ? Tout est désinfecté avec le gel hydroalcoolique. On nous conseille vivement : « Restez chez vous ». Les appartements deviennent des endroits de vie monacale.

Ça se bouscule dans l’antre de ma solitude
Même si l’on y vit à plusieurs, on reste dans la notion de monastère car rien n’empêche la vie en commun pour les « congrégations » réunies d’habitude sous couvert d’avoir le même nom ou des ADN toujours mêlés sur les draps, les serviettes et les bouteilles de gel hydroalcoolique.
Le must, c’est de vivre seul à plusieurs. C’est ce que je pratique. Et je peux vous dire que ça se bouscule dans l’antre de ma solitude.
Dans ma cuisine, j’ai mis les photos de tous ceux qui étaient importants dans ma vie pour les rituels quotidiens du “bonjour” et du “bonne nuit” avec narration des anecdotes de la journée. Le ghost-whisperer-syndrome (syndrome du fantôme qui murmure à l’oreille...). Une vie sous le sourire de maman.
L’après-midi, je le passe avec divers inspecteurs de police, Barnaby, Poirot, Columbo, Korbinian Hofer, Reuther de Weimar ou Maigret, l’occasion de glaner des envies de manger eine Schweinehaxe ou de boire un chocolat chaud.
A midi, je suis l’émission William à midi. Vous devriez, elle vous rend fort ! On vous y apprend à choisir un canapé, à savoir tremper le pain dans le café, à faire la différence entre un arrosoir et un diffuseur d’eau. Bref, on vous y prend pour un con !

Je suis devenue sculpteur sur melon
C’est bon pour la résilience, ça développe de multiples talents cachés que vous déterrez pour clouer le bec à tous ces “experts” nourris par Wikipédia, ces mannequins du brushing perchés sur les tabourets de William Leymergie.
Personnellement, je suis devenue sculpteur sur melon. Je mets sous résine et j’expose dans mon salon.
Tout à l’heure je vais réécouter mes chroniques de France Bleu Elsass. Mamema dit : « Hesch recht (tu as raison), il faut pouvoir faire confiance à la personne qu’on fait entrer chez soi ».

 

 

 

Huguette Dreikaus ? 
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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 10:35

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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